QCM : Théorie de l’attachement chez l’enfant (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble décrit des facteurs susceptibles d’entraver l’attachement?

Soins non sensibles, désorientation maternelle, comportements négatifs intrusifs, confusion des rôles et retrait
Réponses cohérentes, proximité affective, exploration autonome et interactions prévisibles
Manque d’occasions de jeu, difficultés langagières, fatigue parentale et adaptation scolaire
Séparation brève, tempérament difficile, faible stimulation cognitive et changements de routine

Soins non sensibles, désorientation maternelle, comportements négatifs intrusifs, confusion des rôles et retrait

Explication

Ces cinq éléments constituent des entraves possibles à l’attachement. Un tempérament difficile peut influencer les interactions, mais ne fait pas partie de cette liste d’entraves.

2. Un enfant ayant un attachement sécure rencontre une personne inconnue et éprouve une difficulté. Quel comportement est cohérent avec les effets associés à ce type d’attachement ?

Il évite les interactions et refuse de solliciter de l’aide.
Il se met plus souvent en colère et peine à se concentrer.
Il se montre relativement confiant et demande de l’aide au besoin.
Il manifeste davantage de crainte et cherche à attirer l’attention.

Il se montre relativement confiant et demande de l’aide au besoin.

Explication

Les enfants ayant un attachement sécure sont décrits comme plus confiants, moins craintifs face aux inconnus et capables de demander de l’aide en cas de besoin. L’évitement des interactions et le refus de solliciter de l’aide ne correspondent pas à ces caractéristiques.

3. Comment se comporte le bébé pendant la phase d’orientation, de 0 à 3 mois ?

Il différencie davantage les personnes et montre des préférences nettes pour les figures familières.
Il choisit une figure d’attachement privilégiée et manifeste déjà une détresse marquée lors de chaque séparation.
Il utilise une figure d’attachement comme base d’exploration et recherche activement son réconfort.
Il émet des signaux sans préférence marquée pour une figure, tout en distinguant les personnes familières des autres.

Il émet des signaux sans préférence marquée pour une figure, tout en distinguant les personnes familières des autres.

Explication

Pendant la phase d’orientation, le bébé ne discrimine pas encore une figure d’attachement dans ses signaux et ne manifeste pas de préférence marquée, mais il distingue les personnes familières des autres. Les préférences nettes pour les figures familières caractérisent plutôt la phase d’attachement focalisé.

4. Quelle description caractérise le lien d’attachement ?

Une relation passagère qui stimule l’autonomie et réduit la recherche de contact
Une dépendance matérielle qui assure les soins physiques sans créer de sécurité affective
Une préférence sociale qui facilite l’exploration sans maintenir la proximité avec une personne
Un lien affectif durable qui procure de la sécurité et maintient la proximité avec autrui

Un lien affectif durable qui procure de la sécurité et maintient la proximité avec autrui

Explication

L’attachement est un lien affectif qui dure, procure un sentiment de sécurité et contribue au maintien de la proximité avec une autre personne. Une relation centrée sur l’autonomie sans maintien de proximité ne décrit pas cette fonction du lien.

5. Au retour de son parent après une séparation, un enfant manifeste de la joie et recherche le contact, après avoir protesté au départ. À quel type d’attachement ce profil correspond-il ?

Au type sécurisé, où le parent sert de base de sécurité.
Au type évitant, où l’enfant explore avec peu de recherche de contact.
Au type désorganisé, où le parent suscite appréhension et désorientation.
Au type ambivalent, où le réconfort s’accompagne de résistance ou de colère.

Au type sécurisé, où le parent sert de base de sécurité.

Explication

Le type B, ou sécurisé, se caractérise par une protestation lors de la séparation, puis par de la joie et une recherche de contact au retour du parent. Le type ambivalent peut aussi comporter une recherche de réconfort, mais celle-ci s’accompagne de colère ou d’un refus du contact.

6. Que permet d’observer la situation inhabituelle élaborée par Ainsworth en 1978 ?

Les capacités de langage et de résolution de problèmes de l’enfant.
Les réactions à une frustration, à un jeu libre et au coucher.
Les réactions à un inconnu, à une séparation et au retour du parent.
Les interactions entre frères et sœurs pendant une activité commune.

Les réactions à un inconnu, à une séparation et au retour du parent.

Explication

La situation inhabituelle permet d’observer les réactions de l’enfant face à une personne inconnue, à la séparation d’avec le parent et au retour de celui-ci. Les capacités de langage et de résolution de problèmes ne constituent pas les situations ciblées par cette méthode.

7. Un enfant évolue dans un environnement qui répond mal à ses besoins d’attachement; quel effet peut-on en attendre sur son développement?

Cela peut accélérer le développement cognitif, tandis que le développement affectif dépend de la maturité.
Cela peut affecter le développement affectif, mais le développement cognitif reste indépendant de l’environnement.
Cela peut limiter le développement affectif et cognitif optimal, en interaction avec son tempérament.
Cela peut déterminer le développement de l’enfant, sans que son tempérament intervienne dans cette relation.

Cela peut limiter le développement affectif et cognitif optimal, en interaction avec son tempérament.

Explication

Un environnement qui répond inadéquatement aux besoins d’attachement peut limiter les potentialités d’un développement affectif et cognitif optimal, en interaction avec le tempérament. L’idée que le développement cognitif est indépendant de l’environnement néglige cette interaction.

8. Quelle fonction phylogénétique Bowlby attribue-t-il à l’attachement chez l’enfant ?

Répondre à ses besoins alimentaires en assurant un accès régulier à la nourriture
Accroître son autonomie en l’éloignant des adultes qui prennent soin de lui
Développer ses apprentissages en stimulant ses interactions avec les étrangers
Favoriser sa survie en le protégeant des prédateurs alors qu’il n’est pas autonome

Favoriser sa survie en le protégeant des prédateurs alors qu’il n’est pas autonome

Explication

Selon Bowlby, l’attachement contribue à la survie de l’enfant non autonome en le protégeant notamment contre les prédateurs. L’accès à la nourriture peut être assuré par les adultes, mais ce n’est pas la fonction phylogénétique spécifiée ici.

9. Que fait une personne qui manifeste une sensibilité émotionnelle envers l’enfant ?

Elle répond rapidement aux signaux, mais impose des rythmes stables sans tenir compte des réactions de l’enfant.
Elle attend que l’enfant formule clairement ses besoins, puis organise des activités variées pour accélérer ses apprentissages.
Elle reçoit ses signaux, les interprète correctement, répond efficacement et respecte ses rythmes en lui offrant des repères réguliers.
Elle observe les signaux et les interprète, mais privilégie des réponses changeantes pour encourager l’adaptation.

Elle reçoit ses signaux, les interprète correctement, répond efficacement et respecte ses rythmes en lui offrant des repères réguliers.

Explication

La sensibilité émotionnelle associe la réception et l’interprétation des signaux à une intervention efficace, au respect des rythmes et à un milieu suffisamment régulier. Imposer un rythme sans tenir compte des réactions de l’enfant laisse de côté cette prise en compte de ses besoins.

10. Sur quoi repose le processus de développement de l’attachement ?

Sur la maturation de l’enfant indépendamment de la manière dont l’adulte répond à ses signaux
Sur la disponibilité matérielle de l’adulte indépendamment des prédispositions de l’enfant
Sur la réciprocité entre les prédispositions de l’enfant et la sensibilité de la personne qui s’occupe de lui
Sur l’apprentissage de comportements sociaux par observation des personnes familières

Sur la réciprocité entre les prédispositions de l’enfant et la sensibilité de la personne qui s’occupe de lui

Explication

Le développement de l’attachement repose sur l’interaction réciproque entre les prédispositions de l’enfant et la sensibilité de la personne qui en prend soin. Une explication fondée sur la seule maturation écarte à tort le rôle de cette sensibilité.

11. Qu’ont mis en évidence les recherches en psychopathologie et en éthologie concernant les humains et les animaux ?

Un besoin primaire de contact entre congénères
Une capacité à vivre en groupe acquise par imitation
Une préférence innée pour les membres de sa famille
Une dépendance aux soins alimentaires dès la naissance

Un besoin primaire de contact entre congénères

Explication

Ces recherches ont révélé que le contact avec des congénères répond à un besoin primaire chez les humains comme chez les animaux. L’imitation peut participer à certains apprentissages, mais elle ne constitue pas le besoin mis en évidence ici.

12. Un enfant manifeste de l’appréhension lorsque son parent revient, alors que celui-ci semble être à la fois une source de peur et de réconfort. Quel type d’attachement décrit cette situation ?

Le type évitant.
Le type sécurisé.
Le type ambivalent ou résistant.
Le type désorganisé ou désorienté.

Le type désorganisé ou désorienté.

Explication

Le type D, dit désorganisé ou désorienté, se manifeste notamment par l’appréhension au retour du parent, qui peut représenter à la fois une source de peur et de réconfort. Le type ambivalent implique plutôt une recherche de réconfort qui peut s’accompagner de colère ou d’un refus du contact.

13. Un parent habituellement cohérent ne répond pas adéquatement à son enfant lors d’une occasion isolée; comment distinguer cet épisode d’une entrave durable à l’attachement?

L’épisode isolé indique une entrave durable si l’enfant manifeste une réaction négative après la réponse parentale.
L’épisode isolé ne suffit pas à caractériser une entrave durable, qui implique des difficultés persistantes dans les réponses d’attachement.
L’épisode isolé constitue une entrave durable dès qu’il concerne un besoin d’attachement important.
L’épisode isolé et les difficultés persistantes relèvent du même facteur dès que la réponse parentale est inadéquate.

L’épisode isolé ne suffit pas à caractériser une entrave durable, qui implique des difficultés persistantes dans les réponses d’attachement.

Explication

Une incapacité occasionnelle se distingue des entraves durables lorsque le parent répond habituellement de manière cohérente aux besoins de l’enfant. Une réponse inadéquate lors d’un épisode isolé ne suffit donc pas à établir une difficulté persistante.

14. Quelle évolution caractérise la phase d’attachement focalisé, de 3 à 6 ou 7 mois ?

Le bébé discrimine davantage les personnes et montre des préférences nettes pour les figures familières.
Le bébé émet des signaux sans préférence marquée, tout en reconnaissant les personnes familières.
L’enfant recherche le réconfort de sa figure et l’utilise comme base pour explorer son environnement.
L’enfant manifeste surtout une détresse face à la séparation et une méfiance envers les étrangers.

Le bébé discrimine davantage les personnes et montre des préférences nettes pour les figures familières.

Explication

Durant l’attachement focalisé, le bébé distingue davantage les personnes et exprime des préférences nettes envers les figures familières. L’utilisation de la figure comme base d’exploration correspond plutôt à la phase de consolidation.

15. Quelle caractéristique générale Ainsworth attribue-t-elle aux formes principales d’attachement ?

Elles dépendent principalement du tempérament inné et sont indépendantes des relations parentales.
Elles sont liées aux conduites parentales et correspondent au modèle interne opérant de l’enfant.
Elles correspondent à des étapes successives que chaque enfant traverse dans le même ordre.
Elles décrivent les réactions de l’enfant sans lien avec ses représentations internes.

Elles sont liées aux conduites parentales et correspondent au modèle interne opérant de l’enfant.

Explication

Ainsworth distingue quatre formes principales d’attachement, liées aux conduites parentales et correspondant au modèle interne opérant de l’enfant. Les considérer comme des étapes successives universelles confond des formes distinctes avec une progression obligatoire.

16. Quel état Bowlby a-t-il observé chez des enfants séparés de leur mère malgré des soins matériels satisfaisants ?

Une amélioration rapide de leur autonomie quotidienne
Une agitation liée à une alimentation insuffisante
Une détresse mentale accompagnée de prostration
Une indifférence aux soins et aux personnes familières

Une détresse mentale accompagnée de prostration

Explication

Bowlby a décrit une détresse mentale et une prostration chez des enfants séparés de leur mère, alors même que leurs soins, leur alimentation et leur hygiène étaient satisfaisants. L’hypothèse d’une alimentation insuffisante ne correspond donc pas aux observations rapportées.

17. Un enfant entretient des liens étroits avec plusieurs membres de sa famille. Comment ces liens se comparent-ils à celui établi avec sa première figure d’attachement ?

Ils dépendent surtout de la présence simultanée des adultes.
Ils restent généralement moins profonds que le premier lien.
Ils peuvent être tout aussi solides et profonds que le premier lien.
Ils remplacent nécessairement le premier lien avec le temps.

Ils peuvent être tout aussi solides et profonds que le premier lien.

Explication

Un enfant peut s’attacher à plusieurs personnes sans que ces liens soient moins solides ou moins profonds que celui formé avec sa première figure d’attachement. L’idée que le premier lien serait nécessairement plus profond ne correspond pas à cette possibilité de liens multiples de qualité comparable.

18. Quel rôle joue le processus de détachement dans le développement de l’enfant ?

Il met fin aux liens affectifs afin de favoriser les relations avec les pairs.
Il permet de maintenir la proximité en limitant l’exploration autonome.
Il l’aide à accepter la séparation et à construire son émancipation.
Il rend les séparations plus difficiles et renforce sa dépendance au parent.

Il l’aide à accepter la séparation et à construire son émancipation.

Explication

Le processus de détachement accompagne celui de l’attachement et rend l’enfant capable d’accepter la séparation et de construire son émancipation. Il ne correspond pas à une rupture des liens affectifs, mais à une capacité croissante à s’en éloigner.

19. À partir de quel âge les comportements d’attachement deviennent-ils observables, avec notamment une détresse lors des séparations ?

Vers 0 à 3 mois, lorsque le bébé manifeste déjà une préférence nette pour une personne familière
Vers 12 à 18 mois, lorsque l’enfant cesse de rechercher le réconfort d’une personne familière
Vers 3 à 6 semaines, lorsque le bébé commence à suivre activement sa figure d’attachement
Vers 6 à 8 mois, lorsque la séparation et les étrangers suscitent des réactions marquées

Vers 6 à 8 mois, lorsque la séparation et les étrangers suscitent des réactions marquées

Explication

Les comportements d’attachement deviennent observables vers 6 à 8 mois et comprennent notamment la détresse face à la séparation et la méfiance envers les étrangers. Une préférence nette dès les premiers mois correspond plutôt à une étape ultérieure que ne décrit pas cette unité.

20. Quel lien existe entre la construction de l’estime de soi et l’attachement ?

L’estime de soi se construit dans le rapport aux autres et dépend étroitement de la qualité de l’attachement.
L’estime de soi se développe après l’enfance et reste distincte de la qualité des liens.
L’estime de soi découle principalement du nombre de figures d’attachement disponibles.
L’estime de soi se forme à l’écart des relations et dépend surtout des réussites individuelles.

L’estime de soi se construit dans le rapport aux autres et dépend étroitement de la qualité de l’attachement.

Explication

L’estime de soi se construit et se maintient dans le rapport aux autres, et sa construction efficace est étroitement liée à la qualité de l’attachement. La réduire aux réussites individuelles écarte le rôle central des relations dans cette construction.

21. En quoi l’explication de l’attachement à la mère par Bowlby diffère-t-elle de celle de Freud ?

Bowlby l’explique par l’apprentissage auprès de la mère, tandis que Freud l’attribue à la protection contre les prédateurs.
Bowlby y voit un besoin social primaire, tandis que Freud le rattache à la satisfaction des besoins vitaux.
Bowlby l’explique par la recherche d’autonomie, tandis que Freud l’attribue à la méfiance envers les étrangers.
Bowlby y voit une réponse aux besoins vitaux, tandis que Freud la rattache à un besoin social primaire.

Bowlby y voit un besoin social primaire, tandis que Freud le rattache à la satisfaction des besoins vitaux.

Explication

Pour Bowlby, le besoin d’autrui est primaire et social, alors que Freud explique l’attachement à la mère par la satisfaction des besoins vitaux. La seconde interprétation de l’option concurrente inverse donc les positions des deux penseurs.

22. Deux adultes prennent soin d’un enfant avec une qualité relationnelle comparable, mais l’un d’eux assure des soins plus continus et prévisibles. Quel facteur favorise davantage son choix comme figure d’attachement ?

La continuité des relations, qui rend les soins prévisibles.
La fréquence des séparations, qui renforce l’autonomie de l’enfant.
La nouveauté des interactions, qui stimule davantage l’enfant.
La ressemblance physique, qui facilite la reconnaissance de l’adulte.

La continuité des relations, qui rend les soins prévisibles.

Explication

Le choix des figures d’attachement semble favorisé par la continuité des relations, qui rend les soins prévisibles, ainsi que par leur qualité. La nouveauté des interactions n’est pas le facteur déterminant décrit ici.

23. Comment les comportements d’attachement sont-ils répartis en trois catégories ?

Signalisation, comme sourire et pleurs ; aversifs, comme suivre et s’accrocher ; actifs, comme vocaliser et crier
Signalisation, comme approcher et suivre ; aversifs, comme sourire et vocalisation ; actifs, comme pleurs et cris
Signalisation, comme pleurs et cris ; aversifs, comme approcher et s’accrocher ; actifs, comme sourire et vocalisation
Signalisation, comme sourire et vocalisation ; aversifs, comme pleurs et cris ; actifs, comme approcher et s’accrocher

Signalisation, comme sourire et vocalisation ; aversifs, comme pleurs et cris ; actifs, comme approcher et s’accrocher

Explication

Les comportements de signalisation incluent notamment sourire et vocalisation, les comportements aversifs comprennent les cris et les pleurs, et les comportements actifs incluent l’approche, le suivi et l’accrochage. L’option qui classe l’approche parmi les comportements de signalisation confond deux catégories.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur Théorie de l’attachement chez l’enfant.

Que montrent les recherches en psychopathologie et en éthologie sur le besoin de contact ?

Le contact entre congénères est un besoin primaire chez les humains comme chez les animaux.

Quel chercheur décrit la détresse d’enfants séparés de leur mère après la Seconde Guerre mondiale ?

Bowlby.

Selon Bowlby, de quel type est le besoin d’autrui ?

Un besoin social primaire, indépendant des besoins physiologiques.

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