QCM : Contrat et réglementation du transport (63 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle convention constitue un contrat de transport de marchandises ?

L’engagement rémunéré d’un transporteur professionnel à déplacer une marchandise
La livraison par une entreprise de ses propres marchandises à ses clients
La mise à disposition d’un véhicule sans engagement de déplacer une marchandise
La vente d’une marchandise accompagnée de son transfert au destinataire

L’engagement rémunéré d’un transporteur professionnel à déplacer une marchandise

Explication

Le contrat de transport est la convention par laquelle un transporteur professionnel s’engage, contre rémunération, à déplacer une marchandise. La livraison propre relève du compte propre, la mise à disposition ne suffit pas à caractériser cet engagement, et la vente porte sur le transfert de propriété.

2. Une entreprise commerciale livre elle-même des marchandises de son entrepôt à ses magasins. Comment qualifier cette opération ?

Un transport pour compte propre, sans contrat de transport
Une prestation de transport public routier rémunérée
Un contrat de transport conclu avec les magasins destinataires
Un contrat de transport conclu dès que la marchandise est déplacée

Un transport pour compte propre, sans contrat de transport

Explication

Lorsqu’une entreprise commerciale livre elle-même ses clients ou ses sites, elle effectue un transport pour compte propre, qui ne constitue pas un contrat de transport. L’existence d’un déplacement ne suffit pas à créer une prestation rémunérée confiée à un transporteur professionnel.

3. Deux entreprises n’ont prévu aucun délai particulier dans leur accord de transport. Quel délai de règlement s’applique selon l’article L441-10 du Code de commerce ?

Trente jours
Quarante-cinq jours
Aucun délai ne s’applique
Soixante jours

Trente jours

Explication

Le délai de règlement prévu par l’article L441-10 est de 30 jours, sauf accord entre les parties. Les délais plus longs supposent un accord, tandis que l’absence de stipulation ne supprime pas le délai prévu.

4. Un transporteur routier a commencé une livraison de marchandises sans établir de lettre de voiture et sans document à bord. Quelle conséquence est prévue ?

Une amende de 1 000 euros
Une amende de 1 500 euros
Aucune sanction liée à la lettre de voiture
Une amende de 3 200 euros

Une amende de 1 500 euros

Explication

Tout transport routier de marchandises doit donner lieu à l’établissement préalable d’une lettre de voiture, dont un exemplaire doit se trouver à bord du véhicule, sous peine d’une amende de 1 500 euros. L’absence du document ne relève pas de la facturation et les autres montants correspondent à d’autres règles.

5. Les parties à un contrat de transport n’ont conclu aucune convention écrite. Quel rôle joue alors le contrat type ?

Il fournit les règles applicables par défaut entre les parties
Il détermine les conditions d’un transport pour compte propre
Il fixe les règles applicables uniquement après un litige
Il remplace l’obligation d’établir une lettre de voiture

Il fournit les règles applicables par défaut entre les parties

Explication

Les contrats types définissent les règles applicables par défaut entre les parties en l’absence de convention écrite. Ils ne remplacent pas la lettre de voiture et ne sont pas réservés au règlement des litiges.

6. Un contrat type prévoit une modalité, mais les parties ont fixé par écrit une modalité différente dans leur convention. Laquelle s’applique ?

La modalité du contrat type, qui prévaut sur l’accord
La modalité prévue par leur convention écrite
La modalité retenue par le destinataire au moment du déchargement
La modalité choisie par le transporteur après la livraison

La modalité prévue par leur convention écrite

Explication

Toute convention écrite entre les parties prime sur le contrat type. Le contrat type fournit les règles par défaut, tandis que le document de suivi et les choix unilatéraux ne remplacent pas l’accord écrit.

7. Une palette filmée contient 40 colis et est perdue pendant le transport. Combien d’unités de marchandise cette palette représente-t-elle pour appliquer les plafonds d’indemnisation ?

Deux unités de marchandise
Quarante unités de marchandise
Une unité par tranche de dix colis
Une unité de marchandise

Une unité de marchandise

Explication

Une palette filmée compte comme une unité de marchandise, même lorsqu’elle contient 40 colis. Le nombre de colis contenus ne multiplie donc pas le nombre d’unités retenu pour ce plafond.

8. Un envoi de 2 tonnes subit une avarie portant sur 20 kg de marchandises. Le préjudice réel est de 900 euros et le plafond par unité n’est pas atteint. Quel est le plafond d’indemnisation calculé selon la limite au kilogramme ?

660 euros
400 euros
66 000 euros
3 200 euros

660 euros

Explication

Pour un envoi de moins de 3 tonnes, la limite au poids est de 33 euros par kilogramme brut perdu ou avarié : 20×33=66020 \times 33 = 660 euros. Le tarif de 20 euros par kilogramme concerne les envois d’au moins 3 tonnes; le plafond par tonne ne s’applique pas ici.

9. À la livraison, une palette est endommagée et le destinataire le signale au transporteur. Qui doit établir qu’un cas d’exonération s’applique pour écarter sa responsabilité présumée ?

Le transporteur
L’expéditeur
Le destinataire
Aucune partie, car la responsabilité est irréfragable

Le transporteur

Explication

En cas de perte ou d’avarie, le transporteur est présumé responsable et doit prouver un cas d’exonération. Le destinataire ou l’expéditeur n’a donc pas cette charge, et la présomption n’empêche pas une exonération établie.

10. Un transporteur invoque une panne imprévisible et impossible à surmonter, mais qui provient d’un défaut interne à son entreprise. Peut-il se prévaloir de la force majeure ?

Oui, car l’événement était imprévisible et insurmontable
Non, car la force majeure concerne seulement la marchandise
Non, car l’événement n’est pas extérieur à l’entreprise
Oui, car une panne constitue par nature un cas d’exonération

Non, car l’événement n’est pas extérieur à l’entreprise

Explication

La force majeure exige cumulativement un événement imprévisible, insurmontable et extérieur à l’entreprise. Une panne d’origine interne ne remplit pas la condition d’extériorité, même si les deux autres critères sont présents.

11. À la livraison, un destinataire inscrit sur le document de transport une avarie décrite précisément et en explique la nature, mais le conducteur ne signe pas avec lui. Les réserves remplissent-elles les conditions de validité indiquées ?

Non, car elles doivent d’abord être confirmées par lettre recommandée
Oui, car elles sont précises et inscrites au document
Non, car elles ne sont pas signées contradictoirement
Oui, car le destinataire les a signées à la livraison

Non, car elles ne sont pas signées contradictoirement

Explication

Des réserves valables doivent être écrites sur le document de transport, précises, motivées et signées contradictoirement par les parties concernées. La description précise ne remplace pas la signature conjointe; la lettre recommandée relève de la confirmation ultérieure.

12. Après un dommage, un ayant droit souhaite dépasser le plafond d’indemnisation et se protéger également contre une exonération de responsabilité. Quel dispositif correspond à ces deux objectifs ?

Une demande d’expertise
Une assurance ad valorem
Une déclaration de valeur
Le plafond du contrat type

Une assurance ad valorem

Explication

L’assurance ad valorem permet une indemnisation au-delà des plafonds et, contrairement à la déclaration de valeur, protège l’ayant droit en cas d’exonération. La déclaration de valeur relève le plafond, tandis que le plafond du contrat type limite normalement l’indemnisation.

13. Une entreprise rémunère un transport routier de marchandises entre la France et un pays non contractant, sans caractère postal, de déménagement ou funéraire. Quel régime conventionnel s’applique obligatoirement ?

Le régime du transport national
La convention applicable aux transports postaux
Aucune convention, car le pays d’arrivée n’est pas contractant
La CMR

La CMR

Explication

La CMR s’applique au transport international de marchandises par route à titre onéreux dès lors qu’au moins le pays de départ ou d’arrivée est un État contractant, sous réserve des exclusions prévues. Il n’est donc pas nécessaire que les deux pays soient contractants.

14. Lors d’un trajet routier international de Lyon à Berlin, un accident survient alors que le camion circule encore en France. À partir de quel moment la CMR s’applique-t-elle ?

À la livraison de la marchandise à Berlin
À l’entrée du camion en Allemagne
Au franchissement de la frontière française
Dès le début du transport routier international

Dès le début du transport routier international

Explication

La CMR s’applique dès le début du transport routier international, y compris sur le territoire national avant le franchissement de la frontière. L’accident survenu en France pendant le trajet relève donc déjà de cette convention.

15. Un transporteur n’a pas été payé par la partie qui devait régler le transport. À qui peut-il demander le paiement au titre de la loi Gayssot ?

À une autre partie contractante, notamment l’expéditeur ou le destinataire
Au seul débiteur désigné dans le contrat de transport
À l’expéditeur, à l’exclusion du destinataire
Au destinataire, à l’exclusion de l’expéditeur

À une autre partie contractante, notamment l’expéditeur ou le destinataire

Explication

La loi Gayssot permet au transporteur impayé de demander le paiement à une partie contractante autre que son débiteur; l’expéditeur et le destinataire sont solidairement responsables du prix du transport. Limiter le recours au débiteur désigné ou à une seule de ces deux parties méconnaît cette solidarité.

16. Une entreprise de transport routier sous-traite une part de son activité représentant 14 % de son chiffre d’affaires annuel de transport routier. Selon le seuil indiqué, peut-elle sous-traiter sans devenir commissionnaire ?

Oui, car le montant ne dépasse pas 15 % de ce chiffre d’affaires
Non, car toute sous-traitance donne la qualité de commissionnaire
Oui, car le seuil se calcule sur le chiffre d’affaires total de l’entreprise
Non, car le montant doit rester inférieur à 10 % de ce chiffre d’affaires

Oui, car le montant ne dépasse pas 15 % de ce chiffre d’affaires

Explication

Un transporteur routier peut sous-traiter sans devenir commissionnaire lorsque le montant annuel des opérations concernées ne dépasse pas 15 % du chiffre d’affaires annuel de son activité de transport routier. La part de 14 % respecte ce seuil, qui ne porte pas sur le chiffre d’affaires total de l’entreprise.

17. Une entreprise propose du déménagement et loue des véhicules industriels avec conducteur. Est-elle concernée par les règles d’accès à la profession de transporteur ?

Oui, mais uniquement pour la location sans conducteur
Oui, ces activités font partie des entreprises concernées
Non, seule la livraison de marchandises est concernée
Non, le déménagement est exclu de ces règles

Oui, ces activités font partie des entreprises concernées

Explication

Les entreprises de déménagement et celles qui louent des véhicules industriels avec conducteur sont concernées, comme celles qui effectuent du transport public de marchandises. La livraison de marchandises seule, l’exclusion du déménagement et la location sans conducteur ne correspondent pas aux activités énumérées.

18. Quelles sont les quatre conditions d’accès à la profession de transporteur ?

Honorabilité, capacité financière, autorisation préfectorale et expérience de conduite
Établissement, capacité financière, licence de transport et gestion comptable
Établissement, licence de transport, honorabilité et expérience de conduite
Établissement, honorabilité, capacité financière et capacité professionnelle

Établissement, honorabilité, capacité financière et capacité professionnelle

Explication

L’accès à la profession repose sur l’établissement, l’honorabilité, la capacité financière et la capacité professionnelle. Une licence, une autorisation ou une expérience de conduite ne remplace pas l’une de ces quatre conditions.

19. Une entreprise doit justifier ses ressources financières pour lancer et exploiter son activité. Elle ne dispose pas de fonds propres suffisants et envisage une garantie bancaire : quelle limite s’applique à cette garantie ?

Elle peut atteindre au plus la moitié du montant exigé
Elle doit être complétée par des fonds propres équivalents
Elle peut couvrir la totalité du montant exigé
Elle peut atteindre au plus le quart du montant exigé

Elle peut atteindre au plus la moitié du montant exigé

Explication

La capacité financière peut être justifiée par des fonds propres ou par une garantie bancaire plafonnée à 50 % du montant exigé. Le plafond d’un quart est erroné, et la garantie ne peut couvrir la totalité du montant.

20. Une entreprise exploite quatre véhicules dont le poids maximal autorisé ne dépasse pas 3,5 tonnes. Quel montant de capacité financière doit-elle justifier ?

4 500 euros
7 200 euros
2 700 euros
24 000 euros

4 500 euros

Explication

Le premier véhicule requiert 1 800 euros et les trois suivants 900 euros chacun, soit 1 800+3×900=4 5001\,800 + 3 \times 900 = 4\,500 euros. Le montant de 7 200 euros applique le tarif initial à chaque véhicule, 2 700 euros omet le premier véhicule et 24 000 euros reprend le barème des poids supérieurs.

21. Lors d’un contrôle, un transporteur doit établir la régularité de son transport international préalable et de ses opérations de cabotage. Quels justificatifs doit-il pouvoir présenter ?

Les lettres de voiture ou CMR, la licence, l’attestation de détachement et les données du tachygraphe
La licence de transport et la lettre de voiture de la livraison internationale
Les factures, les documents comptables et les contrats de travail des conducteurs
L’attestation de détachement et les données du tachygraphe, sans preuve de transport

Les lettres de voiture ou CMR, la licence, l’attestation de détachement et les données du tachygraphe

Explication

Le transporteur doit pouvoir prouver le transport international préalable ainsi que chaque opération de cabotage, notamment avec la lettre de voiture ou CMR, la licence, l’attestation de détachement et les données du tachygraphe. Une preuve limitée à la livraison ou l’absence de documents de transport ne suffit pas.

22. Un transporteur établi en Norvège envisage une opération de cabotage en France après un transport international. Son origine lui permet-elle d’effectuer cette opération ?

Non, seuls les transporteurs établis dans l’Union européenne sont admis
Oui, la Norvège fait partie des pays admis pour le cabotage dans cet espace
Oui, tout transporteur établi hors de France peut effectuer du cabotage
Non, l’EEE comprend l’Islande et le Liechtenstein, mais pas la Norvège

Oui, la Norvège fait partie des pays admis pour le cabotage dans cet espace

Explication

Le cabotage est réservé aux transporteurs de l’Espace économique européen et du Royaume-Uni, et la Norvège fait partie des pays où il peut être réalisé. Limiter l’accès à l’Union européenne exclut à tort la Norvège; l’admission de tout pays tiers est également incorrecte.

23. Après une livraison internationale, un transporteur franchit à vide une frontière le 10 juin. Jusqu’à quand peut-il réaliser une opération de cabotage relevant du délai applicable après ce franchissement ?

Jusqu’au 13 juin au plus tard
Jusqu’au 17 juin au plus tard
Jusqu’au 13 juin, à condition que la livraison ait eu lieu ce jour-là
Jusqu’au 16 juin au plus tard

Jusqu’au 13 juin au plus tard

Explication

Après le franchissement à vide d’une frontière, le délai maximal est de trois jours à compter de ce franchissement : à partir du 10 juin, l’échéance est le 13 juin. Le délai de sept jours se calcule à partir de la livraison internationale, et non du passage à vide.

24. Un véhicule tracteur a un poids réel de 10 tonnes. Quel est le poids réel maximal autorisé pour sa remorque si le poids total roulant ne dépasse pas 32 tonnes ?

13 tonnes
7,7 tonnes
32 tonnes
10,3 tonnes

13 tonnes

Explication

Sous le seuil de 32 tonnes, le poids réel de la remorque ne peut dépasser 1,3 fois celui du tracteur : 10×1,3=1310 \times 1{,}3 = 13 tonnes. Le coefficient majoré concerne les ensembles dépassant 32 tonnes, 10,3 tonnes correspond à une addition erronée, et 32 tonnes est un seuil relatif à l’ensemble.

25. Un train routier pèse réellement 36 tonnes. Quel coefficient maximal de répartition entre la remorque et le véhicule tracteur s’applique ?

1,4
0,1
1,3
1,5

1,4

Explication

La majoration vaut 0,8×36−3232=0,10{,}8 \times \frac{36-32}{32}=0{,}1 ; ajoutée au coefficient de base de 1,3, elle donne 1,4, sous le plafond de 1,5. Le coefficient 1,3 omet la majoration, 0,1 ne représente que celle-ci, et 1,5 dépasse le résultat calculé.

26. Un ensemble dépasse de 0,25 le coefficient de répartition autorisé. Combien de contraventions de quatrième classe sont prononcées selon la règle applicable ?

Trois contraventions
Deux contraventions
Aucune contravention
Une contravention

Trois contraventions

Explication

Le dépassement est sanctionné par une contravention jusqu’à 0,1, puis par autant de contraventions que de tranches supplémentaires de 0,1 ; 0,25 couvre donc trois tranches de 0,1. Une ou deux contraventions résultent d’un décompte incomplet, et l’absence de contravention méconnaît la sanction prévue.

27. Un transporteur titulaire d’une licence communautaire prévoit un transport entre la France et la Suisse, puis une opération de cabotage en Suisse. Quelle conclusion est correcte ?

Le transport comme le cabotage exigent une autorisation bilatérale
Le transport et le cabotage en Suisse sont permis
Le transport est interdit, mais le cabotage en Suisse est permis
Le transport est permis, mais le cabotage en Suisse ne l’est pas

Le transport est permis, mais le cabotage en Suisse ne l’est pas

Explication

La licence communautaire permet le transport en Suisse, mais n’autorise pas le cabotage dans ce pays. Permettre aussi le cabotage confond les deux opérations ; interdire le transport méconnaît la portée de la licence, et exiger une autorisation bilatérale pour les deux ne correspond pas à cette règle.

28. Une entreprise française souhaite transporter des marchandises vers un pays ayant conclu un accord avec la France, sans y effectuer de transport intérieur. Quel type d’autorisation peut-elle utiliser ?

Une autorisation multilatérale
Une autorisation bilatérale de transit
Une autorisation bilatérale
Une licence communautaire pour le cabotage

Une autorisation bilatérale

Explication

L’autorisation bilatérale couvre le transport entre la France et un pays lié par un accord, ainsi que le transit par ce pays, mais elle n’autorise pas le cabotage. L’autorisation multilatérale concerne plusieurs pays signataires, le transit ne permet que de traverser le pays, et la licence communautaire ne donne pas le droit de caboter dans le pays concerné.

29. Un transporteur dispose d’une autorisation bilatérale de transit pour traverser un pays. Quelle opération peut-il effectuer dans ce pays ?

Le traverser sans y charger ni décharger
Y charger des marchandises sans les décharger
Y décharger des marchandises sans en charger
Y effectuer un transport intérieur entre deux villes

Le traverser sans y charger ni décharger

Explication

L’autorisation bilatérale de transit permet de traverser le pays, tandis que le chargement ou le déchargement relève de l’autorisation bilatérale de transport. Permettre l’une de ces opérations confond les deux autorisations, et un transport intérieur correspond à du cabotage.

30. Après un premier voyage en charge entre son pays d’immatriculation et un autre pays, un transporteur utilise une autorisation multilatérale. Combien de voyages en charge entre pays tiers peut-il effectuer sans retour obligatoire dans son pays d’immatriculation ?

Jusqu’à quatre voyages
Jusqu’à un voyage
Jusqu’à trois voyages
Jusqu’à deux voyages

Jusqu’à trois voyages

Explication

Après le premier voyage en charge entre le pays d’immatriculation et un autre pays, l’autorisation multilatérale permet jusqu’à trois voyages en charge entre pays tiers sans retour obligatoire. La limite d’un voyage confond le premier trajet avec ces opérations, deux et quatre ne respectent pas le plafond prévu.

31. Une entreprise expédie des marchandises de Lyon à Madrid, sans les faire sortir de l’Union européenne. Quel régime documentaire s’applique à leur circulation ?

Elles circulent librement dans l’Union, sans document douanier lié à une entrée ou sortie extérieure
Elles nécessitent un document douanier d’entrée dans l’Union
Elles nécessitent un T2 pour tout passage d’une frontière intérieure
Elles doivent acquitter des droits avant chaque franchissement de frontière

Elles circulent librement dans l’Union, sans document douanier lié à une entrée ou sortie extérieure

Explication

Les marchandises circulent librement dans l’Union ; les documents douaniers sont nécessaires lorsqu’elles entrent depuis un pays extérieur ou sortent vers un tel pays. L’importation confond les échanges intra-UE avec une entrée extérieure, le T2 est lié au passage par un territoire non membre et le paiement à chaque frontière ne correspond pas à la libre circulation.

32. Des marchandises non communautaires doivent traverser l’Union sans paiement immédiat des droits et taxes. Quel document de transit convient ?

Un T2, document de transit douanier interne
Une mise en libre pratique, après paiement des droits et taxes
Un carnet TIR, document reposant sur une garantie internationale
Un T1, document de transit douanier externe

Un T1, document de transit douanier externe

Explication

Le T1 concerne les marchandises non communautaires et leur permet de circuler dans l’Union sans paiement immédiat des droits et taxes. Le T2 sert à prouver le statut communautaire, le carnet TIR facilite le transit routier international et la mise en libre pratique suppose le paiement des droits et taxes.

33. Que désigne la TISPE dans le transport de produits énergétiques ?

Une redevance de transport perçue par les entreprises routières
Une taxe sur la consommation de produits énergétiques perçue par l’État
Une taxe sur l’immatriculation des véhicules de transport
Un droit de douane appliqué aux produits énergétiques importés

Une taxe sur la consommation de produits énergétiques perçue par l’État

Explication

La TISPE est une taxe perçue par l’État sur la consommation de produits énergétiques. La taxe d’immatriculation porte sur les véhicules, le droit de douane concerne les marchandises importées et la redevance de transport est une confusion avec un paiement commercial.

34. Une société demande le remboursement partiel de la TISPE pour un véhicule utilisé professionnellement, immatriculé dans un pays européen et dont le PTAC est de 8 tonnes. Lequel de ses véhicules est admissible selon ces critères ?

Ce véhicule de transport professionnel de 8 tonnes
Un engin de BTP de 8 tonnes immatriculé en Europe
Un véhicule professionnel de 7 tonnes immatriculé en Europe
Un véhicule professionnel de 8 tonnes immatriculé hors d’Europe

Ce véhicule de transport professionnel de 8 tonnes

Explication

Le remboursement partiel concerne les véhicules de transport utilisés professionnellement, immatriculés dans un pays européen et ayant un PTAC d’au moins 7,5 tonnes ; les engins de BTP sont exclus. Un PTAC de 7 tonnes est sous le seuil, un engin de BTP est exclu et une immatriculation hors d’Europe ne satisfait pas au critère.

35. Quel est l’objet de l’indexation dans le transport routier de marchandises ?

Répercuter les variations du prix du gazole sur le prix du transport
Répercuter les variations des salaires sur le prix du transport
Répercuter les variations des taxes énergétiques sur le prix du gazole
Répercuter les variations de distance sur le prix du carburant

Répercuter les variations du prix du gazole sur le prix du transport

Explication

L’indexation est le mécanisme réglementaire qui répercute les variations du prix du gazole sur le prix du transport routier de marchandises. Les salaires, les taxes énergétiques et la distance ne constituent pas l’objet défini de ce mécanisme.

36. Dans un contrat de transport conclu pour une relation de durée, les parties ont défini une méthode identifiant le coût du carburant. Que se passe-t-il lorsque ce coût varie entre la conclusion du contrat et la réalisation du transport ?

Le prix du transport est révisé selon la variation d’un contrat ponctuel
Le prix du transport est révisé de plein droit selon la variation du coût du carburant
Le prix du transport est révisé uniquement après un nouvel accord des parties
Le prix du gazole est révisé de plein droit selon le prix du transport

Le prix du transport est révisé de plein droit selon la variation du coût du carburant

Explication

Lorsque les parties ont convenu d’une méthode d’indexation identifiant le coût du carburant dans une relation de durée, le prix du transport est révisé de plein droit selon la variation de ce coût entre la conclusion et la réalisation. Exiger un nouvel accord méconnaît le caractère automatique de la révision, inverser les prix confond le coût du carburant et le prix du transport, et la règle vise une relation de durée.

37. Pour calculer une indexation, une entreprise dispose du prix initial, de la pondération du carburant et de la variation retenue. Quelle relation doit-elle appliquer ?

Prix initial divisé par le produit de la pondération et de la variation
Prix initial multiplié par la somme de la pondération et de la variation
Prix initial multiplié par la variation, sans tenir compte de la pondération
Prix initial multiplié par la pondération puis par la variation

Prix initial multiplié par la pondération puis par la variation

Explication

Le montant de l’indexation se calcule en multipliant le prix initial par la pondération puis par la variation. Additionner les facteurs change la relation, omettre la pondération ignore la part du carburant et diviser inverse l’opération prévue.

38. Une entreprise compare la place du transport fluvial dans le transport de marchandises en France et en Allemagne. Quelle comparaison correspond aux parts modales indiquées ?

Environ 2 à 3 % dans les deux pays
Environ 15 % en France, contre 2 à 3 % en Allemagne
Environ 2 à 3 % en France, contre 15 % en Allemagne
Environ 15 % dans les deux pays

Environ 2 à 3 % en France, contre 15 % en Allemagne

Explication

La part modale fluviale est d’environ 2 à 3 % en France, contre 15 % en Allemagne. L’inversion des parts échange les pays, la longueur du réseau confond distance et part modale, et des parts similaires effacent l’écart indiqué.

39. Un exploitant doit choisir un bateau pour transporter une cargaison d’environ 2 500 tonnes sur un fleuve à grand gabarit. Quel choix correspond aux caractéristiques des bateaux fluviaux ?

Un automoteur rhénan, d’environ 3 000 tonnes
Un Freycinet, d’environ 3 000 tonnes
Un Freycinet, d’environ 250 tonnes
Un automoteur rhénan, d’environ 250 tonnes

Un automoteur rhénan, d’environ 3 000 tonnes

Explication

L’automoteur rhénan porte environ 3 000 tonnes et navigue sur les fleuves à grand gabarit, ce qui convient au cas présenté. Attribuer cette capacité au Freycinet confond les deux bateaux ; les réponses d’environ 250 tonnes reprennent la capacité du Freycinet et ne correspondent pas à la cargaison.

40. Lorsqu’un bateau doit passer d’une partie d’une voie d’eau à une autre, quels ouvrages figurent parmi les principaux ouvrages de franchissement fluvial ?

Les souterrains, ponts-canaux, quais, ports et bassins
Les Freycinet, automoteurs rhénans et bateaux fluvio-maritimes
Les réseaux à grand gabarit, intermédiaires et Freycinet
Les souterrains, ponts-canaux, écluses à sas, plans inclinés, pentes d’eau et ascenseurs à bateaux

Les souterrains, ponts-canaux, écluses à sas, plans inclinés, pentes d’eau et ascenseurs à bateaux

Explication

Les ouvrages cités comprennent les souterrains, les ponts-canaux, les écluses à sas, les plans inclinés, les pentes d’eau et les ascenseurs à bateaux. Les catégories de réseaux ne sont pas des ouvrages, les bateaux désignent des unités de transport, et quais, ports et bassins ne forment pas la liste des principaux ouvrages de franchissement.

41. Un bateau emprunte une voie d’eau à grand gabarit et réserve un créneau d’éclusage hors des horaires libres. Quels éléments composent le péage VNF applicable ?

Un terme fixe lié au port en lourd, un terme variable lié au gabarit, et un service d’éclusage inclus dans tous les cas
Un terme fixe lié au port en lourd et un terme variable lié aux tonnes-kilomètres, sans tenir compte du gabarit
Un terme fixe lié au port en lourd, un terme variable lié aux tonnes-kilomètres et au gabarit, et le service spécial d’éclusage
Un terme fixe lié aux tonnes-kilomètres, un terme variable lié au port en lourd, et le service spécial d’éclusage

Un terme fixe lié au port en lourd, un terme variable lié aux tonnes-kilomètres et au gabarit, et le service spécial d’éclusage

Explication

Le péage associe un terme fixe lié au port en lourd, un terme variable dépendant des tonnes-kilomètres et du gabarit, ainsi qu’un éventuel service spécial d’éclusage. L’option sur les tonnes-kilomètres comme terme fixe inverse les composantes, celle qui écarte le gabarit l’oublie, et celle qui rend l’éclusage systématique méconnaît son caractère éventuel.

42. Une portion de voie navigable doit être fermée temporairement pour des travaux d’entretien. Quelle action relève des missions de VNF ?

Fixer un péage spécial et laisser la circulation se poursuivre pendant les travaux
Maintenir la portion ouverte et transférer l’entretien aux transporteurs
Fermer la portion concernée pendant les travaux, dans le cadre de la gestion du réseau
Suspendre la promotion des voies navigables sans intervenir sur leur exploitation

Fermer la portion concernée pendant les travaux, dans le cadre de la gestion du réseau

Explication

VNF exploite et entretient les voies navigables et peut en fermer certaines portions pour travaux ou entretien. Maintenir la voie ouverte écarte cette possibilité, le péage spécial confond entretien et tarification, et suspendre la promotion ne répond pas au besoin d’exploitation.

43. Un transporteur doit choisir un document transmissible qui constitue un titre de propriété de la marchandise. Quel document convient ?

Le décompte des frais accessoires
Le contrat-type de transport
Le connaissement fluvial
La lettre de voiture

Le connaissement fluvial

Explication

Le connaissement fluvial est transmissible et constitue un titre de propriété de la marchandise. La lettre de voiture matérialise aussi le contrat, mais la confusion consiste à lui attribuer ces deux caractéristiques; le décompte des frais et le contrat-type ne sont pas le titre de propriété décrit.

44. Quelle convention régit les contrats concernés de transport international de marchandises en navigation intérieure ?

La convention de Berne relative au transport ferroviaire
Le contrat-type français de transport fluvial
La convention de Budapest relative au CMNI
La convention de Bruxelles relative au transport maritime

La convention de Budapest relative au CMNI

Explication

La convention de Budapest du 22 juin 2001 relative au CMNI régit les contrats concernés de transport fluvial international. Bruxelles renvoie ici au domaine maritime, Berne au transport ferroviaire, et un contrat-type national n’est pas la convention internationale visée.

45. Un conducteur effectue sept découchés par mois. Dans quelle catégorie de personnel roulant entre-t-il selon le critère du nombre de découchés ?

Autre personnel roulant
Grand routier
Conducteur hautement qualifié
Messager

Grand routier

Explication

Les grands routiers effectuent au moins six découchés par mois; sept découchés satisfont donc ce critère. Les autres roulants en effectuent moins de six, tandis que les messagers retournent chaque jour à l’agence ou au domicile; la qualification professionnelle ne définit pas cette catégorie.

46. Pour calculer le temps de service rémunéré d’un conducteur, quelles activités faut-il prendre en compte ?

La conduite, les autres tâches et la mise à disposition
Les autres tâches et la mise à disposition, sans la conduite
La conduite et l’ensemble de l’amplitude horaire
La conduite et les tâches autres que la conduite, sans la mise à disposition

La conduite, les autres tâches et la mise à disposition

Explication

Le temps de service regroupe les activités rémunérées du conducteur : conduite, autres tâches et mise à disposition. L’amplitude horaire est une durée distincte, tandis que les réponses qui omettent la mise à disposition ou la conduite retranchent une composante du temps de service.

47. Un conducteur effectue exactement 35 heures normales par semaine. Quel décompte mensuel de référence et quel mode de rémunération s’appliquent à ces heures ?

151,67 heures par mois, rémunérées au taux horaire de base
195 heures par mois, rémunérées au taux horaire de base
35 heures par mois, rémunérées au taux horaire de base
151,67 heures par mois, rémunérées à un taux majoré

151,67 heures par mois, rémunérées au taux horaire de base

Explication

Les heures normales correspondent à 35 heures par semaine, soit 151,67 heures par mois, et sont rémunérées au taux horaire de base. Le taux majoré concerne d’autres catégories d’heures, le chiffre de 195 est une limite annuelle des heures supplémentaires, et 35 désigne la référence hebdomadaire plutôt que mensuelle.

48. Une navette publique suit une trajectoire déterminée sur une partie de son parcours. Quelle caractéristique permet de la qualifier de transport ferroviaire ou guidé ?

Ses véhicules sont nécessairement propulsés par un moteur électrique.
Ses véhicules suivent une trajectoire déterminée sur l’intégralité du parcours.
Ses véhicules suivent une trajectoire déterminée sur tout ou partie du parcours.
Ses véhicules transportent des marchandises plutôt que des voyageurs.

Ses véhicules suivent une trajectoire déterminée sur tout ou partie du parcours.

Explication

Le transport ferroviaire ou guidé se caractérise par des véhicules assujettis à une trajectoire déterminée sur tout ou partie de leur parcours. La propulsion électrique, l’exigence d’un trajet guidé sur tout le parcours et le transport de marchandises ne définissent pas cette notion.

49. Une entreprise organise le passage d’un train sur un parcours déterminé à une heure réservée et reçoit un numéro pour ce créneau. Quel élément a-t-elle obtenu ?

Une licence d’entreprise ferroviaire identifiée par un numéro et un horaire.
Un sillon identifié par un numéro et un horaire.
Une réservation de capacité sans numéro ni horaire déterminé.
Un certificat de sécurité associé à un parcours et à un horaire.

Un sillon identifié par un numéro et un horaire.

Explication

Un sillon est un créneau horaire réservé à la circulation d’un train sur un parcours déterminé, identifié par un numéro et un horaire. La licence et le certificat sont des conditions d’exploitation distinctes, tandis qu’une capacité sans horaire ni numéro ne correspond pas à la définition.

50. Une société veut exploiter un service de fret sur le réseau ferré français. Elle a une licence et un certificat de sécurité, mais aucun créneau réservé pour son train. Que lui manque-t-il ?

Un sillon pour la circulation du train.
Aucune condition supplémentaire parmi celles requises.
Une seconde licence d’entreprise ferroviaire.
Une autorisation de sécurité supplémentaire.

Un sillon pour la circulation du train.

Explication

L’exploitation d’un service de fret requiert une licence, un certificat de sécurité et un sillon : la société doit donc disposer d’un sillon. Une seconde licence ou une autorisation de sécurité supplémentaire ne remplace pas cette condition, et licence et certificat ne suffisent pas à eux seuls.

51. À quelle année le début du transport ferroviaire en France est-il situé, après son invention en Angleterre en 1802 ?

1827
1802
1902
1857

1827

Explication

Le transport ferroviaire débute en France en 1827, après son invention en Angleterre en 1802. Retenir 1802 confond les deux pays, tandis que les autres dates ne correspondent pas au début français indiqué.

52. Pour un envoi de masse réduite, une entreprise cherche un wagon courant dont la charge utile est proche de 25 tonnes. Quel type convient le mieux ?

Un wagon à 2 essieux d’environ 60 tonnes de charge utile.
Un wagon à bogies d’environ 25 tonnes de charge utile.
Un wagon à bogies destiné aux envois les plus lourds.
Un wagon à 2 essieux.

Un wagon à 2 essieux.

Explication

Les wagons à 2 essieux conviennent aux masses réduites et leur charge utile est généralement proche de 25 tonnes. Les wagons à bogies sont associés aux envois plus lourds et à une charge utile d’environ 60 tonnes.

53. Une entreprise compare deux wagons pour un envoi lourd : le wagon à bogies coûte davantage à l’unité, mais possède une capacité supérieure. Quelle conclusion correspond à leurs caractéristiques ?

Le wagon à bogies coûte plus cher à l’unité, mais transporte davantage.
Le wagon à bogies coûte plus cher à l’unité et transporte moins.
Le wagon à bogies coûte moins cher à l’unité et transporte davantage.
Le wagon à 2 essieux coûte plus cher à l’unité, mais transporte davantage.

Le wagon à bogies coûte plus cher à l’unité, mais transporte davantage.

Explication

Les wagons à bogies sont employés pour les envois plus lourds et transportent davantage que les wagons à 2 essieux, malgré un coût unitaire supérieur. Un prix unitaire plus élevé n’implique donc pas une capacité moindre, et la capacité supérieure n’est pas celle des wagons à 2 essieux.

54. Pour établir le prix d’un transport en wagon réseau, un agent connaît le type de wagon et la marchandise, mais pas encore la distance ferroviaire. Quelle démarche complète la détermination du tarif ?

Déterminer la distance ferroviaire, puis fixer le prix sans consulter la grille.
Déterminer la distance routière, puis lire le prix dans la grille tarifaire.
Déterminer la distance ferroviaire, puis appliquer un coefficient de réduction.
Déterminer la distance ferroviaire, puis lire le prix dans la grille tarifaire.

Déterminer la distance ferroviaire, puis lire le prix dans la grille tarifaire.

Explication

Pour un wagon réseau, il faut déterminer la distance ferroviaire, la catégorie de marchandises et le type de wagon, puis lire le prix dans la grille tarifaire. La distance routière ne convient pas, et un coefficient de réduction concerne les wagons particuliers, non les wagons réseau.

55. Une entreprise envisage un acheminement ferroviaire, mais son site n’a pas d’embranchement et la longue distance entre la gare et le site impose un pré- ou post-acheminement important. Quelle limite doit-elle surtout prendre en compte ?

Le coût avantageux malgré un acheminement complémentaire important.
Le gabarit des voies qui constitue la seule difficulté d’accès au site.
L’accès difficile au rail et un coût peu avantageux avec un acheminement complémentaire important.
La massification qui garantit un accès direct au site et réduit le coût complémentaire.

L’accès difficile au rail et un coût peu avantageux avec un acheminement complémentaire important.

Explication

L’absence d’embranchement limite l’accessibilité ferroviaire, et le transport est peu avantageux lorsque le pré- ou post-acheminement est important. La massification ne garantit pas un accès direct, tandis que le gabarit des voies est une limite distincte.

56. Une entreprise organise un transport ferroviaire entre deux villes françaises sans convention tarifaire particulière. Quelles règles encadrent le transport et quelles conditions tarifaires s’appliquent ?

Le Code civil et le Code de commerce, ainsi que les conditions générales de vente de l’opérateur
La COTIF et les conditions générales de vente de l’opérateur
Le Code civil et une convention tarifaire particulière de l’opérateur
Le seul Code de commerce et un tarif fixé par l’expéditeur

Le Code civil et le Code de commerce, ainsi que les conditions générales de vente de l’opérateur

Explication

En transport ferroviaire national, les transports terrestres relèvent du Code civil et du Code de commerce ; faute de convention tarifaire particulière, les conditions générales de vente de l’opérateur s’appliquent. La COTIF concerne le cadre international, tandis que les deux autres réponses ajoutent ou retirent à tort des règles.

57. Quel régime conventionnel prend la place du droit français pour le transport ferroviaire international de marchandises ?

La convention de Berne de 1890, révisée en 1980 sous le nom de COTIF
Le Code civil et le Code de commerce, appliqués en transport national
La CIM, adoptée en 1890 et révisée en 1980
La convention de Berne de 1980, révisée en 1890 sous le nom de COTIF

La convention de Berne de 1890, révisée en 1980 sous le nom de COTIF

Explication

En transport ferroviaire international, le droit français cède la place à la convention de Berne de 1890, révisée en 1980 sous le nom de COTIF. Le Code civil et le Code de commerce caractérisent le cadre national ; la CIM est confondue ici avec la convention qui la porte, et les dates de la dernière réponse sont inversées.

58. Un envoi ferroviaire part d’un État membre de la CIM vers un État non membre. Les parties ont convenu d’appliquer cette convention : la CIM est-elle obligatoire pour cet envoi ?

Oui, car l’accord permet son application entre ces deux États
Oui, car tout transport ferroviaire relève du régime national de la CIM
Non, car l’accord ne suffit pas lorsque les États diffèrent
Non, car les deux États doivent être membres de la convention

Oui, car l’accord permet son application entre ces deux États

Explication

La CIM est obligatoire lorsque les lieux de prise en charge et de livraison sont dans deux États différents dont un seul est membre, dès lors que son application a été convenue. Exiger deux États membres ou écarter l’accord méconnaît l’une des conditions prévues.

59. Une marchandise passe successivement du camion au train sans être retirée de son conteneur. Comment caractériser ce transport ?

Un transport multimodal, car plusieurs modes se succèdent sans rupture de charge
Un transport intermodal, car les modes se succèdent sans rupture de charge
Un transport intermodal, car le transport utilise un seul mode successif
Un transport multimodal, car la marchandise est transférée hors de son unité

Un transport intermodal, car les modes se succèdent sans rupture de charge

Explication

Le transport intermodal combine plusieurs modes successifs sans rupture de charge, la marchandise restant dans la même unité de transport. Le multimodal implique une rupture de charge ; le transfert hors du conteneur n’a pas lieu dans la situation décrite, et un seul mode ne serait pas intermodal.

60. Pour établir la liquidation douanière d’une importation, quels éléments faut-il additionner ?

Les droits de douane, les autres taxes liées à l’importation et la TVA
Les droits de douane et la TVA, hors autres taxes à l’importation
La valeur statistique, les autres taxes et les frais d’assurance
La valeur en douane, les droits de douane et les frais de transport

Les droits de douane, les autres taxes liées à l’importation et la TVA

Explication

La liquidation douanière est la somme des droits de douane, des autres taxes liées à l’importation et de la TVA. La valeur en douane et la valeur statistique sont des valeurs de référence, non des composantes de cette somme ; omettre les autres taxes ou la TVA rend également la définition incomplète.

61. Une entreprise française achète des biens à une entreprise d’un autre État membre de l’Union européenne. Comment ces biens sont-ils traités au regard du dédouanement et des droits ou taxes dans l’espace de l’Union ?

Ils circulent librement, mais supportent des droits de douane dans l’espace de l’Union
Ils sont dédouanés comme les biens provenant d’un pays hors Union
Ils sont dédouanés à l’entrée dans l’Union et soumis aux droits d’importation
Ils circulent librement dans l’Union, sans dédouanement ni droits ni taxes dans cet espace

Ils circulent librement dans l’Union, sans dédouanement ni droits ni taxes dans cet espace

Explication

Les échanges de biens intracommunautaires sont libres et sans droits ni taxes dans l’espace de l’Union, contrairement aux échanges extracommunautaires qui sont concernés par le dédouanement. Les réponses qui leur appliquent le traitement des importations hors Union confondent ces deux catégories.

62. Une facture d’importation comprend des frais jusqu’au lieu de livraison à Paris, après l’entrée des marchandises dans l’Union européenne. Pour établir la valeur en douane, quelle opération faut-il effectuer sur les frais postérieurs à l’entrée dans l’Union ?

Les conserver afin de retenir la valeur jusqu’au premier lieu de livraison connu
Les soustraire afin de retenir la valeur à la frontière de l’Union européenne
Soustraire les frais de transport et d’assurance antérieurs à l’entrée dans l’Union
Les ajouter à la valeur facturée afin de couvrir tout le trajet d’importation

Les soustraire afin de retenir la valeur à la frontière de l’Union européenne

Explication

La valeur en douane comprend la valeur transactionnelle et les frais de transport et d’assurance jusqu’à l’entrée de l’Union européenne ; si la facture dépasse cette frontière, les frais postérieurs doivent être soustraits. Inclure les coûts jusqu’à Paris confond cette valeur avec celle de première destination.

63. Au moment du dédouanement, le premier lieu de livraison connu est Lyon. Quelle valeur correspond au coût de revient de l’importation avant droits et taxes ?

La valeur première destination, jusqu’à Lyon hors droits et taxes
La valeur statistique à l’importation, à la frontière française non déchargée
La valeur en douane, jusqu’à la frontière de l’Union européenne hors droits et taxes
La valeur première destination, jusqu’à Lyon droits et taxes compris

La valeur première destination, jusqu’à Lyon hors droits et taxes

Explication

La valeur première destination correspond au premier lieu de livraison connu au dédouanement, ici Lyon, hors droits et taxes ; elle représente le coût de revient de l’importation avant ces prélèvements. La valeur en douane et la valeur statistique sont établies à des frontières, tandis que l’inclusion des droits et taxes contredit la définition.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Contrat et réglementation du transport.

Qu’est-ce qu’un contrat de transport ?

Une convention par laquelle un transporteur professionnel s’engage à déplacer une marchandise contre rémunération.

Dans le transport pour compte propre, qui livre les clients ou les sites ?

L’entreprise industrielle ou commerciale elle-même.

Selon l’article L441-10 du Code de commerce, quel est le délai de règlement par défaut ?

30 jours.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Contrat et réglementation du transport.

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