QCM : Ethique, Déontologie, Posture pro, Compétences pro (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne refuse une solution standard qui ne tient pas compte de sa situation. Quelle priorité devrait guider l’équipe pour élaborer une réponse éthique ?

Construire avec elle une réponse adaptée après examen des impératifs pertinents
Retenir la solution préférée par l’équipe pour faciliter la coordination
Appliquer la réponse habituelle en s’appuyant sur l’organisation du service
Choisir une réponse adaptée sans examiner les impératifs professionnels

Construire avec elle une réponse adaptée après examen des impératifs pertinents

Explication

La démarche place la personne concernée au centre et construit avec elle une réponse ajustée à sa situation, en examinant les impératifs juridiques, déontologiques et humains. La priorité donnée à l’organisation ou à l’équipe décentre la personne, tandis que l’absence d’examen des impératifs néglige une étape essentielle.

2. Après avoir identifié plusieurs actions possibles, une travailleuse sociale prend du recul, examine leurs implications et échange avec ses collègues avant de trancher. Quel aspect de la démarche éthique cette séquence illustre-t-elle ?

Un examen critique menant à une décision singulière, individuelle ou collégiale
Un accord collectif fondé sur les préférences des membres de l’équipe
Une application uniforme des règles conduisant à une réponse prédéterminée
Une décision individuelle prise sans analyse des options d’action

Un examen critique menant à une décision singulière, individuelle ou collégiale

Explication

La démarche éthique implique distanciation, questionnement et examen critique des options avant une décision singulière, prise individuellement ou collégialement. L’application mécanique d’une règle, l’absence d’analyse et la simple préférence du groupe ne décrivent pas cette démarche.

3. Quelle formule Paul Ricœur emploie-t-il pour décrire la visée éthique comme une sagesse pratique attentive à la sollicitude et à la règle ?

Mener une vie bonne avec les autres dans des institutions justes
Appliquer la règle de façon identique pour préserver la cohérence institutionnelle
Inventer des conduites qui répondent à l’exception de la sollicitude en trahissant le moins possible la règle
Choisir la conduite qui satisfait le mieux les préférences de la personne accompagnée

Inventer des conduites qui répondent à l’exception de la sollicitude en trahissant le moins possible la règle

Explication

Pour Ricœur, la visée éthique est une sagesse pratique qui invente des conduites répondant à l’exception demandée par la sollicitude tout en trahissant le moins possible la règle. « Une vie bonne avec les autres dans des institutions justes » définit l’éthique, tandis que l’application littérale ou la seule préférence individuelle ne restitue pas cette formulation.

4. Dans une équipe, deux professionnels confrontent leurs points de vue avec tolérance et s’efforcent de se respecter malgré leur désaccord. Quel niveau de la visée éthique est principalement mobilisé ?

L’éthique personnelle
L’éthique de mutualité
La dimension professionnelle de la posture
L’éthique sociétale

L’éthique de mutualité

Explication

La mutualité concerne le « avec et pour les autres » et repose notamment sur la communication, la tolérance et le respect mutuel. Le développement de soi relève du niveau personnel, les lois collectives du niveau sociétal et l’expertise du registre professionnel.

5. Une personne accompagnée travaille à mieux se connaître et à développer une estime de soi équilibrée. À quel niveau de la visée éthique cette démarche se rattache-t-elle ?

À l’éthique personnelle
À l’éthique de mutualité
À la dimension professionnelle de la posture
À l’éthique sociétale

À l’éthique personnelle

Explication

La « vie bonne » relève du niveau personnel, qui concerne le développement de la personne et notamment une saine estime de soi. Le respect mutuel, les règles collectives et la compétence professionnelle correspondent à d’autres dimensions.

6. Un programme d’action sociale soutient le développement des personnes, encourage les relations respectueuses et prend en compte les règles qui organisent la vie collective. Comment faut-il comprendre la présence de ces trois niveaux éthiques ?

Le niveau institutionnel absorbe les deux autres dans l’organisation collective
Leur articulation dépend principalement de l’expertise des professionnels
Chaque niveau agit séparément, sans contribuer aux autres dimensions
Ils sont indissociables et complémentaires pour le vivre-ensemble et le sens de l’action

Ils sont indissociables et complémentaires pour le vivre-ensemble et le sens de l’action

Explication

Les niveaux personnel, de mutualité et institutionnel sont indissociables et complémentaires pour le vivre-ensemble et le sens de l’action sociale et médico-sociale. Les considérer comme hiérarchisés, indépendants ou principalement déterminés par l’expertise professionnelle déforme cette articulation.

7. Quel ensemble une profession adopte-t-elle pour organiser son fonctionnement ?

Un ensemble de devoirs et de règles propres à la profession
Un ensemble d’objectifs fixés par l’employeur à son équipe
Un ensemble de valeurs personnelles propres à chaque intervenant
Un ensemble de lois générales applicables à toute activité

Un ensemble de devoirs et de règles propres à la profession

Explication

La déontologie regroupe les devoirs et les règles dont une profession se dote pour organiser son fonctionnement. Les valeurs personnelles relèvent des convictions individuelles, les objectifs de l’employeur des orientations de service, et les lois générales ne sont pas des règles élaborées par une profession pour elle-même.

8. En accompagnement, une personne révèle des informations confidentielles, puis un élément concret fait craindre un danger pour sa sécurité. Quelle conduite respecte la règle déontologique ?

Protéger les informations, sauf si une situation spécifique met la sécurité en jeu
Transmettre les informations dès qu’un risque est évoqué, même sans danger identifié
Conserver les informations sans tenir compte d’un danger pour la personne ou autrui
Partager les informations avec l’équipe pour faciliter l’accompagnement habituel

Protéger les informations, sauf si une situation spécifique met la sécurité en jeu

Explication

La confidentialité doit être protégée, mais une situation spécifique mettant en jeu la sécurité de la personne ou d’autrui peut justifier une exception. La confidentialité sans exception néglige cette limite, la divulgation dès qu’un risque est évoqué élargit indûment l’exception, et le partage ordinaire en équipe n’est pas la règle indiquée.

9. Une travailleuse sociale doit à la fois respecter une règle de son métier et réfléchir à ce qui serait juste dans un cas singulier. Comment distinguer les deux démarches ?

La déontologie porte sur les valeurs personnelles, l’éthique sur les règles de l’employeur
La déontologie et l’éthique désignent la même démarche de conformité professionnelle
La déontologie examine universellement le juste, l’éthique applique les règles propres au métier
La déontologie porte sur les règles professionnelles, l’éthique examine plus largement ce qui est juste et bon

La déontologie porte sur les règles professionnelles, l’éthique examine plus largement ce qui est juste et bon

Explication

La déontologie concerne les règles propres à l’exercice professionnel, tandis que l’éthique est une démarche réflexive plus large sur le juste et le bon. Réduire l’éthique aux règles inverse la distinction, les confondre efface leurs rôles différents, et les attribuer aux valeurs personnelles ou aux règles de l’employeur ne correspond pas à cette distinction.

10. Une professionnelle analyse une situation et prépare avec l’usager un plan d’action que celui-ci peut discuter. Quelle caractéristique de son positionnement illustre-t-elle ?

Une décision d’intervention imposée au nom de l’expertise professionnelle
Une application mécanique d’une procédure sans analyse de la situation
Un savoir-être qui conduit à un plan d’action négocié, sans domination
Une réponse qui reprend la demande de l’usager sans élaborer de plan

Un savoir-être qui conduit à un plan d’action négocié, sans domination

Explication

Le positionnement professionnel consiste à analyser la situation pour définir un plan d’action négocié avec l’usager, sans autoritarisme ni domination. Une décision imposée contredit la négociation, une procédure mécanique écarte l’analyse, et reprendre la demande sans élaborer de plan ne correspond pas à cette démarche.

11. Après une intervention, un travailleur social veut clarifier sa manière d’agir avant de revoir la personne. Quelles questions l’aident à éclaircir son positionnement ?

Quels résultats a-t-il obtenus, combien de temps cela a-t-il pris et quel budget reste-t-il ?
Que demande l’employeur, quelle tâche reste à faire et qui la réalisera ?
Où se situe-t-il, que fait-il et quel est le sens de son action ?
Quelle règle générale s’applique, qui l’a formulée et comment la transmettre ?

Où se situe-t-il, que fait-il et quel est le sens de son action ?

Explication

Pour éclaircir son positionnement, le travailleur social s’interroge sur l’endroit où il se situe, ce qu’il fait et le sens de son action. Le bilan des résultats et du budget, les seules demandes de l’employeur ou la recherche d’une règle générale ne réunissent pas ces trois repères.

12. Une intervenante prépare son action dans un service où les attentes de l’employeur entrent en tension avec les droits de la personne et ses propres obligations professionnelles. Quels axes son positionnement doit-il prendre en compte ?

Les attentes de l’employeur, les ressources de l’équipe, la parole des personnes, ainsi que les valeurs professionnelles
Le droit et le cadre des missions, les attentes de l’employeur, l’organisation du service, ainsi que les résultats attendus
Le droit et le cadre des missions, la parole des personnes, les contraintes matérielles, ainsi que les consignes du service
Le droit et le cadre des missions, les attentes de l’employeur, la parole des personnes, ainsi que les valeurs et la déontologie

Le droit et le cadre des missions, les attentes de l’employeur, la parole des personnes, ainsi que les valeurs et la déontologie

Explication

Le positionnement professionnel tient compte du cadre légal et des missions, des demandes de l’employeur, des personnes concernées qui ont leur mot à dire, ainsi que des valeurs et de la déontologie. Remplacer la parole des personnes par l’organisation du service, écarter le cadre légal ou omettre les valeurs professionnelles laisse de côté un axe déterminant.

13. Dans une situation particulière, plusieurs actions sont possibles et le travailleur social engage une réflexion pour parvenir à une décision. Quelle question centrale guide ce processus de positionnement ?

Qu’ai-je fait lors de la situation précédente ?
Que dois-je faire dans cette situation ?
Que souhaite que je fasse mon employeur ?
Comment puis-je justifier une action déjà choisie ?

Que dois-je faire dans cette situation ?

Explication

Le positionnement professionnel est un processus de réflexion qui conduit à une décision dans une situation particulière et répond à la question « Que dois-je faire dans cette situation ? ». Le bilan d’une situation passée, la seule demande de l’employeur ou la justification après un choix ne formulent pas la question centrale du processus.

14. Une intervenante croit que chaque personne peut exprimer ses besoins et souhaite lui laisser une place active dans l’échange. Quel élément contribue à orienter ses actions dans cette interaction ?

La réaction de la personne accompagnée après l’échange
Son état mental façonné par ses croyances et orienté par ses intentions
Son positionnement physique indépendamment de ses croyances
Le cadre institutionnel qui fixe les missions du service

Son état mental façonné par ses croyances et orienté par ses intentions

Explication

La posture manifeste un état mental façonné par les croyances et orienté par les intentions, ce qui influence les actions. Le cadre institutionnel renvoie aux missions, le positionnement physique n’épuise pas la posture, et la réaction d’autrui est un résultat plutôt que son principe d’orientation.

15. Au fil de plusieurs rencontres, une professionnelle revoit sa manière de se situer dans son rôle ; lors d’un entretien précis, elle met en œuvre une façon particulière d’être en relation. Quelle distinction décrit ces deux plans ?

Le positionnement évolue, tandis que la posture se vit dans l’interaction à un moment donné
La posture évolue, tandis que le positionnement correspond à l’interaction du moment
Le positionnement relève d’une décision institutionnelle, tandis que la posture relève d’une règle écrite
La posture reste stable, tandis que le positionnement désigne une attitude ponctuelle

Le positionnement évolue, tandis que la posture se vit dans l’interaction à un moment donné

Explication

Le positionnement professionnel est dynamique et évolutif, alors que la posture correspond à la manière dont ce positionnement est vécu dans une interaction donnée. L’inversion des deux notions, leur réduction à une règle institutionnelle ou la posture présentée comme stable confondent leurs caractéristiques.

16. Une professionnelle rencontre un problème complexe appartenant à un type de situations déjà identifié. Elle combine des ressources adaptées au contexte afin d’élaborer une réponse. Que mobilise-t-elle ?

Une procédure uniforme appliquée indépendamment des ressources disponibles
Une compétence mobilisant plusieurs ressources dans une situation donnée
Un savoir théorique détaché du contexte de l’intervention
Une tâche ponctuelle sans lien avec une famille de problèmes

Une compétence mobilisant plusieurs ressources dans une situation donnée

Explication

La compétence consiste à mobiliser plusieurs savoirs et ressources dans un contexte donné pour résoudre une situation complexe appartenant à une famille de situations-problèmes. Le savoir théorique seul, une tâche isolée ou l’application mécanique d’une procédure ne rendent pas compte de cette mobilisation contextualisée.

17. Devant une situation nouvelle, une professionnelle choisit entre plusieurs connaissances et moyens d’intervention, puis les ajuste pour produire une réponse pertinente et efficace. Quel aspect de la compétence cette démarche met-elle en évidence ?

L’initiative dans le choix des ressources pour agir efficacement
L’accumulation de connaissances théoriques sans sélection ni mise en œuvre
L’exécution fidèle d’une méthode prescrite sans choix professionnel
L’analyse rétrospective de la démarche après la fin de l’intervention

L’initiative dans le choix des ressources pour agir efficacement

Explication

La compétence fait appel à l’initiative du professionnel pour choisir les ressources et les savoirs utiles à des actions effectives et efficientes. L’exécution sans choix, l’accumulation de connaissances et le retour réflexif après l’action désignent d’autres aspects ou ne correspondent pas à cette initiative.

18. Lors d’un entretien, une professionnelle repère ses préjugés et ajuste son attitude pour traiter la personne avec respect. Quelle ressource décrit principalement cette manière d’être ?

Le savoir
La déontologie
Le savoir-être
Le savoir-faire

Le savoir-être

Explication

Le savoir-être est une disposition intérieure qui oriente la manière de se comporter envers soi-même, les autres et le monde. Le savoir renvoie aux connaissances, le savoir-faire à la maîtrise pratique et la déontologie aux règles d’une profession.

19. Dans le travail social, qu’est-ce qui fait que le savoir-être transcende le savoir et le savoir-faire ?

L’étendue des théories et des méthodes mémorisées
La manière de mettre en œuvre le savoir et le savoir-faire
La maîtrise pratique des techniques d’intervention
L’application des devoirs propres à la profession

La manière de mettre en œuvre le savoir et le savoir-faire

Explication

Le savoir-être transcende les autres savoirs par la manière dont le professionnel met en œuvre ses connaissances et ses compétences pratiques. Le savoir désigne les contenus mémorisés, le savoir-faire la maîtrise pratique et la déontologie les règles professionnelles.

20. Une équipe examine si une décision collective est juste ou injuste pour les personnes concernées. À quelle notion correspond cette réflexion fondée sur des critères moraux ?

L’altérité
L’éthique
La morale
La déontologie

L’éthique

Explication

L’éthique concerne la conduite des individus en société à partir de critères moraux tels que le juste et l’injuste. La morale renvoie aux règles admises en société, la déontologie aux devoirs professionnels et l’altérité à la reconnaissance de l’autre dans sa différence.

21. Une intervenante reconnaît la différence culturelle d’une personne sans que son geste vise à lui apporter de l’aide ou du bien-être. Quelle notion décrit précisément cette reconnaissance ?

La morale
L’altérité
La déontologie
L’altruisme

L’altérité

Explication

L’altérité désigne le caractère de ce qui est autre et la reconnaissance de l’autre dans sa différence. L’altruisme correspond à une forme de bienveillance, tandis que la morale concerne les règles sociales et la déontologie les devoirs professionnels.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Ethique, Déontologie, Posture pro, Compétences pro.

Qu’est-ce que l’éthique en travail social ?

Une démarche de distanciation, de questionnement et d’examen critique des options d’action menant à une décision singulière.

Qui la démarche éthique place-t-elle au centre ?

La personne concernée.

Que cherche la démarche éthique avec la personne concernée ?

La réponse la plus juste et la mieux adaptée à sa situation.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Ethique, Déontologie, Posture pro, Compétences pro.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM