QCM : États régionalisés et formes étatiques (53 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel auteur est associé à la définition du droit constitutionnel comme l’ensemble des règles relatives aux institutions de l’État et à la protection des droits et libertés ?

Montesquieu
Marcel Prélot
Ulpien
Jellinek

Marcel Prélot

Explication

Marcel Prélot est associé à cette définition du droit constitutionnel, qui porte à la fois sur l’établissement, la transmission et l’exercice de l’autorité ainsi que sur les garanties des droits et libertés. Jellinek est associé à la souveraineté, Ulpien à la distinction entre droit public et droit privé, et Montesquieu à la séparation des pouvoirs.

2. Dans un régime inspiré de Rousseau, le monarque ne respecte plus les termes du contrat social. Qui détient la puissance politique et quelle conséquence peut s’ensuivre ?

Le peuple détient la puissance et peut destituer le monarque.
Le monarque détient la puissance et peut dissoudre le peuple.
Le monarque détient la puissance et demeure extérieur au contrat.
Le peuple détient la puissance, mais le monarque ne peut être destitué.

Le peuple détient la puissance et peut destituer le monarque.

Explication

Pour Rousseau, la puissance politique réside dans le peuple et le roi n’est que l’exécutant du contrat social ; si le monarque en viole les termes, la population peut le destituer. L’idée que le roi demeure extérieur au contrat et n’en répond pas relève de Hobbes.

3. Quelle distinction Hauriou établit-il entre les deux volets du contenu constitutionnel ?

Le volet politique organise les institutions et le volet social les règles de vie en société
Le volet social organise les institutions et le volet politique les règles de vie en société
Le volet politique protège les droits et le volet social définit la hiérarchie des normes
Le volet social organise la forme de l’État et le volet politique fixe les symboles nationaux

Le volet politique organise les institutions et le volet social les règles de vie en société

Explication

Pour Hauriou, le volet politique organise les institutions, tandis que le volet social organise les règles de vie en société. Inverser ces fonctions confond les deux volets; réduire le volet social aux droits fondamentaux ou lui attribuer la forme de l’État ne restitue pas cette distinction.

4. Pour répartir le pouvoir législatif en Italie, un juriste applique l’article 117 de la Constitution. Quelle règle doit-il retenir ?

Les régions légifèrent dans toutes les matières, l’État gardant un rôle consultatif
L’État légifère dans ses matières attribuées et les régions dans les autres
L’État légifère dans toutes les matières, les régions ayant un rôle consultatif
Les régions légifèrent dans leurs matières attribuées et l’État dans les autres

L’État légifère dans ses matières attribuées et les régions dans les autres

Explication

L’article 117 partage le pouvoir législatif : l’État intervient dans les matières qui lui sont attribuées et les régions dans les autres domaines. Attribuer les domaines réservés à l’État aux régions inverse la répartition ; un rôle consultatif seul ne correspond pas au pouvoir législatif reconnu aux deux niveaux.

5. Quelle caractéristique institutionnelle définit un État fédéral ?

La superposition de deux niveaux où normes, institutions, juridictions et compétences coexistent
La coexistence de deux niveaux institutionnels sans juridictions ni normes propres
La délégation de pouvoirs locaux par un niveau national qui conserve l’ensemble des compétences
La séparation de deux niveaux qui ne partagent aucune compétence publique

La superposition de deux niveaux où normes, institutions, juridictions et compétences coexistent

Explication

L’État fédéral repose sur deux niveaux, fédéral et fédéré, dont les normes, institutions, juridictions et compétences se superposent. La délégation par un État unitaire confond fédéralisme et décentralisation, l’absence de normes ou de juridictions propres réduit la dualité, et l’absence de compétences partagées écarte à tort toute superposition.

6. Une juriste étudie à la fois les matières organisées par une constitution et son statut écrit ou coutumier ainsi que sa place dans la hiérarchie des normes. Quelles approches mobilise-t-elle ?

L’approche matérielle pour le contenu et l’approche formelle pour la forme et la force juridique
L’approche historique pour le contenu et l’approche politique pour la forme juridique
L’approche matérielle pour les droits fondamentaux et l’approche formelle pour les institutions
L’approche formelle pour le contenu et l’approche matérielle pour la forme et la force juridique

L’approche matérielle pour le contenu et l’approche formelle pour la forme et la force juridique

Explication

L’approche matérielle porte sur le contenu et ce que la Constitution organise, tandis que l’approche formelle concerne sa forme juridique et sa force dans la hiérarchie des normes. Inverser contenu et forme confond les deux approches; limiter l’une aux droits ou aux institutions réduit leur portée; les catégories historique et politique ne correspondent pas à cette distinction.

7. Dans la représentation de l’ordre juridique proposée par Hans Kelsen, comment les normes sont-elles organisées ?

En étages, les normes inférieures étant encadrées par les supérieures, avec la Constitution au sommet
En étages inversés, les normes inférieures encadrant la Constitution au sommet
En réseau égalitaire, chaque norme pouvant modifier les autres sans hiérarchie
En deux catégories, la loi encadrant la Constitution sans norme fondamentale

En étages, les normes inférieures étant encadrées par les supérieures, avec la Constitution au sommet

Explication

Kelsen décrit l’ordre juridique comme un édifice à plusieurs étages : les normes inférieures sont encadrées par les normes supérieures, et la Constitution occupe le sommet comme Grundnorm. L’égalité de rang et la hiérarchie inversée contredisent cette organisation, tandis que réduire la Constitution à une norme ordinaire méconnaît sa place fondamentale.

8. Un pays inscrit dans sa Constitution les limites du pouvoir gouvernemental et organise des élections libres et pluralistes. Quelle idée ces institutions matérialisent-elles ?

Le pouvoir politique issu des règles fixées par le roi et de l’obéissance des sujets.
Le pouvoir politique détenu par le roi comme source de la légitimité.
Le pouvoir politique soumis à la destitution du monarque en cas de manquement.
Le pouvoir politique issu d’un contrat entre gouvernants et gouvernés.

Le pouvoir politique issu d’un contrat entre gouvernants et gouvernés.

Explication

Les théories du contrat social présentent le pouvoir comme issu d’un accord entre gouvernants et gouvernés, matérialisé notamment par une Constitution et des élections libres et pluralistes. Les règles fixées par le roi évoquent le modèle de Hobbes, tandis que la destitution du monarque correspond à une thèse particulière de Rousseau.

9. Quelle définition de la souveraineté Jean Bodin formule-t-il en 1576 dans *Les Six Livres de la République* ?

La puissance absolue et perpétuelle d’une république
La puissance temporaire et déléguée d’un gouvernement
Le monopole organisé de la contrainte publique
L’action des autorités selon des règles préexistantes

La puissance absolue et perpétuelle d’une république

Explication

Bodin définit la souveraineté comme la puissance absolue et perpétuelle d’une république, le terme désignant alors l’État. Le « monopole organisé de la contrainte » renvoie à Weber, la puissance temporaire écarte la perpétuité et les règles préexistantes caractérisent l’État de droit.

10. Un projet de réforme reconnaît l’autonomie des régions espagnoles tout en maintenant le principe d’un État indivisible. Quelle disposition constitutionnelle exprime cette combinaison ?

L’article 2, qui reconnaît aux régions un droit de sécession
L’article 2, qui associe l’unité indivisible de la nation et le droit à l’autonomie
L’article 2, qui interdit toute autonomie régionale
L’article 145, qui associe l’unité nationale et le droit à l’autonomie

L’article 2, qui associe l’unité indivisible de la nation et le droit à l’autonomie

Explication

L’article 2 affirme à la fois l’unité indivisible de la nation espagnole et le droit à l’autonomie des nationalités et des régions. Le droit de sécession confond autonomie et indépendance, l’interdiction de toute autonomie nie le contenu de l’article, et l’article 145 porte sur l’interdiction de fédération.

11. À quels principes Georges Scelle associe-t-il les lois classiques du fédéralisme ?

L’autonomie, la décentralisation et la séparation des pouvoirs
La superposition, la participation et l’autonomie
La superposition, la garantie et la décentralisation
La participation, la garantie et la séparation des pouvoirs

La superposition, la participation et l’autonomie

Explication

Georges Scelle désigne la superposition, la participation et l’autonomie comme les trois principes classiques du fédéralisme; la garantie peut s’y ajouter. La décentralisation et la séparation des pouvoirs ne remplacent pas ces principes, tandis que la garantie est le principe supplémentaire.

12. Dans un pays, un monarque impose une constitution sans assemblée élue ; dans un autre, une assemblée spéciale élue adopte le texte au nom du peuple. Quelle distinction décrit correctement ces démarches ?

La première constitution est approuvée par référendum ; la seconde est révisée par le Parlement
La première constitution est adoptée par une assemblée constituante spéciale ; la seconde est octroyée
La première constitution est octroyée ; la seconde est adoptée par une assemblée constituante spéciale
La première constitution est révisée par le Parlement ; la seconde est approuvée par référendum

La première constitution est octroyée ; la seconde est adoptée par une assemblée constituante spéciale

Explication

Une constitution octroyée est imposée par les dirigeants, tandis qu’une assemblée constituante spéciale élue adopte une constitution au nom du peuple. L’inversion des deux démarches confond leurs modes d’adoption ; la révision parlementaire et le référendum sont d’autres procédures.

13. Un État adopte une règle qui détermine les domaines dans lesquels ses propres autorités peuvent intervenir. Quelle notion désigne sa capacité à fixer ainsi ses compétences ?

La souveraineté étatique
La personnalité morale de l’État
La compétence juridictionnelle
La séparation des pouvoirs

La souveraineté étatique

Explication

La souveraineté étatique désigne la compétence de l’État à fixer ses propres compétences. La personnalité morale concerne notamment l’aptitude à posséder des biens ou à agir en justice, tandis que la séparation des pouvoirs et la compétence juridictionnelle renvoient à d’autres notions.

14. Un État compte 8 000 habitants permanents, qui parlent plusieurs langues et pratiquent des religions différentes. Quelle conclusion le droit international tire-t-il de ces caractéristiques ?

La diversité n’empêche pas l’existence de l’État si la population est permanente.
La faible taille empêche l’existence de l’État malgré une population permanente.
La diversité linguistique empêche l’existence de l’État malgré une population permanente.
La diversité religieuse empêche l’existence de l’État malgré une population permanente.

La diversité n’empêche pas l’existence de l’État si la population est permanente.

Explication

Le droit international exige une population permanente, mais ne fixe pas de seuil de taille et reste indifférent à la religion, aux langues et à l’appartenance ethnique. Les réponses fondées sur la faible taille, la langue ou la religion ajoutent des conditions qui ne sont pas requises.

15. Une fédération se forme soit par l’union d’entités autonomes, soit par quelle autre voie ?

La fusion de plusieurs États unitaires en un État unitaire centralisé
La séparation d’États fédérés qui deviennent indépendants
La délégation de pouvoirs d’un État fédéral vers ses collectivités
La transformation d’un État unitaire par dissociation

La transformation d’un État unitaire par dissociation

Explication

La création d’un État fédéral peut résulter de la dissociation d’un État unitaire, en plus du regroupement d’entités autonomes. La décentralisation ne transforme pas nécessairement l’État, la sécession décrit une désagrégation et la fusion d’États unitaires ne correspond pas au mouvement indiqué.

16. Aux États-Unis, une proposition de révision a été lancée par la voie du Congrès. Quel seuil est nécessaire pour son adoption définitive par les États fédérés ?

Le vote des trois quarts du Congrès
La validation des deux tiers des parlements fédérés
La validation des trois quarts des parlements fédérés
Le vote des deux tiers du Congrès

La validation des trois quarts des parlements fédérés

Explication

L’article 5 exige, pour l’adoption définitive, la validation des trois quarts des parlements fédérés. Les deux tiers correspondent au seuil d’initiative, tandis que les autres réponses attribuent à tort l’étape finale au Congrès.

17. Une procédure de révision constitutionnelle est engagée. Quel enchaînement respecte les trois étapes prévues ?

Initiative, adoption définitive, discussion et vote
Initiative, discussion et vote, adoption définitive
Discussion et vote, adoption définitive, initiative
Adoption définitive, initiative, discussion et vote

Initiative, discussion et vote, adoption définitive

Explication

La procédure suit l’ordre de l’initiative, puis de la discussion et du vote, et enfin de l’adoption définitive. Placer l’adoption avant le vote inverse les étapes ; confondre initiative et adoption définitive brouille leur fonction, et omettre discussion et vote laisse de côté une étape prévue.

18. Dans un État, l’autorité politique et les activités administratives sont exercées depuis la capitale, sans services locaux. De quelle forme d’État unitaire s’agit-il ?

Un État unitaire concentré
Un État unitaire décentralisé
Un État unitaire déconcentré
Un État unitaire régionalisé

Un État unitaire concentré

Explication

Dans l’État unitaire concentré, l’autorité politique et l’administration sont exercées depuis un même lieu. La déconcentration confie des actions locales à des agents nommés, tandis que la décentralisation confie des décisions administratives à des autorités élues ; la régionalisation suppose une autonomie régionale importante.

19. Une autorité publique prend une décision sans règle préexistante, stable et connue ; la personne lésée peut saisir une instance de recours. Quel critère de l’État de droit cette situation respecte-t-elle ?

L’absence de contrôle juridictionnel de l’administration
La liberté de l’autorité de définir ses propres règles
La possibilité d’un recours contre l’inapplication du droit
La conformité de toute décision à une règle préalable

La possibilité d’un recours contre l’inapplication du droit

Explication

L’État de droit prévoit une voie de recours lorsqu’une autorité publique n’applique pas le droit. La décision décrite ne respecte pas l’exigence de règles préexistantes, tandis que la liberté de fixer ses propres règles et l’absence de contrôle contredisent cette notion.

20. Après une rupture politique, un État remplace entièrement sa constitution par un nouveau texte. Quel pouvoir constituant exerce-t-il ?

Le pouvoir constituant originaire
Le pouvoir exécutif
Le pouvoir législatif ordinaire
Le pouvoir constituant dérivé

Le pouvoir constituant originaire

Explication

Le pouvoir constituant originaire établit intégralement une nouvelle constitution, alors que le pouvoir dérivé révise un texte existant. La révision intégrale est confondue avec le pouvoir dérivé, et les deux autres réponses désignent des pouvoirs constitués.

21. Après l’arrêt Dobbs v. Jackson, quelle compétence les États fédérés américains se voient-ils attribuer concernant l’interruption volontaire de grossesse ?

La compétence fédérale uniforme relative à l’interruption volontaire de grossesse
La compétence de prononcer une interdiction nationale de l’interruption volontaire de grossesse
La compétence relative à l’interruption volontaire de grossesse
La compétence fédérale établie par Roe v. Wade en 1973

La compétence relative à l’interruption volontaire de grossesse

Explication

Dobbs v. Jackson attribue aux États fédérés la compétence relative à l’interruption volontaire de grossesse, rompant avec l’arrêt Roe v. Wade de 1973. La compétence fédérale uniforme, l’attribution de cette règle à Roe et l’idée d’une interdiction nationale confondent la portée de Dobbs.

22. Une règle constitutionnelle s’applique dès que ses conditions sont réunies; une autre autorise le titulaire à choisir entre plusieurs procédures; une troisième lui permet d’agir sans l’y obliger. Comment les classer ?

Impérative, alternative, puis de simple possibilité
Impérative, de simple possibilité, puis alternative
Alternative, impérative, puis de simple possibilité
De simple possibilité, alternative, puis impérative

Impérative, alternative, puis de simple possibilité

Explication

La règle impérative s’applique lorsque ses conditions sont réunies; la règle alternative ouvre un choix entre procédures; la règle de simple possibilité accorde une faculté que son titulaire peut exercer ou non. L’étiquette « alternative » ne désigne pas une obligation conditionnelle, et la faculté d’agir se distingue du choix entre procédures.

23. Un président choisit, pour un projet de révision déjà approuvé en termes identiques par les deux chambres, la voie parlementaire plutôt que le référendum. Quelle condition doit alors être remplie ?

Chaque chambre doit revoter séparément le projet à la majorité des deux tiers
Le projet doit être approuvé par référendum à la majorité des trois cinquièmes
Le Congrès doit approuver le projet à la majorité simple des suffrages exprimés
Le Congrès doit approuver le projet à la majorité des trois cinquièmes

Le Congrès doit approuver le projet à la majorité des trois cinquièmes

Explication

Pour un projet de révision, l’article 89 permet au président de remplacer le référendum par un vote du Parlement réuni en Congrès, où les trois cinquièmes sont requis. La majorité simple abaisse le seuil, le vote séparé confond les procédures et la voie décrite ne s’applique pas à une proposition parlementaire.

24. Une constitution interdit toute révision pendant une période déterminée, mais ne soustrait aucune disposition particulière à la révision. Quelle catégorie d’interdiction s’applique ?

Une interdiction matérielle
Une procédure de révision renforcée
Une adoption définitive par référendum
Une interdiction temporelle

Une interdiction temporelle

Explication

Une interdiction temporelle empêche la révision pendant certaines périodes ; elle se distingue d’une interdiction matérielle, qui exclut certaines dispositions de la révision. Une procédure renforcée ou un référendum concerne les modalités de révision, et non une interdiction fondée sur le temps.

25. Une commune conclut un contrat avec une entreprise privée pour rénover une école municipale. Quelle branche du droit correspond à ce rapport entre une personne publique et une personne privée ?

Le droit public
Le droit commercial
Le droit privé
Le droit pénal

Le droit public

Explication

Le droit public concerne les personnes publiques et leurs rapports entre elles ou avec des personnes privées. Le droit privé vise les personnes privées et leurs relations, tandis que le droit pénal et le droit commercial ne désignent pas ici la distinction déterminante.

26. Dans la conception de Kelsen, quelle place la Constitution occupe-t-elle dans la hiérarchie des normes ?

Au sommet de la hiérarchie des normes
Sous les lois ordinaires, mais au-dessus des règlements
Au sommet de la hiérarchie des institutions politiques
Au même rang que les traités internationaux

Au sommet de la hiérarchie des normes

Explication

Selon Kelsen, la Constitution occupe le sommet de la hiérarchie des normes. La placer sous les lois inverse cette position; le rang des traités ne définit pas ici la place de la Constitution; la hiérarchie concernée est celle des normes, non des institutions.

27. Une loi nationale est inapplicable en Corse. Quelle démarche l’Assemblée de Corse peut-elle entreprendre depuis 2002 ?

Exercer une compétence de souveraineté pour écarter la loi nationale
Saisir le Conseil constitutionnel afin d’annuler la loi nationale
Demander une dérogation à la loi nationale, sans voter sa propre loi
Adopter une loi corse qui remplace la loi nationale

Demander une dérogation à la loi nationale, sans voter sa propre loi

Explication

Depuis 2002, l’Assemblée de Corse peut demander à déroger à une loi nationale lorsqu’elle est inapplicable, mais elle ne vote pas ses propres lois et ne dispose pas de compétences de souveraineté. L’adoption d’une loi corse, l’exercice de la souveraineté et la saisine du Conseil constitutionnel lui attribuent des pouvoirs qu’elle n’a pas.

28. Un Parlement modifie une constitution en suivant la procédure ordinaire d’adoption des lois, sans procédure particulière inscrite dans le texte constitutionnel. De quel type de constitution s’agit-il ?

Une constitution rigide
Une constitution approuvée par référendum
Une constitution souple
Une constitution octroyée

Une constitution souple

Explication

Une constitution souple peut être modifiée par le Parlement selon la procédure législative ordinaire. La constitution rigide prévoit une procédure propre de révision ; l’octroi et le référendum concernent le mode d’adoption, non cette distinction.

29. Un parlement confédéral adopte une décision, mais un des États membres ne l’accepte pas. Quelle conséquence s’applique ?

La décision n’entre pas en vigueur, car l’accord de tous les États est requis.
La décision est renvoyée à une juridiction, qui remplace l’accord des États.
La décision entre en vigueur, car le parlement peut l’imposer aux États.
La décision entre en vigueur, car l’accord de la majorité des États suffit.

La décision n’entre pas en vigueur, car l’accord de tous les États est requis.

Explication

Dans une confédération, une décision parlementaire ne prend effet que si tous les États confédérés l’acceptent. L’accord majoritaire et le pouvoir d’imposition relèvent ici d’une confusion avec le fonctionnement fédéral; une juridiction ne remplace pas le consentement des États.

30. Dans un État où le pouvoir politique demeure unique, des autorités élues par les citoyens prennent des décisions administratives locales. Quel mode d’organisation est décrit ?

La déconcentration
La décentralisation
La régionalisation
La concentration

La décentralisation

Explication

La décentralisation maintient l’unité du pouvoir politique tout en confiant une partie des décisions administratives à des autorités élues. La déconcentration repose sur des agents nommés et contrôlés par l’État, la concentration situe l’administration en un même lieu, et la régionalisation correspond à une autonomie régionale particulièrement importante.

31. Dans une société où une règle encadre les relations entre les habitants et où sa violation entraîne une réaction, quel principe général du droit cette situation illustre-t-elle ?

Là où il y a une société, il y a du droit
Là où il y a un tribunal, il y a du droit
Là où il y a une autorité, il y a du droit
Là où il y a une coutume, il y a du droit

Là où il y a une société, il y a du droit

Explication

La formule « ubi societas, ubi jus » signifie que le droit accompagne l’existence d’une société, et la règle juridique régule les relations humaines sous peine de réaction ou de sanction. L’autorité, le tribunal et la coutume ne remplacent pas le lien général entre société et droit.

32. Lorsqu’un parlementaire cherche la procédure législative dans la Constitution française de 1958, puis le fondement de la supériorité des traités ratifiés sur les lois, quels articles doit-il consulter ?

Les articles 39 à 45 pour les traités et l’article 45 pour la procédure
L’article 55 pour la procédure et l’article 39 pour les traités
Les articles 39 à 45 pour la procédure et l’article 55 pour les traités
L’article 55 pour la procédure et les articles 39 à 45 pour les traités

Les articles 39 à 45 pour la procédure et l’article 55 pour les traités

Explication

Les articles 39 à 45 organisent la procédure législative, alors que l’article 55 prévoit la supériorité des traités ratifiés sur les lois. Inverser ces références reproduit la confusion documentée; l’article 55 ne régit pas la procédure législative, et les articles 39 à 45 ne fondent pas la supériorité des traités.

33. Quelle procédure Charles de Gaulle a-t-il utilisée en 1962 pour soumettre au référendum l’élection du président de la République au suffrage universel direct ?

L’article 89, suivi d’un référendum après vote conforme des deux chambres
L’article 89, suivi d’un vote du Parlement réuni en Congrès
L’article 11, pour soumettre la régionalisation et la réforme du Sénat
L’article 11, en contournant la procédure de révision de l’article 89

L’article 11, en contournant la procédure de révision de l’article 89

Explication

En 1962, de Gaulle a utilisé l’article 11 pour faire approuver l’élection présidentielle au suffrage universel direct, en dehors de la procédure de révision de l’article 89. La voie du Congrès et le référendum après vote conforme relèvent de l’article 89, tandis que la régionalisation et la réforme du Sénat sont associées à 1969.

34. L’assemblée de Nouvelle-Calédonie adopte une loi de pays. Quelle procédure de contrôle s’applique à cette loi ?

Elle est contrôlée par le gouvernement calédonien
Elle est contrôlée par le Parlement national
Elle est contrôlée par le Conseil constitutionnel
Elle échappe au contrôle constitutionnel

Elle est contrôlée par le Conseil constitutionnel

Explication

Les lois de pays adoptées par l’assemblée de Nouvelle-Calédonie sont contrôlées par le Conseil constitutionnel. Le Parlement national ne remplace pas ce contrôleur, le gouvernement calédonien n’est pas l’organe de contrôle indiqué, et ces lois ne sont pas exemptées de contrôle.

35. Lorsqu’une réforme nationale est débattue, une seconde chambre représente les intérêts des États fédérés. Quel principe fédéral cette institution met-elle en œuvre ?

La superposition des normes fédérales et fédérées
La participation des États fédérés aux décisions nationales
La garantie des États fédérés par le contrôle constitutionnel
L’autonomie des États fédérés dans leurs compétences propres

La participation des États fédérés aux décisions nationales

Explication

Le principe de participation assure aux États fédérés une place dans les décisions nationales, notamment au moyen d’une seconde chambre qui représente leurs intérêts. L’autonomie concerne leurs institutions et compétences propres, la garantie renvoie à une protection, et la superposition concerne la coexistence des niveaux.

36. À quel juriste associe-t-on la création de l’expression « bloc de constitutionnalité » en 1971 ?

Karl Schmitt
Louis Favoreu
La Cour suprême fédérale américaine
Hans Kelsen

Louis Favoreu

Explication

Louis Favoreu a créé l’expression « bloc de constitutionnalité » en 1971 pour désigner les normes de valeur constitutionnelle applicables en France. Kelsen est associé à la hiérarchie des normes, Marbury v. Madison à la Cour suprême américaine et Karl Schmitt à la nécessité du contrôle de constitutionnalité.

37. Quel effet la décision Liberté d’association du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971 a-t-elle produit ?

Elle a reconnu une valeur constitutionnelle au préambule et permis d’identifier des droits fondamentaux
Elle a donné aux traités ratifiés une valeur supérieure à la Constitution
Elle a révisé le préambule pour y ajouter une liste exhaustive de droits
Elle a organisé la procédure législative et fixé le domaine des lois ordinaires

Elle a reconnu une valeur constitutionnelle au préambule et permis d’identifier des droits fondamentaux

Explication

La décision de 1971 a donné valeur constitutionnelle au préambule de la Constitution française et permis la reconnaissance d’un catalogue de droits fondamentaux. La procédure législative relève d’autres dispositions; la supériorité des traités sur les lois est prévue à l’article 55; la décision n’a pas révisé le préambule.

38. Une loi nationale contredit une règle de droit européen. Quel principe la Cour de justice de l’Union européenne affirme-t-elle ?

Le droit de l’État membre prime sur le droit européen.
La règle la plus récente prime, quelle que soit son origine.
Le droit européen prime sur le droit de l’État membre.
Le droit européen s’applique après épuisement du droit national.

Le droit européen prime sur le droit de l’État membre.

Explication

La CJUE affirme la primauté du droit européen sur le droit des États membres. Faire primer le droit national inverse cette hiérarchie, tandis que l’application subsidiaire ou le seul critère de récence ne décrivent pas ce principe.

39. Une juriste doit déterminer si une norme appartient au bloc de constitutionnalité français. Laquelle des listes suivantes réunit des catégories qui en font partie ?

La Constitution et ses révisions, les lois organiques, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de 2004
La Constitution et ses révisions, les lois ordinaires, la Déclaration de 1789, les traités et la Charte de 2004
La Constitution et ses révisions, les lois organiques, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et les règlements administratifs
La Constitution et ses révisions, les lois organiques, la Déclaration de 1789, les traités et les règlements administratifs

La Constitution et ses révisions, les lois organiques, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de 2004

Explication

Le bloc comprend la Constitution de 1958 et ses révisions, les lois organiques, la Déclaration de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Les lois ordinaires, les traités et les règlements administratifs ne figurent pas dans la liste de ses composantes donnée ici.

40. Une étude porte sur la répartition territoriale des services administratifs et de l’action politique, plutôt que sur la manière dont l’autorité politique est exercée. Quelle forme étudie-t-elle ?

La forme de l’autorité politique
La forme de l’administration
La forme de l’État
La forme de gouvernement

La forme de l’État

Explication

La forme de l’État concerne l’organisation territoriale du pouvoir politique et administratif. La forme de gouvernement étudie l’autorité politique dans l’État ; réduire l’analyse aux services ou à l’autorité seule en laisse de côté une partie.

41. Deux communautés autonomes espagnoles souhaitent former une fédération entre elles. Quelle règle constitutionnelle s’applique à leur projet ?

L’article 145 interdit la fédération des communautés autonomes
L’article 145 interdit toute autonomie des communautés autonomes
L’article 145 interdit toute déclaration d’indépendance régionale
L’article 2 interdit la fédération des communautés autonomes

L’article 145 interdit la fédération des communautés autonomes

Explication

L’article 145 interdit la fédération des communautés autonomes, sans supprimer leur autonomie. L’interdiction de toute autonomie confond deux notions, l’article 2 traite de l’unité et du droit à l’autonomie, et l’interdiction de sécession ne correspond pas à la règle ciblée ici.

42. En octobre 2017, le Parlement catalan proclame unilatéralement l’indépendance. Quelle conséquence découle de la réaction constitutionnelle espagnole ?

Le Tribunal constitutionnel annule la déclaration, car une communauté autonome ne peut faire sécession
Le Tribunal constitutionnel annule la déclaration, car les communautés autonomes ne peuvent être fédérées
Le Tribunal constitutionnel valide la déclaration, car l’autonomie autorise la sécession
Le Parlement espagnol annule la déclaration, car une communauté autonome ne peut former une province

Le Tribunal constitutionnel annule la déclaration, car une communauté autonome ne peut faire sécession

Explication

Le Tribunal constitutionnel annule la déclaration catalane et rappelle qu’une communauté autonome ne peut faire sécession. La validation confond autonomie et indépendance, la référence aux provinces ne correspond pas au motif, et l’interdiction de fédération est une règle distincte.

43. Une constitution ne mentionne pas la politique monétaire, mais le Congrès adopte une mesure jugée nécessaire au maintien de l’unité nationale. Quelle logique correspond à l’arrêt McCulloch v. Maryland de 1819 ?

Le Congrès peut exercer des pouvoirs implicites nécessaires à l’unité nationale
Le Congrès peut agir uniquement dans les domaines explicitement énumérés
La compétence non mentionnée revient aux États fédérés sans intervention du Congrès
Les États fédérés peuvent annuler une mesure fédérale en matière monétaire

Le Congrès peut exercer des pouvoirs implicites nécessaires à l’unité nationale

Explication

Dans McCulloch v. Maryland, la Cour suprême reconnaît au Congrès des pouvoirs implicites nécessaires au maintien de l’unité nationale, même dans un domaine non mentionné par la Constitution. Le renvoi automatique aux États, la limitation aux pouvoirs expressément énumérés et un veto fédéré ne correspondent pas à cette logique.

44. Quel principe l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 énonce-t-il à propos de l’existence d’une Constitution ?

Sans égalité devant la loi ni suffrage universel, une société n’a pas de Constitution
Sans garantie des droits ni primauté des traités, une société n’a pas de Constitution
Sans garantie des droits ni séparation des pouvoirs, une société n’a pas de Constitution
Sans suffrage universel ni séparation des pouvoirs, une société n’a pas de Constitution

Sans garantie des droits ni séparation des pouvoirs, une société n’a pas de Constitution

Explication

L’article 16 lie l’existence d’une Constitution à la garantie des droits et à la séparation des pouvoirs. L’égalité devant la loi et le suffrage universel ne remplacent pas ces critères, et la primauté des traités n’est pas le principe énoncé par cet article.

45. Quelle caractéristique distingue une confédération d’un État fédéral ?

Les États restent indépendants et les institutions communes disposent de pouvoirs souverains.
Les États deviennent des entités fédérées et les institutions communes ont des pouvoirs étendus.
Les États deviennent des entités fédérées et les institutions communes ont des pouvoirs limités.
Les États restent indépendants et les institutions communes ont des pouvoirs limités.

Les États restent indépendants et les institutions communes ont des pouvoirs limités.

Explication

Une confédération associe des États qui demeurent indépendants, tandis que ses institutions communes disposent de pouvoirs limités. La constitution fédérale, les pouvoirs étendus et le statut d’entités fédérées correspondent à des caractéristiques du fédéralisme.

46. Un projet de révision constitutionnelle a été adopté par l’Assemblée nationale, mais le Sénat l’a rejeté. Quelle est la conséquence au regard de l’article 89 ?

Le président peut faire adopter le texte par le Congrès sans vote du Sénat
La procédure ne peut pas avancer sans vote identique des deux chambres
Le Sénat peut transmettre sa propre version au référendum
L’Assemblée nationale peut transmettre seule le texte au référendum

La procédure ne peut pas avancer sans vote identique des deux chambres

Explication

L’article 89 exige que l’Assemblée nationale et le Sénat votent le texte en termes identiques avant l’étape finale. L’imposition par l’Assemblée confond les rôles des chambres, le Congrès ne dispense pas de leur vote conforme et le référendum ne remplace pas cette exigence.

47. Dans un pays, une pratique juridique se répète au fil du temps et les acteurs la considèrent comme obligatoire. Quelle qualification convient à cette règle non écrite ?

Une convention constitutionnelle facultative
Une coutume
Un usage dépourvu de conviction d’obligation
Une loi écrite

Une coutume

Explication

Une coutume est une règle non écrite fondée à la fois sur la répétition d’une pratique et sur la conviction qu’elle est obligatoire. Une convention facultative n’a pas cette force obligatoire; la répétition seule ne suffit pas; une loi écrite n’est pas une règle coutumière.

48. Quel changement le traité de Maastricht opère-t-il en 1992, et quelle est la nature de l’Union européenne qui en résulte ?

Il transforme les communautés en une Union dotée d’un ordre juridique propre, mais non souveraine.
Il transforme les communautés en une Union sans ordre juridique propre ni souveraineté.
Il transforme les communautés en un État souverain doté d’un ordre juridique propre.
Il crée les communautés européennes sous la forme d’une Union non souveraine.

Il transforme les communautés en une Union dotée d’un ordre juridique propre, mais non souveraine.

Explication

En 1992, le traité de Maastricht transforme les communautés européennes en Union européenne, laquelle constitue un ordre juridique propre sans être un État souverain. La souveraineté étatique, l’absence d’ordre juridique propre et la création des communautés dès 1992 déforment cette distinction.

49. Un avion étranger pénètre sans autorisation dans l’espace aérien situé au-dessus du territoire terrestre et de la mer territoriale d’un État. Après sommation, quelle mesure l’État peut-il prendre ?

L’obliger à atterrir dans un aéroport étranger
Le laisser poursuivre son vol sans intervention
Le faire abattre
Lui imposer une amende sans autre mesure

Le faire abattre

Explication

L’État est souverain dans l’espace aérien au-dessus de son territoire terrestre et de sa mer territoriale : un aéronef étranger ne peut y pénétrer sans autorisation et peut être abattu après sommation. L’abattage n’est pas automatique, et les règles propres aux eaux ou aux amendes ne remplacent pas cette règle.

50. Dans sa définition de 1882, sur quels éléments Renan fonde-t-il la nation ?

Une ascendance commune et la continuité d’une même langue.
Un héritage commun de souvenirs et la volonté actuelle de vivre ensemble.
L’unité du territoire, des origines, des mœurs et de la langue.
Des caractéristiques visibles communes et une origine ethnique partagée.

Un héritage commun de souvenirs et la volonté actuelle de vivre ensemble.

Explication

Pour Renan, la nation associe un héritage commun de souvenirs à la volonté présente de vivre ensemble et de faire valoir cet héritage. Les caractéristiques visibles relèvent de la théorie objective, tandis que territoire, origines, mœurs et langue rappellent la définition de Mancini.

51. Un navire s’éloigne progressivement des côtes d’un État en traversant les zones maritimes définies par le traité de Montego Bay. Quelle évolution générale de la souveraineté étatique doit-on retenir ?

La souveraineté dépend uniquement du pavillon du navire
La souveraineté augmente à mesure que la distance aux côtes augmente
La souveraineté reste identique dans toutes les zones maritimes
La souveraineté diminue à mesure que la distance aux côtes augmente

La souveraineté diminue à mesure que la distance aux côtes augmente

Explication

Le traité de Montego Bay distingue cinq zones maritimes et organise une souveraineté étatique décroissante avec l’éloignement des côtes. Une souveraineté croissante inverse cette logique, une souveraineté identique efface les distinctions entre zones, et le pavillon du navire ne définit pas cette progression.

52. Quelle proposition sur la primauté constitutionnelle la Cour suprême fédérale américaine a-t-elle affirmée dans l’arrêt Marbury v. Madison de 1803 ?

La Constitution prime sur tout acte législatif qui lui est contraire
Le contrôle des lois relève d’une théorie élaborée par Hans Kelsen
Un acte législatif contraire peut primer sur la Constitution
Les normes inférieures déterminent la validité des normes supérieures

La Constitution prime sur tout acte législatif qui lui est contraire

Explication

Dans Marbury v. Madison, la Cour suprême a affirmé la primauté de la Constitution sur les actes législatifs incompatibles avec elle. Les normes en cascade renvoient à Kelsen, le contrôle de constitutionnalité est associé ici à Karl Schmitt, et faire primer la loi inverse le principe établi.

53. Une région française élue demande si elle dispose des caractéristiques institutionnelles d’une région régionalisée au sens du cours. Quel constat convient ?

Elle l’est : ses compétences décentralisées lui permettent de voter des lois et de saisir le Conseil constitutionnel
Elle ne l’est pas : elle dispose d’une autonomie financière, mais pas d’un pouvoir de voter des lois
Elle ne l’est pas : elle ne vote pas de lois et ne dispose ni d’autonomie institutionnelle ou financière ni d’accès au Conseil constitutionnel
Elle l’est : l’élection de ses représentants lui confère une autonomie institutionnelle et financière

Elle ne l’est pas : elle ne vote pas de lois et ne dispose ni d’autonomie institutionnelle ou financière ni d’accès au Conseil constitutionnel

Explication

Les régions françaises ne sont pas régionalisées au sens institutionnel : elles ne votent pas de lois, n’ont ni autonomie institutionnelle ni autonomie financière et n’accèdent pas au Conseil constitutionnel. L’élection des représentants ne suffit pas à établir cette autonomie, et la décentralisation n’équivaut pas au pouvoir législatif.

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Qu’est-ce que le droit ?

Un ensemble de règles régissant les relations humaines, dont la violation entraîne une réaction ou une sanction.

Que distingue le droit français entre droit privé et droit public ?

Le droit privé concerne les personnes privées et leurs relations ; le droit public concerne les personnes publiques et leurs rapports entre elles ou avec les personnes privées.

Selon Marcel Prelot, quelles règles rassemble le droit constitutionnel ?

Les règles relatives aux institutions qui établissent, transmettent et exercent l’autorité, ainsi qu’aux éléments essentiels de l’État de droit protégeant les droits et libertés.

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