QCM : Géométrie et nombres complexes (71 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Deux vecteurs non nuls sont-ils colinéaires lorsque l’un est un multiple réel non nul de l’autre ?

Oui, car leur produit scalaire est alors nul.
Non, car ils doivent avoir la même norme.
Oui, car ils ont alors la même direction.
Non, car ils doivent être orthogonaux.

Oui, car ils ont alors la même direction.

Explication

Un multiple réel non nul d’un vecteur a la même direction que celui-ci, ce qui caractérise la colinéarité. L’orthogonalité correspond à une direction perpendiculaire et non à la colinéarité.

2. Deux vecteurs non nuls ont des normes 3 et 4 et forment un angle non orienté de π3\frac{\pi}{3} ; quelle est la valeur de leur produit scalaire ?

12
6
636\sqrt{3}
0

6

Explication

Le produit scalaire vaut le produit des normes par le cosinus de l’angle, soit 3×4×cos⁡(π3)=63\times4\times\cos(\frac{\pi}{3})=6. La valeur 12 correspondrait au produit des normes sans tenir compte de l’angle.

3. Dans l’espace, deux vecteurs non colinéaires forment un angle θ∈]0,π[\theta\in]0,\pi[ ; quelle propriété caractérise leur produit vectoriel ?

Il est orthogonal au premier vecteur et sa norme vaut ∥u⃗∥+∥v⃗∥\|\vec u\|+\|\vec v\|.
Il est nul dès que les deux vecteurs sont non nuls et non colinéaires.
Il est parallèle aux deux vecteurs et sa norme vaut ∥u⃗∥∥v⃗∥cos⁡(θ)\|\vec u\|\|\vec v\|\cos(\theta).
Il est orthogonal aux deux vecteurs et sa norme vaut ∥u⃗∥∥v⃗∥sin⁡(θ)\|\vec u\|\|\vec v\|\sin(\theta).

Il est orthogonal aux deux vecteurs et sa norme vaut $$\|\vec u\|\|\vec v\|\sin(\theta)$$.

Explication

Le produit vectoriel est orthogonal à chacun des deux vecteurs, et sa norme est le produit de leurs normes par le sinus de l’angle. Le cosinus intervient dans le produit scalaire, pas dans la norme du produit vectoriel.

4. Quelles conditions définissent une base orthonormée ?

Chaque vecteur a une norme 1 et les vecteurs sont deux à deux orthogonaux.
Les vecteurs sont indépendants et ont tous une norme supérieure à 1.
Les vecteurs sont deux à deux colinéaires et de norme 1.
Les vecteurs ont tous la même direction et des normes quelconques.

Chaque vecteur a une norme 1 et les vecteurs sont deux à deux orthogonaux.

Explication

Dans une base orthonormée, chaque vecteur est unitaire et les vecteurs sont deux à deux orthogonaux. Des vecteurs colinéaires ne peuvent pas former une base orthonormée de dimension supérieure à un.

5. Comment caractériser les points M de la droite passant par A et dirigée par le vecteur non nul u⃗\vec u ?

Ils vérifient AM→=λu⃗\overrightarrow{AM}=\lambda\vec u pour un réel λ\lambda.
Ils vérifient que AM→\overrightarrow{AM} est orthogonal à u⃗\vec u.
Ils vérifient AM→=λu⃗+μv⃗\overrightarrow{AM}=\lambda\vec u+\mu\vec v pour deux réels.
Ils vérifient MA→=u⃗\overrightarrow{MA}=\vec u pour tout point de la droite.

Ils vérifient $$\overrightarrow{AM}=\lambda\vec u$$ pour un réel $$\lambda$$.

Explication

Tout point de cette droite s’obtient en multipliant son vecteur directeur par un réel, à partir du point A. Une combinaison de deux vecteurs directeurs caractérise plutôt un plan.

6. Une droite du plan passe par A=(2,−1)A=(2,-1) et a pour vecteur directeur u⃗=(3,4)\vec u=(3,4) ; quelles coordonnées paramétriques décrivent ses points ?

(2+3λ,−1+4λ)(2+3\lambda,-1+4\lambda), avec λ∈R\lambda\in\mathbb R
(3+2λ,4−λ)(3+2\lambda,4-\lambda), avec λ∈R\lambda\in\mathbb R
(2+4λ,−1+3λ)(2+4\lambda,-1+3\lambda), avec λ∈R\lambda\in\mathbb R
(2−3λ,−1−4λ)(2-3\lambda,-1-4\lambda), avec λ≥0\lambda\geq0

$$(2+3\lambda,-1+4\lambda)$$, avec $$\lambda\in\mathbb R$$

Explication

On ajoute à chaque coordonnée de A le paramètre multiplié par la coordonnée correspondante du vecteur directeur. Échanger les composantes du vecteur directeur modifie la direction de la droite.

7. Dans un repère orthonormé, une droite passe par A=(a,b)A=(a,b) et a pour vecteur directeur non nul v⃗=(s,t)\vec v=(s,t) ; quelle condition vérifie un point M=(x,y)M=(x,y) de cette droite ?

s(y−b)+t(x−a)=0s(y-b)+t(x-a)=0
t(x−a)−s(y−b)=1t(x-a)-s(y-b)=1
−t(x−a)+s(y−b)=0-t(x-a)+s(y-b)=0
s(x−a)+t(y−b)=0s(x-a)+t(y-b)=0

$$-t(x-a)+s(y-b)=0$$

Explication

L’équation exprime que le vecteur AM→\overrightarrow{AM} est colinéaire au vecteur directeur, au moyen d’un déterminant nul. La condition s(x−a)+t(y−b)=0s(x-a)+t(y-b)=0 exprime plutôt une orthogonalité avec le vecteur directeur.

8. Un plan P passant par A est engendré par u⃗\vec u et v⃗\vec v, et w⃗\vec w est orthogonal à ces deux vecteurs ; quelle condition caractérise l’appartenance de M à P ?

AM→⋅u⃗=0\overrightarrow{AM}\cdot\vec u=0
AM→⋅w⃗=1\overrightarrow{AM}\cdot\vec w=1
AM→\overrightarrow{AM} est colinéaire à w⃗\vec w
AM→⋅w⃗=0\overrightarrow{AM}\cdot\vec w=0

$$\overrightarrow{AM}\cdot\vec w=0$$

Explication

Le vecteur w⃗\vec w est normal au plan, donc tout vecteur reliant A à un point du plan lui est orthogonal. L’orthogonalité à u⃗\vec u, qui appartient au plan, ne suffit pas à caractériser l’appartenance au plan.

9. Quelle relation doit vérifier une transformation T pour être linéaire ?

T(λu⃗+v⃗)=T(u⃗)+T(v⃗)T(\lambda\vec u+\vec v)=T(\vec u)+T(\vec v) pour tous u⃗,v⃗\vec u,\vec v et tout réel λ\lambda
T(λu⃗+v⃗)=λT(u⃗)+v⃗T(\lambda\vec u+\vec v)=\lambda T(\vec u)+\vec v pour tous u⃗,v⃗\vec u,\vec v et tout réel λ\lambda
T(λu⃗+v⃗)=λT(u⃗)+T(v⃗)T(\lambda\vec u+\vec v)=\lambda T(\vec u)+T(\vec v) pour tous u⃗,v⃗\vec u,\vec v et tout réel λ\lambda
T(λu⃗+v⃗)=T(u⃗)+λv⃗T(\lambda\vec u+\vec v)=T(\vec u)+\lambda\vec v pour tous u⃗,v⃗\vec u,\vec v et tout réel λ\lambda

$$T(\lambda\vec u+\vec v)=\lambda T(\vec u)+T(\vec v)$$ pour tous $$\vec u,\vec v$$ et tout réel $$\lambda$$

Explication

La linéarité impose que la transformation distribue la combinaison donnée en appliquant le même coefficient à l’image de u⃗\vec u. La relation proposée avec λv⃗\lambda\vec v à la place de λT(u⃗)\lambda T(\vec u) ne respecte pas cette règle.

10. Pourquoi une translation n’est-elle pas linéaire en général ?

Elle associe à chaque vecteur un angle, ce qui en fait une rotation.
Elle multiplie chaque vecteur par un réel, ce qui en fait une homothétie.
Elle ajoute un vecteur constant, ce qui en fait une transformation affine.
Elle conserve les normes, ce qui en fait une transformation orthogonale.

Elle ajoute un vecteur constant, ce qui en fait une transformation affine.

Explication

Une translation s’écrit comme la somme d’une transformation linéaire et d’une transformation constante, et relève donc en général des transformations affines. La conservation des normes caractérise plutôt certaines transformations linéaires comme les rotations.

11. Une translation de vecteur u⃗\vec u agit sur un vecteur v⃗\vec v ; quel vecteur obtient-on ?

v⃗−u⃗\vec v-\vec u
u⃗−v⃗\vec u-\vec v
λv⃗\lambda\vec v pour un réel λ\lambda
v⃗+u⃗\vec v+\vec u

$$\vec v+\vec u$$

Explication

La translation de vecteur u⃗\vec u associe à v⃗\vec v la somme v⃗+u⃗\vec v+\vec u. La multiplication de v⃗\vec v par un réel décrit plutôt l’action d’une homothétie.

12. Une rotation d’angle θ\theta agit sur un vecteur u⃗\vec u ; quelle caractéristique a son image ?

Elle a une norme multipliée par θ\theta et garde la même direction que u⃗\vec u.
Elle est égale à θu⃗\theta\vec u et conserve la norme de u⃗\vec u.
Elle est orthogonale à u⃗\vec u et conserve sa direction initiale.
Elle a la même norme que u⃗\vec u et forme avec lui un angle de mesure θ\theta.

Elle a la même norme que $$\vec u$$ et forme avec lui un angle de mesure $$\theta$$.

Explication

Une rotation conserve la norme du vecteur et modifie sa direction selon l’angle de rotation. Multiplier le vecteur par θ\theta change généralement sa norme et ne décrit pas une rotation.

13. Quelle écriture donne la forme cartésienne d’un nombre complexe ?

z=x+iyz=x+iy, avec x,y∈Rx,y\in\mathbb{R} et i2=1i^2=1
z=x−yz=x-y, avec x,y∈Rx,y\in\mathbb{R} et i2=−1i^2=-1
z=x+yiz=x+yi, avec x,y∈Cx,y\in\mathbb{C} et i2=1i^2=1
z=x+iyz=x+iy, avec x,y∈Rx,y\in\mathbb{R} et i2=−1i^2=-1

$$z=x+iy$$, avec $$x,y\in\mathbb{R}$$ et $$i^2=-1$$

Explication

La forme cartésienne écrit le complexe comme une partie réelle plus ii fois une partie imaginaire réelle, avec i2=−1i^2=-1. Prendre i2=1i^2=1 modifierait la propriété fondamentale de l’unité imaginaire.

14. Pour z1=2+3iz_1=2+3i et z2=1−4iz_2=1-4i, quel est leur produit ?

−10−5i-10-5i
14−5i14-5i
−10+5i-10+5i
14+5i14+5i

$$14-5i$$

Explication

En développant, la partie réelle vaut 2×1−3×(−4)=142\times1-3\times(-4)=14 et la partie imaginaire vaut 2×(−4)+3×1=−52\times(-4)+3\times1=-5. Le signe de la partie réelle serait différent si l’on additionnait au lieu de soustraire le produit des parties imaginaires.

15. Si z=−3+5iz=-3+5i, quelle est sa partie réelle ℜ(z)\Re(z) ?

−3-3
−3+5i-3+5i
55
5i5i

$$-3$$

Explication

Dans la forme cartésienne x+iyx+iy, la partie réelle est le nombre réel xx, ici −3-3. Le nombre 55 est la partie imaginaire, et non la partie réelle.

16. Quel est le module de z=3−4iz=3-4i ?

7\sqrt{7}
55
−5-5
77

$$5$$

Explication

Le module vaut x2+y2\sqrt{x^2+y^2}, donc ici 32+(−4)2=5\sqrt{3^2+(-4)^2}=5. La somme des valeurs absolues des deux composantes donnerait 77, mais ce n’est pas la définition du module.

17. Si les coefficients de deux polynômes sont respectivement aia_i et bib_i, quel est le coefficient d’indice ii de leur somme ?

aibia_i b_i
ai−bia_i-b_i
ai+bia_i+b_i
ai−1+bi+1a_{i-1}+b_{i+1}

$$a_i+b_i$$

Explication

L’addition des polynômes s’effectue coefficient par coefficient : le coefficient d’indice ii devient ai+bia_i+b_i. Le produit des coefficients pris au même indice ne décrit pas la somme des polynômes.

18. Si PP et QQ ont pour coefficients aia_i et bib_i, quelle expression donne le coefficient d’indice ii de PQPQ ?

ai+bia_i+b_i
∑k=0iai−kbi−k\sum_{k=0}^{i}a_{i-k}b_{i-k}
∑k=0iakbk\sum_{k=0}^{i}a_kb_k
∑k=0iakbi−k\sum_{k=0}^{i}a_kb_{i-k}

$$\sum_{k=0}^{i}a_kb_{i-k}$$

Explication

Pour obtenir le terme de degré ii dans le produit, on additionne les produits de coefficients dont les indices ont pour somme ii. Multiplier les coefficients de même indice ne tient pas compte de toutes les façons d’obtenir ce degré.

19. Deux polynômes non nuls de degrés 3 et 4 sont multipliés, tandis que leur somme peut subir une annulation de termes dominants : que peut-on conclure sur les degrés ?

Le produit est de degré 7, et la somme est nécessairement de degré 4.
Le produit est de degré 7, et la somme a un degré inférieur ou égal à 4.
Le produit est de degré 12, et la somme a un degré inférieur ou égal à 7.
Le produit est de degré au plus 4, et la somme est de degré 7.

Le produit est de degré 7, et la somme a un degré inférieur ou égal à 4.

Explication

Le degré du produit de deux polynômes non nuls est la somme de leurs degrés, soit 7, alors que le degré de la somme ne dépasse pas le maximum, soit 4. La somme peut avoir un degré inférieur à 4 si les termes dominants s’annulent.

20. Pour P(X)=2X2−X+3P(X)=2X^2-X+3, quelle valeur prend la fonction polynomiale associée en x=2x=2 ?

2X2−X+32X^2-X+3
1010
99
1111

$$9$$

Explication

On évalue le polynôme en remplaçant XX par 22 : P(2)=2×22−2+3=9P(2)=2\times 2^2-2+3=9. L’expression avec XX est le polynôme formel, tandis que la fonction évaluée en 2 donne un nombre.

21. Quelle condition caractérise un complexe α\alpha qui est une racine du polynôme PP ?

P(X)=αP(X)=\alpha pour tout XX
P(α)=0P(\alpha)=0
P(α)=1P(\alpha)=1
P(0)=αP(0)=\alpha

$$P(\alpha)=0$$

Explication

Par définition, α\alpha est une racine de PP lorsque l’évaluation du polynôme en α\alpha vaut zéro. La condition P(0)=αP(0)=\alpha concerne la valeur en zéro et ne définit pas une racine.

22. Si α\alpha est une racine de PP, quelle factorisation peut-on alors effectuer ?

Écrire P=(X−α)2QP=(X-\alpha)^2Q pour un polynôme QQ.
Écrire P=(X+α)QP=(X+\alpha)Q pour un polynôme QQ.
Écrire P=(X−α)QP=(X-\alpha)Q pour un polynôme QQ.
Écrire P=α(X−1)QP=\alpha(X-1)Q pour un polynôme QQ.

Écrire $$P=(X-\alpha)Q$$ pour un polynôme $$Q$$.

Explication

Une racine α\alpha entraîne la divisibilité de PP par X−αX-\alpha, donc P=(X−α)QP=(X-\alpha)Q pour un polynôme QQ. Le facteur X+αX+\alpha correspondrait à une racine −α-\alpha, pas nécessairement à α\alpha.

23. Quel résultat garantit l’existence d’au moins une racine complexe pour tout polynôme complexe de degré au moins 1 ?

Le théorème des valeurs intermédiaires
Le théorème de d’Alembert-Gauss
Le théorème de Rolle
Le théorème de division euclidienne

Le théorème de d’Alembert-Gauss

Explication

Le théorème de d’Alembert-Gauss affirme que tout polynôme complexe non constant possède au moins une racine complexe. Le théorème des valeurs intermédiaires concerne des fonctions réelles continues et ne donne pas ce résultat général pour les polynômes complexes.

24. Pour P(X)=(X−2)3(X+1)P(X)=(X-2)^3(X+1), quelle est la multiplicité de la racine 22 ?

4
3
2
1

3

Explication

La multiplicité de 22 est l’exposant du facteur X−2X-2, soit 3, et le facteur restant vaut 33 en X=2X=2, donc il n’annule pas cette racine. Le degré total 4 n’est pas la multiplicité de la racine 2.

25. Si un énoncé E est vrai, quelle est la valeur de vérité de sa négation ¬E ?

Elle est fausse, car la négation inverse la valeur de vérité de E.
Elle est vraie, car la négation conserve la valeur de vérité de E.
Elle est vraie si E est faux et fausse si E est vrai, comme E lui-même.
Elle est indéterminée, car la négation ne précise pas la valeur de E.

Elle est fausse, car la négation inverse la valeur de vérité de E.

Explication

La négation ¬E inverse la valeur de vérité de E : elle est donc fausse lorsqu'E est vrai. Confondre ¬E avec E ferait conserver à tort la valeur de vérité initiale.

26. Quelle expression est équivalente à la négation de « E₁ et E₂ » ?

E₁ ou E₂
¬E₁ et ¬E₂
¬E₁ ou ¬E₂
E₁ et ¬E₂

¬E₁ ou ¬E₂

Explication

La négation d’une conjonction équivaut à la disjonction des deux négations : ¬(E1∧E2)⇔¬E1∨¬E2\neg(E_1 \land E_2) \Leftrightarrow \neg E_1 \lor \neg E_2. Exiger que les deux énoncés soient faux correspond plutôt à la négation d’une disjonction.

27. Pour nier l’énoncé « E₁ ou E₂ », quelle condition faut-il exprimer ?

E₁ et E₂ sont tous deux faux.
E₁ est vrai et E₂ est faux.
E₁ et E₂ sont tous deux vrais.
E₁ ou E₂ est vrai.

E₁ et E₂ sont tous deux faux.

Explication

La négation d’une disjonction est équivalente à ¬E1∧¬E2\neg E_1 \land \neg E_2 : les deux énoncés doivent être faux. Dire qu’au moins l’un est vrai reprend la disjonction initiale au lieu de la nier.

28. Quelle condition est équivalente à la négation de l’implication « si E₁, alors E₂ » ?

E₁ et E₂ sont tous deux faux.
E₁ est faux et E₂ est vrai.
E₁ et E₂ sont tous deux vrais.
E₁ est vrai et E₂ est faux.

E₁ est vrai et E₂ est faux.

Explication

Une implication est fausse précisément lorsque son antécédent est vrai et son conséquent faux, donc ¬(E1⇒E2)⇔E1∧¬E2\neg(E_1 \Rightarrow E_2) \Leftrightarrow E_1 \land \neg E_2. Lorsqu'E₁ est faux, l’implication n’est pas réfutée par ce cas.

29. Une relation associe à un même élément de A deux éléments distincts de B. Peut-elle être une application de A dans B ?

Non, car chaque élément de A doit avoir une image unique dans B.
Oui, car chaque élément de A peut avoir plusieurs images dans B.
Oui, si chaque élément de B possède au moins un antécédent dans A.
Non, car chaque élément de B doit avoir une image unique dans A.

Non, car chaque élément de A doit avoir une image unique dans B.

Explication

Une application de A dans B associe à chaque élément de A un et un seul élément de B. Avoir plusieurs images pour un même élément viole cette unicité, tandis que la présence d’un antécédent pour chaque élément de B concerne la surjectivité.

30. On restreint une application f à un sous-ensemble D de son domaine. Que devient cette application sur D ?

Elle conserve ses valeurs sur D et devient nécessairement surjective.
Elle conserve son domaine initial et change les valeurs sur D.
Elle conserve les valeurs de f sur D et son codomaine devient D.
Elle conserve les valeurs de f sur D et son domaine devient D.

Elle conserve les valeurs de f sur D et son domaine devient D.

Explication

La restriction garde les valeurs de l’application initiale sur le sous-ensemble choisi et prend ce sous-ensemble pour domaine. Le codomaine ne devient pas automatiquement ce sous-ensemble, car celui-ci est un sous-ensemble du domaine.

31. Pour f : A → B et g : B → C, comment calcule-t-on (g ◦ f)(a) ?

On calcule d’abord g(a), puis on applique f au résultat.
On applique f à g(a), qui est un élément de B.
On additionne f(a) et g(a) pour obtenir un élément de C.
On calcule d’abord f(a), puis on applique g au résultat.

On calcule d’abord f(a), puis on applique g au résultat.

Explication

La composée est définie par (g ◦ f)(a) = g(f(a)) : on applique d’abord f, puis g. L’expression f(g(a)) inverse l’ordre et ne correspond généralement pas à la composition définie ici.

32. Une application est injective et surjective. Quelle propriété possède-t-elle ?

Elle est bijective.
Elle est une restriction.
Elle est une composition.
Elle est une application constante.

Elle est bijective.

Explication

Une application bijective est, par définition, à la fois injective et surjective. L’injectivité seule garantit la distinction des images, tandis que la surjectivité seule garantit que chaque élément du codomaine est atteint.

33. Quel rôle un axiome joue-t-il dans un système de démonstrations ?

Il est admis vrai au départ et sert de point de départ aux démonstrations.
Il est une suite finie de déductions vérifiant un énoncé.
Il est une règle qui transforme deux prémisses en une nouvelle implication.
Il est établi à partir d’énoncés déjà démontrés et sert de conclusion.

Il est admis vrai au départ et sert de point de départ aux démonstrations.

Explication

Un axiome est admis vrai au départ et fournit un point de départ aux démonstrations. Un énoncé déduit d’axiomes ou de résultats antérieurs est plutôt un théorème.

34. Qu’est-ce qui caractérise une démonstration mathématique ?

Une affirmation admise sans justification et utilisée comme point de départ.
Une implication dont l’antécédent et le conséquent sont tous deux vrais.
Une suite finie de déductions qui établit la vérité d’un énoncé conclusion.
Une suite potentiellement infinie d’étapes qui rend la conclusion probable.

Une suite finie de déductions qui établit la vérité d’un énoncé conclusion.

Explication

Une démonstration est une suite finie de déductions partant d’énoncés vrais et établissant un énoncé conclusion. Une suite infinie ne correspond pas à cette définition et ne peut pas être vérifiée comme une démonstration achevée.

35. On sait qu'E₁ est vrai et que l’implication E₁ ⇒ E₂ est vraie. Que permet de conclure le modus ponens ?

¬E₂ est vrai.
E₁ ⇒ E₂ est faux.
E₁ est faux.
E₂ est vrai.

E₂ est vrai.

Explication

Le modus ponens déduit E₂ à partir de l’antécédent vrai E₁ et de l’implication vraie E₁ ⇒ E₂. L’implication est un connecteur logique, tandis que le modus ponens est la règle de déduction qui exploite ces prémisses.

36. Pour démontrer un énoncé E par l’absurde en logique classique, quelle démarche faut-il suivre ?

Supposer E et démontrer ¬E ⇒ ¬E pour établir la conclusion.
Supposer E, en déduire une contradiction, puis conclure que ¬E est vrai.
Supposer ¬E, en déduire une contradiction, puis conclure qu'E est vrai.
Supposer ¬E et en déduire directement E sans obtenir de contradiction.

Supposer ¬E, en déduire une contradiction, puis conclure qu'E est vrai.

Explication

La démonstration par l’absurde suppose la négation de E et en déduit une contradiction, ce qui permet de conclure qu'E est vrai en logique classique. Supposer E et obtenir une contradiction ne suit pas la démarche décrite pour établir E par l’absurde.

37. Pour calculer (g∘f)(x)(g\circ f)(x), dans quel ordre les fonctions sont-elles appliquées ?

On applique d’abord ff à g(x)g(x), puis gg au résultat.
On applique d’abord ff à xx, puis gg au résultat.
On applique d’abord gg à xx, puis ff au résultat.
On calcule séparément f(x)f(x) et g(x)g(x), puis on les additionne.

On applique d’abord $$f$$ à $$x$$, puis $$g$$ au résultat.

Explication

La composée est définie par (g∘f)(x)=g(f(x))(g\circ f)(x)=g(f(x)), ce qui signifie que ff agit avant gg. L’ordre apparent des lettres peut faire croire que gg s’applique d’abord, mais ce n’est pas le cas.

38. Si ff et gg sont dérivables, quelle expression donne la dérivée de leur composée g∘fg\circ f ?

g′(x)f′(x)g'(x)f'(x)
g(f′(x))g′(x)g(f'(x))g'(x)
g′(f(x))f′(x)g'(f(x))f'(x)
g′(f′(x))f(x)g'(f'(x))f(x)

$$g'(f(x))f'(x)$$

Explication

La règle de dérivation d’une composée évalue la dérivée extérieure en f(x)f(x), puis la multiplie par f′(x)f'(x). L’expression g′(x)f′(x)g'(x)f'(x) omet l’évaluation de g′g' au point f(x)f(x).

39. Une fonction continue et strictement décroissante sur [a,b][a,b] possède quelle image et quel type de fonction réciproque ?

Son image est [f(a),f(b)][f(a),f(b)], et sa réciproque est continue et strictement décroissante.
Son image est [f(b),f(a)][f(b),f(a)], et sa réciproque est continue et strictement décroissante.
Son image est [f(b),f(a)][f(b),f(a)], et sa réciproque est continue et strictement croissante.
Son image est [f(a),f(b)][f(a),f(b)], et sa réciproque est continue et strictement croissante.

Son image est $$[f(b),f(a)]$$, et sa réciproque est continue et strictement décroissante.

Explication

Une fonction continue et strictement décroissante sur [a,b][a,b] est une bijection vers [f(b),f(a)][f(b),f(a)], et sa réciproque conserve le sens de variation décroissant. L’intervalle [f(a),f(b)][f(a),f(b)] correspond au cas d’une fonction croissante.

40. Pour yy dans l’image de ff, quelle identité exprime que la réciproque annule l’action de ff sur yy ?

f−1(f(y))=yf^{-1}(f(y))=y pour tout réel yy
f(f−1(y))=yf(f^{-1}(y))=y
f(f(y))=yf(f(y))=y
f−1(f−1(y))=yf^{-1}(f^{-1}(y))=y

$$f(f^{-1}(y))=y$$

Explication

Pour tout yy appartenant à l’image de ff, on a f(f−1(y))=yf(f^{-1}(y))=y. L’identité f−1(f(y))=yf^{-1}(f(y))=y concerne plutôt un yy appartenant au domaine de ff, et non tout réel sans condition.

41. Quelle paire de définitions correspond au cosinus hyperbolique et au sinus hyperbolique ?

cosh⁡(x)=ex+e−x\cosh(x)=e^x+e^{-x} et sinh⁡(x)=ex−e−x\sinh(x)=e^x-e^{-x}
cosh⁡(x)=ex+e−x2\cosh(x)=\frac{e^x+e^{-x}}{2} et sinh⁡(x)=ex−e−x2\sinh(x)=\frac{e^x-e^{-x}}{2}
cosh⁡(x)=ex2\cosh(x)=\frac{e^x}{2} et sinh⁡(x)=e−x2\sinh(x)=\frac{e^{-x}}{2}
cosh⁡(x)=ex−e−x2\cosh(x)=\frac{e^x-e^{-x}}{2} et sinh⁡(x)=ex+e−x2\sinh(x)=\frac{e^x+e^{-x}}{2}

$$\cosh(x)=\frac{e^x+e^{-x}}{2}$$ et $$\sinh(x)=\frac{e^x-e^{-x}}{2}$$

Explication

Le cosinus hyperbolique est la demi-somme des exponentielles opposées, tandis que le sinus hyperbolique est leur demi-différence. Intervertir la somme et la différence confond leurs définitions et leurs propriétés de parité.

42. Quelle propriété décrit correctement la tangente hyperbolique sur R\mathbb{R} ?

Elle est définie en tout réel, impaire, strictement croissante et à valeurs dans R\mathbb{R}.
Elle est définie en tout réel, impaire, strictement croissante et à valeurs dans ]−1,1[]-1,1[.
Elle est définie hors de zéro, impaire, strictement décroissante et à valeurs dans ]−1,1[]-1,1[.
Elle est définie en tout réel, paire, strictement croissante et à valeurs dans ]−1,1[]-1,1[.

Elle est définie en tout réel, impaire, strictement croissante et à valeurs dans $$]-1,1[$$.

Explication

La fonction tanh⁡\tanh est le quotient sinh⁡(x)/cosh⁡(x)\sinh(x)/\cosh(x) ; elle est impaire, strictement croissante et son image est ]−1,1[]-1,1[. La confusion avec la cotangente hyperbolique conduit à exclure zéro de son domaine, alors que tanh⁡\tanh y est définie.

43. Quelle combinaison de propriétés est vérifiée par le sinus et le cosinus ?

Ils sont continus, dérivables et 2π2\pi-périodiques ; le sinus est pair, le cosinus est impair et sin⁡2(x)+cos⁡2(x)=1\sin^2(x)+\cos^2(x)=1.
Ils sont continus, dérivables et 2π2\pi-périodiques ; le sinus est impair, le cosinus est pair et sin⁡2(x)−cos⁡2(x)=1\sin^2(x)-\cos^2(x)=1.
Ils sont continus, dérivables et 2π2\pi-périodiques ; le sinus est impair, le cosinus est pair et sin⁡2(x)+cos⁡2(x)=1\sin^2(x)+\cos^2(x)=1.
Ils sont continus, dérivables et π\pi-périodiques ; le sinus est impair, le cosinus est pair et sin⁡2(x)+cos⁡2(x)=1\sin^2(x)+\cos^2(x)=1.

Ils sont continus, dérivables et $$2\pi$$-périodiques ; le sinus est impair, le cosinus est pair et $$\sin^2(x)+\cos^2(x)=1$$.

Explication

Le sinus et le cosinus sont continus, dérivables et de période 2π2\pi, avec les parités et l’identité indiquées. Une période de π\pi est incorrecte pour ces deux fonctions, même si certaines expressions trigonométriques ont cette période.

44. Quelles sont les dérivées du sinus et du cosinus ?

sin⁡′(x)=cos⁡(x)\sin'(x)=\cos(x) et cos⁡′(x)=sin⁡(x)\cos'(x)=\sin(x)
sin⁡′(x)=−cos⁡(x)\sin'(x)=-\cos(x) et cos⁡′(x)=sin⁡(x)\cos'(x)=\sin(x)
sin⁡′(x)=sin⁡(x)\sin'(x)=\sin(x) et cos⁡′(x)=cos⁡(x)\cos'(x)=\cos(x)
sin⁡′(x)=cos⁡(x)\sin'(x)=\cos(x) et cos⁡′(x)=−sin⁡(x)\cos'(x)=-\sin(x)

$$\sin'(x)=\cos(x)$$ et $$\cos'(x)=-\sin(x)$$

Explication

La dérivée du sinus est le cosinus, tandis que celle du cosinus est l’opposé du sinus. La dernière paire proposée conserve bien la dérivée du sinus, mais omet le signe négatif dans celle du cosinus.

45. Dans quelles conditions la formule de changement de variable transforme-t-elle ∫abu′(t)f(u(t)) dt\int_a^b u'(t)f(u(t))\,dt en une intégrale sur l’image des bornes ?

Si u′u' est continue et ff est dérivable, l’intégrale devient ∫u(a)u(b)f(u(t)) dt\int_{u(a)}^{u(b)}f(u(t))\,dt.
Si uu est dérivable et ff est continue, l’intégrale devient ∫abf(t) dt\int_a^b f(t)\,dt, sans modifier les bornes.
Si uu est continue, u′u' dérivable sur [a,b][a,b], et ff continue, l’intégrale devient ∫u(b)u(a)f(t) dt\int_{u(b)}^{u(a)}f(t)\,dt.
Si uu est dérivable, u′u' continue sur [a,b][a,b], et ff continue sur un intervalle contenant les valeurs de uu, l’intégrale devient ∫u(a)u(b)f(t) dt\int_{u(a)}^{u(b)}f(t)\,dt.

Si $$u$$ est dérivable, $$u'$$ continue sur $$[a,b]$$, et $$f$$ continue sur un intervalle contenant les valeurs de $$u$$, l’intégrale devient $$\int_{u(a)}^{u(b)}f(t)\,dt$$.

Explication

La formule exige que uu soit dérivable, que u′u' soit continue sur l’intervalle d’intégration et que ff soit continue sur l’intervalle d’arrivée. Inverser les bornes donnerait en général le signe opposé à celui de la formule.

46. Quel est le polynôme caractéristique de l’équation différentielle y′′+ay′+by=f(x)y''+ay'+by=f(x), lorsque aa et bb sont constants ?

P(X)=X2+aX−bP(X)=X^2+aX-b
P(X)=X2−aX+bP(X)=X^2-aX+b
P(X)=aX2+bX+1P(X)=aX^2+bX+1
P(X)=X2+aX+bP(X)=X^2+aX+b

$$P(X)=X^2+aX+b$$

Explication

Le polynôme caractéristique associé à la partie linéaire de l’équation est P(X)=X2+aX+bP(X)=X^2+aX+b. Changer le signe du terme en aXaX ou en bb ne correspond pas aux coefficients de l’équation donnée.

47. Pour un polynôme caractéristique de discriminant Δ<0\Delta<0, quelle est la nature de ses racines ?

Une racine réelle double.
Deux racines réelles égales à zéro.
Deux racines complexes distinctes.
Deux racines réelles distinctes.

Deux racines complexes distinctes.

Explication

Un discriminant négatif correspond à deux racines complexes distinctes. Une racine réelle double est associée au cas Δ=0\Delta=0, et non à un discriminant négatif.

48. Pour un système masse-ressort non amorti de masse mm et de raideur kk, quelle équation décrit le déplacement x(t)x(t) et quelle est sa pulsation propre ?

x′′+kmx=0x''+\frac{k}{m}x=0, avec ω0=km\omega_0=\sqrt{\frac{k}{m}}
x′′+mkx=0x''+\frac{m}{k}x=0, avec ω0=mk\omega_0=\sqrt{\frac{m}{k}}
x′′+νmx′+kmx=0x''+\frac{\nu}{m}x'+\frac{k}{m}x=0, avec ω0=mk\omega_0=\sqrt{\frac{m}{k}}
x′′+kmx=0x''+\sqrt{\frac{k}{m}}x=0, avec ω0=km\omega_0=\frac{k}{m}

$$x''+\frac{k}{m}x=0$$, avec $$\omega_0=\sqrt{\frac{k}{m}}$$

Explication

Dans le modèle non amorti, la force de rappel conduit à l’équation x′′+(k/m)x=0x''+(k/m)x=0 et la pulsation propre est la racine carrée de k/mk/m. L’expression avec un terme en x′x' décrit un modèle amorti, et non l’oscillateur non amorti.

49. Quelle forme donne la solution réelle générale d’un oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre ω0\omega_0 ?

x(t)=Acos⁡(ω0t)+Bsin⁡(ω0t)x(t)=A\cos(\omega_0t)+B\sin(\omega_0t)
x(t)=Acos⁡(t)+Bsin⁡(t)+ω0x(t)=A\cos(t)+B\sin(t)+\omega_0
x(t)=Acosh⁡(ω0t)+Bsinh⁡(ω0t)x(t)=A\cosh(\omega_0t)+B\sinh(\omega_0t)
x(t)=Aeω0t+Be−ω0tx(t)=Ae^{\omega_0t}+Be^{-\omega_0t}

$$x(t)=A\cos(\omega_0t)+B\sin(\omega_0t)$$

Explication

La solution générale est une combinaison de sinus et de cosinus de pulsation ω0\omega_0, avec deux constantes fixées par les conditions initiales. Une combinaison d’exponentielles réelles correspond plutôt à des racines réelles de l’équation caractéristique.

50. Un oscillateur libre amorti a une masse mm, une raideur kk et un coefficient d’amortissement ν\nu. Quelle écriture normalisée relie ses paramètres ?

x′′+μx′+ω0x=0x''+\mu x'+\omega_0x=0, avec ω0=mk\omega_0=\sqrt{\frac{m}{k}} et μ=νk\mu=\frac{\nu}{k}
x′′+2μx′+ω0x=0x''+2\mu x'+\omega_0x=0, avec ω0=km\omega_0=\frac{k}{m} et 2μ=mν2\mu=\frac{m}{\nu}
x′′+2μx′+ω02x=0x''+2\mu x'+\omega_0^2x=0, avec ω0=km\omega_0=\sqrt{\frac{k}{m}} et 2μ=νm2\mu=\frac{\nu}{m}
x′′+ω02x=0x''+\omega_0^2x=0, avec ω0=km\omega_0=\sqrt{\frac{k}{m}} et 2μ=νm2\mu=\frac{\nu}{m}

$$x''+2\mu x'+\omega_0^2x=0$$, avec $$\omega_0=\sqrt{\frac{k}{m}}$$ et $$2\mu=\frac{\nu}{m}$$

Explication

La division de l’équation amortie par la masse donne le terme d’amortissement 2μ=ν/m2\mu=\nu/m et le terme de raideur ω02=k/m\omega_0^2=k/m. L’équation sans terme en x′x' omet l’amortissement, même si elle conserve la pulsation propre correcte.

51. Pour un oscillateur amorti, on calcule Δ=4(μ2−ω02)\Delta=4(\mu^2-\omega_0^2) et on obtient une valeur négative. À quel régime cela correspond-il ?

Au régime critique
Au régime sous-amorti
À un régime non amorti
Au régime sur-amorti

Au régime sous-amorti

Explication

Lorsque Δ<0\Delta<0, l’oscillateur est dans le régime sous-amorti. Le régime critique correspond à Δ=0\Delta=0, tandis que Δ>0\Delta>0 caractérise le régime sur-amorti.

52. Que signifie écrire un développement limité de ff à l’ordre nn au voisinage de x0x_0 ?

Écrire f(x0+h)=a0+a1h+⋯+anhn+O0(hn+1)f(x_0+h)=a_0+a_1h+\cdots+a_nh^n+O_0(h^{n+1}) lorsque h→∞h\to\infty
Écrire f(x0+h)=a0+a1h+⋯+anhnf(x_0+h)=a_0+a_1h+\cdots+a_nh^n avec une égalité exacte pour tout hh
Écrire f(x0+h)=a0+a1h+⋯+anhn+O0(hn)f(x_0+h)=a_0+a_1h+\cdots+a_nh^n+O_0(h^n) lorsque h→0h\to0
Écrire f(x0+h)=a0+a1h+⋯+anhn+O0(hn)f(x_0+h)=a_0+a_1h+\cdots+a_nh^n+O_0(h^n) lorsque h→∞h\to\infty

Écrire $$f(x_0+h)=a_0+a_1h+\cdots+a_nh^n+O_0(h^n)$$ lorsque $$h\to0$$

Explication

Un développement limité à l’ordre nn décrit la fonction près de x0x_0 en posant h→0h\to0 et en ajoutant un terme de reste. Une égalité exacte sans reste n’est pas ce qu’affirme la définition.

53. Pour une fonction nn fois dérivable en un point intérieur x0x_0, quelle formule exprime le théorème de Taylor-Young à l’ordre nn ?

f(x0+h)=∑k=0nf(k)(x0)k!hk+O0(hn)f(x_0+h)=\sum_{k=0}^{n}\frac{f^{(k)}(x_0)}{k!}h^k+O_0(h^n)
f(x0+h)=∑k=1nf(k)(x0)k!hk+O0(hn)f(x_0+h)=\sum_{k=1}^{n}\frac{f^{(k)}(x_0)}{k!}h^k+O_0(h^n)
f(x0+h)=∑k=0nf(k)(x0)k!hk+O0(hn+1)f(x_0+h)=\sum_{k=0}^{n}\frac{f^{(k)}(x_0)}{k!}h^k+O_0(h^{n+1})
f(x0+h)=∑k=0nf(k)(x0)hk+O0(hn)f(x_0+h)=\sum_{k=0}^{n}f^{(k)}(x_0)h^k+O_0(h^n)

$$f(x_0+h)=\sum_{k=0}^{n}\frac{f^{(k)}(x_0)}{k!}h^k+O_0(h^n)$$

Explication

La formule utilise les dérivées en x0x_0 divisées par les factorielles correspondantes, avec un reste d’ordre O0(hn)O_0(h^n) dans l’énoncé considéré. La formule qui omet les factorielles ne donne pas les coefficients de Taylor-Young.

54. Deux fonctions ont des développements limités d’ordre nn de parties principales PP et QQ. Quelle règle donne les parties principales de leur somme et de leur produit ?

La somme a pour partie principale P+QP+Q et le produit a pour partie principale PQPQ sans troncature.
La somme a pour partie principale T≤n(P+Q)T_{\leq n}(P+Q) et le produit a pour partie principale P−QP-Q.
La somme a pour partie principale PQPQ et le produit a pour partie principale P+QP+Q.
La somme a pour partie principale P+QP+Q et le produit a pour partie principale T≤n(PQ)T_{\leq n}(PQ).

La somme a pour partie principale $$P+Q$$ et le produit a pour partie principale $$T_{\leq n}(PQ)$$.

Explication

Les parties principales s’additionnent pour la somme, tandis que le produit demande de tronquer le produit polynomial au degré nn. Conserver PQPQ sans troncature peut inclure des termes de degré supérieur à l’ordre étudié.

55. Pour obtenir le développement limité d’ordre nn d’un produit, quelle démarche faut-il appliquer ?

Remplacer un facteur par son développement d’ordre nn, multiplier par l’autre fonction exacte, puis garder les termes de degré au plus nn.
Remplacer chaque facteur par son développement d’ordre n+1n+1, développer le produit, puis garder les termes de degré supérieur à nn.
Remplacer chaque facteur par son développement d’ordre nn, développer le produit, puis garder les termes de degré au plus nn.
Additionner les développements des facteurs, puis conserver dans la somme les termes de degré au plus nn.

Remplacer chaque facteur par son développement d’ordre $$n$$, développer le produit, puis garder les termes de degré au plus $$n$$.

Explication

Le calcul consiste à substituer les développements des deux facteurs, à effectuer le produit, puis à éliminer les termes dont le degré dépasse nn. Additionner les développements ne calcule pas le produit recherché.

56. Quelle caractérisation correspond à une fonction de plusieurs variables à valeurs scalaires ?

Elle associe à chaque d-uplet réel de son domaine un vecteur de Rd\mathbb{R}^d.
Elle associe à chaque d-uplet réel de son domaine un nombre réel.
Elle associe à chaque nombre réel de son domaine un d-uplet réel.
Elle associe à chaque d-uplet réel de son domaine une fonction réelle.

Elle associe à chaque d-uplet réel de son domaine un nombre réel.

Explication

Une fonction scalaire de plusieurs variables prend un d-uplet réel comme entrée et renvoie un nombre réel. Une application qui renvoie un vecteur est un champ de vecteurs, et non une fonction à valeurs scalaires.

57. Pour une fonction f:R2→Rf:\mathbb{R}^2\to\mathbb{R}, que représente la ligne de niveau de valeur cc ?

L’ensemble des points (x,y)(x,y) tels que les deux dérivées partielles de ff valent cc.
L’ensemble des valeurs cc obtenues lorsque x=yx=y.
L’ensemble des points (x,y)(x,y) tels que f(x,y)=x+cf(x,y)=x+c.
L’ensemble des points (x,y)(x,y) tels que f(x,y)=cf(x,y)=c.

L’ensemble des points $$(x,y)$$ tels que $$f(x,y)=c$$.

Explication

Une ligne de niveau rassemble les points du plan où la fonction prend une valeur fixée cc. La condition portant sur les deux dérivées partielles décrit une autre propriété et ne définit pas une ligne de niveau.

58. Une courbe paramétrée est donnée par une fonction X:I→RdX:I\to\mathbb{R}^d. Dans quel sens son image est-elle orientée ?

Dans le sens des valeurs décroissantes du paramètre tt.
Dans le sens des valeurs croissantes du paramètre tt.
Dans le sens des points de l’image ayant les coordonnées les plus grandes.
Dans le sens déterminé par la distance entre les points successifs.

Dans le sens des valeurs croissantes du paramètre $$t$$.

Explication

L’orientation de l’image suit l’évolution du paramètre vers ses valeurs croissantes. Le sens ne se déduit pas d’un ordre général des coordonnées ni de la distance entre les points.

59. Pour calculer la dérivée partielle de ff par rapport à xx en (x0,y0)(x_0,y_0), quelle variable faut-il maintenir fixe ?

Il faut fixer x=x0x=x_0 et dériver la fonction y↦f(x0,y)y\mapsto f(x_0,y) en y0y_0.
Il faut fixer f(x,y)=f(x0,y0)f(x,y)=f(x_0,y_0) et dériver la courbe de niveau en x0x_0.
Il faut faire varier simultanément xx et yy selon la droite passant par (x0,y0)(x_0,y_0).
Il faut fixer y=y0y=y_0 et dériver la fonction x↦f(x,y0)x\mapsto f(x,y_0) en x0x_0.

Il faut fixer $$y=y_0$$ et dériver la fonction $$x\mapsto f(x,y_0)$$ en $$x_0$$.

Explication

La dérivée partielle par rapport à xx s’obtient en faisant varier xx tandis que yy reste égal à y0y_0. Fixer xx et faire varier yy correspond plutôt à la dérivée partielle par rapport à yy.

60. Pour une courbe paramétrée X(t)=(x1(t),…,xd(t))X(t)=(x_1(t),\ldots,x_d(t)), quelle expression donne son vecteur dérivé ?

X′(t)=(x1′(t),…,xd′(t))X'(t)=(x'_1(t),\ldots,x'_d(t))
X′(t)=(x1′′(t),…,xd′′(t))X'(t)=(x''_1(t),\ldots,x''_d(t))
X′(t)=(x1(t),…,xd(t))X'(t)=(x_1(t),\ldots,x_d(t))
X′(t)=(1x1′(t),…,1xd′(t))X'(t)=\left(\frac{1}{x'_1(t)},\ldots,\frac{1}{x'_d(t)}\right)

$$X'(t)=(x'_1(t),\ldots,x'_d(t))$$

Explication

Le vecteur dérivé s’obtient en dérivant chaque composante de la courbe par rapport au paramètre. Le vecteur formé des composantes non dérivées décrit la position de la courbe, et non sa variation.

61. Au point X(t0)X(t_0) d’une courbe paramétrée, quelle est l’interprétation de X′(t0)X'(t_0) si ce vecteur est non nul ?

C’est un vecteur directeur de la droite tangente à la courbe image.
C’est le vecteur position du point par rapport à l’origine.
C’est un vecteur directeur de la normale au graphe de la courbe.
C’est un vecteur normal à la droite tangente à la courbe image.

C’est un vecteur directeur de la droite tangente à la courbe image.

Explication

Lorsque le vecteur dérivé est non nul, il donne une direction de la tangente à la courbe au point considéré. Un vecteur normal à cette tangente serait orthogonal à cette direction, et non le vecteur dérivé lui-même.

62. Une courbe paramétrée reste sur une même ligne de niveau d’une fonction différentiable ff. Quelle relation lie alors son vecteur tangent au gradient de ff ?

Le vecteur tangent est orthogonal au gradient en chaque point de la courbe.
Le vecteur tangent est parallèle au gradient en chaque point de la courbe.
Le vecteur tangent est nul en chaque point de la courbe.
Le vecteur tangent a la même norme que le gradient en chaque point de la courbe.

Le vecteur tangent est orthogonal au gradient en chaque point de la courbe.

Explication

La fonction reste constante le long de la courbe, ce qui impose que sa variation dans la direction tangente soit nulle; le gradient est donc orthogonal au vecteur tangent. Le parallélisme avec le gradient correspondrait plutôt à une direction de variation maximale, pas à une ligne de niveau.

63. Quelle condition caractérise un extremum local strict d’une fonction en un point ?

Dans un disque centré en ce point, la fonction atteint un maximum ou un minimum, avec égalité en plusieurs points voisins.
Dans un disque centré en ce point, la fonction y atteint un maximum ou un minimum, et l’égalité avec sa valeur n’a lieu qu’en ce point.
Dans tout le domaine, la fonction atteint un maximum ou un minimum, et l’égalité avec sa valeur n’a lieu qu’en ce point.
La fonction prend la même valeur en tout point d’un disque centré en ce point.

Dans un disque centré en ce point, la fonction y atteint un maximum ou un minimum, et l’égalité avec sa valeur n’a lieu qu’en ce point.

Explication

Un extremum local concerne les valeurs dans un disque autour du point, et il est strict lorsque seule la valeur au point considéré peut égaler l’extremum. Un extremum global porte sur tout le domaine et constitue une notion plus forte que la condition locale.

64. Pour un champ E=(Ex,Ey)E=(E_x,E_y) défini sur R2\mathbb R^2, comment calcule-t-on sa divergence ?

div⁡E=∂Ex∂x+∂Ey∂y\operatorname{div}E=\frac{\partial E_x}{\partial x}+\frac{\partial E_y}{\partial y}
div⁡E=∂Ex∂x−∂Ey∂y\operatorname{div}E=\frac{\partial E_x}{\partial x}-\frac{\partial E_y}{\partial y}
div⁡E=∂Ex∂y+∂Ey∂x\operatorname{div}E=\frac{\partial E_x}{\partial y}+\frac{\partial E_y}{\partial x}
div⁡E=∂2Ex∂x2+∂2Ey∂y2\operatorname{div}E=\frac{\partial^2 E_x}{\partial x^2}+\frac{\partial^2 E_y}{\partial y^2}

$$\operatorname{div}E=\frac{\partial E_x}{\partial x}+\frac{\partial E_y}{\partial y}$$

Explication

La divergence en dimension deux additionne la dérivée de chaque composante par rapport à sa coordonnée correspondante. La somme des dérivées croisées, elle, ne donne pas la divergence.

65. Pour une fonction scalaire définie sur R3\mathbb R^3, quelle expression du laplacien est aussi égale à div⁡(∇f)\operatorname{div}(\nabla f) ?

Δf=fxy+fyz+fzx\Delta f=f_{xy}+f_{yz}+f_{zx}
Δf=fxx+fyy+fzz\Delta f=f_{xx}+f_{yy}+f_{zz}
Δf=fxx+fyy−fzz\Delta f=f_{xx}+f_{yy}-f_{zz}
Δf=fx+fy+fz\Delta f=f_x+f_y+f_z

$$\Delta f=f_{xx}+f_{yy}+f_{zz}$$

Explication

En dimension trois, le laplacien est la somme des trois dérivées partielles secondes selon les coordonnées et s’obtient aussi en prenant la divergence du gradient. La somme des dérivées premières correspond à une autre opération, pas au laplacien.

66. Quelle équation décrit la chaleur sans source pour une fonction ff dépendant du temps et de l’espace ?

∂2f∂t2−Δf=0\frac{\partial^2 f}{\partial t^2}-\Delta f=0
∂f∂t−Δf=0\frac{\partial f}{\partial t}-\Delta f=0
Δf=0\Delta f=0
∂f∂t+Δf=0\frac{\partial f}{\partial t}+\Delta f=0

$$\frac{\partial f}{\partial t}-\Delta f=0$$

Explication

L’équation de la chaleur sans source annule l’opérateur ∂∂t−Δ\frac{\partial}{\partial t}-\Delta appliqué à ff. L’équation avec une dérivée temporelle seconde relève plutôt de l’opérateur des ondes.

67. Une fonction d’onde ff vérifie quelle équation avec l’opérateur de d’Alembert □=∂2∂t2−Δ\Box=\frac{\partial^2}{\partial t^2}-\Delta ?

(∂2∂t2+Δ)f=0\left(\frac{\partial^2}{\partial t^2}+\Delta\right)f=0
(∂∂t−Δ)f=0\left(\frac{\partial}{\partial t}-\Delta\right)f=0
Δf=0\Delta f=0
□f=0\Box f=0

$$\Box f=0$$

Explication

L’équation des ondes s’écrit en annulant l’opérateur de d’Alembert appliqué à la fonction. L’opérateur comportant une dérivée temporelle première est celui de la chaleur, et non celui des ondes.

68. Quelle propriété doit satisfaire une application linéaire T:E→ET:E\to E pour tout couple de vecteurs u,vu,v et tout réel λ\lambda ?

T(u+v)=T(u)+T(v)T(u+v)=T(u)+T(v) et T(λu)=λT(u)T(\lambda u)=\lambda T(u)
T(u+v)=T(u)+vT(u+v)=T(u)+v et T(λu)=λT(u)+uT(\lambda u)=\lambda T(u)+u
T(u+v)=T(u)T(v)T(u+v)=T(u)T(v) et T(λu)=T(u)+λT(\lambda u)=T(u)+\lambda
T(u+v)=T(u)−T(v)T(u+v)=T(u)-T(v) et T(λu)=T(u)T(\lambda u)=T(u)

$$T(u+v)=T(u)+T(v)$$ et $$T(\lambda u)=\lambda T(u)$$

Explication

Une application linéaire préserve l’addition des vecteurs et la multiplication par un scalaire. Une règle qui transforme une somme vectorielle en produit des images ne respecte pas cette propriété.

69. Pour déterminer complètement une application linéaire de R2\mathbb R^2 dans R2\mathbb R^2, quelle information suffit lorsque la base est fixée ?

Les images des deux vecteurs de cette base.
L’image d’un seul vecteur de cette base.
Le noyau de l’application sans autre information.
Le déterminant de sa matrice sans ses autres coefficients.

Les images des deux vecteurs de cette base.

Explication

Toute application linéaire est déterminée par ses valeurs sur les vecteurs d’une base, car chaque vecteur s’exprime comme combinaison linéaire de ces vecteurs. L’image d’un seul vecteur ne permet pas, en général, de connaître l’action sur toute la base.

70. Un tableau rectangulaire contient mm lignes et nn colonnes de coefficients réels. Comment décrit-on sa taille comme matrice réelle ?

Une matrice de taille n×mn\times m.
Une matrice de taille m×nm\times n.
Une matrice carrée de taille m×mm\times m.
Une matrice carrée de taille n×nn\times n.

Une matrice de taille $$m\times n$$.

Explication

Dans la notation de la taille, le premier nombre indique les lignes et le second les colonnes. La taille n×mn\times m inverse ces dimensions et ne convient que si le tableau possède effectivement nn lignes et mm colonnes.

71. Dans un système dynamique linéaire défini par Xk+1=AXkX_{k+1}=AX_k, quelle expression donne l’état au rang kk à partir de l’état initial ?

Xk=A+kX0X_k=A+kX_0
Xk=A−kX0X_k=A^{-k}X_0
Xk=kAX0X_k=kAX_0
Xk=AkX0X_k=A^kX_0

$$X_k=A^kX_0$$

Explication

Chaque étape applique une nouvelle fois la matrice AA, d’où la puissance AkA^k appliquée à l’état initial. Le facteur scalaire kk ne représente pas ces applications successives de la matrice.

Révisez avec les flashcards

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Quelle relation de direction caractérise deux vecteurs non nuls colinéaires ?

Ils ont la même direction.

Quelle formule donne le produit scalaire de deux vecteurs non nuls faisant un angle θ\theta ?

u⃗⋅v⃗=∥u⃗∥∥v⃗∥cos⁡(θ)\vec u\cdot\vec v=\|\vec u\|\|\vec v\|\cos(\theta).

À quoi le produit vectoriel u⃗∧v⃗\vec u\wedge\vec v est-il orthogonal ?

À u⃗\vec u et à v⃗\vec v.

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