★ À maîtriser
📌 Dans la décision Blocage des Prix et Revenus de 1982, le Conseil constitutionnel refuse de sanctionner le législateur lorsqu’il empiète sur le domaine du règlement.
📌 Dans l’arrêt CE, 1995, Union Maritime CFDT, le pouvoir réglementaire ne peut pas empiéter sur la compétence du législateur ; un acte réglementaire intervenant dans le domaine législatif est illégal au regard des articles 34 et 37 de la Constitution.
Compléments
📌 Dans l’arrêt CE, 2006, Conseil de l’Ordre National des Médecins, le pouvoir réglementaire ne peut jamais modifier les dispositions d’une ordonnance relevant du domaine de la loi et contenue dans une ordonnance non ratifiée après l’expiration du délai fixé par la loi d’habilitation.
Le législateur empiète sans sanction, le règlement empiète illégalement
📌 Dans l’arrêt CE, 1962, Rubin de Servens, le Conseil d’État qualifie d’actes de gouvernement la décision présidentielle du 23 avril 1961 de mettre en œuvre l’article 16 et celle du 3 mai 1961 de créer une juridiction militaire ad hoc, et se déclare incompétent pour les contrôler.
📌 Dans l’arrêt CE, 1962, Canal, le Conseil d’État se reconnaît compétent pour contrôler une ordonnance référendaire adoptée pour appliquer les dispositions d’un référendum et annule la création d’une Cour militaire de justice, qui porte une atteinte disproportionnée aux libertés fondamentales.
Rubin de Servens : domaine de la loi, Canal : auteur de l’acte
★ À maîtriser
Le Conseil d’État consacre implicitement le principe général du droit des droits de la défense dans les arrêts CE, 1944, Dame Veuve Trompier-Gravier, et CE, 1945, Aramu.
Les principaux principes généraux du droit sont consacrés par les arrêts suivants:
Compléments
Le Tribunal des conflits consacre pour la première fois un principe général du droit dans l’arrêt TC, 1873, Gustave et Bransiet.
D’autres principes généraux du droit sont consacrés par les arrêts suivants:
Défense, égalité, recours, impartialité : les garanties dégagées par le juge
★ À maîtriser
📌 Dans l’arrêt CE, 1994, Allamigeon et Pageaux, le Conseil d’État consacre la règle du parallélisme des formes selon laquelle l’autorité qui édicte un décret est celle qui doit l’abroger, tandis que l’arrêt CE, 1996, Colas admet une exception lorsqu’un décret prévoit cette possibilité.
📌 Dans l’arrêt CE, 1936, Jamart, le ministre, en tant que chef de service, dispose d’un pouvoir réglementaire pour organiser son service.
Compléments
📌 Dans l’arrêt CE, 1962, Sicard, la signature surabondante du président de la République n’entraîne pas la nullité d’un acte administratif.
📌 Dans l’arrêt CE, 1992, Meyet, le président de la République dispose d’un pouvoir d’évocation lui permettant de faire délibérer un texte en Conseil des ministres.
Signature, évocation, parallélisme, chef de service
★ À maîtriser
📌 Dans l’arrêt CE, 1962, Rubin de Servens, le Conseil d’État ne peut pas contrôler les mesures prises par le président de la République dans le domaine de la loi au titre de l’article 16, mais il peut contrôler celles qui relèvent du domaine réglementaire.
Compléments
📌 Dans l’arrêt CE, 1953, Huckel, le Conseil d’État se reconnaît compétent pour contrôler la décision présidentielle de déclenchement de l’état de siège, dont le contrôle politique par le législateur intervient dans les douze jours.
État de siège → pouvoirs militaires élargis → contrôle juridictionnel minimal
★ À maîtriser
Dans l’ordonnance CE, 14 novembre 2005, Rolin, le Conseil d’État se reconnaît compétent pour contrôler le déclenchement de l’état d’urgence, mais limite ce contrôle à l’erreur manifeste d’appréciation.
Dans l’ordonnance CE, 9 décembre 2005, Allouache et autres, le Conseil d’État applique la théorie de la loi écran et se déclare incompétent pour contrôler le déclenchement de l’état d’urgence.
Le Conseil d’État exerce un contrôle minimal sur les mesures prises pendant l’état d’urgence dans CE, 25 juillet 1985, Mme Dagostini, mais un contrôle maximal de leur mise en œuvre dans CE, ordonnance, 11 décembre 2015, Domenjoud.
Compléments
📌 Dans l’arrêt CE, 24 mars 2006, Rolin et Boisvert, le Conseil d’État se reconnaît compétent pour contrôler la contestation de l’état d’urgence et exerce un contrôle sur le refus d’y mettre fin.
Déclenchement, maintien, mesures : l’intensité du contrôle augmente
Intensité du contrôle en période exceptionnelle
| Situation | Jurisprudence | Contrôle |
|---|---|---|
| Déclenchement de l’état d’urgence | Rolin, 14 novembre 2005 | Minimal |
| Déclenchement de l’état d’urgence soumis à la loi écran | Allouache, 9 décembre 2005 | Incompétence |
| Mesures d’état d’urgence | Domenjoud, 11 décembre 2015 | Maximal |
| Perquisitions administratives | Napol, 6 juillet 2016 | Maximal |
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1. Quelle position le Conseil constitutionnel adopte-t-il dans la décision Blocage des Prix et Revenus de 1982 lorsqu’une loi intervient dans le domaine réglementaire ?
2. Un décret fixe une règle relevant de la compétence du législateur au sens de l’article 34 de la Constitution : quelle conséquence découle de l’arrêt CE, 1995, Union Maritime CFDT ?
Mémorisez les concepts clés de Sources et régimes de légalité administrative avec 10 flashcards interactives.
Que refuse le Conseil constitutionnel dans la décision Blocage des Prix et Revenus de 1982 ?
Il refuse de sanctionner le législateur empiétant sur le domaine du règlement.
Quelle est la règle sur le pouvoir réglementaire selon l'arrêt CE 1995 Union Maritime CFDT ?
Le pouvoir réglementaire ne peut pas empiéter sur la compétence du législateur.
Quelles décisions le Conseil d’État qualifie-t-il d'actes de gouvernement dans l'arrêt Rubin de Servens ?
La décision présidentielle du 23 avril 1961 d'appliquer l'article 16 et celle du 3 mai 1961 de créer une juridiction militaire ad hoc.
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