QCM : Genre et santé des femmes (47 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Deux groupes présentent des caractéristiques différentes, sans qu’aucun soit considéré comme supérieur à l’autre. Comment qualifier cette comparaison ?

Une discrimination, car les groupes reçoivent des traitements distincts
Une différence, car elle constate un contraste sans établir de hiérarchie
Une inégalité, car toute distinction entre groupes crée un désavantage
Une injustice, car les caractéristiques des groupes ne sont pas identiques

Une différence, car elle constate un contraste sans établir de hiérarchie

Explication

Une différence est un constat factuel neutre qui distingue deux éléments sans jugement de valeur ni hiérarchie. Une inégalité suppose au contraire un avantage et un désavantage entre les situations.

2. Qu’est-ce qui distingue principalement une inégalité d’une simple différence ?

Elle désigne un traitement défavorable fondé sur un critère légal reconnu
Elle décrit un contraste factuel sans attribuer de valeur aux situations
Elle établit une hiérarchie entre des situations et pose une question de justice
Elle traduit une diversité de caractéristiques sans effet sur les avantages

Elle établit une hiérarchie entre des situations et pose une question de justice

Explication

Une inégalité hiérarchise les situations en créant un avantage et un désavantage, ce qui soulève une question de justice. Un contraste neutre entre caractéristiques relève plutôt de la différence.

3. Une personne subit un traitement défavorable fondé sur un critère reconnu par la loi, dans un domaine défini par celle-ci, mais l’auteur n’avait pas l’intention de la discriminer. Quelle conclusion juridique s’impose ?

La discrimination ne peut être caractérisée, car le domaine doit être privé
La discrimination peut être caractérisée, car l’intention n’est pas requise
La discrimination peut être caractérisée, même sans critère reconnu par la loi
La discrimination ne peut être caractérisée, car une intention est nécessaire

La discrimination peut être caractérisée, car l’intention n’est pas requise

Explication

La qualification repose sur le traitement défavorable, le critère légal et le domaine défini par la loi, sans exiger une intention discriminatoire. L’absence d’intention ne suffit donc pas à écarter cette qualification.

4. Dans quel cas le terme « discrimination » correspond-il à une qualification juridique ?

Lorsqu’un avantage est réparti de manière inégale dans un domaine non défini par la loi
Lorsqu’un traitement défavorable repose sur un critère reconnu par la loi dans un domaine défini
Lorsqu’une situation défavorable est ressentie sans critère reconnu par la loi
Lorsqu’une différence factuelle est constatée entre deux personnes sans effet défavorable

Lorsqu’un traitement défavorable repose sur un critère reconnu par la loi dans un domaine défini

Explication

La discrimination juridiquement caractérisée associe un traitement défavorable à un critère reconnu par la loi et à un domaine défini par celle-ci. Une différence sans traitement défavorable ne remplit pas cette définition.

5. Une école donne à chaque élève le même matériel, puis en fournit davantage à ceux qui en ont besoin pour atteindre les objectifs. Comment distinguer ces deux démarches ?

La première relève de l’égalité et la seconde de l’équité
La première relève de l’égalité et la seconde de l’inclusion
La première relève de l’équité et la seconde de l’égalité
La première relève de l’inclusion et la seconde de l’égalité

La première relève de l’égalité et la seconde de l’équité

Explication

L’égalité consiste à donner la même chose à chacun, tandis que l’équité adapte les ressources aux besoins pour permettre d’atteindre le résultat recherché. L’inclusion vise plutôt à supprimer les obstacles.

6. Une organisation repense ses espaces afin que les personnes puissent participer sans rencontrer d’obstacles, plutôt que de leur fournir une aide individuelle pour en compenser les effets. Quelle démarche privilégie-t-elle ?

L’inclusion, qui cherche à supprimer les obstacles
La compensation, qui maintient les obstacles et en atténue les effets
L’équité, qui adapte les ressources aux besoins individuels
L’égalité, qui attribue la même chose à chaque personne

L’inclusion, qui cherche à supprimer les obstacles

Explication

L’inclusion cherche à supprimer les obstacles qui limitent la participation. L’adaptation des ressources pour compenser les besoins relève plutôt de l’équité.

7. À quoi le concept de sexe renvoie-t-il principalement ?

À une hiérarchie sociale qui valorise davantage les rôles masculins
À des caractéristiques biologiques, notamment anatomiques et physiologiques
À des normes sociales et culturelles qui varient selon les sociétés
À la manière dont une personne définit elle-même son identité

À des caractéristiques biologiques, notamment anatomiques et physiologiques

Explication

Le sexe renvoie à des caractéristiques biologiques, notamment anatomiques, physiologiques et métaboliques, généralement considérées comme stables. Les normes variables selon les sociétés relèvent du genre.

8. Des normes associées au féminin et au masculin changent entre deux sociétés et selon les époques. Quel concept décrit cette dimension variable ?

L’identité de genre, comme manière de s’identifier soi-même
Le genre, comme construction sociale et culturelle
Le sexe, comme ensemble de caractéristiques biologiques
La hiérarchie sociale, comme répartition des avantages matériels

Le genre, comme construction sociale et culturelle

Explication

Le genre correspond à une construction sociale et culturelle dont les normes varient selon les époques et les sociétés. Les caractéristiques biologiques renvoient plutôt au sexe.

9. Quelle organisation caractérise le système de genre ?

Il répartit les rôles entre catégories masculine et féminine sans hiérarchie de valeur globale
Il classe les rôles et activités en catégories masculine et féminine et valorise globalement davantage le masculin
Il distingue les personnes selon leurs caractéristiques biologiques sans catégoriser les activités
Il adapte les rôles sociaux aux besoins individuels sans les associer au masculin ou au féminin

Il classe les rôles et activités en catégories masculine et féminine et valorise globalement davantage le masculin

Explication

Le système de genre associe une bicatégorisation des rôles, métiers et activités à une hiérarchie qui valorise globalement davantage le masculin. Une répartition en deux catégories dépourvue de hiérarchie ne rendrait pas compte de cette valorisation.

10. Comment les critères recherchés pour différencier les sexes ont-ils évolué depuis le XIXe siècle ?

Des chromosomes à l’anatomie, puis aux gènes et enfin aux hormones
De l’anatomie aux gènes, puis aux hormones et enfin aux chromosomes
De l’anatomie aux hormones, puis aux chromosomes et enfin aux gènes
Des hormones aux gènes, puis à l’anatomie et enfin aux chromosomes

De l’anatomie aux hormones, puis aux chromosomes et enfin aux gènes

Explication

La recherche est passée de l’anatomie au XIXe siècle aux hormones dans les années 1920, puis aux chromosomes à partir des années 1960 et aux gènes depuis les années 1990. L’option qui place les gènes avant les chromosomes inverse les deux étapes les plus récentes.

11. Quelle conclusion peut-on tirer d’une association entre le volume cérébral et la taille corporelle ?

Le volume cérébral varie avec la taille du corps, sans être associé aux capacités intellectuelles.
Le volume cérébral augmente avec les capacités intellectuelles, indépendamment de la taille du corps.
Le volume cérébral reflète les capacités intellectuelles lorsqu’on tient compte de la taille corporelle.
Le volume cérébral dépend du sexe, tandis que la taille du corps n’a pas d’influence notable.

Le volume cérébral varie avec la taille du corps, sans être associé aux capacités intellectuelles.

Explication

Le volume du cerveau est proportionnel à la taille du corps et de la boîte crânienne, mais il n’est pas associé aux capacités intellectuelles. L’idée qu’il renseigne sur l’intelligence confond variation anatomique et aptitude intellectuelle.

12. Pourquoi la largeur du bassin ne permet-elle pas, à elle seule, d’identifier sûrement le sexe d’une personne ?

La largeur du bassin dépend surtout des hormones et ne présente pas de variation entre individus.
Les différences entre sexes sont nettes, mais la largeur du bassin change rapidement au cours de la vie.
Les distributions se recouvrent largement et les variations individuelles peuvent dépasser les différences entre sexes.
Les bassins ont une largeur identique dans les deux sexes, malgré des variations liées à l’âge.

Les distributions se recouvrent largement et les variations individuelles peuvent dépasser les différences entre sexes.

Explication

La largeur du bassin suit une courbe de Gauss avec une importante zone de recouvrement, et les différences entre individus de même sexe peuvent dépasser celles entre sexes. L’idée d’une séparation nette des catégories ne tient pas compte de ce recouvrement.

13. Pourquoi les concentrations hormonales ne fournissent-elles pas un seuil unique fiable pour distinguer les sexes ?

Elles varient entre individus de même sexe et évoluent au cours de la vie.
Elles varient avec l’âge, mais sont identiques entre individus de même sexe.
Elles se recouvrent entre sexes, mais ne changent pas au cours de la vie.
Elles restent stables au cours de la vie, mais diffèrent fortement selon la taille du corps.

Elles varient entre individus de même sexe et évoluent au cours de la vie.

Explication

Les concentrations hormonales varient à la fois entre personnes de même sexe et au cours de la vie, ce qui empêche de fixer un seuil unique suffisamment fiable. Dire qu’elles ne changent pas au cours de la vie omet une source importante de variation.

14. Que prend en compte l’expression « inégalités de genre en santé » ?

Le fait que les différences de santé entre femmes et hommes relèvent principalement de la biologie.
Le fait que les écarts de santé résultent de facteurs médicaux indépendants des catégories de genre.
Le fait que les catégories femme et homme renvoient à des réalités biologiques et sociales et culturelles.
Le fait que les catégories femme et homme renvoient avant tout à des réalités sociales et culturelles.

Le fait que les catégories femme et homme renvoient à des réalités biologiques et sociales et culturelles.

Explication

Cette expression prend en compte à la fois les réalités biologiques et les réalités sociales et culturelles associées aux catégories femme et homme. Une interprétation centrée principalement sur la biologie laisse de côté la dimension sociale et culturelle.

15. Quel contraste entre les femmes et les hommes les données françaises de 2025 mettent-elles en évidence pour l’espérance de vie ?

Environ 86 ans à la naissance pour les femmes contre 80,3 ans pour les hommes, et un peu plus de 64 ans sans incapacité contre 63,7 ans.
Environ 86 ans à la naissance pour les femmes contre 80,3 ans pour les hommes, et un peu plus de 64 ans sans incapacité contre 62,7 ans.
Environ 86 ans à la naissance pour les femmes contre 80,3 ans pour les hommes, mais 63,7 ans sans incapacité contre un peu plus de 64 ans.
Environ 80,3 ans à la naissance pour les femmes contre 86 ans pour les hommes, et 63,7 ans sans incapacité contre un peu plus de 64 ans.

Environ 86 ans à la naissance pour les femmes contre 80,3 ans pour les hommes, et un peu plus de 64 ans sans incapacité contre 63,7 ans.

Explication

Les chiffres indiquent une espérance de vie à la naissance proche de 86 ans pour les femmes et de 80,3 ans pour les hommes, ainsi qu’une espérance de vie sans incapacité légèrement supérieure à 64 ans chez les femmes contre 63,7 ans chez les hommes. L’inversion des valeurs sans incapacité attribue à tort la valeur la plus élevée aux hommes.

16. Que désigne le paradoxe morbidité-mortalité ?

Les femmes meurent davantage, tandis que les hommes sont davantage malades.
Les hommes et les femmes meurent autant, mais les femmes déclarent davantage de maladies.
Les hommes meurent davantage, tandis que les femmes sont davantage malades.
Les femmes meurent davantage et sont aussi davantage malades que les hommes.

Les hommes meurent davantage, tandis que les femmes sont davantage malades.

Explication

Le paradoxe désigne la coexistence d’une mortalité plus élevée chez les hommes et d’une morbidité plus élevée chez les femmes. L’interprétation qui attribue la mortalité la plus élevée aux femmes inverse le contraste central.

17. Que révèle le chiffre de 64 % concernant le renoncement aux soins des femmes ?

Cette proportion de femmes déclare avoir annulé un rendez-vous pour des raisons familiales.
Cette proportion de femmes déclare avoir renoncé à des soins, qu’ils soient nécessaires ou non.
Cette proportion de femmes déclare avoir déjà renoncé à un acte médical nécessaire.
Cette proportion d’hommes déclare avoir déjà renoncé à un acte médical nécessaire.

Cette proportion de femmes déclare avoir déjà renoncé à un acte médical nécessaire.

Explication

Soixante-quatre pour cent des femmes disent avoir déjà renoncé à un acte médical nécessaire, et les femmes déclarent davantage ce renoncement que les hommes. L’annulation d’un rendez-vous pour des raisons d’organisation familiale correspond à un autre indicateur.

18. Quel constat décrit la mortalité cardiovasculaire en France en 2020 ?

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité des femmes, avec 62 100 décès féminins contre 69 600 masculins.
Les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de mortalité des femmes, avec 69 600 décès féminins contre 62 100 masculins.
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité des hommes, avec 62 100 décès masculins contre 69 600 féminins.
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité des femmes, avec 69 600 décès féminins contre 62 100 masculins.

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité des femmes, avec 69 600 décès féminins contre 62 100 masculins.

Explication

En 2020, 69 600 femmes contre 62 100 hommes sont décédées d’une maladie cardiovasculaire, première cause de mortalité des femmes en France. L’option qui attribue le plus grand nombre de décès aux hommes inverse les chiffres observés.

19. Quel ensemble de facteurs sociaux et comportementaux est associé au risque cardiovasculaire féminin ?

La baisse du tabagisme féminin, le rejet social de l’alcool, la sédentarité après 50 ans, le stress, la précarité et les difficultés d’articulation des temps de vie.
La hausse du tabagisme féminin, l’acceptation sociale de l’alcool, la sédentarité avant 50 ans, le stress, l’aisance matérielle et la facilité d’articulation des temps de vie.
La hausse du tabagisme féminin, l’acceptation sociale de l’alcool, la sédentarité avant 50 ans, le stress, la précarité et les difficultés d’articulation des temps de vie.
La hausse du tabagisme féminin, l’acceptation sociale de l’alcool, l’activité physique avant 50 ans, le stress, la précarité et les difficultés d’articulation des temps de vie.

La hausse du tabagisme féminin, l’acceptation sociale de l’alcool, la sédentarité avant 50 ans, le stress, la précarité et les difficultés d’articulation des temps de vie.

Explication

Les facteurs cités comprennent notamment la progression du tabagisme féminin, l’acceptation sociale de l’alcool, la sédentarité particulièrement avant 50 ans, le stress, la précarité et les difficultés à articuler les temps de vie. L’option qui remplace la sédentarité par l’activité physique inverse un facteur de risque mentionné.

20. Quel retard les femmes connaissent-elles, par rapport aux hommes, pour accéder à une angioplastie en cas d’infarctus du myocarde ?

Un retard de 63 minutes.
Un retard de 37 minutes.
Un retard de 27 minutes.
Une avance de 37 minutes.

Un retard de 37 minutes.

Explication

En cas d’infarctus du myocarde, l’accès des femmes à une angioplastie est retardé de 37 minutes par rapport à celui des hommes. Une avance de même durée inverserait le sens de l’écart constaté.

21. Chez les femmes victimes d’un infarctus, quel retard moyen d’accès à une angioplastie est observé par rapport aux hommes ?

17 minutes
37 minutes
57 minutes
27 minutes

37 minutes

Explication

L’accès à une angioplastie est retardé de 37 minutes chez les femmes victimes d’un infarctus par rapport aux hommes. Un retard de 17 minutes ne correspond pas à l’écart rapporté.

22. Une femme retarde sa consultation après un infarctus présumé en raison de responsabilités familiales ; à symptômes comparables, un autre patient reçoit des soins différents. Comment qualifier respectivement ces deux situations ?

Deux discriminations dans les soins
Deux inégalités liées à la situation
Une inégalité liée à la situation, puis une discrimination dans les soins
Une discrimination dans les soins, puis une inégalité liée à la situation

Une inégalité liée à la situation, puis une discrimination dans les soins

Explication

Les retards liés à la situation familiale relèvent d’inégalités de situation, tandis qu’une prise en charge différente à symptômes comparables constitue une discrimination dans les soins. Inverser ces qualifications confond les facteurs sociaux avec le traitement différencié reçu.

23. Quelle manifestation de l’infarctus concerne aussi environ neuf femmes sur dix, malgré la possibilité de symptômes associés atypiques ?

Des nausées sans douleur irradiant dans le bras
Des troubles digestifs sans douleur thoracique
Une douleur thoracique irradiant dans le bras gauche
Une douleur abdominale sans douleur thoracique

Une douleur thoracique irradiant dans le bras gauche

Explication

Environ neuf femmes sur dix présentent une douleur thoracique irradiant dans le bras gauche, même si des nausées ou des troubles digestifs peuvent s’y associer. L’idée que les femmes n’auraient que des symptômes atypiques écarte à tort ce signe classique.

24. Quelle place l’AVC occupe-t-il dans les causes d’invalidité chez les femmes, et quel facteur contribue plus souvent à leurs séquelles ?

C’est la troisième cause, et une prise en charge plus tardive contribue aux séquelles
C’est la première cause, et une prise en charge plus précoce contribue aux séquelles
C’est la première cause, et une prise en charge plus tardive contribue aux séquelles
C’est la deuxième cause, et une prise en charge plus précoce contribue aux séquelles

C’est la première cause, et une prise en charge plus tardive contribue aux séquelles

Explication

L’AVC est la première cause d’invalidité chez les femmes, qui en subissent davantage et présentent plus souvent des séquelles notamment en raison d’une prise en charge tardive. Une prise en charge plus précoce ne constitue pas le facteur explicatif indiqué.

25. Lorsqu’une personne présente une asymétrie du sourire, quelle conduite cette observation doit-elle déclencher dans le contexte d’un possible AVC ?

Une surveillance à domicile jusqu’au lendemain
Un rendez-vous de rééducation avant toute évaluation
Une consultation différée si d’autres signes apparaissent
Une prise en charge urgente

Une prise en charge urgente

Explication

L’asymétrie du sourire est un signe d’alerte d’AVC qui doit conduire à une prise en charge urgente. Attendre l’apparition d’autres signes risque de retarder la réponse nécessaire.

26. Quelle différence d’orientation des objectifs de rééducation après un AVC est décrite entre les hommes et les femmes ?

Le retour au travail et la conduite sont davantage proposés aux hommes, l’autonomie familiale et domestique aux femmes
Les objectifs privilégient le sport chez les hommes et les loisirs chez les femmes
L’autonomie familiale et domestique est davantage proposée aux hommes, le retour au travail et la conduite aux femmes
Les objectifs privilégient les soins médicaux chez les hommes et la vie sociale chez les femmes

Le retour au travail et la conduite sont davantage proposés aux hommes, l’autonomie familiale et domestique aux femmes

Explication

Les objectifs proposés aux hommes incluent notamment le retour au travail et la conduite, tandis que ceux proposés aux femmes sont davantage centrés sur l’autonomie familiale et domestique. Inverser ces orientations ne correspond pas à la distinction décrite.

27. Pour éviter que des attentes liées au sexe déterminent les objectifs de rééducation après un AVC, que devraient faire les équipes ?

Proposer des objectifs distincts selon leur sexe
Privilégier les objectifs professionnels pour tous les patients
Déduire leurs priorités de leurs rôles familiaux habituels
Demander directement aux patients quelles capacités comptent pour eux

Demander directement aux patients quelles capacités comptent pour eux

Explication

Les équipes doivent interroger directement les patients sur les capacités qui comptent pour eux, plutôt que de s’appuyer sur des attentes liées au sexe. Déduire les priorités des rôles familiaux risque de reproduire précisément ces attentes.

28. Comment se développe l’ostéoporose lorsque l’équilibre du renouvellement osseux est perturbé ?

La formation cesse tandis que la résorption reste stable, sans perte de densité
La résorption et la formation restent équilibrées, mais la densité augmente
La résorption dépasse la formation osseuse, entraînant une perte progressive de densité
La formation dépasse la résorption osseuse, entraînant une perte progressive de densité

La résorption dépasse la formation osseuse, entraînant une perte progressive de densité

Explication

L’ostéoporose correspond à une fragilisation progressive des os due à une perte de densité lorsque la résorption devient plus importante que la formation. Une formation supérieure à la résorption ne décrit pas le mécanisme indiqué.

29. Quelle association décrit correctement la fréquence de l’ostéoporose chez les hommes et le pronostic d’une fracture du col du fémur ?

Environ autant d’hommes que de femmes sont atteints, et le pronostic de la fracture est identique
Environ un homme pour quatre femmes est atteint, et le pronostic de la fracture est plus favorable chez les hommes
Environ quatre hommes pour une femme sont atteints, et le pronostic de la fracture est moins favorable chez les hommes
Environ un homme pour quatre femmes est atteint, et le pronostic de la fracture est moins favorable chez les hommes

Environ un homme pour quatre femmes est atteint, et le pronostic de la fracture est moins favorable chez les hommes

Explication

On compte environ un homme atteint pour quatre femmes, mais le pronostic d’une fracture du col du fémur est moins favorable chez les hommes. Une fréquence plus faible ne signifie donc pas que le pronostic de fracture est meilleur.

30. Jusqu’à quelle année les normes diagnostiques de densité osseuse étaient-elles établies à partir de populations féminines, avec un risque de retard diagnostique chez les hommes ?

Jusqu’en 2007
Jusqu’en 1977
Jusqu’en 1987
Jusqu’en 1997

Jusqu’en 1997

Explication

Jusqu’en 1997, les normes de densité osseuse étaient établies à partir de populations féminines, ce qui pouvait retarder le diagnostic chez les hommes. L’année 2007 est postérieure à la période indiquée.

31. Quelle caractéristique définit l’endométriose ?

La diminution de cellules endométriales provoquée par les variations du cycle menstruel.
La présence, dans l’ovaire, de cellules qui proviennent habituellement de la vessie.
Le développement, hors de l’endomètre, de cellules qui s’y trouvent habituellement.
La croissance excessive de cellules qui restent à l’intérieur de l’endomètre.

Le développement, hors de l’endomètre, de cellules qui s’y trouvent habituellement.

Explication

L’endométriose correspond à la présence, en dehors de l’endomètre, de cellules habituellement retrouvées dans celui-ci. Une croissance excessive qui reste dans l’endomètre ne décrit pas cette localisation hors de l’utérus.

32. Quel ordre de grandeur associe la fréquence de l’endométriose au délai moyen de diagnostic après les premiers symptômes ayant conduit à consulter ?

Environ une femme sur dix et près de deux ans.
Environ une femme sur dix et près de sept ans.
Environ une femme sur vingt et près de sept ans.
Environ une femme sur cinq et près de trois ans.

Environ une femme sur dix et près de sept ans.

Explication

L’endométriose concerne environ une femme sur dix, et le délai moyen entre les premiers symptômes ayant conduit à consulter et le diagnostic avoisine sept ans. Un délai de deux ans sous-estime le temps moyen rapporté.

33. Pourquoi les douleurs liées aux lésions d’endométriose peuvent-elles compliquer le diagnostic ?

Elles peuvent réapparaître avec les variations du cycle et toucher des zones diverses, comme la vessie ou certains nerfs.
Elles apparaissent de manière continue dans les mêmes zones, ce qui rend leur origine évidente.
Elles suivent un rythme indépendant du cycle et restent limitées à la région utérine.
Elles résultent principalement d’une atteinte de la vessie et ne concernent pas les nerfs.

Elles peuvent réapparaître avec les variations du cycle et toucher des zones diverses, comme la vessie ou certains nerfs.

Explication

Les lésions peuvent être influencées par les variations du cycle menstruel et causer des douleurs récurrentes dans des localisations variées, notamment la vessie ou certains nerfs. Une atteinte limitée à la région utérine ne rend pas compte de cette diversité.

34. Que montre le constat concernant les femmes qui consultent pour des douleurs chroniques ?

Elles représentent 46,1 % de ces patients et leur douleur est prise en charge comme celle des hommes.
Elles représentent 64 % de ces patients et leur douleur est moins bien prise en charge que celle des hommes.
Elles représentent 36 % de ces patients et leur douleur est moins bien prise en charge que celle des hommes.
Elles représentent 64 % de ces patients et leur douleur est mieux prise en charge que celle des hommes.

Elles représentent 64 % de ces patients et leur douleur est moins bien prise en charge que celle des hommes.

Explication

Les femmes constituent 64 % des patients consultant pour des douleurs chroniques, et leur prise en charge de la douleur est moins bonne que celle des hommes. Le chiffre de 46,1 % concerne la participation aux essais cliniques en France, pas les consultations pour douleur chronique.

35. En quelle année les femmes ont-elles été incluses aux États-Unis dans les essais cliniques soutenus par les NIH ?

En 1977.
En 2014.
En 1993.
En 2016.

En 1993.

Explication

L’inclusion des femmes dans les essais cliniques soutenus par les NIH aux États-Unis date de 1993. L’année 2016 correspond à l’intégration du principe du sexe comme variable biologique dans les protocoles de recherche.

36. Quel principe les protocoles de recherche intègrent-ils systématiquement depuis 2016 ?

La justification réglementaire de la proportion de femmes incluses.
L’exclusion des variations hormonales des analyses cliniques.
Le sexe comme variable biologique.
La parité entre les sexes dans chaque groupe d’essai.

Le sexe comme variable biologique.

Explication

Depuis 2016, les protocoles intègrent systématiquement le principe du « sexe comme variable biologique ». La justification de la proportion de femmes relève d’exigences européennes mises en place depuis 2014.

37. Jusqu’au tournant des années 1990, pourquoi les femmes étaient-elles peu représentées dans les essais cliniques ?

Les études portaient principalement sur des maladies masculines, sans que la grossesse soit une préoccupation.
Les règles d’inclusion imposaient une représentation égale, mais les femmes abandonnaient les études en cours.
Les variations hormonales étaient jugées sans intérêt et les femmes refusaient largement de participer aux essais.
Les variations hormonales cycliques et les craintes liées à une grossesse éventuelle contribuaient à leur sous-représentation.

Les variations hormonales cycliques et les craintes liées à une grossesse éventuelle contribuaient à leur sous-représentation.

Explication

Les variations hormonales cycliques et les craintes liées à une grossesse éventuelle faisaient partie des raisons de l’absence ou de la faible représentation des femmes. L’égalité de représentation n’était pas imposée à cette période.

38. Quelle affirmation décrit la participation des femmes aux essais cliniques en France ?

Elles représentent 46,1 % des participants, avec une proportion qui varie fortement selon le domaine thérapeutique.
Elles représentent 64 % des participants, avec une proportion qui varie fortement selon le domaine thérapeutique.
Elles représentent 46,1 % des participants, avec une proportion comparable dans chaque domaine thérapeutique.
Elles représentent 50 % des participants, avec une proportion qui varie fortement selon le domaine thérapeutique.

Elles représentent 46,1 % des participants, avec une proportion qui varie fortement selon le domaine thérapeutique.

Explication

En France, les femmes constituent 46,1 % des participants aux essais cliniques, mais leur représentation varie fortement selon les domaines thérapeutiques. Le chiffre de 64 % concerne les consultations pour douleurs chroniques, et non les essais cliniques.

39. Pourquoi l’infertilité concerne-t-elle les femmes et les hommes ?

Parce que les causes d’infertilité sont identiques chez les deux sexes.
Parce que l’infertilité désigne une affection propre au couple plutôt qu’à ses membres.
Parce que les examens de fertilité évaluent les deux partenaires de la même manière.
Parce que la fertilité dépend de la santé reproductive des deux sexes.

Parce que la fertilité dépend de la santé reproductive des deux sexes.

Explication

L’infertilité concerne les femmes comme les hommes puisque la fertilité dépend de la santé reproductive des deux sexes. Cela ne signifie pas que les causes soient identiques chez chacun.

40. Pour choisir une prothèse de genou adaptée, quels facteurs se sont révélés plus déterminants que le sexe ?

L’âge et le niveau d’activité physique.
La taille et l’amplitude articulaire.
La douleur ressentie et la durée des symptômes.
Le poids et la densité osseuse.

La taille et l’amplitude articulaire.

Explication

Dans l’exemple des prothèses de genou, la taille et l’amplitude articulaire se sont révélées plus déterminantes que le sexe. L’âge et l’activité physique ne sont pas les facteurs mis en avant dans ce constat.

41. Quel biais consiste à prendre le corps masculin comme référence pour produire des connaissances médicales ?

L’essentialisme, qui attribue les différences à des causes biologiques
L’androcentrisme, qui érige le corps masculin en modèle de référence
La médecine bikini, qui limite l’attention aux organes reproducteurs
La socialisation, qui façonne les comportements selon les normes de genre

L’androcentrisme, qui érige le corps masculin en modèle de référence

Explication

L’androcentrisme prend le corps masculin comme modèle de référence dans la production des connaissances médicales. L’essentialisme concerne plutôt l’attribution de différences à la biologie, même lorsqu’elles peuvent avoir d’autres causes.

42. Une étude attribue à la biologie une différence entre femmes et hommes sans examiner les facteurs sociaux ou comportementaux possibles : quel biais illustre-t-elle ?

Un biais diagnostique, qui provient d’outils de mesure inadaptés aux patientes
La médecine bikini, qui privilégie les organes liés à la sexualité et à la reproduction
L’androcentrisme, qui généralise aux femmes des observations faites chez les hommes
L’essentialisme, qui ramène à la biologie des différences potentiellement multifactorielles

L’essentialisme, qui ramène à la biologie des différences potentiellement multifactorielles

Explication

L’essentialisme consiste à attribuer à la biologie des différences qui peuvent aussi relever de facteurs sociaux, culturels ou comportementaux. L’androcentrisme désigne plutôt le recours au corps masculin comme modèle médical de référence.

43. Une femme consulte pour une douleur abdominale : quelle approche évite de réduire sa santé à la « médecine bikini » ?

Orienter d’emblée l’évaluation vers les organes reproducteurs
Considérer que les symptômes abdominaux sont comparables chez toutes les femmes
Envisager aussi une cause digestive, en plus des causes liées à la reproduction
Interpréter la douleur comme une manifestation de différences biologiques entre les sexes

Envisager aussi une cause digestive, en plus des causes liées à la reproduction

Explication

La « médecine bikini » réduit la santé des femmes aux organes associés à la sexualité et à la reproduction, alors qu’une douleur abdominale peut être digestive. Une évaluation centrée d’emblée sur les organes reproducteurs reproduirait précisément cette réduction.

44. Quelle comparaison des écarts d’espérance de vie entre femmes et hommes et entre catégories sociales est correcte ?

L’écart entre catégories sociales est d’environ 5,5 ans, tandis que l’autre dépasse 13 ans
L’écart entre catégories sociales peut approcher 13 ans, contre environ 5,5 ans entre femmes et hommes
Les deux écarts sont proches, chacun se situant autour de 5,5 ans
L’écart entre femmes et hommes peut approcher 13 ans, contre environ 5,5 ans entre catégories sociales

L’écart entre catégories sociales peut approcher 13 ans, contre environ 5,5 ans entre femmes et hommes

Explication

L’écart d’espérance de vie entre femmes et hommes est d’environ 5,5 ans, alors que celui entre catégories sociales favorisées et défavorisées peut atteindre près de 13 ans. Inverser ces valeurs surestime l’écart associé au sexe et sous-estime celui associé aux catégories sociales.

45. Lorsqu’un patient rapporte des symptômes, quel est le premier réflexe clinique recommandé ?

Rechercher d’abord une cause psychologique lorsque les examens initiaux ne sont pas concluants
Écouter sa plainte et la prendre au sérieux avant d’attribuer ses symptômes à des causes psychologiques
Comparer sa plainte à des symptômes typiques avant de décider si elle mérite une investigation
Commencer par déterminer si son genre peut expliquer son interprétation des symptômes

Écouter sa plainte et la prendre au sérieux avant d’attribuer ses symptômes à des causes psychologiques

Explication

Le premier réflexe clinique est de créditer la plainte en écoutant le patient sans attribuer immédiatement les symptômes à des causes psychologiques. Rechercher d’abord une explication psychologique risque de discréditer trop tôt ce qu’il rapporte.

46. Une différence de diagnostic apparaît entre femmes et hommes : quelles pistes faut-il examiner pour en comprendre l’origine ?

Le sexe biologique, le genre et la socialisation, ainsi que les biais des connaissances, du raisonnement ou des outils
Le genre et la socialisation, en supposant que les différences biologiques expliquent les résultats observés
Les outils de diagnostic, en considérant les différences de sexe et de socialisation comme secondaires
Le sexe biologique et les hormones, en tenant le genre et les outils diagnostiques à l’écart de l’analyse

Le sexe biologique, le genre et la socialisation, ainsi que les biais des connaissances, du raisonnement ou des outils

Explication

Il faut rechercher si la différence relève du sexe biologique, du genre et de la socialisation, ou d’un biais dans les connaissances, le raisonnement ou les outils diagnostiques. Se limiter aux facteurs biologiques écarterait plusieurs explications pertinentes.

47. Une femme présente une douleur abdominale : comment appliquer le réflexe clinique qui consiste à rechercher les différences pertinentes sans oublier les similarités ?

Envisager une cause digestive parmi les hypothèses, sans présumer que la douleur est gynécologique
Écarter les causes digestives si les symptômes paraissent associés à la reproduction
Privilégier une cause gynécologique, car le sexe de la patiente oriente l’évaluation abdominale
Traiter la douleur comme une conséquence du genre avant d’évaluer ses causes physiques

Envisager une cause digestive parmi les hypothèses, sans présumer que la douleur est gynécologique

Explication

Ce réflexe invite à rechercher les différences lorsqu’elles sont pertinentes tout en gardant à l’esprit les similarités, notamment en envisageant une cause digestive. Présumer une origine gynécologique négligerait justement une explication commune possible.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Genre et santé des femmes.

Qu’est-ce qu’une différence entre deux éléments comparés ?

Un constat factuel neutre qui les distingue, sans jugement de valeur ni hiérarchie.

Quelle hiérarchie une inégalité établit-elle entre des situations ?

Elle associe un avantage à un désavantage.

Quelle question une inégalité soulève-t-elle ?

Une question de justice ou d’injustice.

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Consultez la fiche de révision complète sur Genre et santé des femmes.

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