QCM : Élaboration des textes européens (27 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’ordre des catégories de normes dans la pyramide juridique, du sommet à la base ?

Bloc de constitutionnalité, normes supranationales, normes législatives, normes administratives
Normes supranationales, bloc de constitutionnalité, normes administratives, normes législatives
Bloc de constitutionnalité, normes législatives, normes supranationales, normes administratives
Normes législatives, normes supranationales, bloc de constitutionnalité, normes administratives

Bloc de constitutionnalité, normes supranationales, normes législatives, normes administratives

Explication

La hiérarchie place le bloc de constitutionnalité au sommet, suivi des normes supranationales, législatives puis administratives. Placer les normes législatives au-dessus des normes supranationales inverse l’ordre de ces deux étages.

2. Quels éléments appartiennent au bloc de constitutionnalité ?

La Constitution de 1958, la DDHC de 1789, le Préambule de 1946, les PFRLR et la Charte de l’environnement
La Constitution de 1958, la DDHC de 1789, les décrets, les PFRLR et les conventions internationales
La Constitution de 1958, les traités européens, le Préambule de 1946, les lois organiques et la Charte de l’environnement
La Constitution de 1958, la DDHC de 1789, le Préambule de 1946, les règlements européens et les arrêtés

La Constitution de 1958, la DDHC de 1789, le Préambule de 1946, les PFRLR et la Charte de l’environnement

Explication

Le bloc rassemble la Constitution de 1958, la DDHC, le Préambule de 1946, les PFRLR et la Charte de l’environnement. Les traités européens relèvent des normes supranationales, et non des éléments énumérés dans ce bloc.

3. Un arrêté méconnaît une norme située à un étage supérieur de la pyramide juridique. Quel mécanisme s’applique ?

La norme supérieure perd son autorité dès que l’arrêté est publié
Le juge peut sanctionner le non-respect de la hiérarchie des normes
Le Parlement doit ratifier l’arrêté pour lui donner une valeur supérieure
Le Président doit négocier un traité afin de remplacer l’arrêté

Le juge peut sanctionner le non-respect de la hiérarchie des normes

Explication

Chaque étage doit respecter les normes qui le surplombent, et le juge sanctionne le non-respect de cette exigence. La publication d’un acte inférieur ne lui permet pas d’écarter la norme supérieure.

4. Dans quelles conditions un traité peut-il avoir, en droit français, une autorité supérieure à celle des lois selon l’article 55 ?

S’il est signé par le Président, même sans publication ni application réciproque
S’il est adopté par le Parlement et publié, même sans ratification ou approbation
S’il est appliqué par l’autre partie, même sans publication ni consentement régulier
S’il est régulièrement ratifié ou approuvé, publié et appliqué par l’autre partie

S’il est régulièrement ratifié ou approuvé, publié et appliqué par l’autre partie

Explication

L’article 55 reconnaît cette autorité aux traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés et publiés, sous réserve de leur application par l’autre partie. Une signature seule ne remplace pas ces conditions.

5. Quelle distinction est pertinente entre les termes « traité », « convention » et « accord » en droit interne ?

Elle oppose les conventions aux traités selon leur portée internationale
Elle distingue les pactes des protocoles selon leur force obligatoire
Elle oppose les traités ratifiés aux accords approuvés
Elle réserve le terme « accord » aux actes de droit dérivé de l’Union

Elle oppose les traités ratifiés aux accords approuvés

Explication

En droit international, ces termes sont interchangeables, tandis qu’en droit interne la distinction pertinente oppose les traités ratifiés aux accords approuvés. Distinguer les conventions des traités selon leur portée ne correspond pas à cette distinction.

6. Quels sont les cinq actes de droit dérivé énumérés à l’article 288 TFUE ?

Règlement, traité, décision, recommandation et résolution
Règlement, directive, ordonnance, avis et accord
Directive, convention, avis, protocole et décision
Règlement, directive, décision, recommandation et avis

Règlement, directive, décision, recommandation et avis

Explication

L’article 288 TFUE énumère le règlement, la directive, la décision, la recommandation et l’avis. Un traité ou un protocole n’appartient pas à cette liste d’actes de droit dérivé.

7. Quelle comparaison décrit correctement la place du règlement administratif et du règlement prévu par l’article 288 TFUE ?

Le règlement administratif est supérieur à la loi, tandis que le règlement européen lui est inférieur
Le règlement administratif est inférieur à la loi, tandis que le règlement européen lui est supérieur
Les deux règlements sont des actes administratifs situés sous les normes législatives
Les deux règlements sont des actes supranationaux situés au-dessus du bloc de constitutionnalité

Le règlement administratif est inférieur à la loi, tandis que le règlement européen lui est supérieur

Explication

Le règlement administratif des articles 21 et 37 se situe au bas de la pyramide, alors que le règlement de l’article 288 TFUE est un acte de droit dérivé au-dessus de la loi française. Les confondre revient à ignorer leur nature et leur place distinctes.

8. Quelle suite d’étapes caractérise la formation d’un traité et la fonction de sa signature ?

Signature présidentielle, négociation du texte, puis approbation qui permet de l’authentifier
Négociation présidentielle, signature authentifiant le texte, puis ratification ou approbation engageant définitivement l’État
Négociation parlementaire, signature engageant définitivement l’État, puis ratification authentifiant le texte
Négociation gouvernementale, ratification authentifiant le texte, puis signature exprimant le consentement définitif

Négociation présidentielle, signature authentifiant le texte, puis ratification ou approbation engageant définitivement l’État

Explication

Le Président de la République négocie le traité, la signature authentifie son texte, puis la ratification ou l’approbation exprime le consentement définitif de l’État à être lié. La signature n’engage donc pas définitivement l’État à elle seule.

9. Un traité porte sur le commerce et comporte des dispositions législatives. Quelle exigence découle de l’article 53 de la Constitution ?

Une loi doit autoriser sa ratification ou son approbation
Le Gouvernement doit obtenir une décision européenne autorisant sa signature
Le Parlement doit modifier le texte avant sa publication
Le Conseil constitutionnel doit négocier puis signer le traité

Une loi doit autoriser sa ratification ou son approbation

Explication

Pour les traités portant notamment sur le commerce ou comportant des dispositions législatives, l’article 53 exige une loi autorisant la ratification ou l’approbation. Cette autorisation ne signifie pas que le Parlement négocie ou modifie le texte du traité.

10. Le Conseil constitutionnel déclare un engagement international contraire à la Constitution. Que doit-il se passer avant son autorisation de ratification ou d’approbation ?

Le Conseil d’État doit autoriser sa publication
Le Parlement doit amender directement le traité
La Constitution doit être révisée
Le traité doit être signé une seconde fois par le Président

La Constitution doit être révisée

Explication

Selon l’article 54, l’autorisation de ratifier ou d’approuver un engagement déclaré contraire à la Constitution ne peut intervenir qu’après une révision constitutionnelle. Une modification du traité par le Parlement ne remplace pas cette révision.

11. Quelles conditions permettent à un traité de primer sur une loi en vertu de l’article 55 de la Constitution ?

Une signature régulière, une approbation parlementaire et une application réciproque dans chaque affaire
Une publication et une application par les juridictions, sans exigence de ratification régulière
Une ratification régulière et une publication, la réciprocité étant appréciée par le Parlement
Une ratification régulière, une publication et, sous réserve d’exceptions, la réciprocité

Une ratification régulière, une publication et, sous réserve d’exceptions, la réciprocité

Explication

L’article 55 subordonne la supériorité du traité à sa ratification régulière, à sa publication et, sous réserve d’exceptions, à la réciprocité. La signature ne se substitue pas à la ratification régulière.

12. Que désigne l’effet direct d’une stipulation internationale ?

Son aptitude à conférer par elle-même des droits aux particuliers, qui peuvent s’en prévaloir
Son aptitude à obliger l’État à adopter une loi avant que les particuliers puissent invoquer la stipulation
Son aptitude à régir les relations entre États sans produire de droits pour les particuliers
Son aptitude à écarter toute règle interne dès qu’un traité est signé par l’État

Son aptitude à conférer par elle-même des droits aux particuliers, qui peuvent s’en prévaloir

Explication

Une stipulation a un effet direct lorsqu’elle peut conférer elle-même des droits aux particuliers, lesquels peuvent alors s’en prévaloir. L’adoption préalable d’une loi correspond à un mécanisme de mise en œuvre différent.

13. Quelle caractéristique permet de reconnaître l’effet direct d’une stipulation conventionnelle à l’égard des particuliers ?

Elle impose aux États un objectif commun, tout en leur laissant le choix des moyens de mise en œuvre
Elle ne régit pas exclusivement les relations entre États et ne requiert aucun acte complémentaire pour produire ses effets à leur égard
Elle concerne les relations entre États et prévoit qu’un acte complémentaire précisera ensuite les droits des particuliers
Elle porte sur une matière relevant des États et doit être reprise dans une loi nationale avant toute invocation

Elle ne régit pas exclusivement les relations entre États et ne requiert aucun acte complémentaire pour produire ses effets à leur égard

Explication

La stipulation doit ne pas avoir pour objet exclusif de régir les relations entre États et ne nécessiter aucun acte complémentaire pour produire des effets à l’égard des particuliers. La nécessité d’un acte de mise en œuvre est précisément incompatible avec ce critère.

14. Quelle distinction sépare le droit primaire du droit dérivé de l’Union européenne ?

Le droit primaire regroupe les actes des institutions, tandis que le droit dérivé comprend les traités conclus par les États membres
Le droit primaire comprend les règlements et les directives, tandis que le droit dérivé rassemble les traités et la Charte
Le droit primaire comprend les décisions des juridictions, tandis que le droit dérivé rassemble les actes adoptés par les gouvernements
Le droit primaire comprend les traités et la Charte, tandis que le droit dérivé rassemble les actes fondés sur ces textes

Le droit primaire comprend les traités et la Charte, tandis que le droit dérivé rassemble les actes fondés sur ces textes

Explication

Les traités et la Charte relèvent du droit primaire, dont les actes pris sur le fondement constituent le droit dérivé. Les règlements et les directives sont des exemples d’actes dérivés, et non des éléments du droit primaire.

15. Comment une directive de l’Union européenne lie-t-elle les États membres ?

Elle produit directement ses effets sans transposition, tout en laissant les États choisir le résultat à atteindre
Elle impose le résultat et les moyens de mise en œuvre, mais laisse chaque État décider s’il la transpose
Elle leur impose le résultat à atteindre, tout en leur laissant choisir la forme et les moyens, et elle doit être transposée
Elle fixe la forme et les moyens à employer, tout en laissant chaque État choisir le résultat à atteindre

Elle leur impose le résultat à atteindre, tout en leur laissant choisir la forme et les moyens, et elle doit être transposée

Explication

Une directive lie chaque État membre quant au résultat, mais lui laisse le choix de la forme et des moyens et exige une transposition. Le caractère directement applicable sans transposition correspond au règlement, non à la directive.

16. Après l’expiration du délai de transposition, dans quelle situation une directive précise et inconditionnelle peut-elle être invoquée ?

Un particulier peut l’invoquer contre l’État, mais pas dans un litige entre personnes privées
Un particulier peut l’invoquer contre une autre personne privée, mais pas contre l’État
Un particulier peut l’invoquer dans un litige privé avant l’expiration du délai, mais pas ensuite
Un particulier peut l’invoquer contre l’État ou une personne privée dès son adoption

Un particulier peut l’invoquer contre l’État, mais pas dans un litige entre personnes privées

Explication

Après l’expiration du délai de transposition, une directive précise et inconditionnelle peut être invoquée à l’encontre de l’État, mais pas entre personnes privées. L’invocation dans un litige entre particuliers dépasse donc la portée reconnue à la directive.

17. Quel calendrier distingue l’entrée en vigueur du RGPD de sa date d’application ?

Il est entré en vigueur le 25 mai 2016 et est devenu applicable le 24 mai 2018
Il est entré en vigueur le 25 mai 2018 et est devenu applicable le 24 mai 2016
Il est entré en vigueur le 24 mai 2016 et est devenu applicable le 25 mai 2016
Il est entré en vigueur le 24 mai 2016 et est devenu applicable le 25 mai 2018

Il est entré en vigueur le 24 mai 2016 et est devenu applicable le 25 mai 2018

Explication

Le RGPD est entré en vigueur le 24 mai 2016, puis est devenu applicable le 25 mai 2018. Les dates inversées confondent l’entrée en vigueur et l’application du règlement.

18. Selon l’article 17, paragraphe 2, TUE, sur quelle base un acte législatif de l’Union est-il adopté ?

Sur proposition du Conseil de l’Union, sauf décision contraire du Parlement européen
Sur proposition de la Commission, sauf exception prévue par les traités
Sur proposition d’un État membre, sauf accord unanime de la Commission
Sur proposition du Parlement européen, sauf autorisation préalable du Conseil européen

Sur proposition de la Commission, sauf exception prévue par les traités

Explication

La règle prévue par l’article 17, paragraphe 2, TUE est l’adoption d’un acte législatif sur proposition de la Commission, sous réserve des exceptions établies par les traités. Le Conseil de l’Union ne remplace pas la Commission comme auteur de la proposition dans cette règle générale.

19. Au Conseil, quel seuil définit la majorité qualifiée ?

65 % des États membres représentant 65 % de la population de l’Union
55 % des États membres représentant 65 % de la population de l’Union
55 % des États membres représentant 55 % de la population de l’Union
65 % des États membres représentant 55 % de la population de l’Union

55 % des États membres représentant 65 % de la population de l’Union

Explication

La majorité qualifiée exige que 55 % des États membres représentent 65 % de la population de l’Union. Inverser les deux pourcentages attribue à tort le seuil de population au nombre d’États membres.

20. Quel est le statut de la procédure législative ordinaire dans l’Union européenne ?

C’est une procédure de consultation, prévue aux articles 288 et 294 TFUE.
C’est la procédure de droit commun, prévue aux articles 289, paragraphe 1, et 294 TFUE.
C’est une procédure spéciale, prévue aux articles 289, paragraphe 1, et 294 TFUE.
C’est la procédure de droit commun, prévue aux articles 290 et 291 TFUE.

C’est la procédure de droit commun, prévue aux articles 289, paragraphe 1, et 294 TFUE.

Explication

Cette procédure constitue la voie législative de droit commun de l’Union et ses bases figurent aux articles 289, paragraphe 1, et 294 TFUE. La confondre avec une procédure spéciale ne rend pas compte de son statut général.

21. Quel enchaînement décrit la première lecture de la procédure législative ordinaire ?

Le Parlement transmet une proposition, le Conseil arrête sa position, puis la Commission l’approuve ou transmet sa propre position motivée.
La Commission transmet sa proposition, le Conseil arrête sa position, puis le Parlement l’approuve ou transmet sa propre position motivée au Conseil.
Le Conseil transmet une proposition, le Parlement arrête sa position, puis la Commission l’approuve ou transmet sa propre position motivée au Conseil.
La Commission transmet sa proposition, le Parlement arrête sa position, puis le Conseil l’approuve ou transmet sa propre position motivée au Parlement.

La Commission transmet sa proposition, le Parlement arrête sa position, puis le Conseil l’approuve ou transmet sa propre position motivée au Parlement.

Explication

La première lecture commence par la proposition de la Commission, suivie de la position du Parlement, puis de la décision du Conseil. Si le Conseil adopte sa propre position, il la transmet au Parlement avec ses motifs, et non à la Commission.

22. En deuxième lecture, que se passe-t-il si le Parlement garde le silence ou approuve la position du Conseil ?

Le texte est renvoyé au comité de conciliation.
La position du Parlement est réputée adoptée.
La procédure prend fin sans adoption de l’acte.
La position du Conseil est réputée adoptée.

La position du Conseil est réputée adoptée.

Explication

Le silence du Parlement comme son approbation vaut adoption de la position du Conseil en deuxième lecture. Le rejet du texte relève d’une autre règle et exige une majorité absolue des membres.

23. Comment est organisé le comité de conciliation et quel délai lui est accordé pour élaborer un projet commun ?

Les représentants du Conseil et de la Commission siègent en nombre égal, avec la participation du Parlement, et disposent de six semaines prorogeables de deux.
Les représentants du Conseil et du Parlement siègent en nombre égal, sans participation de la Commission, et disposent de six semaines prorogeables de deux.
Les représentants du Conseil et du Parlement siègent en nombre égal, avec la participation de la Commission, et disposent de trois mois prorogeables d’un mois.
Les représentants du Conseil et du Parlement siègent en nombre égal, avec la participation de la Commission, et disposent de six semaines prorogeables de deux.

Les représentants du Conseil et du Parlement siègent en nombre égal, avec la participation de la Commission, et disposent de six semaines prorogeables de deux.

Explication

Le comité réunit en nombre égal les représentants du Conseil et du Parlement, tandis que la Commission participe à ses travaux; il dispose de six semaines, avec une prorogation possible de deux semaines. Le délai de trois mois prorogeable d’un mois concerne la deuxième lecture du Parlement.

24. Quelle évolution caractérise le recours à la première lecture pour adopter des actes entre 1999-2004 et 2019-2024 ?

La part est passée de 86 % à 29 %, et tous les dossiers de 2019 à 2024 ont été clos en première ou deuxième lecture.
La part est passée de 29 % à 86 %, et tous les dossiers de 2019 à 2024 ont été clos en deuxième ou troisième lecture.
La part est passée de 29 % à 86 %, mais tous les dossiers de 2019 à 2024 ont été clos en conciliation.
La part est passée de 29 % à 86 %, et tous les dossiers de 2019 à 2024 ont été clos en première ou deuxième lecture.

La part est passée de 29 % à 86 %, et tous les dossiers de 2019 à 2024 ont été clos en première ou deuxième lecture.

Explication

L’adoption dès la première lecture est passée de 29 % pour 1999-2004 à 86 % pour 2019-2024, période durant laquelle tous les dossiers ont été clos en première ou deuxième lecture. La conciliation n’a pas clos tous ces dossiers : une seule conciliation a eu lieu depuis 2014.

25. Qu’est-ce qu’un trilogue dans le processus législatif de l’Union ?

Une réunion formelle entre des représentants du Parlement, du Conseil et de la Commission visant à adopter définitivement un acte.
Une réunion bilatérale informelle entre des représentants du Parlement et du Conseil visant un accord provisoire.
Une réunion tripartite informelle entre des représentants du Parlement, du Conseil et des États membres visant un accord provisoire.
Une réunion tripartite informelle entre des représentants du Parlement, du Conseil et de la Commission visant un accord provisoire.

Une réunion tripartite informelle entre des représentants du Parlement, du Conseil et de la Commission visant un accord provisoire.

Explication

Le trilogue est une réunion informelle réunissant des représentants des trois institutions — Parlement, Conseil et Commission — pour rechercher un accord provisoire. Il ne constitue pas lui-même l’adoption formelle définitive de l’acte.

26. Après leur signature, comment les actes sont-ils publiés et quand entrent-ils en vigueur en l’absence de date fixée ?

Ils sont publiés au Journal officiel de l’Union européenne et entrent en vigueur le vingtième jour suivant leur publication.
Ils sont publiés au Journal officiel de l’Union européenne et entrent en vigueur le vingtième jour suivant leur signature.
Ils sont publiés au Journal officiel de l’Union européenne et entrent en vigueur le trentième jour suivant leur publication.
Ils sont publiés au Journal officiel de l’Union européenne et entrent en vigueur le jour de leur publication.

Ils sont publiés au Journal officiel de l’Union européenne et entrent en vigueur le vingtième jour suivant leur publication.

Explication

Après signature par les présidents du Parlement européen et du Conseil, les actes sont publiés au Journal officiel; sans date d’entrée en vigueur précisée, celle-ci intervient le vingtième jour suivant la publication. Le délai se calcule à partir de la publication, pas de la signature.

27. Quelle distinction faut-il faire entre l’entrée en vigueur d’un acte et le début de son applicabilité ?

L’acte entre en vigueur à la date fixée ou selon la règle supplétive, tandis que son applicabilité commence toujours le même jour.
L’acte entre en vigueur à la date fixée ou selon la règle supplétive, tandis que son applicabilité peut commencer plus tard, comme pour le RGPD.
L’acte entre en vigueur à sa publication, tandis que son applicabilité commence nécessairement le vingtième jour suivant celle-ci.
L’acte entre en vigueur au début de son applicabilité, tandis que la règle supplétive reporte son entrée en vigueur à une date ultérieure.

L’acte entre en vigueur à la date fixée ou selon la règle supplétive, tandis que son applicabilité peut commencer plus tard, comme pour le RGPD.

Explication

L’entrée en vigueur suit la date prévue par l’acte ou, à défaut, la règle supplétive; l’applicabilité peut être différée, comme pour le RGPD, applicable à partir du 25 mai 2018. La confusion consiste à traiter ces deux moments comme nécessairement simultanés.

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Quels sont les étages de la pyramide des normes, du sommet à la base ?

Le bloc de constitutionnalité, les normes supranationales, les normes législatives et les normes administratives.

Quels éléments composent le bloc de constitutionnalité ?

La Constitution de 1958, la DDHC de 1789, le Préambule de 1946, les PFRLR et la Charte de l’environnement.

Quelle obligation s’impose à chaque étage de la hiérarchie des normes ?

Il doit respecter les normes qui le surplombent.

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