QCM : Fondements des flux de trésorerie (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise veut comparer l’évolution de sa trésorerie réalisée l’an dernier avec celle qu’elle anticipe pour l’an prochain. Quel document convient à chaque objectif, dans cet ordre ?

Budget de trésorerie, puis tableau des flux de trésorerie
Budget de trésorerie pour les deux objectifs
Tableau des flux de trésorerie, puis plan de financement pour les deux objectifs
Tableau des flux de trésorerie, puis budget de trésorerie

Tableau des flux de trésorerie, puis budget de trésorerie

Explication

Le tableau des flux analyse l’évolution passée, tandis que le budget de trésorerie prévoit l’évolution future. Inverser ces documents confond passé et prévision ; utiliser le plan de financement pour les deux objectifs méconnaît sa fonction prévisionnelle ; retenir le budget pour les deux confond prévision et analyse historique.

2. Pour quelle raison les flux de trésorerie sont-ils centraux dans l’évaluation d’un titre financier ou d’une entreprise ?

Parce que l’évaluation dépend du montant des emprunts à rembourser prochainement
Parce que l’évaluation dépend de la valeur des actifs détenus à la clôture
Parce que l’évaluation dépend du résultat comptable enregistré pendant l’exercice
Parce que l’évaluation dépend des flux auxquels le titre donne droit ou que l’entreprise dégage

Parce que l’évaluation dépend des flux auxquels le titre donne droit ou que l’entreprise dégage

Explication

L’évaluation d’un titre ou d’une entreprise s’appuie sur les flux de trésorerie auxquels il donne droit ou qu’elle dégage. Le résultat comptable, les actifs détenus et les remboursements à venir sont des notions liées à l’analyse financière, mais ne remplacent pas ce principe d’évaluation.

3. Une entreprise achète des matières premières, les transforme, vend les produits finis puis encaisse les règlements plus tard. Que désigne son cycle d’exploitation ?

La période consacrée à la transformation des matières premières en produits finis
La période comptable sur laquelle l’entreprise calcule son résultat
La période où se succèdent les opérations et les décalages entre dépenses nécessaires et recettes correspondantes
La période comprise entre la vente des produits et l’encaissement des clients

La période où se succèdent les opérations et les décalages entre dépenses nécessaires et recettes correspondantes

Explication

Le cycle d’exploitation englobe la succession des opérations d’exploitation ainsi que les décalages entre les dépenses nécessaires et les recettes correspondantes. Le réduire à la fabrication ou au seul encaissement client omet une partie du cycle ; la période de calcul du résultat n’en donne pas la définition.

4. Une entreprise fabrique un produit complexe, accorde des délais de paiement à ses clients et en obtient de ses fournisseurs. Quels éléments peuvent prolonger son cycle d’exploitation ?

Les crédits clients et fournisseurs, mais pas les délais de production et de vente
Les délais de commercialisation et le crédit fournisseur, mais pas la fabrication
Les délais de fabrication et de commercialisation, ainsi que le seul crédit client
Les délais de fabrication et de commercialisation, ainsi que les crédits clients et fournisseurs

Les délais de fabrication et de commercialisation, ainsi que les crédits clients et fournisseurs

Explication

Le cycle est prolongé par les délais de fabrication et de commercialisation ainsi que par les crédits accordés aux clients et obtenus des fournisseurs. Le crédit fournisseur reste un facteur de décalage ; écarter la fabrication ou les crédits commerciaux omet également des facteurs mentionnés dans cette caractérisation.

5. Une entreprise regroupe, pour un trimestre, ses dépenses et recettes d’exploitation et calcule leur solde. Que représente ce solde ?

Le chiffre d’affaires trimestriel, avant déduction des dépenses d’exploitation
La variation totale de trésorerie trimestrielle, toutes activités confondues
L’excédent de trésorerie d’exploitation, qui traduit les flux dégagés par l’exploitation
Le résultat comptable trimestriel, après prise en compte des charges de l’exercice

L’excédent de trésorerie d’exploitation, qui traduit les flux dégagés par l’exploitation

Explication

L’ETE est le solde des dépenses et recettes d’exploitation regroupées sur une période et traduit les flux de trésorerie dégagés par l’exploitation. Le chiffre d’affaires ne tient pas compte des dépenses ; le résultat comptable et la variation totale de trésorerie ne sont pas ce solde d’exploitation.

6. Une entreprise paie des salaires et des matières premières pour son activité courante, puis achète une machine conçue pour servir pendant plusieurs années. Quelle dépense relève de l’investissement ?

L’achat des matières premières, car elles seront transformées ultérieurement
L’achat de la machine, car il concerne plusieurs cycles d’exploitation
Le paiement des salaires, car il prépare la production future
Les salaires et les matières premières, car ils contribuent tous deux à l’activité

L’achat de la machine, car il concerne plusieurs cycles d’exploitation

Explication

Une dépense d’investissement s’inscrit dans une perspective de long terme et concerne plusieurs cycles d’exploitation. Les salaires et les matières premières se rattachent aux cycles courants, même s’ils contribuent à la production.

7. Une commerçante renonce à une consommation immédiate pour financer un équipement. Quel résultat futur rend cet investissement rentable en termes de trésorerie ?

Le remboursement ultérieur de la dépense, sans excédent supplémentaire
Un excédent de trésorerie au moment de l’achat de l’équipement
Une hausse ultérieure des recettes, même si les dépenses augmentent autant
Un excédent ultérieur de trésorerie d’exploitation supérieur à la consommation sacrifiée

Un excédent ultérieur de trésorerie d’exploitation supérieur à la consommation sacrifiée

Explication

L’investissement est rentable si l’excédent ultérieur de trésorerie d’exploitation dépasse la consommation immédiate à laquelle l’investisseuse renonce. Le simple remboursement du coût, la hausse brute des recettes ou un excédent au moment de l’achat ne répondent pas à ce critère.

8. Une entreprise doit payer ses fournisseurs avant d’encaisser les ventes réalisées auprès de ses clients. À quoi servent alors les ressources financières ?

À combler le déficit de trésorerie causé par le décalage des flux
À remplacer les recettes de vente par des paiements des fournisseurs
À distribuer aux apporteurs la totalité des recettes encaissées
À retarder les paiements jusqu’à ce que tous les clients aient réglé

À combler le déficit de trésorerie causé par le décalage des flux

Explication

Les ressources financières comblent les déficits de trésorerie provoqués par le décalage entre paiements et recettes. Elles ne créent pas directement les recettes clients, ne se limitent pas à la rémunération des apporteurs et ne suppriment pas nécessairement le décalage.

9. Une entreprise hésite entre une augmentation de capital et un emprunt dont le remboursement et la rémunération sont fixés au contrat, même si son activité échoue. Quelle distinction caractérise ces deux financements ?

Les deux financements rémunèrent leurs apporteurs selon le succès de l’activité
Les capitaux propres sont remboursés selon un contrat, tandis que l’emprunt dépend des résultats
Les apporteurs de capitaux propres reçoivent une rémunération contractuelle, tandis que les prêteurs partagent le risque
Les apporteurs de capitaux propres supportent le risque, tandis que les prêteurs ont des flux contractuels indépendants du succès

Les apporteurs de capitaux propres supportent le risque, tandis que les prêteurs ont des flux contractuels indépendants du succès

Explication

Les capitaux propres exposent leurs apporteurs au risque de l’entreprise, alors que l’emprunt prévoit contractuellement remboursements et rémunération indépendamment du succès ou de l’échec. Une rémunération dépendant du succès décrit plutôt le partage du risque, et un remboursement contractuel prédéfini ne caractérise pas les capitaux propres.

10. Une entreprise dispose de capitaux excédentaires qu’elle pourrait devoir mobiliser rapidement. Quel placement correspond le mieux à cette situation ?

Un placement rapidement cessible et sans risque de perte de valeur
Un placement rapidement cessible dont la valeur peut fortement baisser
Un placement à rendement élevé, mais difficile à revendre rapidement
Un investissement durable destiné à développer l’activité

Un placement rapidement cessible et sans risque de perte de valeur

Explication

Pour placer des capitaux excédentaires, l’entreprise privilégie la possibilité de céder rapidement le placement et l’absence de risque de perte de valeur. Le rendement élevé néglige la liquidité, la baisse possible de valeur contredit l’objectif de sécurité et l’investissement durable répond à une autre finalité.

11. Une entreprise contracte un emprunt alors qu’elle détient aussi des placements financiers. Quelle approche permet d’analyser correctement ces deux éléments ?

Étudier l’emprunt et laisser les placements hors de l’analyse
Les examiner indépendamment, car ils relèvent de décisions distinctes
Les considérer comme opposés et les analyser ensemble
Les regrouper comme deux formes équivalentes de dette

Les considérer comme opposés et les analyser ensemble

Explication

Les placements financiers sont l’opposé de l’endettement, et ces deux éléments doivent être analysés ensemble. Les étudier indépendamment ignore leur lien, les assimiler confond des notions opposées et exclure les placements omet un élément pertinent.

12. Une analyste doit présenter les étapes du tableau des flux jusqu’au solde de la période. Dans quel ordre doit-elle les disposer ?

Désendettement net, ETE, flux disponible avant impôt
Flux disponible avant impôt, ETE, désendettement net
ETE, désendettement net, flux disponible avant impôt
ETE, flux disponible avant impôt, désendettement net

ETE, flux disponible avant impôt, désendettement net

Explication

Le tableau présente successivement l’excédent de trésorerie d’exploitation, le flux disponible avant impôt, puis le désendettement net. Commencer par le flux disponible inverse les deux premières étapes, placer le désendettement avant ce flux bouleverse l’ordre, et commencer par le solde final inverse la séquence entière.

13. Une entreprise part de son excédent de trésorerie d’exploitation, réalise des investissements et cède des actifs. Comment obtient-elle son flux de trésorerie disponible avant impôt ?

En déduisant les investissements et les cessions d’actifs
En ajoutant les investissements et les cessions d’actifs
En ajoutant les investissements et en déduisant les cessions d’actifs
En déduisant les investissements et en ajoutant les cessions d’actifs

En déduisant les investissements et en ajoutant les cessions d’actifs

Explication

Le flux disponible avant impôt se calcule à partir de l’ETE, diminué des investissements et augmenté des cessions d’actifs. Ajouter les investissements inverse leur effet, déduire les cessions inverse leur signe, et les déduire toutes deux leur attribue le mauvais traitement.

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Mémorisez les réponses avec 34 flashcards sur Fondements des flux de trésorerie.

Sur quels éléments évalue-t-on les titres financiers et les entreprises ?

Sur les flux de trésorerie auxquels ils donnent droit ou qu’ils dégagent.

Quelle période analyse le tableau des flux de trésorerie ?

L’évolution passée de la trésorerie.

Quelle période prévoit le budget de trésorerie ou plan de financement ?

L’évolution future de la trésorerie.

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