QCM : Émotion et mémoire chez l’adulte et l’enfant (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Des années après un événement marquant, une personne se rappelle avec vivacité l’endroit et les circonstances où elle en a appris la nouvelle. De quel type de souvenir s’agit-il ?

Un souvenir de l’événement sans souvenir de son annonce
Un souvenir défini par la confiance dans sa précision
Un souvenir flash des circonstances de l’annonce
Un souvenir collectif défini par sa diffusion publique

Un souvenir flash des circonstances de l’annonce

Explication

Un souvenir flash est un souvenir particulièrement vivace des circonstances dans lesquelles une personne a appris un événement marquant, qui demeure intense avec le temps. Le souvenir de l’événement lui-même, la confiance et le caractère collectif ne définissent pas cette notion.

2. Après avoir reçu des informations trompeuses entre l’interrogatoire et une séance d’identification, quel taux de faux positifs a été observé dans l’étude d’entraînement militaire ?

53 %
42 %
64 %
91 %

91 %

Explication

Les informations trompeuses entre l’interrogatoire et l’identification étaient associées à un taux de faux positifs de 91 %. Le taux de 53 % correspond à l’absence d’information trompeuse; 42 % et 64 % sont des taux issus des résultats sur l’anxiété.

3. Un témoin reconnaît un visage en s’appuyant sur la disposition et les relations entre ses traits plutôt que sur un trait isolé. Quel type de traitement décrit cette reconnaissance ?

L’effet Clark Kent
Le traitement holistique des visages
Le traitement isolé des traits faciaux
L’avantage de reconnaissance de l’endogroupe

Le traitement holistique des visages

Explication

Le traitement holistique consiste à reconnaître le visage comme un ensemble organisé dont la configuration globale compte. Le traitement d’un trait isolé néglige cette organisation; l’effet Clark Kent concerne une perturbation liée à des changements d’apparence.

4. Des participants doivent classer simultanément des photos de deux inconnus en groupes correspondant aux identités, sans devoir se fier à leur mémoire. Combien de groupes forment-ils en moyenne ?

Environ 40 groupes
Environ 7,5 groupes
Environ 74 groupes
Environ 2 groupes

Environ 7,5 groupes

Explication

Même avec une présentation simultanée et une tâche sans sollicitation de la mémoire, les participants forment en moyenne 7,5 groupes au lieu des deux correspondant aux identités. Deux groupes représentent le résultat attendu, 40 renvoie au nombre de photos de l’exemple et 74 % à une statistique judiciaire.

5. Que désigne l’amnésie infantile ?

L’incapacité des jeunes enfants à former des souvenirs de quelque nature que ce soit
La perte de souvenirs formés après un traumatisme survenu à l’âge adulte
La décision consciente d’écarter des souvenirs anciens de la mémoire
La difficulté des jeunes enfants à récupérer des souvenirs de leurs premières années

La difficulté des jeunes enfants à récupérer des souvenirs de leurs premières années

Explication

L’amnésie infantile désigne la difficulté des enfants les plus jeunes à récupérer des souvenirs de leurs premières années de vie. Elle ne signifie ni une absence générale de formation des souvenirs, ni l’oubli traumatique adulte, ni une suppression volontaire.

6. Dans une expérience DRM, une liste de mots liés sémantiquement est présentée à des adultes, puis ceux-ci doivent rappeler les mots avant de décider si une cible absente figurait dans la liste. Quels taux correspondent aux résultats typiques pour cette cible ?

Rappelée dans 70 % des cas et reconnue à tort dans 20 % des cas
Rappelée dans 70 % des cas et reconnue correctement dans 20 % des cas
Rappelée dans 20 % des cas et reconnue à tort dans 70 % des cas
Rappelée dans 20 % des cas et reconnue correctement dans 70 % des cas

Rappelée dans 20 % des cas et reconnue à tort dans 70 % des cas

Explication

Dans le paradigme DRM, la cible absente est rappelée dans 20 % des cas et reconnue à tort dans 70 % des cas. Inverser les taux confond rappel et reconnaissance, tandis que parler de reconnaissance correcte oublie que la cible n’a pas été présentée.

7. Dans une expérience, les témoins soumis à une anxiété élevée reconnaissent correctement moins de visages que ceux en faible anxiété. Quel écart entre les taux observés correspond à la méta-analyse ?

Un écart de 22 points de pourcentage
Un écart de 12 points de pourcentage en faveur de l’anxiété élevée
Un écart de 10 points de pourcentage
Un écart de 12 points de pourcentage

Un écart de 12 points de pourcentage

Explication

La reconnaissance correcte passe de 54 % en faible anxiété à 42 % en anxiété élevée, soit une baisse de 12 points. L’écart de 10 points correspond au rappel des détails du crime, et l’anxiété élevée ne donne pas le taux le plus élevé.

8. Une équipe envisage le refoulement pour expliquer l’oubli d’un abus infantile rapporté à l’âge adulte. Quelle démarche est nécessaire avant de retenir cette explication ?

Écarter les causes biologiques et l’amnésie infantile, sans vérifier l’abus ni clarifier l’amnésie
Documenter le récit, confirmer une détresse actuelle, puis interpréter l’oubli comme un refoulement
Établir l’oubli par clarification, sans vérifier l’abus ni examiner d’autres causes possibles
Documenter sérieusement l’abus, exclure les causes biologiques et l’amnésie infantile, puis clarifier l’amnésie

Documenter sérieusement l’abus, exclure les causes biologiques et l’amnésie infantile, puis clarifier l’amnésie

Explication

L’explication par le refoulement exige de documenter sérieusement l’abus, d’exclure les causes biologiques et l’amnésie infantile, puis d’établir l’amnésie au moyen d’un entretien de clarification. Les autres démarches omettent respectivement une ou plusieurs de ces vérifications.

9. Une équipe suggère à des participants deux événements d’enfance : l’un est raisonnablement probable et l’autre très improbable. Quel résultat est compatible avec les observations expérimentales sur l’implantation de faux souvenirs ?

Le faux souvenir peut concerner jusqu’à 70 % des participants pour l’événement probable, mais peut être absent pour l’événement très improbable
Le faux souvenir peut concerner jusqu’à 48 % des participants pour l’événement probable, mais peut être absent pour l’événement très improbable
Le faux souvenir concerne environ 15 % des participants pour l’événement probable, mais peut atteindre 70 % pour l’événement très improbable
Le faux souvenir peut concerner jusqu’à 70 % des participants pour l’événement très improbable, mais peut être absent pour l’événement probable

Le faux souvenir peut concerner jusqu’à 70 % des participants pour l’événement probable, mais peut être absent pour l’événement très improbable

Explication

Les événements raisonnablement probables peuvent donner lieu à des faux souvenirs chez jusqu’à 70 % des participants, alors que certaines études n’en observent pas pour les événements très improbables. L’absence d’effet de la plausibilité et l’inversion de son rôle sont des erreurs ; les taux de 48 % et 15 % décrivent une autre estimation et une recollection complète, pas cette comparaison.

10. Une étude compare l’identification correcte d’un agresseur dans deux situations semblables, avec ou sans arme. Quelle variation approximative est attendue en présence de l’arme ?

Le taux reste proche de 70 % dans les deux situations
Le taux passe d’environ 70 % à environ 20 %
Le taux passe d’environ 50 % à environ 70 %
Le taux passe d’environ 70 % à environ 50 %

Le taux passe d’environ 70 % à environ 50 %

Explication

La présence d’une arme est associée à une baisse de l’identification correcte, d’environ 70 % sans arme à environ 50 % avec arme. L’inversion des taux contredit cette baisse, tandis que 20 % correspond à une autre mesure d’erreur dans l’étude sur les parades.

11. Pour évaluer la récupération d’un souvenir traumatique, une chercheuse veut vérifier les trois réalités nécessaires. Lesquelles doit-elle établir ?

La réalité de l’événement, l’intensité de la détresse actuelle et la cohérence du récit
La réalité de l’événement, celle de l’oubli antérieur et celle de l’expérience subjective de recollection
La plausibilité du récit, l’accord d’un proche et l’expérience subjective de recollection
La durée écoulée depuis l’événement, la réalité de l’oubli antérieur et la confirmation d’un diagnostic

La réalité de l’événement, celle de l’oubli antérieur et celle de l’expérience subjective de recollection

Explication

L’évaluation requiert de vérifier que l’événement a eu lieu, qu’il avait été oublié avant l’expérience de recollection et que cette expérience subjective a réellement été vécue. La détresse, la durée, la cohérence ou l’accord d’un proche ne remplacent pas ces trois critères.

12. Lors d’une enquête, des enfants de différents âges reçoivent une information trompeuse sur un événement. Quelle évolution des erreurs de mémoire est attendue entre les plus jeunes et les plus âgés ?

Les erreurs liées à l’information trompeuse restent semblables à tout âge.
Les erreurs liées à l’information trompeuse tendent à augmenter avec l’âge.
Les erreurs liées à l’information trompeuse tendent à diminuer avec l’âge.
Les erreurs liées à l’information trompeuse dépendent surtout de la richesse du récit.

Les erreurs liées à l’information trompeuse tendent à diminuer avec l’âge.

Explication

La suggestibilité des enfants diminue de manière robuste avec l’âge, notamment face à des informations trompeuses. L’augmentation des erreurs inverse cette tendance, et leur stabilité ne tient pas compte de l’effet de l’âge.

13. Une pianiste apprend une nouvelle séquence de gestes et la récupère ensuite pour la jouer. Quel système mnésique est principalement mobilisé ?

La mémoire de travail
La mémoire sémantique
La mémoire épisodique
La mémoire procédurale

La mémoire procédurale

Explication

La mémoire procédurale intervient dans l’apprentissage et la récupération des habiletés motrices et cognitives. La mémoire épisodique concerne les événements vécus, la mémoire de travail le maintien temporaire et la mémoire sémantique les connaissances générales.

14. Un suspect change légèrement d’apparence en portant des lunettes et en adoptant une nouvelle coiffure, ce qui perturbe sa reconnaissance. Comment nomme-t-on ce phénomène ?

L’effet de l’exogroupe
Le traitement holistique des visages
L’avantage de familiarité faciale
L’effet Clark Kent

L’effet Clark Kent

Explication

L’effet Clark Kent désigne la perturbation de la reconnaissance provoquée par de petites modifications d’apparence, comme des lunettes ou une nouvelle coiffure. Le traitement holistique décrit plutôt la manière globale dont les visages sont reconnus.

15. Dans un ensemble comparable de 100 situations d’identification, quelle répartition correspond aux résultats observés par Valentine, Pickering et Darling ?

Environ 60 reconnaissances correctes, 20 coupables non reconnus et 20 leurres choisis à tort
Environ 40 reconnaissances correctes, 20 coupables non reconnus et 40 leurres choisis à tort
Environ 20 reconnaissances correctes, 40 coupables non reconnus et 40 leurres choisis à tort
Environ 40 reconnaissances correctes, 40 coupables non reconnus et 20 leurres choisis à tort

Environ 40 reconnaissances correctes, 20 coupables non reconnus et 40 leurres choisis à tort

Explication

Sur 100 situations, environ 40 sont correctes et 60 comportent une erreur : 20 correspondent à un coupable non reconnu et 40 à un leurre identifié à tort. Les autres répartitions confondent le taux correct avec le taux d’erreur ou inversent les deux types d’erreur.

16. Une chercheuse constate qu’un souvenir flash est plus durable qu’un souvenir ordinaire, mais ne trouve pas de mécanisme de formation distinct. Quelle interprétation correspond à Hirst et Phelps ?

Il repose sur les mêmes mécanismes que les autres souvenirs, malgré sa plus grande durabilité
Il repose sur les mêmes mécanismes que les autres souvenirs, mais il est moins durable
Il repose sur des mécanismes distincts, ce qui explique sa plus grande durabilité
Il repose sur le mécanisme « Imprime maintenant ! », qui garantit une rétention indélébile

Il repose sur les mêmes mécanismes que les autres souvenirs, malgré sa plus grande durabilité

Explication

Selon Hirst et Phelps, les souvenirs flashs ne reposent pas sur des mécanismes différents de ceux des autres souvenirs, même s’ils sont plus durables. L’existence de mécanismes distincts et l’explication par « Imprime maintenant ! » correspondent à d’autres propositions théoriques; une durabilité moindre contredit le constat.

17. À 13 ans, un élève progresse encore dans sa capacité à manipuler plusieurs informations en mémoire. Quelle interprétation du développement de la mémoire de travail convient ?

La mémoire de travail peut encore se développer jusqu’à l’adolescence, notamment pour manipuler plusieurs informations
La mémoire de travail atteint sa maturité vers 3 ans, comme le système perceptif
La progression observée concerne la conscience autonoétique plutôt que la mémoire de travail
La manipulation de plusieurs informations cesse de progresser après la petite enfance

La mémoire de travail peut encore se développer jusqu’à l’adolescence, notamment pour manipuler plusieurs informations

Explication

La mémoire de travail se développe au moins jusqu’à l’adolescence, et la capacité à manipuler plusieurs informations progresse jusqu’à 15 ans. L’échéance de 3 ans concerne la maturité du système des représentations perceptives, non celle de la mémoire de travail.

18. Dans une expérience, un groupe de jeunes enfants et un groupe d’enfants plus âgés se rappellent un événement, d’abord sans information trompeuse puis après en avoir reçu une. Quel profil général est attendu ?

Sans suggestion, les plus jeunes rappellent un peu moins et produisent moins de faux souvenirs; après suggestion, ils sont plus susceptibles d’en créer.
Sans suggestion, les plus jeunes rappellent un peu moins et produisent plus de faux souvenirs; après suggestion, ils sont moins susceptibles d’en créer.
Sans suggestion, les plus jeunes rappellent un peu plus et produisent moins de faux souvenirs; après suggestion, ils sont plus susceptibles d’en créer.
Sans suggestion, les plus jeunes rappellent autant et produisent autant de faux souvenirs; après suggestion, leur susceptibilité reste comparable.

Sans suggestion, les plus jeunes rappellent un peu moins et produisent moins de faux souvenirs; après suggestion, ils sont plus susceptibles d’en créer.

Explication

Sans information trompeuse, les plus jeunes rappellent un peu moins d’éléments et produisent aussi moins de faux souvenirs que les plus âgés; après suggestion, ils sont davantage susceptibles d’en créer. L’option qui attribue plus de faux souvenirs aux jeunes sans suggestion inverse le profil de cette condition.

19. En comparant le rappel des circonstances de l’annonce de l’invasion du Danemark selon l’âge qu’avaient les participants en 1939, quel profil apparaît ?

Après 7 ans, presque tous les participants s’en souvenaient ; avant cet âge, le rappel augmentait avec l’âge
Après 7 ans, le rappel diminuait avec l’âge ; avant cet âge, il restait stable
Le rappel était identique à tous les âges, mais la vivacité des souvenirs variait
Avant 7 ans, presque tous les participants s’en souvenaient ; après cet âge, le rappel augmentait avec l’âge

Après 7 ans, presque tous les participants s’en souvenaient ; avant cet âge, le rappel augmentait avec l’âge

Explication

Après 7 ans, presque tous pouvaient évoquer les circonstances dans lesquelles ils avaient appris l’invasion ; avant cet âge, la capacité de rappel augmentait linéairement avec l’âge. L’option qui inverse les périodes et celle qui suppose une baisse ne respectent pas ce profil ; la vivacité générale est une autre mesure.

20. Un témoin reconnaît un visage lors d’une parade, mais ne peut pas se rappeler où ni dans quelles circonstances il l’a vu auparavant. Quel phénomène décrit cette situation ?

Le transfert inconscient
L’oubli de reconnaissance faciale
La focalisation sur les armes
L’amélioration par exposition prolongée

Le transfert inconscient

Explication

Le transfert inconscient est la reconnaissance d’un visage sans rappel du contexte où il a été vu, liée à une erreur de mémoire de source. La focalisation sur les armes concerne une attention détournée vers une arme, tandis que les autres réponses ne décrivent pas cette dissociation entre visage et contexte.

21. Quels systèmes mnésiques le modèle de Tulving distingue-t-il ?

La mémoire épisodique, la mémoire sémantique, la mémoire procédurale, le système des représentations perceptives et la mémoire de travail
La mémoire épisodique, la mémoire sémantique, la mémoire procédurale, la mémoire prospective et la mémoire de travail
La mémoire épisodique, la mémoire sémantique, la mémoire procédurale et le système des représentations perceptives
La mémoire épisodique, la mémoire sémantique, la mémoire autobiographique, le système des représentations perceptives et la mémoire de travail

La mémoire épisodique, la mémoire sémantique, la mémoire procédurale, le système des représentations perceptives et la mémoire de travail

Explication

Le modèle de Tulving comprend ces cinq systèmes mnésiques. La mémoire autobiographique ou prospective ne remplace pas l’un des systèmes énumérés dans ce modèle.

22. Après un événement traumatique, une personne peine à intégrer ce qui s’est passé à sa compréhension d’elle-même et du monde. Selon l’explication théorique du stress post-traumatique, quel processus est en cause ?

Une incapacité à traiter et intégrer le trauma aux connaissances sur soi et sur le monde
Une suppression volontaire du souvenir qui empêche son accès à la conscience
Une incapacité à récupérer les détails sensoriels de l’événement traumatique
Une réaction émotionnelle intense qui ne modifie pas les connaissances sur soi et le monde

Une incapacité à traiter et intégrer le trauma aux connaissances sur soi et sur le monde

Explication

Dans cette théorie, le stress post-traumatique découle de la difficulté à traiter le trauma et à l’intégrer aux connaissances sur soi et sur le monde. La récupération des détails, la seule intensité émotionnelle et la suppression volontaire renvoient à d’autres mécanismes.

23. Quel cas illustre une condamnation fondée sur une identification lors d’un tapissage, suivie d’une disculpation par des analyses génétiques 26 ans plus tard ?

Charles Chatman, condamné à 99 ans en 1992 puis disculpé 26 ans plus tard
Eileen Franklin, condamnée à 99 ans en 1981 puis disculpée 26 ans plus tard
Charles Chatman, condamné à 99 ans en 1981 puis disculpé 26 ans plus tard
Charles Chatman, condamné à 26 ans en 1981 puis disculpé après 99 ans

Charles Chatman, condamné à 99 ans en 1981 puis disculpé 26 ans plus tard

Explication

Charles Chatman a été condamné en 1981 à 99 ans de prison après l’identification de la victime lors d’un tapissage, puis disculpé par des analyses génétiques 26 ans plus tard. La confusion entre 99 ans et 26 ans inverse peine et délai ; Eileen Franklin renvoie à un autre cas, et 1992 n’est pas l’année de cette condamnation.

24. Lors d’une séance d’identification, une témoin désigne un suspect. Quelle relation entre sa confiance et la qualité des informations est attendue ?

Une relation négative entre confiance et qualité des informations
Une relation positive entre confiance et qualité des informations
Une relation positive seulement si aucun suspect n’est identifié
Aucune relation entre confiance et qualité des informations

Une relation positive entre confiance et qualité des informations

Explication

Lorsque le témoin identifie un suspect, sa confiance est positivement liée à la qualité des informations. L’absence de corrélation concerne les non-identifications, tandis qu’une relation négative inverse le lien observé.

25. Un enfant de 6 ans rapporte un souvenir flash lié à un événement marquant. Quelle caractéristique peut-on attendre de tels souvenirs avant l’âge de 7 ans ?

Ils sont impossibles à rappeler avant 7 ans, même sous une forme brève
Ils peuvent apparaître, mais sont moins systématiques et moins élaborés
Ils peuvent apparaître et sont plus systématiques et plus élaborés
Ils apparaissent seulement après 7 ans et sont alors plus élaborés

Ils peuvent apparaître, mais sont moins systématiques et moins élaborés

Explication

Des souvenirs flashs peuvent survenir avant 7 ans, mais ils sont alors moins systématiques et moins élaborés. Dire qu’ils sont impossibles confond moindre robustesse et absence, tandis que les autres réponses inversent leur caractéristique développementale.

26. Dans une expérience, un enfant voit brièvement un signal menaçant accompagné d’informations sans rapport. Selon l’hypothèse de vigilance automatique, quel effet est attendu ?

Le signal améliore uniformément le traitement de la menace et des autres informations
Le signal détourne automatiquement l’attention de la menace et favorise les autres informations
Le signal capte automatiquement l’attention vers les informations neutres et laisse la menace au second plan
Le signal capte automatiquement l’attention vers la menace et relègue les autres informations au second plan

Le signal capte automatiquement l’attention vers la menace et relègue les autres informations au second plan

Explication

L’hypothèse prévoit qu’un stimulus émotionnel capte automatiquement l’attention et que, s’il est négatif, l’attention s’oriente vers la menace, reléguant les autres informations. Les autres réponses inversent cette orientation ou confondent la capture attentionnelle avec un bénéfice uniforme.

27. Un événement est envisagé comme pouvant produire un souvenir flash. Selon Brown et Kulik, quel profil correspond à leur proposition ?

Des conséquences importantes, une répétition fréquente et un éveil émotionnel intense
Une forte surprise, des conséquences importantes et probablement un éveil émotionnel intense
Une forte surprise, une large diffusion médiatique et une confiance élevée dans le souvenir
Une forte confiance dans le souvenir, des conséquences importantes et une répétition fréquente

Une forte surprise, des conséquences importantes et probablement un éveil émotionnel intense

Explication

Brown et Kulik associent la formation possible d’un souvenir flash à un niveau élevé de surprise, à des conséquences importantes et probablement à un éveil émotionnel intense. La diffusion médiatique, la confiance et la répétition ne remplacent pas ces caractéristiques dans leur proposition.

28. Une étude menée six décennies après la Seconde Guerre mondiale compare des Danois qui avaient des âges différents en 1939. Chez quel groupe les souvenirs de la guerre étaient-ils particulièrement vivaces et les signes de stress post-traumatique plus fréquents ?

Chez les personnes qui avaient moins de 7 ans en 1939 et avaient vécu la guerre
Chez les personnes qui avaient plus de 7 ans en 1939 et avaient vécu la guerre
Chez les personnes qui avaient plus de 7 ans au moment de l’étude
Chez les personnes qui n’avaient pas vécu la guerre, quel que soit leur âge en 1939

Chez les personnes qui avaient plus de 7 ans en 1939 et avaient vécu la guerre

Explication

Les souvenirs restaient particulièrement vivaces chez les participants qui avaient plus de 7 ans en 1939, et les signes de stress post-traumatique étaient plus fréquents parmi ceux qui avaient vécu la guerre. Le seuil est inversé dans « moins de 7 ans », tandis que l’âge à l’étude et l’absence d’exposition ne correspondent pas au résultat.

29. Deux groupes d’enfants racontent des anniversaires vécus : les plus âgés donnent des récits plus détaillés, mais ajoutent aussi davantage d’éléments plausibles qui ne se sont pas produits. Quelle explication rend compte de ce résultat ?

Des schémas généraux plus développés enrichissent les récits et favorisent des faux souvenirs.
Des indices de rappel moins nombreux enrichissent les récits et favorisent des faux souvenirs.
Une suggestibilité accrue avec l’âge enrichit les récits et favorise des faux souvenirs.
Une mémoire épisodique plus précise enrichit les récits et réduit les faux souvenirs.

Des schémas généraux plus développés enrichissent les récits et favorisent des faux souvenirs.

Explication

En grandissant, les enfants développent des schémas généraux plus élaborés, qui peuvent compléter leur récit par des éléments plausibles mais inexacts. Assimiler détail et exactitude inverse le résultat, tandis que la suggestibilité tend à diminuer avec l’âge.

30. Une témoin reconnaît plus facilement les visages de personnes de son propre groupe ethnique que ceux d’un autre groupe. Quelle explication correspond à cet avantage de reconnaissance ?

Elle observe plus attentivement les personnes d’un autre groupe
Elle reconnaît les visages grâce aux changements de coiffure
Elle traite chaque trait facial séparément
Elle regarde plus attentivement les personnes de son propre groupe

Elle regarde plus attentivement les personnes de son propre groupe

Explication

Les visages de l’endogroupe sont reconnus plus facilement, notamment parce que les personnes regardent plus attentivement les membres de leur propre groupe. L’exposition plus fréquente à l’exogroupe peut faire disparaître cet avantage, mais n’explique pas l’avantage initial.

31. Une équipe étudie le développement de la mémoire épisodique chez de jeunes enfants. Quelle évolution de la conscience autonoétique devrait-elle s’attendre à observer ?

Elle apparaît vers 5-6 ans et se développe jusqu’à l’adolescence
Elle apparaît vers 2 ans et atteint sa maturité vers 3 ans
Elle apparaît vers 2 ans et se développe jusqu’à 5-6 ans
Elle apparaît vers 2-3 mois et se développe jusqu’à 2 ans

Elle apparaît vers 2 ans et se développe jusqu’à 5-6 ans

Explication

La conscience autonoétique apparaît à partir de 2 ans et se développe jusqu’à 5-6 ans. Les effets propres à la mémoire épisodique observés dès 2-3 mois ne signifient pas que cette conscience apparaît à cet âge.

32. Une personne reconnaît la forme d’un mot imprimé comme un mot français, mais ne sait pas ce qu’il signifie. Quel système explique cette reconnaissance ?

La mémoire procédurale
La mémoire épisodique
La mémoire sémantique
Le système des représentations perceptives

Le système des représentations perceptives

Explication

Le système des représentations perceptives permet de reconnaître les caractéristiques d’un objet ou d’un mot sans en connaître nécessairement le sens. La mémoire sémantique donne accès au sens, tandis que les deux autres systèmes concernent les événements vécus et les habiletés.

33. Un témoin observe un agresseur armé pendant moins d’une minute et se sent menacé. Dans quelles conditions l’effet de focalisation sur les armes devrait-il être particulièrement marqué ?

Lorsque l’exposition est prolongée et que le témoin reste serein
Lorsque l’exposition est brève et que le témoin se sent menacé
Lorsque l’exposition est brève et que le témoin reste serein
Lorsque l’exposition est prolongée et que le témoin se sent menacé

Lorsque l’exposition est brève et que le témoin se sent menacé

Explication

L’effet de focalisation sur les armes est plus marqué lorsque l’exposition dure moins d’une minute et que le témoin s’est senti menacé. Les autres situations retirent l’un ou les deux facteurs associés à cet effet renforcé.

34. Une équipe compare l’apprentissage de concepts abstraits émotionnels et neutres, ainsi que de mots concrets positifs et neutres. Quel profil d’acquisition est attendu ?

Les concepts abstraits émotionnels sont appris plus tôt et avec moins d’effort; les mots concrets positifs sont appris plus tôt
Les concepts abstraits neutres sont appris plus tôt, mais les mots concrets positifs sont appris plus tôt
Les concepts abstraits neutres sont appris plus tôt et avec moins d’effort; les mots concrets neutres sont appris plus tôt
Les concepts abstraits émotionnels sont appris plus tôt, mais les mots concrets neutres sont appris plus tôt

Les concepts abstraits émotionnels sont appris plus tôt et avec moins d’effort; les mots concrets positifs sont appris plus tôt

Explication

La charge émotionnelle favorise l’acquisition des concepts abstraits, qui sont appris plus tôt et avec moins d’effort que les concepts abstraits neutres; pour les mots concrets, l’avantage concerne les mots positifs. Les autres profils inversent l’un de ces effets ou écartent l’influence de la valence.

35. Dans l’étude londonienne de Valentine, Pickering et Darling portant sur 664 témoins et 323 parades, quelle proportion approximative des reconnaissances était correcte ?

Environ 20 %
Environ 40 %
Environ 80 %
Environ 60 %

Environ 40 %

Explication

L’étude rapporte une reconnaissance correcte dans environ 40 % des situations. Les 60 % correspondent aux erreurs, les 40 % de leurres identifiés à tort constituent une catégorie d’erreur, et les 20 % concernent les coupables non reconnus.

36. Une personne se rappelle avoir vécu une sortie, sait que Paris est la capitale de la France et exécute automatiquement une habileté apprise. Quels états de conscience sont associés, dans cet ordre, à ces trois formes de mémoire ?

Noétique, autonoétique et anoétique
Autonoétique, noétique et anoétique
Anoétique, noétique et autonoétique
Autonoétique, anoétique et noétique

Autonoétique, noétique et anoétique

Explication

Tulving associe la mémoire épisodique à la conscience autonoétique, la mémoire sémantique à la conscience noétique et la mémoire procédurale à la conscience anoétique. L’inversion entre souvenir vécu et connaissance générale confond les deux premiers systèmes.

37. Deux études portant sur la mémoire des enfants obtiennent des résultats différents pour les informations positives et négatives par rapport aux informations neutres. Quelle conclusion rend compte de cette divergence ?

Les résultats établissent un avantage identique des deux valences sur le neutre dans chaque étude
Les résultats établissent un avantage de la valence positive sur la négative dans chaque tâche
Les résultats établissent un avantage de la valence négative sur la positive dans chaque étude
Les résultats varient : les deux valences peuvent avantager la mémoire, ou un biais de négativité ou de positivité peut apparaître

Les résultats varient : les deux valences peuvent avantager la mémoire, ou un biais de négativité ou de positivité peut apparaître

Explication

Les effets observés varient selon les études : certaines trouvent un bénéfice comparable des deux valences par rapport au neutre, tandis que d’autres mettent en évidence un biais de négativité ou, dans certaines tâches, de positivité. Les autres réponses transforment l’un de ces profils en conclusion générale.

38. Pour décrire la réponse à un mot émotionnel, une chercheuse distingue son caractère positif, négatif ou neutre et le degré d’activation qu’il suscite. Quelles sont les deux dimensions qu’elle évalue ?

L’intensité et la durée de mémorisation
Le caractère concret et la valence du mot
La valence et l’intensité, ou arousal
La valence et la familiarité du mot

La valence et l’intensité, ou arousal

Explication

La valence correspond à la connotation positive, négative ou neutre, tandis que l’intensité, ou arousal, désigne le degré d’activation émotionnelle. La familiarité, la durée du souvenir et le caractère concret ne remplacent pas ces deux dimensions.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Émotion et mémoire chez l’adulte et l’enfant.

Quels cinq systèmes mnésiques distingue le modèle de Tulving ?

La mémoire épisodique, la mémoire sémantique, la mémoire procédurale, le système des représentations perceptives et la mémoire de travail.

À quoi intervient la mémoire procédurale ?

À l’apprentissage et à la récupération d’habiletés motrices et cognitives.

Que permet de reconnaître le système des représentations perceptives sans en connaître le sens ?

Un objet ou un mot.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Émotion et mémoire chez l’adulte et l’enfant.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM