QCM : Mémoire et registres sensoriels (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe étudie la mémoire et soutient que toutes les informations sont traitées par un seul système, alors qu’une autre propose plusieurs sous-systèmes dont l’organisation et les interactions restent discutées. Quelle distinction décrit ces positions ?

Les deux approches postulent un système unique, mais diffèrent sur l’accessibilité
L’approche unitaire postule plusieurs systèmes, l’approche multiple un seul système
Les deux approches postulent plusieurs systèmes, mais diffèrent sur leur fonctionnement
L’approche unitaire postule un système, l’approche multiple plusieurs sous-systèmes

L’approche unitaire postule un système, l’approche multiple plusieurs sous-systèmes

Explication

L’approche unitaire propose un système de mémoire unique, tandis que l’approche multiple suppose plusieurs sous-systèmes, dont l’organisation et les interactions font débat. Inverser les systèmes confond les approches; attribuer plusieurs systèmes à l’approche unitaire ou un système unique à l’approche multiple en renverse également la distinction.

2. Quelle interprétation Craik (2001) défend-il au sujet des informations traitées par la mémoire ?

Un système unique traite tous les types d’informations, et les plus générales semblent plus accessibles
Plusieurs sous-systèmes traitent les informations, et les plus générales semblent plus accessibles
Un système unique traite tous les types d’informations, et les plus répétées semblent plus accessibles
Plusieurs sous-systèmes traitent les informations, et les plus répétées semblent plus accessibles

Un système unique traite tous les types d’informations, et les plus générales semblent plus accessibles

Explication

Pour Craik, un système unique traite tous les types d’informations; certaines semblent plus accessibles parce qu’elles sont plus générales. Les sous-systèmes relèvent de l’approche multiple, tandis que la répétition n’est pas l’explication qu’il avance.

3. Une personne entend une consigne, puis transforme les caractéristiques sonores de celle-ci en une trace utilisable par sa mémoire. Quel processus vient d’être réalisé ?

L’oubli
Le stockage
La récupération
L’encodage

L’encodage

Explication

L’encodage transforme l’information sensorielle en une forme utilisable par les systèmes mnésiques et en trace mnésique. Le stockage désigne son maintien, la récupération son retour à la conscience, et l’oubli peut résulter d’un dysfonctionnement des processus.

4. Lorsqu’une personne fait revenir consciemment à l’esprit une information qu’elle avait mémorisée, quel processus est en jeu ?

La récupération
L’oubli
L’encodage
Le stockage

La récupération

Explication

La récupération ramène une information à la conscience. L’encodage transforme l’information sensorielle en trace, le stockage maintient les informations encodées, et l’oubli correspond à une défaillance possible plutôt qu’au rappel conscient.

5. Dans une approche à registres multiples, que désigne la séquence des trois unités de stockage ?

Un maintien dans la mémoire à court terme avant le traitement par les mémoires sensorielles
Un transfert direct des mémoires sensorielles vers la mémoire à long terme, puis vers la mémoire à court terme
Un passage des mémoires sensorielles à la mémoire à court terme, puis à la mémoire à long terme
Un stockage parallèle dans les mémoires sensorielles et à long terme, sans passage par la mémoire à court terme

Un passage des mémoires sensorielles à la mémoire à court terme, puis à la mémoire à long terme

Explication

Cette approche distingue les mémoires sensorielles, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme, avec un passage entre ces unités dans cet ordre. L’idée d’un transfert direct vers la mémoire à long terme omet l’étape intermédiaire de la mémoire à court terme.

6. Dans l’expérience de Sperling, à partir de quel délai entre la présentation des lettres et l’indice le bénéfice du rappel partiel disparaissait-il ?

Une demi-seconde
Une seconde
Quatre secondes
Deux secondes

Une seconde

Explication

Le bénéfice du rappel partiel disparaissait lorsque l’indice était présenté une seconde après les lettres, ce qui montre la brièveté de la mémoire iconique. Le délai de quatre secondes concerne la disparition de cet avantage dans une tâche de mémoire échoïque, et non iconique.

7. Quel rôle joue la répétition dans le registre à court terme du modèle modal d’Atkinson et Shiffrin ?

Elle maintient un élément actif et favorise son transfert vers la mémoire à long terme.
Elle transforme les traces sensorielles en connaissances générales sans passage par le court terme.
Elle remplace les processus de contrôle en récupérant spontanément les souvenirs à long terme.
Elle empêche l’oubli en consolidant directement les informations dans les registres sensoriels.

Elle maintient un élément actif et favorise son transfert vers la mémoire à long terme.

Explication

La répétition sert à maintenir un élément dans le registre à court terme et peut favoriser son transfert vers le registre à long terme. Elle ne garantit toutefois pas l’apprentissage : l’échec d’une campagne de répétition radiophonique illustre que répéter un message ne suffit pas nécessairement à le mémoriser.

8. En quelle année Atkinson et Shiffrin ont-ils proposé le modèle modal de la mémoire ?

En 1968
En 1980
En 1966
En 1971

En 1968

Explication

Atkinson et Shiffrin ont proposé le modèle modal en 1968, qui décrit le passage des registres sensoriels au registre à court terme, puis éventuellement au registre à long terme. L’année 1966 est associée aux travaux de Baddeley sur les effets de la similarité phonologique et sémantique.

9. Quelle différence distingue principalement la mémoire épisodique de la mémoire sémantique ?

La mémoire épisodique stocke des connaissances générales décontextualisées, tandis que la mémoire sémantique restitue des événements personnels situés dans le temps.
La mémoire épisodique maintient la forme perceptive des mots et des objets, tandis que la mémoire sémantique conserve des habiletés cognitives automatisées.
La mémoire épisodique restitue des événements vécus dans leur contexte spatio-temporel, tandis que la mémoire sémantique conserve des connaissances générales décontextualisées.
La mémoire épisodique conserve des habiletés automatisées, tandis que la mémoire sémantique restitue des événements vécus dans leur contexte spatio-temporel.

La mémoire épisodique restitue des événements vécus dans leur contexte spatio-temporel, tandis que la mémoire sémantique conserve des connaissances générales décontextualisées.

Explication

La mémoire épisodique permet de se rappeler quoi, où et quand un événement personnel s’est produit, alors que la mémoire sémantique porte sur des connaissances générales sans souvenir de leur acquisition. Les habiletés automatisées relèvent plutôt de la mémoire procédurale.

10. À quoi correspond la mémoire implicite lorsqu’une personne apprend une tâche sans pouvoir relier consciemment son comportement à cet apprentissage ?

À une modification du comportement sans conscience du lien avec l’information mémorisée
À l’apprentissage progressif d’une habileté que la personne peut expliquer verbalement
À la conservation consciente de connaissances générales sur le monde
À la récupération volontaire d’un souvenir personnel situé dans son contexte

À une modification du comportement sans conscience du lien avec l’information mémorisée

Explication

La mémoire implicite se manifeste par une modification du comportement sans que la personne ait conscience de son lien avec une information mémorisée. À l’inverse, la récupération volontaire d’un souvenir personnel caractérise la mémoire explicite.

11. Dans le modèle SPI de Tulving, quelle conséquence découle de l’indépendance de la récupération entre les sous-systèmes mnésiques ?

La récupération d’une information sémantique déclenche nécessairement celle du souvenir épisodique associé.
Les systèmes mnésiques récupèrent l’information de façon sérielle, dans l’ordre de son encodage.
Une information peut être récupérée dans un système sans l’être simultanément dans les autres.
Une information stockée en mémoire épisodique doit aussi être récupérée en mémoire sémantique.

Une information peut être récupérée dans un système sans l’être simultanément dans les autres.

Explication

Dans le modèle SPI, la récupération est indépendante entre les sous-systèmes, ce qui permet à un système de rendre une information accessible sans que les autres la récupèrent également. À la différence de cette indépendance, l’encodage est sériel et le stockage se fait en parallèle.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Mémoire et registres sensoriels.

Qu’est-ce que l’encodage en mémoire ?

Il transforme l’information sensorielle en trace mnésique utilisable.

Que permet le stockage des informations encodées ?

Leur maintien en mémoire.

Quelles plaintes mnésiques Sunderland, Harris et Baddeley ont-ils relevées en 1984 ?

Six plaintes mnésiques fréquentes chez des patients traumatisés crâniens.

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