QCM : Sources des droits et libertés fondamentaux (59 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En quelle année la liberté d’association a-t-elle été reconnue comme principe fondamental reconnu par les lois de la République, ouvrant le contrôle de constitutionnalité ?

En 1971
En 1975
En 1958
En 1789

En 1971

Explication

La liberté d’association a été reconnue comme PFRLR en 1971, ce qui a ouvert le contrôle de constitutionnalité. 1789 renvoie à la DDHC, 1958 à la Constitution et 1975 à l’arrêt Jacques Vabre.

2. Quelle valeur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen possède-t-elle dans l’ordre juridique français ?

Une valeur constitutionnelle
Une valeur réglementaire
Une valeur conventionnelle
Une valeur législative

Une valeur constitutionnelle

Explication

La DDHC a valeur constitutionnelle dans l’ordre juridique français. La valeur législative et la valeur réglementaire correspondent à d’autres niveaux de normes, tandis que la valeur conventionnelle caractérise les traités.

3. Un juge doit déterminer quelle norme prévaut entre une loi française et une règle applicable d’un traité, dans un litige portant sur une liberté protégée par la CEDH. Quelle règle doit-il appliquer ?

La loi a autorité supérieure au traité
La CEDH a valeur de loi constitutionnelle
Le traité a autorité supérieure à la loi
Le traité et la loi ont la même autorité

Le traité a autorité supérieure à la loi

Explication

L’article 55 confère aux traités une autorité supérieure à celle des lois, et la CEDH est une source conventionnelle de protection des libertés. Dire que la loi prévaut inverse cette hiérarchie ; l’égalité de valeur et la qualification de la CEDH comme norme constitutionnelle ne correspondent pas à cette règle.

4. Une loi déjà entrée en vigueur est contestée au motif qu’elle porte atteinte à un droit garanti par la Constitution. Par quel mécanisme le Conseil constitutionnel peut-il examiner cette contestation ?

Par un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme
Par un contrôle a priori, avant la promulgation de la loi
Par un contrôle a posteriori, notamment au moyen d’une QPC
Par un recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif

Par un contrôle a posteriori, notamment au moyen d’une QPC

Explication

La QPC permet un contrôle a posteriori de la conformité d’une disposition législative aux droits et libertés garantis par la Constitution. Le contrôle a priori intervient avant la promulgation, tandis que les deux autres voies relèvent d’autres juridictions ou types de recours.

5. Dans un travail juridique, une étudiante doit associer chaque expression au texte où elle est employée dans le cadre français. Quelle association est correcte ?

Droits de l’homme : article 34 ; libertés publiques : DDHC ; libertés fondamentales : Code de justice administrative
Droits de l’homme : DDHC ; libertés publiques : Code de justice administrative ; libertés fondamentales : article 34
Droits de l’homme : Code de justice administrative ; libertés publiques : article 34 ; libertés fondamentales : DDHC
Droits de l’homme : DDHC ; libertés publiques : article 34 ; libertés fondamentales : Code de justice administrative

Droits de l’homme : DDHC ; libertés publiques : article 34 ; libertés fondamentales : Code de justice administrative

Explication

Les expressions se rattachent respectivement à la DDHC de 1789, à l’article 34 de la Constitution et au Code de justice administrative. Les autres associations intervertissent au moins un de ces rattachements.

6. Une analyse distingue des prestations que les individus peuvent réclamer à la collectivité de libertés civiles et politiques. Comment classer ces deux ensembles ?

Les droits économiques et sociaux sont des droits et libertés ; les droits civils et politiques sont des droits de créance
Les droits économiques et sociaux sont des droits de créance ; les droits civils et politiques sont des droits et libertés
Les droits économiques et sociaux sont des droits naturels ; les droits civils et politiques sont des droits de créance
Les droits économiques et sociaux sont des droits de créance ; les droits civils et politiques sont des droits naturels

Les droits économiques et sociaux sont des droits de créance ; les droits civils et politiques sont des droits et libertés

Explication

La distinction oppose les droits économiques et sociaux, qualifiés de droits de créance, aux droits civils et politiques, qualifiés de droits et libertés. Les autres choix inversent cette distinction ou substituent à l’une de ses catégories la notion de droits naturels.

7. Quelle critique Karl Marx formule-t-il à propos de la DDHC et de la Déclaration américaine, notamment au sujet de la propriété ?

Elles sont imprégnées de collectivisme et subordonnent la propriété à l’État
Elles illustrent l’absence de catalogue des droits dans la Constitution française
Elles sont imprégnées d’individualisme libéral et consacrent la propriété comme droit naturel
Elles consacrent l’égalité sociale en écartant la propriété des droits naturels

Elles sont imprégnées d’individualisme libéral et consacrent la propriété comme droit naturel

Explication

Selon Karl Marx, ces déclarations sont imprégnées d’individualisme libéral, notamment parce qu’elles consacrent la propriété comme droit naturel. Le collectivisme et l’exclusion de la propriété inversent cette critique, tandis que l’absence de catalogue est une analyse associée à Wachsmann.

8. Quelle constitution a été la première à consacrer les droits sociaux dans le cadre du constitutionnalisme social ?

La Constitution française de 1917
La Constitution mexicaine de 1919
La Constitution mexicaine de 1917
La Constitution allemande de 1919

La Constitution mexicaine de 1917

Explication

La Constitution mexicaine de 1917 est présentée comme la première à consacrer les droits sociaux. La Constitution allemande et l’année 1919 renvoient à la reconnaissance ultérieure des droits sociaux, tandis que la Constitution française n’est pas l’attribution donnée.

9. Une personne demande à l’État de fournir une prestation destinée à améliorer ses conditions de vie. De quel type de droit s’agit-il ?

D’un droit absolu
D’un droit civil
D’un droit de solidarité
D’un droit créance

D’un droit créance

Explication

Un droit créance exige de l’État la réalisation d’une prestation au bénéfice des individus. Le droit civil et le droit absolu ne désignent pas cette exigence de prestation, tandis que le droit de solidarité relève d’une autre génération de droits.

10. Une étudiante classe des droits environnementaux, des droits sociaux, des droits civils et politiques, et des droits de solidarité et de développement. À quelle génération associe-t-elle les droits environnementaux ?

À la quatrième génération
À la première génération
À la troisième génération
À la deuxième génération

À la quatrième génération

Explication

Les droits environnementaux sont notamment rattachés à la quatrième génération. Les droits sociaux relèvent de la deuxième, les droits de solidarité et de développement de la troisième, et les droits civils et politiques de la première.

11. Dans un cas, l’esclavage est interdit sans exception ; dans un autre, une personne est astreinte au service militaire obligatoire. Quelle distinction s’applique à ces deux situations ?

L’esclavage peut être admis pour le service militaire, mais le travail forcé n’admet aucune exception
L’esclavage et le travail forcé sont soumis à la même exception que l’interdiction de la torture
L’esclavage et le travail forcé peuvent tous deux être admis pour le service militaire obligatoire
L’esclavage n’admet aucune exception, mais le travail forcé peut en admettre une pour le service militaire obligatoire

L’esclavage n’admet aucune exception, mais le travail forcé peut en admettre une pour le service militaire obligatoire

Explication

L’interdiction de l’esclavage est sans exception, tandis qu’une exception à l’interdiction du travail forcé peut être admise pour le service militaire obligatoire. Étendre cette exception à l’esclavage, nier toute exception au travail forcé ou assimiler ces interdictions à celle de la torture confond les règles applicables.

12. Dans un régime où l’action de l’État repose sur des normes juridiques et se trouve limitée par elles, quelle notion décrit cette organisation politique et sociale ?

L’État de droit
La séparation des pouvoirs
La souveraineté de l’État
La démocratie électorale

L’État de droit

Explication

L’État de droit est une organisation politique et sociale qui met en œuvre les principes de la démocratie libérale et soumet l’action étatique au droit, qui la fonde et la limite. La souveraineté sans contrôle juridique, les élections seules ou la séparation des pouvoirs ne suffisent pas à définir cette notion.

13. En France, une force armée envisage une opération qui ne relève d’aucune prérogative définie par la loi. Quelle conclusion correspond à la conception française de l’État de droit ?

L’opération peut être menée parce que la Constitution qualifie explicitement la France d’État de droit
L’opération ne peut être menée hors des prérogatives définies par la loi, même si la Constitution ne qualifie pas explicitement la France d’État de droit
L’opération ne peut être menée que si la France adopte d’abord une qualification constitutionnelle explicite
L’opération peut être menée parce que les forces armées ne sont pas soumises aux limites fixées par la loi

L’opération ne peut être menée hors des prérogatives définies par la loi, même si la Constitution ne qualifie pas explicitement la France d’État de droit

Explication

La France est conçue comme un État de droit qui s’autolimite : les forces armées ne peuvent agir hors des prérogatives définies par la loi, malgré l’absence de qualification constitutionnelle explicite. L’absence de cette mention ne supprime pas les limites légales, et l’autolimitation ne suppose pas une déclaration formelle.

14. Dans un régime où les lois sont soumises au contrôle d’une justice constitutionnelle, quelle norme occupe la place centrale de l’ordre juridique et quel principe prévaut ?

La Constitution occupe la place centrale et le principe de constitutionnalité prévaut.
Le juge occupe la place centrale et le principe de séparation prévaut.
Le traité occupe la place centrale et le principe de conventionnalité prévaut.
La loi occupe la place centrale et le principe de légalité prévaut.

La Constitution occupe la place centrale et le principe de constitutionnalité prévaut.

Explication

Dans l’État de droit constitutionnel, la Constitution est au centre de l’ordre juridique et le principe de constitutionnalité prend le pas sur celui de légalité. La primauté de la loi confond cette évolution avec l’État de droit législatif, tandis que la place centrale des traités ou du juge n’est pas le principe décrit.

15. Dans la conception des droits de l’homme qui accompagne l’évolution de l’État de droit, quel rapport est établi entre liberté et limitation ?

La limitation des libertés écarte la reconnaissance de droits fondamentaux.
La limitation est le principe et la liberté constitue l’exception.
La liberté dépend d’une autorisation législative préalable.
La liberté est le principe et sa limitation constitue l’exception.

La liberté est le principe et sa limitation constitue l’exception.

Explication

La conception portée par la diffusion des droits de l’homme fait de la liberté le principe et de sa limitation l’exception. Inverser ce rapport renverse la règle, tandis que l’autorisation législative ou l’effacement des droits ne correspondent pas à cette conception.

16. Une loi est contestée au motif qu’elle méconnaît une norme constitutionnelle fondamentale. Quel rôle la justice constitutionnelle peut-elle exercer dans cette situation ?

Contrôler le traité au regard de la loi qui lui est postérieure.
Apprécier la loi au regard d’une norme de même niveau juridique.
Contrôler la loi au regard d’une norme supérieure énonçant des normes fondamentales.
Vérifier la procédure d’adoption sans examiner le contenu de la loi.

Contrôler la loi au regard d’une norme supérieure énonçant des normes fondamentales.

Explication

Le contrôle de constitutionnalité permet à la justice constitutionnelle d’apprécier la loi au regard d’une norme supérieure qui énonce des normes fondamentales. Le contrôle d’un traité au regard de la loi relève d’une confusion avec le contrôle de conventionnalité, et la vérification procédurale seule ne décrit pas le mécanisme visé.

17. En 1975, un juge doit appliquer un traité CEE ratifié plutôt qu’une loi française adoptée après ce traité. Quel arrêt fonde cette solution ?

L’arrêt GISTI du 11 avril 2012.
L’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975.
L’arrêt Blanco du 8 février 1873.
L’arrêt Nicolo du 20 octobre 1989.

L’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975.

Explication

Jacques Vabre, rendu le 24 mai 1975, reconnaît au traité instituant la CEE une valeur supra-législative et écarte une loi postérieure au profit du traité ratifié. Nicolo est l’arrêt du Conseil d’État de 1989, tandis que GISTI porte sur l’effet direct et l’invocabilité.

18. En 1990, le Conseil d’État examine une loi antérieure à la ratification d’un traité et vérifie sa compatibilité avec celui-ci. Quel arrêt établit cette compétence tout en maintenant les traités sous la Constitution ?

L’arrêt GISTI du 11 avril 2012.
L’arrêt Aramu du 26 octobre 1945.
L’arrêt Nicolo du 20 octobre 1989.
L’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975.

L’arrêt Nicolo du 20 octobre 1989.

Explication

Nicolo inaugure le contrôle de conventionnalité des lois par le Conseil d’État et affirme la supériorité des traités sur les lois antérieures comme postérieures à leur ratification, tout en les maintenant à une valeur infra-constitutionnelle. Jacques Vabre est l’arrêt de la Cour de cassation de 1975, et la primauté sur la Constitution excède la portée de Nicolo.

19. Quelle distinction décrit correctement l’effet direct et l’invocabilité d’une stipulation internationale ?

L’invocabilité permet de se prévaloir d’une stipulation devant les autorités internes ; l’effet direct permet de revendiquer les bénéfices d’un acte à l’égard de tiers.
L’effet direct permet d’écarter une loi ; l’invocabilité désigne la supériorité du traité sur la Constitution.
L’effet direct permet de se prévaloir d’une stipulation devant les autorités internes ; l’invocabilité permet de revendiquer les bénéfices d’un acte à l’égard de tiers.
L’effet direct désigne l’obligation du traité entre États ; l’invocabilité désigne sa ratification par les autorités internes.

L’effet direct permet de se prévaloir d’une stipulation devant les autorités internes ; l’invocabilité permet de revendiquer les bénéfices d’un acte à l’égard de tiers.

Explication

L’effet direct permet au destinataire de se prévaloir d’une stipulation devant les autorités internes, alors que l’invocabilité désigne la possibilité pour un sujet de droit d’en revendiquer les bénéfices à l’égard de tiers. L’inversion confond les définitions, et l’écartement d’une loi n’est qu’une forme particulière d’invocabilité.

20. Un juge examine une stipulation conventionnelle destinée aux particuliers. Elle ne régit pas exclusivement les relations entre États et ne nécessite aucun acte complémentaire. Quel constat est conforme aux critères de l’arrêt GISTI ?

Son effet direct dépend uniquement de la formulation littérale de la stipulation.
Elle ne peut produire un effet direct que si elle régit les relations entre États.
Elle peut produire un effet direct, compte tenu aussi de l’intention des parties et de l’économie du traité.
Elle ne peut produire un effet direct qu’après l’adoption d’un acte complémentaire.

Elle peut produire un effet direct, compte tenu aussi de l’intention des parties et de l’économie du traité.

Explication

L’effet direct s’apprécie en tenant compte de l’intention des parties, de l’économie générale du traité, du contenu et des termes de la stipulation ; celle-ci ne doit pas régir exclusivement les relations entre États ni nécessiter un acte complémentaire pour produire des effets à l’égard des particuliers. L’acte complémentaire et l’objet exclusivement interétatique contredisent ces critères, tandis que la formulation littérale seule ne suffit pas.

21. Quel rôle les deux Pactes internationaux de 1966 jouent-ils par rapport à la Déclaration universelle des droits de l’homme ?

Ils développent son contenu, mais la Charte internationale désigne uniquement les deux Pactes réunis.
Ils reprennent son contenu sans le développer et forment avec la CEDH la Charte internationale des droits de l’homme.
Ils en développent le contenu et, réunis avec elle, forment la Charte internationale des droits de l’homme.
Ils remplacent la Déclaration et constituent à eux seuls la Charte internationale des droits de l’homme.

Ils en développent le contenu et, réunis avec elle, forment la Charte internationale des droits de l’homme.

Explication

Les deux Pactes développent le contenu de la Déclaration et leur réunion avec celle-ci forme la Charte internationale des droits de l’homme. L’idée de remplacement écarte à tort la Déclaration, l’association à la CEDH confond les textes concernés et la formule « uniquement les deux Pactes » omet la Déclaration.

22. Quel droit l’article premier, commun aux deux Pactes de 1966, consacre-t-il ?

Le droit de toute personne à l’égalité devant la loi.
Le droit des détenus à un traitement humain.
Le droit des citoyens de participer aux affaires publiques.
Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Explication

L’article premier commun aux deux Pactes consacre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’égalité devant la loi et le traitement humain en détention sont d’autres droits du Pacte relatif aux droits civils et politiques, tandis que la participation aux affaires publiques relève de l’article 25 et des citoyens.

23. Une personne détenue invoque le Pacte international relatif aux droits civils et politiques pour contester des sévices et des conditions de détention dégradantes. Quel ensemble de garanties correspond à ces griefs ?

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et l’égalité entre les États.
L’interdiction de la torture et le droit à un traitement humain en détention.
La réalisation progressive des droits selon les ressources de l’État.
Le droit de vote et la participation à la direction des affaires publiques.

L’interdiction de la torture et le droit à un traitement humain en détention.

Explication

Le Pacte interdit notamment la torture et reconnaît le droit à un traitement humain en détention, ce qui répond aux griefs décrits. Les droits de vote concernent la participation citoyenne, la progressivité relève du Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, et l’autodétermination est un droit des peuples.

24. Une personne étrangère résidant dans un État partie invoque le Pacte relatif aux droits civils et politiques pour demander le droit de vote et la participation à la direction des affaires publiques. Quelle distinction s’applique ?

Le vote est ouvert à toute personne, tandis que les autres droits du Pacte sont réservés aux citoyens.
Les droits de l’article 25 bénéficient à toute personne, comme la plupart des autres droits du Pacte.
La plupart des droits bénéficient à tout individu, mais ceux de l’article 25 sont réservés aux citoyens.
Tous les droits du Pacte sont réservés aux citoyens, y compris les droits individuels.

La plupart des droits bénéficient à tout individu, mais ceux de l’article 25 sont réservés aux citoyens.

Explication

La plupart des droits du Pacte appartiennent à tout individu, mais l’article 25 réserve notamment le vote et la participation aux affaires publiques aux citoyens. Étendre ces droits à toute personne méconnaît l’exception, tandis que réserver tous les droits aux citoyens inverse la règle générale.

25. À quelle date et en quel lieu la Convention européenne des droits de l’homme a-t-elle été adoptée, et quand est-elle entrée en vigueur ?

Adoptée à Rome en novembre 1950, elle est entrée en vigueur en 1974.
Adoptée à Rome en 1953, elle est entrée en vigueur en novembre 1950.
Adoptée à Strasbourg en novembre 1950, elle est entrée en vigueur en 1953.
Adoptée à Rome en novembre 1950, elle est entrée en vigueur en 1953.

Adoptée à Rome en novembre 1950, elle est entrée en vigueur en 1953.

Explication

La Convention a été adoptée à Rome en novembre 1950 et est entrée en vigueur en 1953. La date de 1953 correspond à l’entrée en vigueur, Strasbourg n’est pas le lieu d’adoption indiqué, et 1974 est la date de ratification par la France mentionnée dans l’extrait.

26. En comparant les droits couverts par la Convention européenne des droits de l’homme à ceux de la Déclaration universelle, quelle caractéristique la distingue ?

Elle reprend tous les droits de la Déclaration, y compris les droits économiques et sociaux.
Elle énonce certains droits de la Déclaration, sans contenir de droits économiques et sociaux.
Elle énonce certains droits de la Déclaration et exclut les droits civils et politiques.
Elle porte sur les droits économiques et sociaux, plutôt que sur les droits de la Déclaration.

Elle énonce certains droits de la Déclaration, sans contenir de droits économiques et sociaux.

Explication

La Convention reprend certains droits énoncés dans la Déclaration universelle, mais ne contient pas de droits économiques et sociaux. Dire qu’elle reprend l’ensemble de la Déclaration exagère sa portée, exclure les droits civils et politiques inverse son contenu, et lui attribuer les droits sociaux confond les instruments.

27. Un État partie refuse à une personne relevant de sa juridiction la jouissance d’un droit civil énuméré par la Convention. Quelle obligation conventionnelle est en cause ?

Garantir à toute personne relevant de sa juridiction la jouissance des droits énumérés.
Garantir à toute personne relevant de sa juridiction des droits économiques et sociaux énumérés.
Garantir aux personnes hors de sa juridiction la jouissance des droits énumérés.
Garantir aux seuls citoyens la jouissance des droits civils et politiques énumérés.

Garantir à toute personne relevant de sa juridiction la jouissance des droits énumérés.

Explication

Chaque État partie doit garantir à toute personne relevant de sa juridiction la jouissance des droits énumérés par la Convention, notamment civils et politiques. La garantie n’est pas limitée aux citoyens, ne crée pas de droits économiques et sociaux absents du texte et ne vise pas les personnes hors de la juridiction.

28. Une autorité soutient qu’un régime non démocratique peut assurer la protection des droits prévue par la Convention. Quelle conception du lien entre démocratie et protection des droits exprime la Convention ?

La protection des droits est liée à l’adoption d’un régime économique et social déterminé.
La démocratie constitue une orientation souhaitable, sans lien avec la compatibilité conventionnelle.
La protection des droits est indépendante du régime politique, dès lors que l’État est partie.
La protection des droits est liée à un régime réellement démocratique, considéré comme compatible avec la Convention.

La protection des droits est liée à un régime réellement démocratique, considéré comme compatible avec la Convention.

Explication

Le préambule lie la protection des droits de l’homme à un régime réellement démocratique, et la Cour considère la démocratie comme le seul régime compatible avec la Convention. La dissociation du régime politique et la démocratie présentée comme facultative contredisent ce lien; l’exigence d’un régime économique particulier n’est pas établie.

29. Quelle différence distingue les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme des constatations du PIDCP quant à leur autorité juridique ?

Les arrêts et les constatations du PIDCP ont tous deux une valeur consultative.
Les arrêts ont l’autorité de la chose jugée, contrairement aux constatations du PIDCP.
Les arrêts et les constatations du PIDCP ont tous deux autorité de chose jugée.
Les arrêts ont une valeur consultative, tandis que les constatations du PIDCP ont autorité de chose jugée.

Les arrêts ont l’autorité de la chose jugée, contrairement aux constatations du PIDCP.

Explication

Les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme ont l’autorité de la chose jugée, alors que les constatations du PIDCP ne l’ont pas. La valeur consultative inverse les effets, l’égalité des effets gomme la distinction et l’option sur les décisions nationales confond les mécanismes.

30. Un État ratifie la Convention européenne des droits de l’homme et un particulier souhaite ensuite saisir la Cour. Quelle conséquence découle de l’article 34 ?

L’État accepte le recours individuel par sa participation à la Convention, sans acte supplémentaire.
L’État doit accepter le recours individuel par un acte séparé après la ratification.
Le particulier doit obtenir l’accord préalable de son gouvernement pour saisir la Cour.
Le recours individuel est ouvert par un protocole que l’État ratifie séparément.

L’État accepte le recours individuel par sa participation à la Convention, sans acte supplémentaire.

Explication

L’article 34 inscrit le recours individuel dans la Convention : tout État partie l’accepte sans acte supplémentaire. L’acte séparé correspond à l’ancien système, l’accord du gouvernement ajoute une condition absente et l’option du protocole distinct confond le mécanisme avec d’autres procédures.

31. Pourquoi la Charte sociale européenne a-t-elle été adoptée en 1961 ?

Pour créer une juridiction chargée de contrôler les arrêts de la Cour européenne.
Pour remplacer la CEDH et reprendre les droits civils qu’elle avait déjà consacrés.
Pour instaurer un recours individuel relatif aux droits sociaux devant la Cour européenne.
Pour consacrer les droits sociaux, culturels et économiques absents de la CEDH lors de sa rédaction.

Pour consacrer les droits sociaux, culturels et économiques absents de la CEDH lors de sa rédaction.

Explication

La Charte a été adoptée en 1961 afin de consacrer les droits sociaux, culturels et économiques qui ne figuraient pas dans la CEDH lors de sa rédaction. Le remplacement de la CEDH, la création d’une juridiction et l’instauration d’un recours individuel lui attribuent d’autres fonctions.

32. Lors de la ratification de la Charte sociale européenne, un État décide de ne s’engager que sur certains droits proposés. Quel effet ce choix produit-il ?

L’État est lié par l’ensemble des droits, indépendamment de son choix à la ratification.
L’État est lié par les droits choisis, qui lui seront opposables.
L’État écarte par réserve les droits choisis, qui ne lui seront pas opposables.
Les droits choisis deviennent opposables aux autres États, mais pas à l’État ratifiant.

L’État est lié par les droits choisis, qui lui seront opposables.

Explication

La Charte prévoit un engagement à la carte : à la ratification, l’État choisit certains droits auxquels il accepte d’être lié et qui lui seront opposables. Une réserve écarte plutôt une disposition, l’opposabilité aux autres États inverse le destinataire et l’engagement global nie le choix prévu.

33. Une association veut faire valoir collectivement une violation relevant de la Charte sociale européenne. Quelle voie de contrôle le dispositif prévoit-il ?

Une réclamation collective mise en place par un protocole de 1995.
Un recours individuel devant la Cour européenne des droits de l’homme.
Une réclamation collective instaurée par la Charte dès son adoption en 1961.
Une requête individuelle prévue directement par la Charte depuis 1961.

Une réclamation collective mise en place par un protocole de 1995.

Explication

La Charte ne prévoit pas de recours individuel ; un protocole de 1995 a instauré un système de réclamations collectives. Un recours individuel confond les procédures, la Charte ne l’a pas prévu directement et l’année 1961 correspond à son adoption, non à la création de ce mécanisme.

34. Une personne est placée en détention sans fondement légal. Quelle garantie constitutionnelle s’applique et quelle autorité en est la gardienne ?

L’article 66 confie à l’autorité judiciaire la garde de la liberté d’aller et venir et interdit la détention arbitraire
L’article 66 confie à l’autorité judiciaire la garde de la liberté individuelle et interdit la détention arbitraire
L’article 66 confie à l’autorité administrative la garde de la liberté individuelle et interdit la détention arbitraire
L’article 66-1 confie à l’autorité judiciaire la garde de la liberté individuelle et interdit la détention arbitraire

L’article 66 confie à l’autorité judiciaire la garde de la liberté individuelle et interdit la détention arbitraire

Explication

L’article 66 interdit la détention arbitraire et confie à l’autorité judiciaire la garde de la liberté individuelle. La liberté d’aller et venir est un autre droit, l’autorité administrative n’est pas désignée comme gardienne, et l’article 66-1 concerne la peine de mort.

35. Avant le changement de jurisprudence opéré en 1999, quel groupe de droits le Conseil constitutionnel rattachait-il à la liberté individuelle ?

Aller et venir, se marier, respecter la vie privée, protéger les correspondances et la liberté d’expression
Voter, accéder aux fonctions publiques, bénéficier d’un procès équitable et exercer un recours
Aller et venir, se marier, respecter la vie privée, protéger les correspondances et le domicile
Penser, pratiquer une religion, s’associer, manifester et participer aux élections

Aller et venir, se marier, respecter la vie privée, protéger les correspondances et le domicile

Explication

Jusqu’en 1999, le Conseil constitutionnel rattachait notamment à la liberté individuelle les libertés d’aller et venir et du mariage, ainsi que la vie privée, le secret des correspondances et l’inviolabilité du domicile. Les droits politiques et les libertés de pensée, de religion ou d’association ne constituent pas le groupe visé.

36. Une décision du Conseil constitutionnel rendue le 16 juin 1999 applique l’article 66 à une mesure d’hospitalisation sans consentement. Quelle conception de la liberté individuelle fonde cette approche ?

La liberté individuelle vise les privations de liberté, dans un périmètre proche de celui de l’article 5 de la CEDH
La liberté individuelle englobe les libertés civiles, dans un périmètre proche de celui de l’article 8 de la CEDH
La liberté individuelle vise les privations de liberté, dans un périmètre proche de celui de l’article 6 de la CEDH
La liberté individuelle englobe la vie privée et le domicile, dans un périmètre proche de celui de l’article 5 de la CEDH

La liberté individuelle vise les privations de liberté, dans un périmètre proche de celui de l’article 5 de la CEDH

Explication

Dans sa décision du 16 juin 1999, n° 99-411 DC, le Conseil constitutionnel limite l’article 66 au domaine des privations de liberté, selon un périmètre rapproché de celui de l’article 5 de la CEDH. L’ancienne conception incluait d’autres libertés, tandis que l’article 8 de la CEDH porte notamment sur la vie privée.

37. Quels textes le préambule de 1958 présente-t-il comme définissant les droits de l’homme et les principes de la souveraineté nationale auxquels le peuple français est attaché ?

La Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le corps de la Constitution de 1958 puis la Charte de l’environnement de 2004
Le préambule de 1946, confirmé et complété par la Déclaration de 1789 puis la Charte de l’environnement de 2004
La Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de 1946 puis la Charte de l’environnement de 2004
La Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de 1946 puis la Convention européenne des droits de l’homme

La Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de 1946 puis la Charte de l’environnement de 2004

Explication

Le préambule de 1958 renvoie à la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de 1946, puis par la Charte de l’environnement de 2004. Le préambule de 1946 ne précède pas la Déclaration dans cette formulation, et la Convention européenne ne remplace pas la Charte.

38. Quelle décision de 1970 reconnaît une valeur constitutionnelle au préambule de 1958 en visant la Constitution et notamment son préambule ?

L’arrêt du Conseil d’État Amicale des Annamites de Paris
La décision du Conseil constitutionnel Liberté d’association
La décision du Conseil constitutionnel n° 99-411 DC
La décision du Conseil constitutionnel n° 70-39 DC

La décision du Conseil constitutionnel n° 70-39 DC

Explication

Dans la décision n° 70-39 DC de 1970, le Conseil constitutionnel reconnaît la valeur constitutionnelle du préambule en visant la Constitution et notamment celui-ci. Liberté d’association date de 1971, tandis que l’arrêt Amicale des Annamites de Paris est une décision du Conseil d’État de 1956.

39. Quelle décision reconnaît la valeur constitutionnelle du préambule de 1958, des PFRLR et du préambule de 1946 ?

La décision n° 99-411 DC de 1999
La décision n° 70-39 DC de 1970
La décision Liberté d’association de 1971
L’arrêt Amicale des Annamites de Paris de 1956

La décision Liberté d’association de 1971

Explication

Dans la décision Liberté d’association de 1971, le Conseil constitutionnel reconnaît la valeur constitutionnelle du préambule de 1958, des PFRLR et du préambule de 1946. La décision de 1970 concerne la valeur du préambule, et l’arrêt de 1956 émane du Conseil d’État.

40. Une atteinte porte sur la vie privée, droit détaché de la liberté individuelle au sens de l’article 66. Quelle conséquence en découle quant à la compétence de l’autorité judiciaire ?

Ce droit relève désormais de la compétence du Conseil constitutionnel au titre de l’article 66
Ce droit disparaît du bloc de constitutionnalité dès qu’il sort du champ de l’article 66
Ce droit ne relève plus, à ce titre, de la compétence de l’autorité judiciaire
Ce droit demeure sous la garde de l’autorité judiciaire au titre de l’article 66

Ce droit ne relève plus, à ce titre, de la compétence de l’autorité judiciaire

Explication

La liberté individuelle au sens de l’article 66 est ramenée à l’interdiction de la détention arbitraire ; les droits détachés de ce champ ne relèvent donc plus, à ce titre, de la compétence de l’autorité judiciaire. Cela ne signifie pas que le droit à la vie privée disparaît du bloc de constitutionnalité.

41. Quelle décision du Conseil constitutionnel reconnaît la valeur constitutionnelle de l’ensemble de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen tout en confirmant celle du préambule de 1958 et des principes particulièrement nécessaires à notre temps du préambule de 1946 ?

La décision Liberté d’association de 1971
La décision IVG 2 du 27 juin 2001
La décision n° 81-132 DC de 1982
La décision de 1973 sur l’égalité devant la loi

La décision n° 81-132 DC de 1982

Explication

La décision n° 81-132 DC de 1982 reconnaît la valeur constitutionnelle de l’ensemble de la DDHC et confirme celle des éléments cités du bloc de constitutionnalité. La décision de 1973 porte sur l’égalité devant la loi, Liberté d’association sur les PFRLR et IVG 2 sur la liberté personnelle.

42. Quel fondement constitutionnel le Conseil constitutionnel retient-il, dans sa décision du 27 juin 2001, pour le droit de recourir à l’interruption volontaire de grossesse ?

L’égalité devant la loi, appliquée aux choix médicaux
Le droit au respect de la vie privée, pris isolément
La liberté d’expression et de communication
La liberté personnelle, comprise comme autonomie personnelle

La liberté personnelle, comprise comme autonomie personnelle

Explication

Dans IVG 2, le Conseil constitutionnel consacre la liberté personnelle, entendue comme autonomie personnelle, comme fondement du droit de recourir à l’IVG. L’égalité devant la loi, la vie privée et la liberté d’expression sont des notions distinctes.

43. Pourquoi le préambule de 1946 complète-t-il la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dans un contexte historique différent ?

Il prolonge principalement les droits civils de 1789 sans tenir compte des enjeux sociaux
Il reprend le contexte révolutionnaire et les revendications politiques de 1789
Il répond à l’après-guerre, marqué par l’essor des droits sociaux, les crimes commis et la situation coloniale
Il répond essentiellement à la création des PFRLR sous la Ve République

Il répond à l’après-guerre, marqué par l’essor des droits sociaux, les crimes commis et la situation coloniale

Explication

La valeur et la fonction complémentaire du préambule de 1946 s’inscrivent dans l’après-guerre, avec la montée des droits sociaux, les crimes commis et la situation coloniale. Le rattacher principalement à 1789 ou à la seule création des PFRLR méconnaît ce contexte.

44. Une équipe classe les principes du préambule de 1946 en distinguant relations entre peuples et États, travailleurs, égalité, liberté et solidarité. Quelle organisation respecte ces catégories ?

Principes politiques, puis économiques et sociaux, et catégories de solidarité, de liberté et d’égalité
Principes économiques et sociaux, puis politiques, et catégories de liberté, d’égalité et de solidarité
Principes politiques, puis économiques et sociaux, et catégories d’égalité, de liberté et de solidarité
Principes relatifs aux travailleurs, puis politiques, et catégories d’égalité, de solidarité et de liberté

Principes politiques, puis économiques et sociaux, et catégories d’égalité, de liberté et de solidarité

Explication

Les principes politiques concernent notamment les relations entre peuples et États, tandis que les principes économiques et sociaux concernent les travailleurs; les principes sont aussi classés en égalité, liberté et solidarité. Placer les travailleurs dans les principes politiques ou confondre liberté et solidarité déforme cette organisation.

45. En 1975, le Conseil constitutionnel examine une loi relative à l’IVG et vérifie notamment si elle méconnaît la garantie de la santé de l’enfant par la Nation. Quelle décision correspond à cet examen ?

La décision n° 74-54 DC de 1975 relative à l’IVG
La décision IVG 2 du 27 juin 2001 sur la liberté personnelle
La reconnaissance de l’égalité des sexes à l’alinéa 3
La décision du 16 janvier 1982 sur la loi de nationalisation

La décision n° 74-54 DC de 1975 relative à l’IVG

Explication

La décision n° 74-54 DC de 1975 affirme la valeur constitutionnelle du préambule de 1946 et examine notamment la garantie de la santé de l’enfant par la Nation. IVG 2 porte sur l’autonomie personnelle, tandis que la décision de 1982 concerne les nationalisations.

46. Comment caractériser les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République parmi les principes constitutionnels ?

Une catégorie dont la liste complète figure dans le bloc et qui renvoie essentiellement aux principes de la IIIe République
Une catégorie définie par les principes politiques adoptés sous la Ve République
Une catégorie dont la liste n’est pas définie dans le bloc et qui renvoie essentiellement aux principes de la IIIe République
Une catégorie non définie dans le bloc qui regroupe essentiellement les droits sociaux du préambule de 1946

Une catégorie dont la liste n’est pas définie dans le bloc et qui renvoie essentiellement aux principes de la IIIe République

Explication

Les PFRLR forment une catégorie constitutionnelle dont la liste n’est pas définie dans le bloc de constitutionnalité et qui renvoie essentiellement aux principes posés sous la IIIe République. Les présenter comme une liste exhaustive ou comme les seuls droits sociaux de 1946 confond des notions différentes.

47. Pourquoi le juge constitutionnel a-t-il mobilisé les PFRLR dans la construction du bloc de constitutionnalité ?

Pour permettre au législateur de créer des droits sans fondement constitutionnel
Pour remplacer le contrôle des lois par un contrôle des décisions judiciaires
Pour compléter les règles de procédure applicables aux assemblées parlementaires
Pour pallier l’absence d’un véritable catalogue de droits dans les textes constitutionnels

Pour pallier l’absence d’un véritable catalogue de droits dans les textes constitutionnels

Explication

Les PFRLR ont permis au juge constitutionnel de combler l’absence d’un véritable catalogue de droits dans les textes du bloc de constitutionnalité. Le contrôle des décisions judiciaires, les règles de procédure parlementaire et la création législative de droits ne correspondent pas à cette fonction.

48. Quelle position le Conseil constitutionnel a-t-il adoptée le 17 mai 2013 au sujet du principe présentant le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme ?

Il a reconnu ce principe comme un PFRLR
Il a refusé de reconnaître ce principe comme un PFRLR
Il a déclaré ne pas pouvoir examiner ce principe
Il a retenu ce principe comme une condition générale du mariage

Il a refusé de reconnaître ce principe comme un PFRLR

Explication

Dans sa décision du 17 mai 2013, le Conseil constitutionnel a refusé de reconnaître le principe invoqué comme un PFRLR. La consécration comme PFRLR et l’absence d’examen sont des positions différentes de celle retenue.

49. Un principe découle d’une loi adoptée sous un régime républicain en 1938, n’a jamais été remis en cause par un régime républicain et a été appliqué de manière continue. Quel critère supplémentaire doit-il encore satisfaire pour pouvoir être reconnu comme PFRLR ?

Avoir été reconnu par une juridiction avant 1946
Porter sur une matière constitutionnelle
Avoir été adopté par une assemblée élue au suffrage universel
Avoir été confirmé par une loi postérieure à 1946

Porter sur une matière constitutionnelle

Explication

Les critères indiqués satisfont les exigences historiques et de continuité, mais le principe doit aussi concerner une matière constitutionnelle pour être reconnu comme PFRLR. Une confirmation après 1946, une reconnaissance judiciaire ancienne ou un mode particulier d’élection ne remplace pas cette condition.

50. Par quel mécanisme la Charte de l’environnement a-t-elle été intégrée à la Constitution en 2005 ?

Une loi de ratification a intégré la Convention d’Aarhus à la Constitution
Une décision du Conseil constitutionnel l’a ajoutée au bloc constitutionnel
Une loi ordinaire l’a insérée directement dans le corps de la Constitution
Une loi de révision constitutionnelle l’a intégrée par renvoi du préambule

Une loi de révision constitutionnelle l’a intégrée par renvoi du préambule

Explication

La loi de révision constitutionnelle du 1er mars 2005 a intégré la Charte à la Constitution par renvoi du préambule. Il ne s’agissait ni d’une insertion par loi ordinaire, ni d’une ratification de la Convention d’Aarhus, ni d’un ajout effectué par une décision juridictionnelle.

51. Quelles décisions du Conseil constitutionnel ont reconnu une valeur constitutionnelle aux droits et devoirs de la Charte de l’environnement ?

Société Casuca en 2014 et la décision sur les OGM en 2008
Commune d’Annecy en 2008 et Société Casuca en 2014
Ligue pour la protection des oiseaux en 2006 et la décision sur les OGM en 2008
Ligue pour la protection des oiseaux en 2006 et Commune d’Annecy en 2008

Ligue pour la protection des oiseaux en 2006 et la décision sur les OGM en 2008

Explication

Le Conseil constitutionnel a reconnu cette valeur dans la décision Ligue pour la protection des oiseaux de 2006, puis dans celle relative aux organismes génétiquement modifiés de 2008. Commune d’Annecy est une décision du Conseil d’État, tandis que Société Casuca concerne l’invocabilité du préambule en QPC.

52. Dans une QPC, une partie invoque le préambule de la Charte de l’environnement en tant que tel. Quelle réponse découle de la décision Société Casuca de 2014 ?

Le préambule peut être invoqué, car toute partie de la Charte ouvre une QPC
Le préambule ne peut pas être invoqué, car il n’énonce aucun droit ou liberté garanti
Le préambule ne peut pas être invoqué, car la Charte n’a pas de valeur constitutionnelle
Le préambule peut être invoqué, car il énonce les droits environnementaux garantis

Le préambule ne peut pas être invoqué, car il n’énonce aucun droit ou liberté garanti

Explication

Selon Société Casuca, le préambule de la Charte n’énonce aucun droit ou liberté que la Constitution garantit et ne peut donc pas fonder une QPC. Cette règle ne nie pas la valeur constitutionnelle de la Charte ni celle des droits figurant dans ses articles.

53. Une loi restreint une liberté afin de poursuivre un but légitime, mais la mesure ne répond pas à un besoin social impérieux. Quelle conclusion s’impose au regard des conditions de validité d’une telle restriction ?

La restriction est valide dès lors qu’elle est prévue par un règlement
La restriction ne satisfait pas aux conditions requises
La restriction est valide dès lors que son but est légitime
La restriction est valide si elle facilite l’action administrative

La restriction ne satisfait pas aux conditions requises

Explication

Une restriction doit être prévue par la loi, poursuivre un but légitime et être nécessaire dans une société démocratique, en répondant à un besoin social impérieux. Un but légitime ne suffit donc pas à lui seul; un règlement ne remplace pas la loi exigée et la simple commodité administrative ne démontre pas la nécessité.

54. Une réforme prévoit des garanties fondamentales pour que les citoyens puissent exercer une liberté publique. À quel domaine la Constitution attribue-t-elle cette matière sous la Ve République ?

Au domaine juridictionnel, en vertu de l’article 64
Au domaine de la loi, en vertu de l’article 34
Au domaine des collectivités territoriales, en vertu de l’article 72
Au domaine réglementaire, en vertu de l’article 37

Au domaine de la loi, en vertu de l’article 34

Explication

L’article 34 place dans le domaine de la loi les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques. L’article 37 concerne le domaine réglementaire, tandis que les articles 72 et 64 portent sur d’autres matières.

55. Une personne peut exercer une liberté sans accomplir de formalité préalable. De quel régime relève cette liberté, considéré comme le plus libéral ?

Du régime de déclaration
Du régime d’autorisation
Du régime répressif
Du régime préventif

Du régime répressif

Explication

Le régime répressif n’exige aucune formalité préalable et constitue le régime le plus libéral. Le régime préventif suppose une formalité préalable, qui peut prendre la forme d’une autorisation ou d’une déclaration.

56. Une commune veut imposer une déclaration préalable pour prévenir d’éventuels troubles à l’ordre public lors de l’exercice d’une liberté. Quel cadre juridique permet d’instaurer cette formalité ?

Un régime préventif établi par la loi
Un régime répressif établi par une décision judiciaire
Un régime répressif établi par la loi
Un régime préventif établi par un règlement municipal

Un régime préventif établi par la loi

Explication

Le régime préventif vise à prévenir d’éventuels troubles à l’ordre public et suppose une déclaration ou une autorisation préalable; il ne peut être instauré que par la loi. Le régime répressif n’exige pas de formalité préalable, et une simple décision municipale ne constitue pas le fondement requis.

57. En 2013, l’administration exécute de force et dans des conditions irrégulières une décision régulière, entraînant l’extinction du droit de propriété d’une personne. Quelle qualification correspond à la définition retenue dans Bergoend ?

Une voie de fait
Une voie d’exécution judiciaire
Une emprise régulière
Une faute administrative simple

Une voie de fait

Explication

Dans Bergoend, la voie de fait comprend l’exécution forcée irrégulière d’une décision, même régulière, lorsqu’elle porte atteinte à une liberté individuelle ou entraîne l’extinction du droit de propriété. L’exigence d’un acte manifestement insusceptible de se rattacher à un pouvoir administratif relève des critères antérieurs; une simple restriction d’usage ou une exécution judiciaire ne correspond pas aux faits décrits.

58. Quelle est la date d’entrée en vigueur du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ?

Le 23 mars 1976
Le 3 janvier 1976
Le 23 janvier 1976
Le 3 janvier 1966

Le 3 janvier 1976

Explication

Le Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels est entré en vigueur le 3 janvier 1976. Le 23 mars 1976 correspond au Pacte relatif aux droits civils et politiques, tandis que 1966 est l’année d’adoption des Pactes.

59. Dans un cas de pollution, une personne doit contribuer à réparer les dommages environnementaux qu’elle a causés. Quel article de la Charte fonde ce devoir ?

L’article 3
L’article 2
L’article 5
L’article 4

L’article 4

Explication

L’article 4 prévoit le devoir de contribuer à la réparation des dommages causés à l’environnement, ainsi que le principe pollueur-payeur. L’article 2 concerne le devoir de participer à la préservation, tandis que les articles 3 et 5 portent respectivement sur la prévention et la précaution.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 97 flashcards sur Sources des droits et libertés fondamentaux.

En 1971, quel statut la liberté d’association a-t-elle acquis ?

Un principe fondamental reconnu par les lois de la République.

Quelle valeur juridique possède la DDHC ?

Une valeur constitutionnelle.

Qu’accorde l’article 55 de la Constitution aux traités par rapport aux lois ?

Une autorité supérieure à celle des lois.

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