QCM : Clonage moléculaire et analyse de l’expression — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est l’origine de l’ADNc X utilisé pour produire la protéine X humaine ?

L’ADN génomique contenant le gène de la protéine X humaine
Le plasmide recombinant utilisé comme vecteur de clonage
L’ARN ribosomique extrait des cellules humaines
L’ARN messager codant pour la protéine X humaine

L’ARN messager codant pour la protéine X humaine

Explication

L’ADNc X est obtenu à partir de l’ARN messager qui code la protéine X humaine, et il possède des extrémités franches. Le plasmide recombinant sert de vecteur de clonage, mais il n’est pas l’origine de l’ADNc.

2. Quel est le résultat recherché lorsqu’un vecteur recombinant est introduit dans une bactérie au cours d’un clonage ?

La transcription du vecteur en ARN messager dans la bactérie
La réplication et la multiplication du vecteur avec les bactéries
La traduction directe de l’ADN inséré en protéine humaine
La digestion du vecteur par les enzymes de restriction bactériennes

La réplication et la multiplication du vecteur avec les bactéries

Explication

Le clonage bactérien permet au vecteur recombinant de se répliquer et de se multiplier avec les bactéries qui le portent. La transcription produit un ARN, mais elle ne constitue pas le mécanisme d’amplification du vecteur.

3. Quelles combinaisons de sites permettent d’envisager le sous-clonage de toute la séquence de l’ADNc X dans pGEM ?

HindIII et PstI, ou EcoRV et XhoI
HindIII et EcoRV, ou HindIII et BamHI
BamHI et XhoI, ou EcoRV et PstI
EcoRV et BamHI, ou HindIII et PstI

HindIII et EcoRV, ou HindIII et BamHI

Explication

Deux stratégies sont possibles : utiliser les sites HindIII et EcoRV, ou utiliser les sites HindIII et BamHI. Les autres combinaisons ne correspondent pas aux stratégies indiquées pour cet ADNc et ce vecteur.

4. Quelle propriété caractérise une enzyme de restriction ?

Elle coupe les deux brins d’ADN en des sites précis
Elle relie deux extrémités d’ADN par une liaison covalente
Elle réplique une molécule d’ADN circulaire dans une bactérie
Elle détecte les fragments d’ADN après une électrophorèse

Elle coupe les deux brins d’ADN en des sites précis

Explication

Une enzyme de restriction est une endonucléase qui coupe les deux brins d’une molécule d’ADN à des sites précis. La ligase relie les extrémités, tandis que la réplication et la détection relèvent d’autres mécanismes.

5. Quelle description correspond à un plasmide bactérien ?

Une protéine enzymatique qui reconnaît des séquences d’ADN précises
Une molécule d’ADN circulaire double brin capable de réplication autonome
Une molécule d’ARN linéaire traduite directement par les ribosomes
Un fragment d’ADN simple brin incapable de se maintenir dans une bactérie

Une molécule d’ADN circulaire double brin capable de réplication autonome

Explication

Un plasmide est une molécule d’ADN bactérienne circulaire à double brin qui peut se répliquer de manière autonome grâce à des séquences particulières. Les autres descriptions correspondent à de l’ARN, à un fragment d’ADN incomplet ou à une enzyme.

6. Dans un plasmide d’expression, quel élément permet l’expression de l’ADN cloné ?

Le gène de sélection conférant une résistance antibiotique
La séquence bactérienne responsable de la réplication autonome
Le promoteur placé dans le vecteur d’expression
Le site multiple de clonage contenant des sites de restriction

Le promoteur placé dans le vecteur d’expression

Explication

Le promoteur permet l’expression de l’ADN cloné dans un plasmide d’expression. Le gène de sélection sert à sélectionner les bactéries porteuses du plasmide, tandis que les sites de restriction facilitent l’insertion de l’ADN.

7. Comment un plasmide d’expression se distingue-t-il d’un vecteur de clonage classique ?

Il perd sa capacité de réplication autonome dans la bactérie
Il comporte un promoteur permettant l’expression de l’ADN inséré
Il remplace le gène de sélection par une séquence d’ARN
Il contient une enzyme de restriction qui digère l’ADN inséré

Il comporte un promoteur permettant l’expression de l’ADN inséré

Explication

Un plasmide d’expression est un vecteur de clonage auquel on a ajouté un promoteur afin de permettre l’expression de l’ADN inséré. L’ajout du promoteur ne supprime ni la réplication autonome ni le principe de sélection du vecteur.

8. Comment détermine-t-on la taille d’un fragment d’ADN après digestion et électrophorèse ?

En comparant sa position à celle du plasmide non digéré sur le même gel
En observant l’intensité de sa fluorescence sans utiliser de fragments de référence
En convertissant directement sa distance de migration en nombre de paires de bases
En comparant sa migration à celle de fragments marqueurs sur une droite semi-logarithmique

En comparant sa migration à celle de fragments marqueurs sur une droite semi-logarithmique

Explication

La taille est estimée en comparant la distance de migration du fragment à celles de fragments marqueurs grâce à une droite étalon semi-logarithmique. La distance seule ne fournit pas directement une taille fiable, car elle dépend notamment des conditions de migration.

9. Sur quelles données repose l’établissement de la carte de restriction d’un plasmide recombinant ?

Le nombre de bactéries transformées, qui permet de localiser l’ATG et le codon STOP
La fluorescence globale du gel, qui révèle la position de chaque enzyme sur le plasmide
La seule distance parcourue par le plasmide non digéré, qui indique directement l’ordre des séquences
Les tailles obtenues après digestions simples, doubles et triples, qui permettent de positionner les sites et les codons clés

Les tailles obtenues après digestions simples, doubles et triples, qui permettent de positionner les sites et les codons clés

Explication

La carte de restriction est construite à partir des tailles de fragments issues de digestions simples, doubles et triples, puis les sites de restriction, l’ATG initiateur et le codon STOP sont positionnés. La migration du plasmide non digéré et le nombre de bactéries ne fournissent pas ces informations structurales.

10. Quels éléments reconnaissent spécifiquement les promoteurs T7 et Sp6 qui encadrent l’ADNc cloné ?

Les ribosomes associés aux séquences codantes de l’ADNc
Les ADN polymérases des bactéries porteuses du plasmide
Les enzymes de restriction utilisées pour ouvrir le plasmide
Les ARN polymérases des bactériophages T7 et Sp6

Les ARN polymérases des bactériophages T7 et Sp6

Explication

Les promoteurs T7 et Sp6 sont reconnus par les ARN polymérases correspondantes des bactériophages T7 et Sp6. Les ADN polymérases bactériennes interviennent dans la réplication de l’ADN, et non dans la reconnaissance spécifique de ces promoteurs.

11. Lorsqu’un plasmide recombinant contenant un ADNc est transcrit in vitro avec le promoteur T7, l’ARN polymérase T7 et des NTP, quel produit est obtenu ?

Une copie d’ADN plasmidique produite par réplication bactérienne
Un fragment d’ADN généré par digestion du plasmide
Une protéine traduite directement à partir de l’ADNc cloné
Un ARN synthétisé à partir de l’ADNc cloné

Un ARN synthétisé à partir de l’ADNc cloné

Explication

La transcription in vitro utilise l’ARN polymérase T7 et les NTP pour produire un ARN à partir de l’ADNc cloné. La réplication bactérienne produit des copies d’ADN plasmidique, ce qui correspond à un processus différent.

12. Quelle technique permet de détecter un ARN spécifique dans un mélange d’ARN grâce à une sonde complémentaire marquée ?

Le Northern blot
Le Southern blot
La digestion enzymatique de l’ADN
L’électrophorèse des protéines

Le Northern blot

Explication

Le Northern blot détecte un ARN spécifique par hybridation avec une sonde complémentaire marquée. Le Southern blot repose sur une analyse de l’ADN et ne correspond donc pas à la détection d’ARN.

13. Dans un Northern blot, quelle étape sature les sites susceptibles de retenir la sonde de manière non spécifique avant l’hybridation ?

Le transfert des ARN vers la membrane de nylon
La fixation des ARN par rayonnement ultraviolet
La préhybridation
Le lavage réalisé après l’hybridation

La préhybridation

Explication

La préhybridation sature les sites non spécifiques de la membrane avant l’ajout de la sonde. L’hybridation intervient ensuite pour permettre la fixation de la sonde sur sa séquence complémentaire.

14. Pour produire une sonde ARN marquée à la digoxigénine avec l’ARN polymérase Sp6, quelle combinaison d’étapes et de réactifs est appropriée ?

Linéariser le plasmide en amont de l’insert, puis transcrire avec une ADN polymérase et des dNTP non marqués
Dénaturer l’ARN obtenu, puis le répliquer avec Sp6 en présence de nucléotides exclusivement radioactifs
Conserver le plasmide circulaire, puis amplifier l’insert avec une enzyme de restriction et des acides aminés marqués
Linéariser le plasmide en aval de l’insert, puis transcrire avec Sp6 et des NTP contenant une fraction d’UTP-digoxigénine

Linéariser le plasmide en aval de l’insert, puis transcrire avec Sp6 et des NTP contenant une fraction d’UTP-digoxigénine

Explication

La synthèse de la sonde nécessite une linéarisation en aval de l’insert, suivie d’une transcription Sp6 avec ATP, CTP, GTP, UTP et une fraction d’UTP couplé à la digoxigénine. Une ADN polymérase, des acides aminés ou des nucléotides exclusivement radioactifs ne correspondent pas à ce protocole.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 27 flashcards sur Clonage moléculaire et analyse de l’expression.

De quoi provient l'ADNc X ?

De l'ARN messager codant pour la protéine X humaine.

Quelles extrémités possède l'ADNc X ?

Des extrémités franches.

En quoi consiste le clonage dans une bactérie ?

À intégrer un vecteur recombinant pour qu'il se réplique avec la bactérie.

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