QCM : Souveraineté et représentation démocratique (69 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une société conteste une décision prise par une autorité publique dans le cadre de ses fonctions. Quelle branche du droit régit principalement les relations entre cette société et l’autorité publique ?

Le droit public, qui régit les personnes publiques et leurs relations avec les personnes privées
Le droit privé, qui régit les relations entre particuliers et les personnes publiques
Le droit constitutionnel, qui encadre uniquement les relations entre particuliers
Le droit privé, qui régit les relations entre les différentes personnes publiques

Le droit public, qui régit les personnes publiques et leurs relations avec les personnes privées

Explication

Le droit public régit notamment les relations des personnes publiques avec les personnes privées. Le droit privé concerne les relations entre particuliers, mais la présence d’une autorité publique agissant comme telle oriente ici vers le droit public.

2. Quel est l’objet principal du droit constitutionnel dans l’encadrement du pouvoir politique ?

Déterminer les compétences des collectivités locales en matière de services publics
Organiser les échanges économiques entre les personnes privées et les entreprises
Encadrer l’établissement, la transmission et l’exercice du pouvoir détenu par les gouvernants
Régir les relations entre les personnes publiques dans leurs activités quotidiennes

Encadrer l’établissement, la transmission et l’exercice du pouvoir détenu par les gouvernants

Explication

Le droit constitutionnel encadre juridiquement la manière dont le pouvoir politique est établi, transmis et exercé par les gouvernants. La gestion quotidienne des relations entre personnes publiques relève plus largement d’autres domaines du droit public.

3. Une étude examine le fonctionnement des régimes politiques, les libertés fondamentales, les décisions des juges constitutionnels et les systèmes étrangers. À quel champ de recherche contemporaine correspond-elle ?

À l’étude de la seule organisation des administrations publiques nationales
À l’étude du droit privé, centrée sur les contrats et les relations entre particuliers
À l’étude de la procédure pénale et des décisions des juridictions répressives
À l’étude contemporaine du droit constitutionnel, qui couvre ces normes, institutions et comparaisons

À l’étude contemporaine du droit constitutionnel, qui couvre ces normes, institutions et comparaisons

Explication

L’étude contemporaine du droit constitutionnel comprend le fonctionnement des régimes, les normes et libertés fondamentales, la jurisprudence constitutionnelle et le droit comparé. L’organisation administrative est un sujet distinct et ne rend pas compte de l’ensemble des dimensions décrites.

4. Une entité dispose d’un territoire, d’une population et d’une organisation juridique et politique. Que permettent de conclure ces éléments réunis ?

Qu’ils constituent les critères nécessaires et suffisants pour qu’un État existe
Qu’ils suffisent à établir une nation, même sans communauté politique organisée
Qu’ils indiquent une population, sans permettre de conclure à l’existence d’un État
Qu’ils caractérisent un État seulement si une constitution fédérale les réunit

Qu’ils constituent les critères nécessaires et suffisants pour qu’un État existe

Explication

L’existence d’un État repose sur la réunion d’un territoire, d’une population et d’une organisation juridique et politique, critères nécessaires et suffisants. Une nation n’est pas un critère constitutif exigé pour qu’un État existe.

5. Pour un État côtier, quels espaces peuvent faire partie de son territoire au sens de sa définition territoriale ?

Le sol et le sous-sol, l’espace maritime ainsi que l’espace aérien qui les surplombe
Le sol et le sous-sol, auxquels s’ajoute tout espace aérien international voisin
L’espace maritime et l’espace aérien, à l’exclusion du sous-sol terrestre
Le sol terrestre et l’espace aérien, à l’exclusion de tout territoire maritime

Le sol et le sous-sol, l’espace maritime ainsi que l’espace aérien qui les surplombe

Explication

Pour un État côtier, le territoire comprend le territoire terrestre et son sous-sol, le territoire maritime et l’espace aérien qui surplombe les territoires terrestre et maritime. Les espaces internationalisés et démilitarisés sont exclus de cette définition.

6. Quelle distinction permet de différencier la population d’un territoire de la nation à laquelle elle peut être associée ?

La population partage nécessairement une histoire commune, tandis que la nation désigne les seuls résidents actuels
La nation correspond à l’organisation juridique de l’État, tandis que la population regroupe ses gouvernants
La nation désigne les personnes présentes sur le territoire, tandis que la population inclut les générations futures
La nation est une entité abstraite qui inclut les générations passées, présentes et futures, tandis que la population vit sur le territoire

La nation est une entité abstraite qui inclut les générations passées, présentes et futures, tandis que la population vit sur le territoire

Explication

La nation est une entité abstraite fondée sur une histoire et des valeurs communes et inclut les morts, les vivants et les personnes à naître. La population désigne les personnes vivant sur un territoire, et ne comprend donc pas en elle-même les générations passées et futures.

7. Un État possède un territoire, une population et une organisation politique, mais ses habitants ne se reconnaissent pas dans une nation commune. Quelle conclusion est correcte ?

L’État peut exister malgré l’absence de coïncidence entre l’État et une nation
L’État existe uniquement si les générations passées et futures sont représentées
L’État ne peut exister que si sa population forme une nation unifiée
L’État doit alors être remplacé par une organisation fédérale de plusieurs nations

L’État peut exister malgré l’absence de coïncidence entre l’État et une nation

Explication

Un État peut se former sans nation, car les États et les nations ne coïncident pas nécessairement. L’existence d’une nation unifiée n’est donc pas une condition constitutive de l’État.

8. Quelle caractéristique distingue un État unitaire d’un État fédéral ?

Un ordre fédéral se superpose à plusieurs ordres juridiques propres aux entités fédérées
Une organisation juridique et politique unique exerce la souveraineté sur l’ensemble du territoire
Les collectivités territoriales disposent d’une souveraineté équivalente à celle de l’État
Les gouvernements locaux partagent la souveraineté nationale avec le pouvoir central

Une organisation juridique et politique unique exerce la souveraineté sur l’ensemble du territoire

Explication

Dans un État unitaire, une organisation juridique et politique unique détient la plénitude de la souveraineté et s’impose sur tout le territoire. La superposition d’un ordre fédéral et des ordres des entités fédérées caractérise plutôt l’État fédéral.

9. Dans un État unitaire centralisé, des agents locaux de l’État prennent des décisions sous le contrôle hiérarchique du pouvoir central. Quel mode d’organisation décrit cette situation ?

Le fédéralisme, qui attribue les compétences à des États fédérés souverains
La déconcentration, qui confie localement l’exercice des compétences à des agents de l’État
La concentration, qui fait exercer les compétences par des agents locaux élus
La décentralisation, qui confie les compétences à des collectivités dotées de ressources propres

La déconcentration, qui confie localement l’exercice des compétences à des agents de l’État

Explication

La déconcentration consiste à faire exercer localement des compétences de l’État par des agents soumis à son contrôle hiérarchique. La concentration, au contraire, fait exercer ces compétences par le pouvoir central.

10. Une collectivité territoriale élue souhaite adopter une loi dans un domaine relevant de ses compétences transférées. Quelle règle s’applique ?

Elle s’administre librement, mais ne peut pas adopter de lois et reste limitée aux compétences transférées
Elle exerce les compétences transférées sous la tutelle hiérarchique directe des agents de l’État
Elle peut adopter des lois dès lors que ses organes sont élus et disposent de ressources propres
Elle peut étendre ses compétences de sa propre initiative grâce au principe de libre administration

Elle s’administre librement, mais ne peut pas adopter de lois et reste limitée aux compétences transférées

Explication

Les collectivités territoriales s’administrent librement, mais elles ne peuvent exercer que les compétences transférées par l’État et ne peuvent pas faire de lois. La libre administration ne leur confère donc pas de pouvoir législatif ni la faculté d’élargir seules leurs compétences.

11. Dans une commune française, comment le maire peut-il cumuler deux fonctions de nature différente ?

Il est agent local de l’État et dirige une assemblée législative communale
Il représente l’État et exerce l’exécutif local en étant élu directement par les habitants
Il représente l’État dans la commune et exerce aussi une fonction exécutive issue du conseil municipal élu
Il dirige une collectivité territoriale et représente l’État fédéral auprès des entités fédérées

Il représente l’État dans la commune et exerce aussi une fonction exécutive issue du conseil municipal élu

Explication

Une commune peut être à la fois une circonscription administrative de l’État et une collectivité territoriale ; le maire y est représentant de l’État et exécutif élu par le conseil municipal. Il n’est pas décrit comme étant élu directement par les habitants à cette fonction exécutive.

12. Dans la théorie de la souveraineté populaire, à qui le pouvoir appartient-il et comment les citoyens y participent-ils ?

À l’État, dont les citoyens approuvent les décisions sans participer à la volonté générale
À la nation abstraite, dont les représentants forment seuls la volonté générale
Au peuple des citoyens, dont chacun détient une part de souveraineté et contribue à former la volonté générale
Aux élus, qui détiennent individuellement la souveraineté et définissent la volonté générale

Au peuple des citoyens, dont chacun détient une part de souveraineté et contribue à former la volonté générale

Explication

La souveraineté populaire appartient à l’ensemble des citoyens, chacun disposant d’une parcelle de souveraineté et participant à la formation de la volonté générale. La nation abstraite relève de la théorie de la souveraineté nationale, et non de la souveraineté populaire.

13. Un peuple autorise ses représentants à exercer le pouvoir pendant une période déterminée : quelle règle de la souveraineté populaire cette situation illustre-t-elle ?

La souveraineté peut être transférée définitivement si l’exercice est confié à des élus
La souveraineté appartient aux représentants dès lors qu’ils reçoivent un mandat électoral
L’exercice peut être délégué temporairement sans que la souveraineté soit transférée définitivement
La souveraineté peut disparaître lorsque les citoyens cessent de voter pendant un temps

L’exercice peut être délégué temporairement sans que la souveraineté soit transférée définitivement

Explication

La souveraineté populaire est inaliénable : son exercice peut être confié temporairement, mais elle ne peut être transférée définitivement. Une délégation aux élus ne signifie donc pas que ceux-ci deviennent propriétaires de la souveraineté.

14. Dans un régime fondé sur la souveraineté populaire, quel statut le vote possède-t-il pour chaque citoyen ?

C’est une prérogative accordée aux élus pour exprimer la volonté nationale
C’est un droit réservé aux citoyens qui exercent une fonction représentative
C’est une obligation attribuée aux citoyens désignés par les institutions
C’est un droit reconnu à chaque citoyen dans le cadre du suffrage universel

C’est un droit reconnu à chaque citoyen dans le cadre du suffrage universel

Explication

Dans la souveraineté populaire, le vote est un droit de chaque citoyen et le suffrage est universel. Le fait que seuls les représentants puissent voter correspondrait à une restriction incompatible avec cette conception.

15. Que désigne la nation dans la théorie de la souveraineté nationale ?

Un groupe de citoyens réunis pour participer directement à chaque décision publique
Une entité collective et abstraite qui englobe les générations passées, présentes et futures
L’ensemble des citoyens présents, chacun détenant une fraction du pouvoir souverain
Une assemblée d’élus chargée de produire la volonté des citoyens actuels

Une entité collective et abstraite qui englobe les générations passées, présentes et futures

Explication

La souveraineté nationale appartient à la nation, entité collective, abstraite et indivisible qui dépasse les citoyens présents et englobe plusieurs générations. L’ensemble des citoyens actuels correspond plutôt au peuple dans la théorie de la souveraineté populaire.

16. Quel a été le sort de la Constitution de 1793 ?

Elle a été appliquée par les députés avant d’être suspendue en octobre 1793
Elle est entrée en vigueur avant d’être remplacée par une nouvelle Constitution
Elle est restée en vigueur jusqu’à la mise en place d’un régime représentatif
Elle a été suspendue dès octobre 1793 et n’est jamais entrée en vigueur

Elle a été suspendue dès octobre 1793 et n’est jamais entrée en vigueur

Explication

La Constitution de 1793 a été suspendue dès octobre 1793 et n’est jamais entrée en vigueur. Dire qu’elle a été appliquée avant sa suspension lui attribuerait une mise en œuvre qui n’a pas eu lieu.

17. Dans le principe de représentation politique, qui les députés représentent-ils ?

Les partis qui les ont investis, dont ils exécutent le programme fixé
Les électeurs de leur circonscription, dont ils doivent défendre les consignes
Les citoyens ayant voté pour eux, à l’exclusion des autres citoyens
La France entière, plutôt que leurs seuls électeurs

La France entière, plutôt que leurs seuls électeurs

Explication

Les députés représentent la France entière et non leurs seuls électeurs. Les limiter aux électeurs de leur circonscription confond la représentation nationale avec un mandat lié aux intérêts particuliers des votants.

18. En matière constitutionnelle, par quelles voies le peuple peut-il exercer sa souveraineté ?

Par ses représentants ou par des instructions impératives aux élus
Par les juridictions ou par les partis politiques
Par les collectivités territoriales ou par les seuls élus locaux
Par ses représentants ou par référendum

Par ses représentants ou par référendum

Explication

En matière constitutionnelle, le peuple exerce sa souveraineté par ses représentants ou directement par référendum. Les instructions impératives aux élus ne constituent pas l’une des deux voies indiquées.

19. Comment la Constitution de 1958 articule-t-elle représentation et référendum ?

Elle associe le principe représentatif à la souveraineté nationale et le référendum à la souveraineté populaire, avec primauté de la souveraineté nationale
Elle associe représentation et référendum, tout en faisant primer la souveraineté populaire
Elle rattache la représentation à la souveraineté populaire et le référendum à la souveraineté nationale, avec primauté de la souveraineté nationale
Elle écarte le référendum au profit du principe représentatif et de la souveraineté nationale

Elle associe le principe représentatif à la souveraineté nationale et le référendum à la souveraineté populaire, avec primauté de la souveraineté nationale

Explication

La Constitution de 1958 associe le principe représentatif à la souveraineté nationale et le référendum à la souveraineté populaire, mais fait primer la souveraineté nationale. Inverser le rattachement du référendum et de la représentation attribue à chaque mécanisme une autre conception de la souveraineté.

20. Qu’est-ce qui caractérise un citoyen ?

Une personne chargée d’exercer une fonction administrative au nom de l’État
Une personne choisie pour représenter les institutions auprès des électeurs
Une personne soumise aux décisions publiques sans prendre part aux affaires communes
Une personne appelée à participer aux affaires publiques

Une personne appelée à participer aux affaires publiques

Explication

Le citoyen est une personne appelée à participer aux affaires publiques. La personne simplement soumise aux décisions, sans cette participation, correspond davantage à la notion de sujet.

21. Quelle définition correspond à la démocratie comme régime politique ?

Un régime où la majorité gouverne sans considération pour les droits des minorités
Un régime où les institutions judiciaires détiennent le pouvoir politique au nom des citoyens
Un régime où le peuple détient le pouvoir politique, selon l’idée d’un gouvernement par et pour le peuple
Un régime où les représentants détiennent le pouvoir politique sans participation du peuple

Un régime où le peuple détient le pouvoir politique, selon l’idée d’un gouvernement par et pour le peuple

Explication

La démocratie est un régime dans lequel le peuple détient le pouvoir politique, résumé par la formule du gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. La seule domination de la majorité sans respect des minorités ne suffit pas à caractériser une démocratie conforme aux exigences démocratiques.

22. Une majorité élue gouverne, mais interdit à la minorité d’exprimer ses opinions et prive ses membres de garanties juridiques : quelle exigence démocratique n’est pas respectée ?

L’association des citoyens au pouvoir selon la règle majoritaire, dans le respect des minorités et des droits et libertés
La compétence des représentants à agir au nom de l’État sans contrôle des citoyens
La séparation des fonctions électorales et juridictionnelles au sein des institutions
La priorité des décisions majoritaires sur les droits des groupes minoritaires

L’association des citoyens au pouvoir selon la règle majoritaire, dans le respect des minorités et des droits et libertés

Explication

La démocratie associe les citoyens à l’exercice du pouvoir selon la règle majoritaire tout en respectant les droits des minorités et en garantissant effectivement les droits et libertés. La règle majoritaire ne permet donc pas de supprimer les protections dues aux minorités.

23. Que peut-on conclure de la présence de citoyens sous la Constitution de 1791 ?

Elle établit que le régime de 1791 était nécessairement démocratique
Elle ne suffit pas à démontrer que le régime était une démocratie
Elle garantit que les élections étaient libres, régulières et ouvertes à tous
Elle signifie que le peuple exerçait directement l’ensemble du pouvoir politique

Elle ne suffit pas à démontrer que le régime était une démocratie

Explication

L’existence de citoyens sous la Constitution de 1791 n’implique pas, à elle seule, l’existence d’une démocratie. La présence de citoyens ne prouve donc pas que les exigences démocratiques telles que des élections libres et régulières étaient réunies.

24. Quel critère distingue le suffrage censitaire du suffrage capacitaire ?

La résidence dans une circonscription pendant une durée déterminée
L’exercice d’une fonction publique désignée par les électeurs
Le paiement d’un montant minimal d’impôts appelé cens électoral
La détention d’une qualification professionnelle reconnue par la loi

Le paiement d’un montant minimal d’impôts appelé cens électoral

Explication

Le suffrage censitaire conditionne le droit de vote au paiement d’un seuil minimal d’impôts. Le suffrage capacitaire repose plutôt sur des capacités ou des qualifications, et non sur l’impôt acquitté.

25. Une règle accorde le droit de vote à tous sans discrimination, tout en excluant certaines personnes selon des conditions objectives. Comment qualifie-t-on ce suffrage ?

Un suffrage censitaire
Un suffrage universel
Un suffrage restreint
Un suffrage capacitaire

Un suffrage universel

Explication

Le suffrage universel reconnaît le vote comme un droit à tous sans discrimination, sous réserve de conditions objectives pouvant entraîner une exclusion partielle. Le suffrage censitaire, lui, subordonne le vote à un seuil d’imposition.

26. Pourquoi le secret du vote protège-t-il la liberté de l’électeur ?

Il garantit que les candidats reçoivent des temps de parole équivalents
Il le protège contre les pressions et les représailles liées à son choix
Il empêche les électeurs de modifier leur choix après le dépouillement
Il permet de répartir les sièges selon les opinions exprimées

Il le protège contre les pressions et les représailles liées à son choix

Explication

Le secret du vote met l’électeur à l’abri des pressions et des représailles liées à son choix, notamment grâce à l’isoloir et à l’enveloppe. L’égalité du temps de parole concerne la campagne électorale, pas la confidentialité du vote.

27. Quelle mesure électorale est prévue dans le contexte du 10 août 1792, après la suspension de Louis XVI ?

La désignation d’une Convention par des électeurs intermédiaires
L’élection d’une Convention au suffrage universel masculin
Le maintien de la Constitution de 1791 et du suffrage censitaire
L’élection d’une assemblée au suffrage censitaire féminin

L’élection d’une Convention au suffrage universel masculin

Explication

Le décret du 10 août 1792 prévoit l’élection d’une Convention au suffrage universel masculin, tandis que la Constitution de 1791 prend fin. La désignation par des électeurs intermédiaires correspondrait à un mode indirect, qui n’est pas la mesure prévue ici.

28. Dans une élection où chaque citoyen dispose d’un vote de même poids, quel principe est appliqué ?

Le scrutin proportionnel, qui répartit les sièges entre les listes
Le vote plural, qui accorde plusieurs voix à certains électeurs
Le suffrage égal, selon le principe « un homme, une voix »
Le suffrage indirect, qui fait choisir les élus par des délégués

Le suffrage égal, selon le principe « un homme, une voix »

Explication

Le suffrage est égal lorsque le vote de chaque citoyen a le même poids, conformément au principe « un homme, une voix ». Le vote plural se distingue précisément par l’attribution de plusieurs voix à certains électeurs.

29. Dans un système où les citoyens choisissent des électeurs, qui désignent ensuite les représentants, de quel mode de suffrage s’agit-il ?

Du scrutin majoritaire
De la représentation proportionnelle
Du suffrage direct
Du suffrage indirect

Du suffrage indirect

Explication

Le suffrage indirect fait élire les représentants par des électeurs préalablement désignés par les citoyens. Dans le suffrage direct, les citoyens désignent eux-mêmes l’élu sans intermédiaire.

30. Dans un pays qui utilise le scrutin majoritaire à un tour, pourquoi le vote utile peut-il favoriser le bipartisme ?

Les électeurs peuvent délaisser leur parti préféré au profit d’un parti susceptible de l’emporter
Les électeurs choisissent des représentants par l’intermédiaire de délégués élus
Les petits partis obtiennent automatiquement des sièges dès qu’ils présentent une liste
Les sièges sont répartis entre les partis en proportion exacte de leurs suffrages

Les électeurs peuvent délaisser leur parti préféré au profit d’un parti susceptible de l’emporter

Explication

Le vote utile incite certains électeurs à choisir un parti jugé capable de gagner plutôt que leur parti préféré, ce qui favorise le bipartisme. La répartition proportionnelle des sièges caractérise un autre mode de scrutin et n’explique pas cet effet.

31. Quelle caractéristique définit la démocratie directe par opposition à la démocratie représentative ?

Le peuple gouverne directement, sans intervention de représentants
Les électeurs consultés se prononcent sur un texte sans exercer le pouvoir législatif
Les citoyens élisent des représentants chargés de gouverner en leur nom
Le peuple intervient dans certaines décisions aux côtés de représentants

Le peuple gouverne directement, sans intervention de représentants

Explication

Dans la démocratie directe, le peuple gouverne directement avec la participation des citoyens, sans intervention de représentants. L’intervention du peuple dans certaines décisions aux côtés de représentants relève plutôt de la démocratie semi-directe.

32. Un régime représentatif permet aux citoyens de participer directement à certaines décisions tout en conservant leurs représentants. Comment qualifie-t-on ce régime ?

Une démocratie directe
Une démocratie semi-directe
Une démocratie représentative sans mécanisme direct
Une démocratie censitaire

Une démocratie semi-directe

Explication

La démocratie semi-directe ajoute des éléments de démocratie directe à un régime représentatif, en associant le peuple et les représentants à certaines décisions. La démocratie directe se distingue par l’absence d’intervention de représentants dans le gouvernement du peuple.

33. Une autorité soumet un texte aux électeurs afin qu’ils se prononcent à son sujet. Quelle procédure décrit cette consultation ?

Une révocation populaire
Une initiative populaire
Un référendum
Un veto populaire

Un référendum

Explication

Le référendum consiste à consulter les électeurs sur une question ou sur un texte. La révocation populaire vise plutôt à mettre fin au mandat d’un représentant.

34. Pourquoi la démocratie directe est-elle plus adaptée à une petite entité qu’à une grande collectivité ?

Les décisions y sont prises par référendum sur chaque texte législatif
Les représentants y sont élus au suffrage indirect par des délégués
Les citoyens y disposent de plusieurs voix selon leur niveau d’imposition
Les citoyens peuvent s’y réunir plus facilement et les affaires y sont moins nombreuses

Les citoyens peuvent s’y réunir plus facilement et les affaires y sont moins nombreuses

Explication

La démocratie directe convient aux petites entités où les citoyens peuvent se réunir et où les affaires ne sont pas trop nombreuses. Le suffrage indirect, lui, repose sur des électeurs intermédiaires et n’explique pas cette limite pratique.

35. Quel est le rôle fondamental de la Constitution dans l’État ?

Fixer les orientations politiques du gouvernement pour la durée d’une législature
Établir les règles applicables aux relations entre les particuliers et les entreprises
Déterminer les conditions d’exercice du pouvoir en tant que norme fondamentale de l’État
Organiser les élections sans encadrer l’exercice des pouvoirs publics

Déterminer les conditions d’exercice du pouvoir en tant que norme fondamentale de l’État

Explication

La Constitution est la norme fondamentale de l’État et détermine les conditions dans lesquelles le pouvoir s’exerce. L’organisation des élections peut relever de règles constitutionnelles, mais elle ne résume pas cette fonction fondamentale.

36. Quel critère permet de définir la Constitution matérielle ?

Le degré de participation populaire à son élaboration et à son approbation
La durée pendant laquelle ses dispositions sont appliquées par les autorités
Sa forme écrite et la procédure particulière suivie pour son adoption
Son contenu, notamment l’organisation des pouvoirs publics et les droits des citoyens

Son contenu, notamment l’organisation des pouvoirs publics et les droits des citoyens

Explication

La Constitution matérielle se reconnaît aux matières qu’elle régit, notamment la forme de l’État, les pouvoirs publics et les libertés. La forme écrite et la procédure d’adoption caractérisent plutôt la Constitution formelle.

37. Quelle distinction sépare le pouvoir constituant originaire du pouvoir constituant dérivé ?

Le premier contrôle les pouvoirs publics, tandis que le second garantit les droits des citoyens
Le premier interprète les lois ordinaires, tandis que le second organise les élections nationales
Le premier révise la Constitution en vigueur, tandis que le second en élabore une nouvelle
Le premier élabore une nouvelle Constitution, tandis que le second intervient pour la réviser

Le premier élabore une nouvelle Constitution, tandis que le second intervient pour la réviser

Explication

Le pouvoir constituant originaire établit une nouvelle Constitution, alors que le pouvoir constituant dérivé agit dans le cadre de sa révision. Le pouvoir de révision correspond donc au pouvoir dérivé, et non au pouvoir originaire.

38. Une coutume constitutionnelle précise une pratique que le texte constitutionnel n’aborde pas, sans contredire ses dispositions : quel rôle joue-t-elle ?

Elle révise la Constitution écrite en dehors de la procédure prévue
Elle écarte une disposition écrite devenue incompatible avec la pratique
Elle complète la Constitution écrite sans en modifier le contenu
Elle remplace la Constitution écrite par une règle de valeur supérieure

Elle complète la Constitution écrite sans en modifier le contenu

Explication

Une coutume praeter constitutionem peut compléter une Constitution écrite, tandis qu’une coutume secundum constitutionem peut l’interpréter. En revanche, la coutume ne peut ni modifier ni contredire le texte constitutionnel.

39. Dans un mode dissimulé d’établissement constitutionnel, quel rôle le peuple joue-t-il généralement ?

Il participe directement à la rédaction avant de voter sur chaque disposition
Il élit l’assemblée constituante qui rédige le texte sous son contrôle
Il désigne le groupe non élu chargé de préparer le projet constitutionnel
Il autorise ou ratifie un texte élaboré hors de son contrôle par un groupe non élu

Il autorise ou ratifie un texte élaboré hors de son contrôle par un groupe non élu

Explication

Dans un mode dissimulé, le peuple est appelé à autoriser ou ratifier un texte élaboré hors de son contrôle, parfois sous pression. La ratification populaire ne signifie donc pas que le peuple a participé à l’élaboration du texte.

40. Laquelle de ces procédures constitue l’un des quatre modes démocratiques d’établissement d’une Constitution ?

Une chambre non élue adopte le texte après une ratification populaire organisée sous pression
Un groupe non élu désigné par une autorité provisoire élabore le texte sans vote populaire
Le gouvernement élabore le texte et le met en application avant toute consultation
Une assemblée constituante élue élabore et adopte elle-même le texte

Une assemblée constituante élue élabore et adopte elle-même le texte

Explication

L’élaboration et l’adoption par une assemblée constituante élue font partie des quatre modes démocratiques recensés. Un texte élaboré par un groupe non élu puis soumis à une ratification populaire relève plutôt d’un mode dissimulé.

41. Selon la procédure constituante prévue par la loi du 2 novembre 1945, que devait-il se passer si le peuple rejetait le projet ?

Le projet devait être renvoyé à l’assemblée élue pour une adoption définitive sans nouveau vote
Le gouvernement devait reprendre le projet et le soumettre directement au Parlement
Une nouvelle assemblée devait élaborer un autre projet dans les mêmes conditions
Le projet devait être promulgué par l’assemblée constituante malgré le rejet

Une nouvelle assemblée devait élaborer un autre projet dans les mêmes conditions

Explication

La loi prévoyait qu’après le rejet populaire, une nouvelle assemblée constituante élaborerait un autre projet dans les mêmes conditions. Le rejet n’entraînait donc pas la promulgation du projet initial.

42. Comment la Constitution française du 4 octobre 1958 a-t-elle été établie ?

Une assemblée élue l’a préparée, puis le roi et une chambre des pairs l’ont approuvée
Le gouvernement du général de Gaulle l’a préparée, puis un référendum l’a approuvée le 28 septembre 1958
Le gouvernement l’a préparée après un référendum, puis une assemblée constituante l’a adoptée
Une assemblée constituante élue l’a préparée, puis le Parlement l’a approuvée le 28 septembre 1958

Le gouvernement du général de Gaulle l’a préparée, puis un référendum l’a approuvée le 28 septembre 1958

Explication

Le gouvernement du général de Gaulle a préparé la Constitution en vertu de la loi du 3 juin 1958, avant son approbation par référendum le 28 septembre. Elle n’a pas été établie par une assemblée constituante élue.

43. Que désigne le pouvoir constituant dérivé ou institué ?

Le pouvoir de réviser la Constitution en suivant la procédure qu’elle prévoit
Le pouvoir d’interpréter les règles constitutionnelles sans intervenir dans leur révision
Le pouvoir d’établir une nouvelle Constitution sans être lié par un texte antérieur
Le pouvoir de modifier une loi ordinaire selon la procédure parlementaire habituelle

Le pouvoir de réviser la Constitution en suivant la procédure qu’elle prévoit

Explication

Le pouvoir constituant dérivé est le pouvoir de réviser la Constitution conformément à la procédure prévue par celle-ci. Le pouvoir d’établir une Constitution nouvelle correspond au pouvoir constituant originaire.

44. Une Constitution ne peut être révisée qu’au terme d’une procédure constitutionnelle spéciale confiée à un organe distinct du législateur ordinaire : comment la qualifier ?

De rigide, car sa révision suit une procédure spéciale plus stricte que la loi ordinaire
De souple, car sa révision relève de l’exercice courant du pouvoir législatif
De coutumière, car sa révision dépend principalement des pratiques des autorités
De provisoire, car sa révision nécessite une nouvelle consultation populaire

De rigide, car sa révision suit une procédure spéciale plus stricte que la loi ordinaire

Explication

Une Constitution est rigide lorsque sa révision suit une procédure spéciale, plus stricte que celle de la loi ordinaire, et confiée à un organe distinct du législateur ordinaire. Une Constitution souple peut, au contraire, être révisée selon la procédure législative ordinaire.

45. Dans une procédure de révision d’une Constitution rigide, quelle étape peut intervenir après la discussion et l’adoption ?

Une promulgation par le législateur ordinaire, qui remplace l’adoption
Une nouvelle rédaction complète par un pouvoir constituant originaire
Une validation par les tribunaux, qui se substitue à l’initiative de révision
Une approbation populaire ou fédérale, si la procédure la prévoit

Une approbation populaire ou fédérale, si la procédure la prévoit

Explication

Une procédure de révision rigide peut comprendre une initiative, une discussion et une adoption, suivies, lorsque les règles le prévoient, d’une approbation populaire ou fédérale. Cette approbation éventuelle s’ajoute à la procédure au lieu de remplacer les étapes d’adoption.

46. Quelle forme de limite peut une Constitution imposer à sa propre révision ?

Elle peut autoriser une révision totale, mais réserver les lois ordinaires à un vote populaire.
Elle peut interdire une révision totale ou protéger certaines dispositions de toute révision.
Elle peut transférer aux traités internationaux le pouvoir de fixer les modalités de sa révision.
Elle peut suspendre les décisions des tribunaux sans encadrer la modification de ses dispositions.

Elle peut interdire une révision totale ou protéger certaines dispositions de toute révision.

Explication

Une Constitution peut prévoir une interdiction de révision totale, une interdiction temporaire portant sur certaines dispositions ou la protection de limites de fond. L’option évoquant les traités attribue à ceux-ci un rôle qui ne correspond pas aux formes de limitation décrites.

47. Que signifie l’abrogation d’une Constitution ?

Elle suspend temporairement l’application de certaines dispositions.
Elle établit que son adoption était irrégulière dès l’origine.
Elle confie aux juges le pouvoir de réviser ses règles.
Elle met fin à ses effets pour l’avenir.

Elle met fin à ses effets pour l’avenir.

Explication

L’abrogation met fin à la Constitution pour l’avenir, sans que cette notion désigne la sanction d’une irrégularité. L’irrégularité d’un acte relève de l’annulation, et non de l’abrogation.

48. Quelle condition caractérise une révolution constitutionnelle au sens de la définition associée à Georges Vedel ?

Une transformation illégale des structures fondamentales du pouvoir qui réussit et reçoit l’adhésion du peuple.
Une modification limitée des compétences administratives décidée par une autorité exécutive.
Une réforme régulière des institutions qui entre en vigueur après approbation d’un tribunal.
Un changement de gouvernement conforme aux procédures constitutionnelles, sans transformation des mécanismes du pouvoir.

Une transformation illégale des structures fondamentales du pouvoir qui réussit et reçoit l’adhésion du peuple.

Explication

La révolution constitutionnelle transforme illégalement les structures et mécanismes fondamentaux du pouvoir, puis réussit et reçoit l’adhésion du peuple. Une réforme régulière des institutions ne répond pas à la condition d’illégalité qui caractérise cette notion.

49. Dans la hiérarchie des normes présentée pour la Ve République française, quel ordre place correctement les normes de la plus élevée à la plus basse ?

Constitution, lois, traités internationaux, règlements.
Traités internationaux, Constitution, règlements, lois.
Lois, Constitution, règlements, traités internationaux.
Constitution, traités internationaux, lois, règlements.

Constitution, traités internationaux, lois, règlements.

Explication

L’ordre présenté place la Constitution au sommet, suivie des traités internationaux, des lois et des règlements. Intervertir les traités et les lois ne respecte pas cette hiérarchie.

50. Qu’est-ce qui caractérise un État de droit ?

Les autorités publiques déterminent seules les normes applicables, tandis que les citoyens disposent de libertés fixées par elles.
Les citoyens respectent les lois, tandis que les autorités publiques sont contrôlées par des responsables politiques.
Les autorités publiques et les citoyens respectent les normes sous le contrôle de juges indépendants, afin de garantir les libertés fondamentales.
Les juges indépendants garantissent les libertés en contrôlant les citoyens, sans soumettre les autorités publiques aux normes.

Les autorités publiques et les citoyens respectent les normes sous le contrôle de juges indépendants, afin de garantir les libertés fondamentales.

Explication

Dans un État de droit, autorités publiques et citoyens sont soumis aux normes juridiques, sous le contrôle de juges indépendants, afin de protéger les libertés fondamentales. Un contrôle confié à des responsables politiques ne correspond pas au rôle des juges indépendants.

51. Quel type d’organe est présenté comme le plus efficace pour garantir la suprématie constitutionnelle ?

Le peuple consulté directement lors de chaque litige constitutionnel.
Un organe administratif chargé d’appliquer les lois ordinaires.
Un organe juridictionnel composé de juges indépendants.
Un organe politique composé de responsables élus.

Un organe juridictionnel composé de juges indépendants.

Explication

Le contrôle juridictionnel, confié à des juges indépendants, est présenté comme le plus efficace pour garantir la suprématie constitutionnelle. Le contrôle politique est exercé par des responsables politiques plutôt que par des juges indépendants.

52. Quelle évolution la Cour suprême américaine a-t-elle donnée à son pouvoir de contrôle constitutionnel entre 1803 et 1810 ?

Elle a reconnu en 1803 le contrôle des lois fédérales, puis l’a étendu en 1810 aux traités internationaux.
Elle a reconnu en 1803 le contrôle des lois et règlements fédéraux, puis l’a étendu en 1810 aux lois des États fédérés.
Elle a reconnu en 1803 le contrôle des lois des États fédérés, puis l’a étendu en 1810 aux règlements fédéraux.
Elle a reconnu en 1803 le contrôle des règlements des États fédérés, puis l’a étendu en 1810 aux lois fédérales.

Elle a reconnu en 1803 le contrôle des lois et règlements fédéraux, puis l’a étendu en 1810 aux lois des États fédérés.

Explication

Dans l’arrêt Marbury v. Madison de 1803, la Cour s’est reconnue le pouvoir de contrôler les lois et règlements fédéraux, avant d’étendre ce contrôle aux lois des États fédérés en 1810. La proposition qui attribue d’abord à l’arrêt le contrôle des lois des États inverse cette chronologie.

53. Une personne conteste une loi au cours de son procès devant un tribunal ordinaire. Quel modèle associe ce contrôle à une voie d’exception et à un examen généralement postérieur à l’adoption de la loi ?

Le modèle américain, caractérisé par un contrôle concentré exercé avant l’adoption de la loi.
Le modèle européen, caractérisé par un contrôle concentré confié à une juridiction constitutionnelle spécifique.
Le modèle américain, caractérisé par un contrôle diffus exercé par tout tribunal.
Le modèle européen, caractérisé par un contrôle diffus exercé par les tribunaux dans chaque litige.

Le modèle américain, caractérisé par un contrôle diffus exercé par tout tribunal.

Explication

Le modèle américain est diffus, concret, exercé par voie d’exception et généralement a posteriori. Le modèle européen confie plutôt le contrôle à une juridiction constitutionnelle spécifique et peut organiser un examen abstrait par voie d’action.

54. Quelles puissances Montesquieu distingue-t-il, la puissance de juger comprenant deux domaines de justice ?

La puissance législative, la puissance exécutrice et la puissance de juger, qui comprend les relations internationales.
La puissance législative, la puissance fédérative et la puissance exécutrice, qui comprend la justice civile et pénale.
La puissance législative, la puissance exécutrice et la puissance de juger, qui comprend la justice civile et pénale.
La puissance fédérative, la puissance exécutrice et la puissance de juger, qui comprend la justice administrative et internationale.

La puissance législative, la puissance exécutrice et la puissance de juger, qui comprend la justice civile et pénale.

Explication

Montesquieu distingue les puissances législative, exécutrice et de juger, cette dernière couvrant la justice civile et la justice pénale. Le pouvoir fédératif associé aux relations internationales renvoie à une autre distinction, et non aux deux domaines de la puissance de juger.

55. Quel agencement Montesquieu recommande-t-il pour préserver la liberté politique par la séparation des pouvoirs ?

Confier les trois puissances à un organe unique, tout en faisant collaborer les pouvoirs législatif et exécutif dans son fonctionnement.
Confier les trois puissances à des organes distincts, tout en faisant collaborer les pouvoirs législatif et exécutif et en les limitant mutuellement.
Confier les pouvoirs législatif et exécutif au même organe et réserver la puissance de juger à une assemblée politique.
Confier chaque puissance à un organe distinct et empêcher toute collaboration entre les pouvoirs législatif et exécutif.

Confier les trois puissances à des organes distincts, tout en faisant collaborer les pouvoirs législatif et exécutif et en les limitant mutuellement.

Explication

Pour garantir la liberté politique, les trois puissances doivent être confiées à des organes distincts, mais les pouvoirs législatif et exécutif doivent aussi collaborer et se limiter mutuellement. Une séparation qui interdit toute collaboration ne reprend pas cet équilibre.

56. Quelle association entre l’interprétation de la séparation des pouvoirs et le type de régime est correcte ?

Une interprétation souple conduit à la confusion des pouvoirs, tandis qu’une interprétation stricte conduit au régime parlementaire.
Une interprétation stricte conduit à la confusion des pouvoirs, tandis qu’une interprétation souple conduit au régime présidentiel.
Une interprétation stricte conduit au régime parlementaire, tandis qu’une interprétation souple conduit au régime présidentiel.
Une interprétation stricte conduit au régime présidentiel, tandis qu’une interprétation souple conduit au régime parlementaire.

Une interprétation stricte conduit au régime présidentiel, tandis qu’une interprétation souple conduit au régime parlementaire.

Explication

La séparation stricte des pouvoirs correspond au régime présidentiel, tandis que sa séparation souple correspond au régime parlementaire. La confusion des pouvoirs ne constitue pas une interprétation souple de la séparation : elle nie le principe.

57. Dans un régime présidentiel, d’où l’exécutif tire-t-il sa légitimité ?

D’une désignation par les juges, plutôt que d’une élection ou de l’hérédité.
D’une nomination par le Parlement, plutôt que d’une élection ou de l’hérédité.
D’une investiture par les collectivités territoriales, plutôt que d’une nomination parlementaire.
De l’élection ou de l’hérédité, plutôt que d’une nomination par le Parlement.

De l’élection ou de l’hérédité, plutôt que d’une nomination par le Parlement.

Explication

Dans un régime présidentiel, l’exécutif tire sa légitimité de l’élection ou de l’hérédité, non d’une nomination par le Parlement. Cette dernière forme de dépendance à l’égard du Parlement ne correspond pas à la règle énoncée.

58. Quelle caractéristique distingue la séparation des pouvoirs dans un régime parlementaire ?

Les pouvoirs sont strictement indépendants et ne disposent d’aucun moyen d’action réciproque.
Les pouvoirs collaborent, mais seul le chef de l’État peut mettre fin à leurs fonctions respectives.
Les pouvoirs sont réunis au sein du Parlement, qui exerce aussi la fonction exécutive.
Les pouvoirs sont séparés avec souplesse, collaborent et peuvent se révoquer mutuellement.

Les pouvoirs sont séparés avec souplesse, collaborent et peuvent se révoquer mutuellement.

Explication

Le régime parlementaire repose sur une séparation souple, caractérisée par la collaboration et l’interdépendance des pouvoirs. L’indépendance réciproque correspond plutôt à la séparation des pouvoirs associée au régime présidentiel.

59. Quelle structure l’exécutif doit-il avoir dans un régime parlementaire ?

Il est formé par le Parlement, qui désigne en son sein un responsable de l’exécutif.
Il est bicéphale, avec deux chefs de gouvernement partageant la direction politique.
Il est monocéphale, le chef de l’État dirigeant seul l’ensemble du gouvernement.
Il est bicéphale, avec un chef de l’État et un gouvernement dirigé par un chef.

Il est bicéphale, avec un chef de l’État et un gouvernement dirigé par un chef.

Explication

L’exécutif parlementaire comprend deux pôles : le chef de l’État et le gouvernement dirigé par un chef. Un exécutif monocéphale est la confusion associée au régime présidentiel.

60. Quelle responsabilité le Parlement peut-il mettre en jeu pour renverser un gouvernement parlementaire ?

La responsabilité politique solidaire du gouvernement, distincte de sa responsabilité pénale.
La responsabilité pénale individuelle de chaque ministre, distincte de sa responsabilité politique.
La responsabilité administrative du gouvernement, qui relève du contrôle des tribunaux.
La responsabilité constitutionnelle du chef de l’État, qui entraîne celle du gouvernement.

La responsabilité politique solidaire du gouvernement, distincte de sa responsabilité pénale.

Explication

Le gouvernement est politiquement responsable de manière solidaire devant le Parlement, qui peut le renverser. La responsabilité pénale est une question distincte et ne constitue pas le mécanisme de responsabilité politique parlementaire.

61. Quelle différence distingue une motion de censure d’une question de confiance ?

La motion vient du Parlement et la question de confiance du gouvernement ; un vote défavorable impose la démission dans les deux cas.
La motion vient du Parlement et la question de confiance du gouvernement ; seule la motion peut imposer une démission.
La motion vient du Parlement et la question de confiance du gouvernement ; un vote défavorable entraîne la dissolution du Parlement.
La motion vient du gouvernement et la question de confiance du Parlement ; un vote défavorable impose la démission dans les deux cas.

La motion vient du Parlement et la question de confiance du gouvernement ; un vote défavorable impose la démission dans les deux cas.

Explication

Le Parlement prend l’initiative d’une motion de censure, tandis que le gouvernement pose une question de confiance ; dans les deux cas, un vote défavorable oblige le gouvernement à démissionner. La confusion entre les deux mécanismes consiste à attribuer leurs initiatives aux mauvais acteurs.

62. Dans un régime parlementaire moniste, devant quelle institution le gouvernement est-il responsable ?

Devant le chef de l’État, alors que dans un régime dualiste il l’est aussi devant le Parlement.
Devant le Parlement et le chef de l’État, alors que dans un régime dualiste il ne répond que devant le Parlement.
Devant les électeurs et le Parlement, alors que dans un régime dualiste il répond aussi devant les tribunaux.
Devant le Parlement, alors que dans un régime dualiste il l’est aussi devant le chef de l’État.

Devant le Parlement, alors que dans un régime dualiste il l’est aussi devant le chef de l’État.

Explication

Le régime moniste comporte une relation de responsabilité politique devant le Parlement, tandis que le régime dualiste en comporte deux, dont une envers le chef de l’État. Attribuer les deux relations au régime moniste inverse cette distinction.

63. Quel est l’objectif du parlementarisme rationalisé ?

Réduire le rôle du Parlement dans la vie politique et confier au chef de l’État la conduite du gouvernement.
Remplacer la collaboration entre pouvoirs par une séparation stricte afin d’empêcher les crises politiques.
Supprimer les mécanismes de responsabilité politique pour protéger les gouvernements contre les votes parlementaires.
Encadrer juridiquement la vie politique et préciser les mécanismes de collaboration pour favoriser la stabilité gouvernementale.

Encadrer juridiquement la vie politique et préciser les mécanismes de collaboration pour favoriser la stabilité gouvernementale.

Explication

Le parlementarisme rationalisé réglemente précisément la collaboration des pouvoirs et encadre juridiquement la vie politique afin de favoriser la stabilité gouvernementale. Il ne supprime pas les mécanismes de responsabilité politique, mais cherche à en organiser le fonctionnement.

64. Dans une circonscription britannique, un candidat obtient plus de voix que ses concurrents sans atteindre la majorité absolue : que se passe-t-il ?

Il est élu, car la majorité relative suffit dans ce scrutin à un tour.
Il doit participer à un second tour, car la majorité absolue est requise pour être élu.
Il est élu seulement si son parti obtient aussi la majorité absolue des suffrages nationaux.
Il n’est pas élu, car seuls les candidats des deux grands partis peuvent obtenir le siège.

Il est élu, car la majorité relative suffit dans ce scrutin à un tour.

Explication

Le scrutin uninominal majoritaire britannique à un tour élit le candidat ayant recueilli le plus de voix, même sans majorité absolue. Exiger un second tour confond ce système avec un scrutin à deux tours.

65. Comment les pouvoirs du monarque britannique sont-ils exercés dans le régime décrit ?

Ils lui permettent de révoquer le gouvernement, même lorsque le Premier ministre contresigne ses actes.
Ils sont principalement nominaux, et ses actes comportent le contreseing du Premier ministre.
Ils lui permettent de diriger le gouvernement, et ses actes échappent au contreseing ministériel.
Ils sont principalement nominaux, mais ses actes comportent le contreseing du président de la Chambre des communes.

Ils sont principalement nominaux, et ses actes comportent le contreseing du Premier ministre.

Explication

Le monarque est politiquement irresponsable et ses pouvoirs sont principalement nominaux ; ses actes doivent comporter le contreseing du Premier ministre. L’idée qu’il dirige le gouvernement ou puisse le révoquer contredit le caractère nominal de ses pouvoirs dans ce régime.

66. Quelles chambres composent le Parlement britannique et quelle est la nature de leur bicamérisme ?

Les Communes, élues au suffrage universel direct, et les Lords, non élus, forment un bicamérisme inégalitaire.
Les Communes et les Lords sont élus au suffrage universel direct et forment un bicamérisme égalitaire.
Les Communes et les Lords sont désignées par le monarque et forment un bicamérisme égalitaire.
Les Communes, non élues, et les Lords, élus au suffrage universel direct, forment un bicamérisme inégalitaire.

Les Communes, élues au suffrage universel direct, et les Lords, non élus, forment un bicamérisme inégalitaire.

Explication

La Chambre des communes est élue au suffrage universel direct, tandis que la Chambre des lords ne l’est pas, ce qui caractérise un bicamérisme inégalitaire. La confusion porte sur l’inversion du statut électif des deux chambres.

67. Quelle institution britannique peut engager la responsabilité politique du gouvernement ?

La Chambre des communes, qui exerce aussi une fonction législative et contrôle le gouvernement.
Le monarque, qui exerce la fonction législative et contrôle politiquement le gouvernement.
La Chambre des lords, qui exerce aussi une fonction législative et contrôle le gouvernement.
Les deux chambres, qui partagent également le pouvoir de renverser le gouvernement.

La Chambre des communes, qui exerce aussi une fonction législative et contrôle le gouvernement.

Explication

La Chambre des communes légifère, contrôle le gouvernement et est la seule chambre qui puisse engager sa responsabilité politique. La Chambre des lords peut participer au travail législatif, mais ne peut pas renverser le gouvernement.

68. Une loi financière est contestée par la Chambre des lords : après quel délai les Communes peuvent-elles passer outre son opposition ?

Après un mois.
Après un an.
Après deux mois.
Après cinq ans.

Après un mois.

Explication

Les Communes peuvent passer outre l’opposition des Lords après un mois pour une loi financière. Le délai d’un an concerne les lois ordinaires, et non les lois financières.

69. Pourquoi le régime britannique décrit est-il qualifié de parlementaire moniste ?

Le gouvernement est politiquement responsable devant les Lords et le monarque peut le révoquer.
Le gouvernement est politiquement responsable devant les Communes et le monarque ne peut pas le révoquer.
Le gouvernement est politiquement responsable devant les Communes et le monarque peut aussi le révoquer.
Le gouvernement est politiquement responsable devant les deux chambres et le monarque ne peut pas le révoquer.

Le gouvernement est politiquement responsable devant les Communes et le monarque ne peut pas le révoquer.

Explication

Le régime est moniste parce que le gouvernement répond politiquement devant la Chambre des communes, tandis que le monarque ne peut pas le révoquer. Une responsabilité envers les deux chambres ne correspond pas à cette caractérisation.

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Quelles relations le droit privé régit-il ?

Les relations entre particuliers.

Qu’encadre juridiquement le droit constitutionnel ?

L’établissement, la transmission et l’exercice du pouvoir politique détenu par les gouvernants.

Sur quels aspects porte l’étude contemporaine du droit constitutionnel ?

Le fonctionnement des régimes, les normes et libertés fondamentales, les décisions des juges constitutionnels et le droit comparé.

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