QCM : Analyse didactique du canoë-kayak — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que construit l’analyse didactique du kayak à partir de l’étude de l’activité et des apprentissages des élèves ?

Un règlement simplifié destiné à organiser les séances de navigation
Une progression technique centrée sur les gestes experts des pratiquants
Un contenu d’enseignement adapté à la logique de l’activité et aux apprentissages
Une évaluation motrice fondée sur la comparaison des performances individuelles

Un contenu d’enseignement adapté à la logique de l’activité et aux apprentissages

Explication

L’analyse didactique construit un contenu d’enseignement en croisant la logique de l’activité physique et sportive avec les apprentissages des élèves. Elle ne se réduit donc ni à une progression technique, ni à un règlement, ni à une évaluation.

2. Un enseignant étudie les contraintes propres au kayak et les difficultés rencontrées par ses élèves avant de concevoir une situation d’apprentissage. Quelle démarche met-il en œuvre ?

Une transmission directe des gestes réglementaires
Une analyse didactique de l’activité
Une sélection de techniques de compétition
Une observation isolée des résultats sportifs

Une analyse didactique de l’activité

Explication

L’analyse didactique consiste à élaborer le contenu d’enseignement à partir de l’étude de l’activité et des apprentissages des élèves. L’enseignant ne se contente donc pas de transmettre des gestes ou d’observer les résultats.

3. Selon B. Boda et M. Récopéli, que désigne la logique interne d’une activité ?

Le projet constant suscité par le système de règles
Une technique particulière maîtrisée par les pratiquants
Une stratégie personnelle choisie avant chaque déplacement
Un ensemble de gestes propres à chaque embarcation

Le projet constant suscité par le système de règles

Explication

Pour B. Boda et M. Récopéli, la logique interne est le projet constant produit par le système de règles qui gouverne les conduites. Elle ne correspond pas à une technique isolée ni à une décision personnelle ponctuelle.

4. Dans le CKDA, comment distinguer la logique interne de la motricité du pratiquant ?

La logique interne décrit les performances, tandis que la motricité choisit le milieu
La logique interne pose les contraintes, tandis que la motricité s’y adapte
La logique interne produit les gestes, tandis que la motricité fixe les règles
La logique interne dépend de l’élève, tandis que la motricité organise l’embarcation

La logique interne pose les contraintes, tandis que la motricité s’y adapte

Explication

La logique interne regroupe les contraintes des règles et du milieu, alors que la motricité est l’adaptation produite par le pratiquant pour atteindre une trajectoire. Confondre ces notions revient donc à prendre la réponse motrice pour la contrainte qui la provoque.

5. Quelle description correspond à la pratique du CKDA ?

Suivre une trajectoire imposée en appliquant une technique de propulsion déterminée
Déplacer une embarcation individuelle en évitant toute adaptation au milieu aquatique
Répéter des gestes codifiés sur une embarcation stable en milieu prévisible
Élaborer un déplacement et conduire une embarcation dans un milieu aquatique incertain

Élaborer un déplacement et conduire une embarcation dans un milieu aquatique incertain

Explication

Faire du CKDA consiste à construire un projet de déplacement et à conduire une embarcation, seul ou collectivement, grâce à une propulsion dans un milieu variable, tout en préservant les personnes et l’environnement. Les autres propositions réduisent l’activité à un milieu stable, à une trajectoire imposée ou à une absence d’adaptation.

6. Face à une modification du courant qui rend la trajectoire prévue moins pertinente, quelle conduite caractérise la navigation en CKDA ?

Modifier la trajectoire sans observer le milieu ni analyser ses effets
Lire le milieu, réajuster les actions et redéfinir le déplacement si nécessaire
Maintenir le projet initial en reproduisant les actions motrices prévues
Interrompre la navigation dès qu’une adaptation motrice devient nécessaire

Lire le milieu, réajuster les actions et redéfinir le déplacement si nécessaire

Explication

La navigation implique de lire le milieu, de réaliser une trajectoire, de réajuster les actions motrices et de redéfinir le projet si besoin. Maintenir automatiquement le plan initial ne tient pas compte du caractère variable du milieu.

7. Quelle différence distingue la pagaie du CKDA de la rame d’aviron ?

La pagaie est réservée aux embarcations comportant plusieurs pratiquants
La pagaie transmet la propulsion par un dispositif mécanique articulé
La pagaie est fixée à l’embarcation par un axe de rotation
La pagaie n’est généralement pas solidaire de l’embarcation

La pagaie n’est généralement pas solidaire de l’embarcation

Explication

Dans le CKDA, la pagaie simple ou double n’est généralement pas solidaire de l’embarcation, contrairement à la rame d’aviron. La présence de plusieurs pratiquants ne définit pas le moyen de propulsion utilisé.

8. Que combine la propulsion orientée dans le CKDA ?

La stabilité de l’embarcation et la réduction des mouvements du pratiquant
La vitesse de déplacement et l’immobilisation de la pagaie dans l’eau
La production d’énergie et l’orientation de la propulsion vers une trajectoire
La lecture du milieu et la sélection d’un itinéraire sans action propulsive

La production d’énergie et l’orientation de la propulsion vers une trajectoire

Explication

La propulsion orientée associe l’énergie nécessaire au déplacement et l’orientation de cette propulsion afin de conduire l’ensemble formé par l’individu et l’embarcation. Elle ne consiste donc ni à stabiliser sans propulser, ni à choisir une route sans agir.

9. Quelle relation peut exister entre l’orientation de l’embarcation et le projet de déplacement ?

L’orientation suit nécessairement le projet et produit une trajectoire directe
L’orientation traduit toujours une erreur de propulsion éloignant de l’objectif
L’orientation est indépendante des actions propulsives et dépend du règlement
L’orientation peut suivre le projet ou conduire à une trajectoire avec détour

L’orientation peut suivre le projet ou conduire à une trajectoire avec détour

Explication

L’orientation résulte des actions propulsives et peut être liée ou non au projet de déplacement, ce qui permet une trajectoire directe ou avec détour. Elle n’est donc pas nécessairement directe et ne constitue pas en elle-même une erreur.

10. Dans un milieu aquatique, que désignent respectivement l’intensité et le sens d’action d’un champ de force ?

La température du milieu, puis la profondeur de l’eau
La profondeur de l’eau, puis la température du milieu
La vitesse ou le dénivelé, puis la direction de la force
La direction de la force, puis sa vitesse ou son dénivelé

La vitesse ou le dénivelé, puis la direction de la force

Explication

L’intensité renvoie notamment à la vitesse ou au dénivelé, tandis que le sens d’action indique la direction du champ de force. La profondeur et la température ne définissent pas ces deux caractéristiques.

11. Un cours d’eau dont les conditions changent selon le débit, le vent et les mouvements d’eau est qualifié de quel type de milieu ?

Un milieu codifié
Un milieu variable
Un milieu varié
Un milieu incertain

Un milieu variable

Explication

Un milieu variable change en fonction du débit, du vent, du lit de la rivière ou des mouvements d’eau. Un milieu incertain se caractérise plutôt par son imprévisibilité et son risque potentiel.

12. Quelle finalité doit guider la pratique du CKDA en matière de sécurité et de responsabilité ?

Accroître la vitesse du pratiquant en réduisant les contraintes du milieu
Standardiser les parcours afin de limiter les différences entre les embarcations
Préserver l’intégrité du pratiquant et l’environnement par des connaissances adaptées
Privilégier la performance sportive en s’écartant des caractéristiques naturelles

Préserver l’intégrité du pratiquant et l’environnement par des connaissances adaptées

Explication

La pratique du CKDA doit protéger l’intégrité physique du pratiquant et l’environnement grâce à des connaissances sur les facteurs physiques, le vivant, les patrimoines et les dimensions humaines. La performance ou la standardisation des parcours ne constitue pas cette finalité centrale.

13. Que désigne le problème fondamental d’une activité physique et sportive ?

La transformation scolaire d’une pratique sociale de référence
La contradiction essentielle à laquelle le pratiquant est nécessairement confronté
La liste des compétences évaluées à la fin d’un cycle d’apprentissage
La difficulté matérielle rencontrée par l’enseignant lors de la séance

La contradiction essentielle à laquelle le pratiquant est nécessairement confronté

Explication

Le problème fondamental correspond au problème spécifique et à la contradiction essentielle de l’activité pour le pratiquant. La transformation d’une pratique en savoir scolaire relève de la transposition didactique.

14. Quel processus transforme une pratique sociale de référence en savoir enseigné dans le cadre scolaire ?

La transposition didactique
La codification du milieu
La planification énergétique
La régulation motrice

La transposition didactique

Explication

La transposition didactique transforme un savoir ou une pratique sociale de référence en savoir enseigné à l’école. Les autres notions ne désignent pas ce passage vers un contenu scolaire.

15. Quel enchaînement décrit correctement la progression des apprentissages en CKDA ?

Optimisation de la vitesse, conservation de la vitesse, suivi d’un cap, support flottant puis trajet complexe
Trajet complexe, conservation de la vitesse, support flottant, suivi d’un cap puis optimisation
Suivi d’un cap, support flottant, optimisation de la vitesse, trajet complexe puis conservation
Support flottant, suivi d’un cap, trajet complexe, conservation puis optimisation de la vitesse

Support flottant, suivi d’un cap, trajet complexe, conservation puis optimisation de la vitesse

Explication

La progression va de l’évolution sur un support flottant vers le suivi d’un cap, puis la conduite d’un trajet complexe, la conservation de la vitesse et enfin son optimisation sur un trajet complet. Les autres séquences inversent des étapes de difficulté croissante.

16. Quelle acquisition caractérise principalement l’étape « évoluer en se déplaçant sur un support flottant » ?

Doser son énergie selon les variations du courant sur des trajectoires ciblées
Contrôler les dérapages en utilisant la gîte pour éviter le dessalage
Explorer la stabilité en acceptant d’être porté, secoué et mouillé
Optimiser la vitesse sur un trajet complet en combinant précision et rapidité

Explorer la stabilité en acceptant d’être porté, secoué et mouillé

Explication

Cette première étape vise l’exploration de la stabilité, l’acceptation des déséquilibres et les premiers déplacements sur l’eau. Le contrôle des dérapages, le dosage dans le courant et l’optimisation de la vitesse correspondent à des étapes ultérieures.

17. À l’étape « suivre un cap », à quoi sert principalement la gîte ?

À accepter les chocs et les immersions lors de la découverte du support flottant
À atteindre une cible précise en dosant son énergie selon le courant
À augmenter ou réduire les effets du courant sur un trajet complet
À éviter le dessalage en agissant sur l’inclinaison de l’embarcation

À éviter le dessalage en agissant sur l’inclinaison de l’embarcation

Explication

Lors du suivi d’un cap, l’élève utilise la gîte pour éviter le dessalage et contrôle aussi ses actions de pagaie. La recherche de cibles précises appartient à la conduite d’un trajet complexe, tandis que la modulation des effets du courant caractérise les étapes de vitesse.

18. Que recherche le pratiquant aux étapes de conservation et d’optimisation de la vitesse ?

Un déplacement latéral élémentaire réalisé sur un support flottant instable
Des trajectoires complexes, tendues et rapides combinant propulsion et conduite
Un contrôle initial des dérapages par variation de l’amplitude de pagaie
Une découverte progressive de la stabilité sur un plan d’eau calme aménagé

Des trajectoires complexes, tendues et rapides combinant propulsion et conduite

Explication

Ces étapes associent propulsion et conduite afin de produire des trajectoires complexes, précises et rapides, en utilisant notamment la gîte et l’assiette. La stabilité, les déplacements élémentaires et le contrôle initial des dérapages relèvent d’étapes précédentes.

19. Lequel de ces éléments appartient aux indices chiffrés d’évaluation du CKDA ?

La qualité de la posture du pratiquant
Le niveau de dissociation des mouvements
Le nombre de coups de pagaie réalisés
La trajectoire suivie par le bateau

Le nombre de coups de pagaie réalisés

Explication

Le nombre de coups de pagaie est quantifiable et fait partie des indices chiffrés du CKDA. La posture, la trajectoire et la dissociation relèvent plutôt des observables qualitatifs.

20. Lorsqu’un encadrant observe la position du bassin et la tonicité du pratiquant, que cherche-t-il principalement à évaluer ?

Le nombre de contacts avec les portes
Des actions motrices et leur coordination
La vitesse moyenne du déplacement
La distance entre le départ et l’arrivée

Des actions motrices et leur coordination

Explication

La position du bassin et la tonicité décrivent des actions motrices observables qualitativement, avec le placement et la coordination. La vitesse, les contacts et les lieux du parcours correspondent à des indices chiffrés ou repérables autrement.

21. Pourquoi une situation de référence doit-elle proposer des repères concrets et rapidement appréciables ?

Pour permettre au pratiquant et à l’encadrant d’agir dans une démarche active
Pour privilégier les impressions générales au détriment des critères précis
Pour réserver l’interprétation des résultats à l’encadrant
Pour remplacer l’observation par une mesure unique et standardisée

Pour permettre au pratiquant et à l’encadrant d’agir dans une démarche active

Explication

Des repères concrets et rapidement appréciables permettent au pratiquant comme à l’encadrant de comprendre la situation et de s’y engager activement dans l’apprentissage. Une telle situation ne supprime ni l’observation qualitative ni la participation du pratiquant.

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Qu'est-ce que l'analyse didactique du kayak ?

Une démarche construisant un contenu d'enseignement à partir de l'étude de l'activité physique et des apprentissages.

Sur quoi se base l'analyse didactique du kayak ?

Sur la logique de l'activité physique et sportive et les apprentissages des élèves.

Qu'est-ce que la logique interne selon B. Boda et M. Récopéli ?

Un projet constant suscité par le système de règles gouvernant les conduites des pratiquants de haut niveau.

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