QCM : Contenu et licéité du contrat (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un contrat est conclu après la réforme de 2016. Quelle exigence remplace alors, dans l’article 1128, la référence à l’objet et à la cause ?

Une capacité et un consentement certains
Un objet et une cause distincts
Un but licite et une cause déterminée
Un contenu licite et certain

Un contenu licite et certain

Explication

Depuis la réforme de 2016, l’article 1128 exige un contenu licite et certain, au lieu de reprendre séparément l’objet et la cause comme conditions du contrat. « Un objet et une cause distincts » maintient l’ancien cadre, « une capacité et un consentement certains » confond les conditions, et « un but licite et une cause déterminée » ne correspond pas à la formulation de l’article.

2. Deux analyses de la notion de contenu sont proposées : dans la première, elle est entièrement nouvelle ; dans la seconde, elle résulte de la réunion de notions antérieures. Quelle analyse est retenue ?

La fusion de l’objet et de la cause
Le maintien séparé de l’objet et de la cause
Le remplacement de l’objet seul par une notion nouvelle
La fusion de la capacité et du consentement

La fusion de l’objet et de la cause

Explication

La conception retenue fait du contenu une notion issue de la fusion de l’objet et de la cause. La notion entièrement nouvelle correspond à l’approche écartée, le maintien séparé nie la fusion, et la capacité ainsi que le consentement ne sont pas les notions fusionnées.

3. Dans un contrat de vente, une acheteuse s’engage à payer le prix à une date ultérieure. À quoi correspond l’objet de son obligation ?

La prestation de livrer le bien
La chose vendue par le vendeur
La recherche d’un avantage économique
La prestation future de payer le prix

La prestation future de payer le prix

Explication

L’objet de l’obligation est la prestation présente ou future à laquelle le débiteur s’est engagé ; ici, l’acheteuse doit payer le prix. « La chose vendue » désigne le bien visé par le contrat, « l’avantage économique » relève du but, et « livrer le bien » est la prestation du vendeur.

4. Un contrat fixe une prestation dont le montant peut être calculé à partir des usages du secteur, sans nouvel accord entre les parties. Comment cette prestation est-elle qualifiée au regard de l’article 1163 ?

Déterminable par référence aux usages
Impossible faute de valeur immédiatement fixée
Déterminée par un accord ultérieur des parties
Indéterminée faute de montant chiffré au contrat

Déterminable par référence aux usages

Explication

Une prestation est déterminable lorsqu’elle peut être déduite notamment des usages, sans nouvel accord des parties. Exiger un montant écrit confond déterminabilité et détermination immédiate ; imposer un accord ultérieur contredit la règle, et l’absence de chiffre ne rend pas la prestation impossible.

5. Au jour de la conclusion d’un contrat, la chose promise n’existe pas encore, mais le contrat porte expressément sur sa livraison future. Quelle conséquence faut-il retenir au regard de la règle d’existence de l’objet ?

Le contrat est nul dès que la chose n’existe pas encore
Le contrat peut porter sur cette chose future
Le contrat est valable si la chose est déjà livrée
Le contrat est nul dès que le prix est différé

Le contrat peut porter sur cette chose future

Explication

L’objet doit en principe exister au jour de la conclusion, mais les contrats portant sur des choses futures font exception. La nullité immédiate oublie cette exception ; la livraison préalable n’est pas exigée par cette règle, et le paiement différé du prix ne détermine pas l’existence de l’objet.

6. Dans un contrat de vente, le prix sera celui du cours du produit, augmenté des frais applicables, au jour de la livraison. Cette clause rend-elle le prix suffisamment déterminable ?

Non, car la référence au cours laisse le vendeur choisir librement le prix.
Oui, car le cours et les frais permettent un calcul objectif au jour de la livraison.
Non, car le prix doit être chiffré dès la conclusion du contrat.
Oui, mais seulement si le vendeur confirme lui-même le montant après la livraison.

Oui, car le cours et les frais permettent un calcul objectif au jour de la livraison.

Explication

Un prix est déterminable lorsqu’il repose sur des critères objectifs, comme le cours et les frais au jour de la livraison. Exiger un montant chiffré dès la conclusion confond détermination et déterminabilité ; le choix libre du vendeur n’est pas un critère objectif ; une confirmation après livraison ne remplace pas les critères convenus.

7. Un contrat-cadre organise principalement la fourniture de produits, tandis que les prestations de service y sont secondaires. Quelle exigence relative au prix s’applique selon la nature dominante des obligations ?

Le prix n’a pas à être déterminé ou déterminable, car il s’agit d’un contrat-cadre.
Le prix doit être déterminé ou déterminable, car les obligations de donner dominent.
Le prix peut rester indéterminé, dès lors que les parties prévoient une contestation ultérieure.
Le prix doit être fixé par le prestataire, puisque les services sont mentionnés au contrat.

Le prix doit être déterminé ou déterminable, car les obligations de donner dominent.

Explication

Lorsque le contrat-cadre fait naître principalement des obligations de donner, l’exigence d’un prix déterminé ou déterminable s’applique. L’exemption liée aux obligations de faire est ici mal transposée ; la qualification de contrat-cadre ne supprime pas d’office l’exigence ; une contestation ultérieure ne constitue pas un mode de détermination du prix.

8. Dans un contrat-cadre, les parties autorisent une partie à fixer le prix. Le cocontractant conteste ensuite le montant comme abusif. Quelle conséquence l’article 1164 permet-il ?

La contestation rend automatiquement nul le contrat-cadre, sans examen de l’abus.
La partie qui fixe le prix n’a pas à justifier son montant et le juge ne peut intervenir.
Le juge doit remplacer le prix contesté par un montant déterminé à l’avance par la loi.
La partie qui fixe le prix doit en motiver le montant et le juge peut accorder des dommages et intérêts ou prononcer la résolution.

La partie qui fixe le prix doit en motiver le montant et le juge peut accorder des dommages et intérêts ou prononcer la résolution.

Explication

L’article 1164 permet une fixation unilatérale du prix dans un contrat-cadre, mais impose d’en motiver le montant en cas de contestation ; en cas d’abus, le juge peut accorder des dommages et intérêts et, le cas échéant, prononcer la résolution. L’absence de justification méconnaît cette obligation ; l’intervention judiciaire n’est pas exclue ; l’abus n’entraîne pas une nullité automatique.

9. Une partie invoque aujourd’hui une solution jurisprudentielle ancienne fondée sur la cause d’un contrat conclu avant la réforme de 2016. Quelle proposition décrit le rapport entre les notions de cause et de but ?

La suppression du mot « cause » a nécessairement supprimé toutes les solutions rendues sur cette notion.
Le but était la notion employée avant 2016 ; la réforme a rétabli ensuite la cause.
La cause s’applique aux contrats postérieurs à 2016, tandis que le but concerne les contrats antérieurs.
La cause était la notion employée avant 2016 ; le droit réformé parle de but, et certaines anciennes solutions peuvent perdurer.

La cause était la notion employée avant 2016 ; le droit réformé parle de but, et certaines anciennes solutions peuvent perdurer.

Explication

Avant 2016, le droit des contrats faisait référence à la cause ; depuis la réforme, il emploie la notion de but, sans que les anciennes solutions relatives à la cause disparaissent nécessairement. Dire que le mot supprimé efface toute jurisprudence confond changement de vocabulaire et persistance possible des solutions ; les deux propositions qui inversent la chronologie sont erronées.

10. Dans une vente, l’acheteur doit payer le prix et le vendeur doit livrer le bien. Quelle est la cause objective de l’obligation de payer de l’acheteur ?

La livraison du bien par le vendeur.
Le souhait personnel de l’acheteur d’utiliser le bien.
La remise du prix par le vendeur à l’acheteur.
Le paiement du prix par l’acheteur.

La livraison du bien par le vendeur.

Explication

La cause objective est la contrepartie attendue de l’obligation ; dans un contrat synallagmatique, elle correspond à l’objet de l’obligation de l’autre partie. Le paiement est l’objet de l’obligation de l’acheteur, non sa contrepartie ; le motif personnel relève de la cause subjective ; la remise du prix par le vendeur inverse les obligations.

11. Une personne achète un véhicule pour pouvoir effectuer ses déplacements professionnels. Quel élément correspond à la cause subjective de son engagement ?

Le motif personnel et déterminant de réaliser ses déplacements professionnels.
La livraison du véhicule par le vendeur en contrepartie du prix.
La remise du véhicule, considérée comme une contrepartie identique pour les parties.
Le paiement du prix dû par l’acheteur au vendeur.

Le motif personnel et déterminant de réaliser ses déplacements professionnels.

Explication

La cause subjective désigne le motif impulsif et déterminant, propre au cocontractant, qui l’a conduit à contracter ; ici, ce sont les déplacements professionnels. La livraison et le paiement sont des prestations relevant de la contrepartie objective ; présenter le motif comme une contrepartie commune confond les deux notions.

12. Dans un contrat synallagmatique, une partie promet une prestation, mais l’autre ne fournit aucune contrepartie. Quel élément faut-il vérifier pour apprécier objectivement l’existence du but ?

La conformité de la prestation promise aux attentes personnelles du créancier.
La seule existence formelle de l’engagement d’une partie.
Le motif personnel qui a poussé chaque partie à signer.
L’existence d’une contrepartie à l’obligation de la partie engagée.

L’existence d’une contrepartie à l’obligation de la partie engagée.

Explication

L’existence du but s’apprécie objectivement et, dans un contrat synallagmatique, suppose de vérifier qu’il existe une contrepartie. Le motif personnel relève de la cause subjective ; une promesse isolée ne démontre pas qu’une contrepartie existe ; les attentes personnelles du créancier ne remplacent pas cette vérification objective.

13. Une convention organise une activité contraire à l’ordre public dans un but que l’une des parties ignorait. Quelle règle s’applique au contrat ?

Il ne peut déroger à l’ordre public que par ses stipulations.
Il ne peut déroger à l’ordre public que si toutes les parties connaissent le but.
Il reste valable dès lors que son objet est licite.
Il ne peut déroger à l’ordre public ni par ses stipulations ni par son but.

Il ne peut déroger à l’ordre public ni par ses stipulations ni par son but.

Explication

L’article 1162 vise à la fois les stipulations et le but, que celui-ci ait été connu ou non de toutes les parties. Limiter la règle aux stipulations, exiger la connaissance de tous ou ne vérifier que l’objet méconnaît l’un de ces éléments.

14. Pour apprécier la licéité du contenu d’un contrat, quels aspects faut-il examiner ?

L’objet et le but du contrat.
Le but du contrat et la forme de l’acte.
La certitude du contenu et la capacité des parties.
L’objet du contrat et l’identité des parties.

L’objet et le but du contrat.

Explication

La licéité du contenu s’apprécie au regard de l’objet et du but du contrat. L’objet seul et le but seul omettent une composante, tandis que la certitude et la capacité relèvent d’autres vérifications.

15. Après la réforme, une partie soutient qu’un contrat portant sur une chose hors du commerce est licite puisque l’ancien article 1128 n’a pas été repris. Quelle réponse est correcte ?

L’absence de liste des choses hors commerce exclut leur nullité.
La non-reprise de l’article rend licite tout objet contractuel.
La non-reprise de l’article ne supprime pas le principe de licéité de l’objet.
La licéité dépend uniquement du caractère gratuit de la convention.

La non-reprise de l’article ne supprime pas le principe de licéité de l’objet.

Explication

Même si l’ancien article 1128 n’a pas été repris, le principe selon lequel l’objet du contrat doit être licite demeure. La réforme n’a donc pas rendu tous les objets licites; l’absence de liste exhaustive ne supprime pas non plus l’extra-commercialité, et la gratuité concerne certaines dérogations précises.

16. Deux personnes envisagent un don gratuit d’organe dans les conditions admises par le législateur. Quelle règle décrit le mieux cette situation ?

Le don gratuit demeure interdit sans exception par l’article 16-1.
Le don d’organe relève des règles de cession de clientèle civile.
La dérogation autorise la cession rémunérée de tout organe.
Le don gratuit peut relever d’une dérogation législative à l’interdiction.

Le don gratuit peut relever d’une dérogation législative à l’interdiction.

Explication

L’article 16-1 interdit les contrats portant sur le corps humain et ses produits, mais le législateur admet par dérogation certains dons gratuits, notamment le don d’organe. La règle générale ne doit pas faire oublier cette dérogation, qui ne permet pas pour autant la vente rémunérée.

17. Un professionnel libéral cède la clientèle de son cabinet tout en préservant la liberté de choix de ses patients. Quelle conséquence découle de la jurisprudence du 7 novembre 2000 ?

La cession est exclue car une clientèle civile est hors du commerce.
La cession est admise et contribue à la reconnaissance du fonds libéral.
La cession est admise sans condition et assimile le cabinet à un fonds de commerce.
La cession est admise seulement si les patients sont contraints de suivre le successeur.

La cession est admise et contribue à la reconnaissance du fonds libéral.

Explication

Depuis l’arrêt du 7 novembre 2000, la clientèle civile peut être cédée lorsque la liberté de choix des patients est sauvegardée; cette solution permet la reconnaissance du fonds libéral. L’interdiction traditionnelle ignore ce revirement, tandis que la contrainte des patients et l’absence de condition contredisent la règle.

18. Une entreprise conclut un bail dont l’objet est licite, mais le locataire prévoit d’utiliser les lieux à une fin contraire aux bonnes mœurs. Quelle fonction de la cause permet de sanctionner ce contrat ?

Vérifier que le bien loué peut faire l’objet d’un contrat
Contrôler la conformité du but à l’ordre public et aux bonnes mœurs
Sanctionner le seul défaut d’exécution des obligations contractuelles
Établir l’existence d’une contrepartie réelle au paiement du loyer

Contrôler la conformité du but à l’ordre public et aux bonnes mœurs

Explication

La cause a servi d’instrument de police des contrats : elle permet de sanctionner un but illicite même lorsque l’objet du contrat est licite. La licéité de l’objet confond les deux contrôles, la contrepartie relève de l’approche objective et le défaut d’exécution concerne l’exécution du contrat.

19. Pour examiner un contrat synallagmatique, une juriste distingue la réalité de la contrepartie de la licéité du motif poursuivi. Quelle présentation correspond aux deux approches de la cause avant la réforme ?

L’approche subjective porte sur la licéité de l’objet et l’objective sur celle du but
L’approche objective porte sur la contrepartie et la subjective sur la licéité du motif
L’approche objective porte sur le motif moral et la subjective sur l’existence du prix
L’approche subjective porte sur la contrepartie et l’objective sur la licéité du motif

L’approche objective porte sur la contrepartie et la subjective sur la licéité du motif

Explication

Avant la réforme, l’approche objective concernait l’existence d’une contrepartie, tandis que l’approche subjective concernait la licéité du motif ; la jurisprudence a parfois mobilisé cette dernière pour apprécier l’existence de la cause. Inverser les approches, assimiler l’approche objective au contrôle moral ou attribuer la contrepartie à l’approche subjective confond ces fonctions.

20. Un commerçant signe un contrat d’approvisionnement en cassettes vidéo, mais son exécution ne peut réaliser l’économie prévue par les parties et ne procure aucune contrepartie réelle au prix. Quelle solution correspond à l’arrêt Point club vidéo ?

Annuler le contrat pour absence de cause
Valider la clause limitative après examen de l’environnement contractuel
Réputer non écrite la clause limitative de responsabilité
Maintenir le contrat puisque l’obligation existait à sa conclusion

Annuler le contrat pour absence de cause

Explication

Dans Point club vidéo, l’impossibilité de réaliser l’économie voulue par les parties révélait l’absence de contrepartie réelle au prix et justifiait la nullité pour absence de cause. La clause réputée non écrite relève de Chronopost, l’obligation initiale ne suffit pas à établir la contrepartie réelle, et l’analyse de l’environnement contractuel renvoie à Faurecia 2.

21. Un transporteur rapide manque à son engagement essentiel de livraison dans le délai convenu et invoque une clause limitant fortement sa responsabilité. Quelle solution correspond à l’arrêt Chronopost du 22 octobre 1996 ?

Réputer la clause limitative non écrite
Annuler le contrat entier pour absence de cause
Valider la clause après examen de la remise consentie
Maintenir la clause comme une modalité distincte de la livraison

Réputer la clause limitative non écrite

Explication

Dans Chronopost, la clause limitative qui contredisait l’obligation essentielle de livraison rapide a été réputée non écrite, au visa de l’ancien article 1131. La nullité pour absence de cause concerne une autre sanction, la validation après examen de la remise relève de Faurecia 2, et la clause était jugée contraire à l’engagement essentiel.

22. Lors d’un litige sur une clause limitative de responsabilité, le juge examine l’ensemble du contrat et son environnement, notamment une remise de 49 % accordée à sa conclusion. Quelle issue correspond à l’arrêt Faurecia 2 ?

Valider la clause limitative après l’analyse du contrat et de son environnement
Réputer la clause limitative non écrite parce qu’elle contredit l’obligation essentielle
Écarter l’analyse de l’environnement et appliquer une sanction automatique
Annuler le contrat pour absence de cause faute de contrepartie réelle

Valider la clause limitative après l’analyse du contrat et de son environnement

Explication

Dans Faurecia 2, la clause limitative a été validée après analyse du contrat et de son environnement, notamment de la remise de 49 %. Réputer la clause non écrite transpose Chronopost, l’absence de contrepartie réelle renvoie à Point club vidéo, et la décision reposait bien sur une analyse contextuelle.

23. Un commerçant cède son fonds de commerce, mais le contrat exclut explicitement la clientèle commerciale de la vente. Quel est le problème juridique concernant l’objet de cette cession ?

La cession suit le régime de la clientèle d’un professionnel libéral
La cession dissocie indûment la clientèle du fonds de commerce
La cession peut séparer la clientèle commerciale du fonds
La cession est irrégulière parce que la clientèle est corporelle

La cession dissocie indûment la clientèle du fonds de commerce

Explication

La clientèle commerciale est un élément incorporel du fonds de commerce et sa vente ne peut être dissociée de celle du fonds. La cession séparée suppose à tort qu’elle est autonome, tandis que les autres réponses la confondent avec un élément corporel ou avec la clientèle libérale.

24. Une personne loue un local afin d’y exercer une activité illicite, mais le propriétaire ignore ce projet au moment de la conclusion du bail. Selon la règle affirmée par l’arrêt du 7 octobre 1998, quelle conséquence est possible ?

L’annulation est exclue faute de connaissance commune du but
Le contrat demeure valable puisque le bailleur ignorait le projet
L’annulation du contrat reste possible malgré l’ignorance du propriétaire
Seule la résiliation pour mauvaise exécution peut être prononcée

L’annulation du contrat reste possible malgré l’ignorance du propriétaire

Explication

Le contrat peut être annulé même si le but illicite ou immoral était inconnu de l’autre partie. Exiger une connaissance commune ajoute une condition absente de cette règle, et l’ignorance du propriétaire ne rend pas le but licite.

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Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Contenu et licéité du contrat.

Quelles conditions l’ancien droit exigeait-il pour le contrat ?

La capacité, l’objet et la cause.

Qu’exige désormais l’article 1128 du Code civil ?

Un contenu licite et certain.

Quelle conception du contenu contractuel a été retenue ?

La notion issue de la fusion de l’objet et de la cause.

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