QCM : Droit constitutionnel et institutions (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quelle date la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est-elle adoptée ?

En juin 1789, lors de la proclamation du Tiers État
En 1791, lors de l’adoption de la première Constitution écrite
Le 26 août 1789
Le 27 juin 1789

Le 26 août 1789

Explication

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est adoptée le 26 août 1789. Le 27 juin correspond à l’acceptation de la fusion des ordres par Louis XVI, et non à l’adoption de la Déclaration.

2. Quelle caractéristique distingue l’État unitaire dans l’organisation juridique du territoire ?

Des ordres juridiques fédérés dont les règles s’appliquent séparément
Des règles locales qui prévalent sur les normes adoptées par l’État
Des compétences législatives réparties entre des États membres souverains
Un droit appliqué de manière unitaire et uniforme sur l’ensemble du territoire

Un droit appliqué de manière unitaire et uniforme sur l’ensemble du territoire

Explication

L’État unitaire se caractérise par l’unité du pouvoir, du territoire et de la population, ainsi que par l’application uniforme du droit. La coexistence d’ordres juridiques fédérés relève plutôt de l’organisation fédérale.

3. Quelle position Rousseau adopte-t-il au sujet de la démocratie directe et de la représentation ?

Il soutient que la représentation et la démocratie directe sont deux formes sans rapport entre elles.
Il défend le régime représentatif comme idéal et rejette la démocratie directe comme impraticable.
Il défend la démocratie directe tout en reconnaissant que la représentation est pratiquement nécessaire.
Il considère que la démocratie directe est praticable à grande échelle sans aucune médiation.

Il défend la démocratie directe tout en reconnaissant que la représentation est pratiquement nécessaire.

Explication

Rousseau défend la démocratie directe, mais admet que des considérations pratiques rendent nécessaire un régime représentatif. Présenter la représentation comme son idéal et la démocratie directe comme une forme rejetée inverse cette position.

4. Un État fédéré adopte des règles et des impôts qui relèvent de ses compétences propres : quel principe cela illustre-t-il ?

Le principe d’association conventionnelle des États
Le principe de superposition des ordres juridiques
Le principe de participation au pouvoir fédéral
Le principe d’autonomie des États fédérés

Le principe d’autonomie des États fédérés

Explication

L’autonomie permet aux États fédérés de disposer de compétences propres, notamment en matière de règles et d’impôts. La participation concerne plutôt leur contribution au pouvoir fédéral et à l’élaboration de normes communes.

5. Quel objectif caractérise le constitutionnalisme ?

Confier aux pouvoirs constitués le choix des règles fondamentales de l’État.
Renforcer la souveraineté du législateur en le soustrayant aux règles constitutionnelles.
Limiter le pouvoir par la Constitution afin que le législateur ne soit plus souverain.
Remplacer la Constitution par des décisions politiques adoptées au cas par cas.

Limiter le pouvoir par la Constitution afin que le législateur ne soit plus souverain.

Explication

Le constitutionnalisme vise à limiter le pouvoir en le soumettant à la Constitution, ce qui exclut la souveraineté du législateur. Renforcer la souveraineté législative correspond donc à une logique opposée.

6. En vertu de l’article 11, alinéa premier, de la Constitution de 1958, qui peut soumettre un texte de loi au référendum ?

Le président de la République
Le président de l’Assemblée nationale
Le Conseil constitutionnel
Le Premier ministre agissant seul

Le président de la République

Explication

L’article 11, alinéa premier, permet au président de la République de soumettre un texte de loi au référendum. Le Conseil constitutionnel n’est pas désigné comme l’autorité disposant de cette faculté.

7. Sur quel principe de souveraineté repose le régime représentatif institué par la Constitution de 1791 ?

La souveraineté populaire, exercée directement par les citoyens
La souveraineté partagée entre le roi et les assemblées locales
La souveraineté nationale, exercée dans un régime représentatif
La souveraineté royale, exercée par le monarque et ses ministres

La souveraineté nationale, exercée dans un régime représentatif

Explication

La Constitution de 1791 fonde le régime représentatif sur la souveraineté nationale. La souveraineté populaire directe décrit une autre manière de concevoir l’exercice du pouvoir.

8. Quelle transformation politique le Tiers État proclame-t-il en juin 1789 ?

Il adopte la Déclaration des droits, puis promulgue la Constitution
Il se proclame Assemblée nationale, puis Assemblée nationale constituante
Il accepte la fusion des ordres, puis convoque les États généraux
Il proclame la République, puis institue une assemblée fédérale

Il se proclame Assemblée nationale, puis Assemblée nationale constituante

Explication

En juin 1789, le Tiers État s’autoproclame Assemblée nationale, puis Assemblée nationale constituante. La Déclaration des droits est adoptée plus tard, le 26 août 1789.

9. Une Constitution institue plusieurs organes et définit leurs compétences : comment qualifie-t-on ces organes ?

Les organes de révision, qui remplacent les institutions prévues par la Constitution.
Le pouvoir constituant originaire, qui établit pour la première fois les règles de l’État.
Les pouvoirs constitués, qui exercent leurs compétences selon les modalités constitutionnelles.
Les autorités souveraines, qui déterminent librement le contenu de la Constitution.

Les pouvoirs constitués, qui exercent leurs compétences selon les modalités constitutionnelles.

Explication

Les organes créés par le pouvoir constituant sont des pouvoirs constitués, et leur action est encadrée par la Constitution. Le pouvoir constituant originaire établit ce cadre plutôt que d’exercer les compétences attribuées aux organes.

10. Comment, chez Hobbes, les individus établissent-ils l’État pour sortir de l’état de nature ?

Ils confient au souverain un mandat limité qu’ils peuvent retirer en cas d’abus.
Ils se soumettent à la volonté générale sans transférer leurs droits à un souverain.
Ils consentent à se soumettre au Léviathan pour mettre fin à la guerre perpétuelle et à la loi du plus fort.
Ils s’accordent sur des règles naturelles qui rendent inutile une autorité étatique.

Ils consentent à se soumettre au Léviathan pour mettre fin à la guerre perpétuelle et à la loi du plus fort.

Explication

Chez Hobbes, les individus quittent l’état de nature, marqué par la guerre perpétuelle et la loi du plus fort, en se soumettant par consentement au Léviathan. Le transfert limité et la possibilité de rébellion correspondent plutôt à la théorie de Locke.

11. Un souverain abuse du pouvoir que lui ont confié les individus : quelle réaction est compatible avec la théorie de Locke ?

Les individus peuvent contester le souverain, mais le transfert de pouvoir reste illimité.
Les individus peuvent se rebeller, car le pouvoir transféré au souverain est limité.
Les individus doivent obéir, car le souverain détient un pouvoir sans limite.
Les individus doivent transférer leurs droits à la volonté générale sans recours.

Les individus peuvent se rebeller, car le pouvoir transféré au souverain est limité.

Explication

Chez Locke, les individus transfèrent un pouvoir limité afin de protéger leurs droits et leur liberté, et peuvent se rebeller en cas d’abus. Le pouvoir illimité et l’absence de désobéissance admise correspondent à la conception de Hobbes.

12. Dans un État, quelle distinction sépare la population du peuple ?

La population désigne les personnes reconnues par d’autres États, tandis que le peuple désigne les résidents étrangers.
La population rassemble les personnes soumises au droit de l’État, tandis que le peuple rassemble ses citoyens nationaux.
La population désigne les habitants du territoire, tandis que le peuple désigne les institutions qui les gouvernent.
La population rassemble les citoyens nationaux, tandis que le peuple rassemble toute personne soumise au droit de l’État.

La population rassemble les personnes soumises au droit de l’État, tandis que le peuple rassemble ses citoyens nationaux.

Explication

La population comprend les personnes soumises au droit de l’État, alors que le peuple désigne les citoyens qui en possèdent la nationalité. Assimiler la population aux seuls citoyens nationaux confond ces deux notions.

13. Comment le contrat social de Rousseau protège-t-il les individus au sein du corps politique ?

Il protège leurs droits en les soumettant à un souverain auquel ils abandonnent leurs pouvoirs individuels.
Il met fin aux inégalités en donnant au souverain un pouvoir illimité sur les citoyens.
Il garantit la sécurité en permettant à chaque citoyen de se soustraire à la volonté générale.
Il les protège contre les inégalités sociales et soumet le corps politique à la volonté générale sans abandon de leurs droits à un souverain.

Il les protège contre les inégalités sociales et soumet le corps politique à la volonté générale sans abandon de leurs droits à un souverain.

Explication

Chez Rousseau, le contrat social protège les individus contre les inégalités des rapports sociaux et soumet le corps politique à la volonté générale, sans abandon de leurs droits à un souverain. Le transfert des droits à un souverain tout-puissant correspond davantage à la conception hobbesienne.

14. Dans un État fédéral, que signifie le principe de superposition des ordres juridiques ?

Les États fédérés exercent des compétences propres sans ordre juridique fédéral commun
Les États fédérés participent au pouvoir fédéral sans que les règles fédérales leur soient applicables
Plusieurs ordres juridiques coexistent, et les règles fédérales prévalent sur celles des États fédérés
Plusieurs ordres juridiques coexistent, et les règles des États fédérés prévalent sur celles de la fédération

Plusieurs ordres juridiques coexistent, et les règles fédérales prévalent sur celles des États fédérés

Explication

La superposition fait coexister plusieurs ordres juridiques et confère la primauté aux règles fédérales. L’existence de compétences propres pour les États fédérés relève du principe d’autonomie, non de cette primauté.

15. Comment une confédération est-elle constituée et dans quel but général ?

Par un accord administratif qui délègue des missions à des organismes publics
Par une loi nationale qui transforme des collectivités locales en entités autonomes
Par une constitution fédérale qui place les États membres sous un ordre juridique supérieur
Par un traité international entre États qui mettent certaines compétences en commun

Par un traité international entre États qui mettent certaines compétences en commun

Explication

Une confédération est une association d’États créée par traité international afin de mettre certaines compétences en commun. La constitution d’un ordre juridique fédéral supérieur caractérise plutôt un État fédéral.

16. Comment caractériser la souveraineté exercée par l’État ?

Comme une autorité partagée, divisible et accordée par les autres États.
Comme une puissance suprême, unique, indivisible et originaire.
Comme une compétence territoriale subordonnée aux citoyens nationaux.
Comme un pouvoir temporaire exercé par les institutions locales.

Comme une puissance suprême, unique, indivisible et originaire.

Explication

La souveraineté est une puissance suprême, unique, indivisible et originaire exercée par l’État. Sa reconnaissance par d’autres États relève d’un aspect international, mais ne définit pas la nature de cette puissance.

17. Quels types de contraintes peuvent encadrer le pouvoir de révision constitutionnelle ?

Des contraintes électorales, administratives et judiciaires, qui concernent les pouvoirs constitués.
Des contraintes procédurales, circonstancielles et matérielles, parfois assorties de clauses d’éternité.
Des contraintes référendaires, parlementaires et locales, qui définissent le contenu de chaque loi.
Des contraintes législatives, budgétaires et diplomatiques, qui protègent les décisions du gouvernement.

Des contraintes procédurales, circonstancielles et matérielles, parfois assorties de clauses d’éternité.

Explication

Le pouvoir de révision peut être soumis à des limites procédurales, circonstancielles et matérielles, les clauses d’éternité protégeant certains principes intangibles. Les contraintes propres aux pouvoirs constitués ne décrivent pas ces trois catégories de limites à la révision.

18. Une règle de droit est violée, et la conséquence prévue consiste à remettre la victime dans la situation où elle se trouvait : comment qualifier cette conséquence ?

Une règle souple, dépourvue de valeur prescriptive et de conséquence juridique.
Une norme invalide, car toute conséquence juridique doit être punitive.
Une sanction, qui peut avoir une fonction réparatrice plutôt que punitive.
Une règle de conduite, qui définit le comportement attendu sans conséquence.

Une sanction, qui peut avoir une fonction réparatrice plutôt que punitive.

Explication

Une sanction est la conséquence prescrite après la violation d’une règle de droit, et elle peut viser la réparation plutôt que la punition. L’idée qu’une conséquence doit nécessairement être punitive confond sanction juridique et peine.

19. Quelle fonction le droit remplit-il dans une société ?

Il décrit les usages sociaux sans fixer de règles de conduite.
Il sanctionne les conflits sans définir les règles applicables.
Il organise les institutions sans concerner les comportements individuels.
Il établit des règles qui encadrent les comportements sociaux.

Il établit des règles qui encadrent les comportements sociaux.

Explication

Le droit est un système normatif qui établit des règles destinées à encadrer les comportements dans la société. Les usages peuvent influencer les conduites, mais leur simple description ne constitue pas la fonction définitoire du droit.

20. Quelle distinction Benjamin Constant établit-il entre la liberté des anciens et celle des modernes ?

La liberté des anciens protège les droits individuels, tandis que celle des modernes repose sur la décision collective directe.
La liberté des anciens repose sur la représentation, tandis que celle des modernes exclut la participation politique.
La liberté des anciens relève de la participation politique, tandis que celle des modernes privilégie les droits individuels.
La liberté des anciens concerne l’indépendance économique, tandis que celle des modernes concerne l’égalité devant la loi.

La liberté des anciens relève de la participation politique, tandis que celle des modernes privilégie les droits individuels.

Explication

Benjamin Constant oppose la participation à la délibération et aux décisions politiques, caractéristique de la liberté des anciens, aux droits individuels privilégiés par celle des modernes. La confusion inverse ces deux conceptions en attribuant les droits individuels aux anciens.

21. Quelle distinction caractérise la décentralisation fonctionnelle par rapport à la décentralisation territoriale ?

Elle confie des compétences à des collectivités territoriales reconnues par la Constitution, plutôt que des missions à des personnes morales autonomes
Elle répartit des compétences entre des États fédérés disposant de règles propres, plutôt qu’entre des personnes morales autonomes
Elle confie des missions d’intérêt général à des personnes morales autonomes, plutôt que des compétences à des collectivités territoriales reconnues par la Constitution
Elle confie des missions d’intérêt général à des services de l’État soumis à son contrôle hiérarchique, plutôt qu’à des collectivités territoriales

Elle confie des missions d’intérêt général à des personnes morales autonomes, plutôt que des compétences à des collectivités territoriales reconnues par la Constitution

Explication

La décentralisation fonctionnelle attribue des missions d’intérêt général à des personnes morales autonomes, tandis que la décentralisation territoriale concerne les collectivités territoriales reconnues par la Constitution. La réponse qui inverse ces deux définitions confond les catégories.

22. Quels éléments caractérisent la constitution d’un État ?

Un territoire, une population et une religion commune.
Une nationalité commune, une langue et une souveraineté.
Un gouvernement, une constitution écrite et une reconnaissance internationale.
La souveraineté, un territoire et une population.

La souveraineté, un territoire et une population.

Explication

Les trois éléments caractérisant l’État sont la souveraineté, un territoire et une population. Une langue ou une religion commune peut caractériser certains groupes, mais ne fait pas partie de cette définition.

23. Quel ensemble d’éléments contribue à ouvrir la crise politique française de 1789 ?

La fusion des ordres et l’adoption d’une constitution écrite, dans un contexte de stabilité des récoltes
L’adoption d’une déclaration des droits et l’élection d’une assemblée, dans un contexte de réforme territoriale
La convocation des États généraux et les tensions sur la réforme fiscale, dans un contexte de mauvaises récoltes et de disette
La création d’un État fédéral et l’adoption de règles fiscales locales, dans un contexte de crise parlementaire

La convocation des États généraux et les tensions sur la réforme fiscale, dans un contexte de mauvaises récoltes et de disette

Explication

En 1789, la convocation des États généraux et les tensions liées à la réforme fiscale s’inscrivent dans un contexte de faibles récoltes et de disette. La fusion des ordres est un événement ultérieur, accepté par Louis XVI le 27 juin 1789.

24. Dans la conception de Burke, que permet le mandat représentatif aux élus ?

Il leur laisse une liberté d’action fondée sur un lien de confiance, la délibération devant faire émerger l’intérêt public.
Il leur accorde une compétence technique, à condition qu’ils représentent directement les intérêts particuliers de leurs électeurs.
Il les oblige à exécuter les instructions de leurs électeurs, même lorsque la délibération indique un intérêt public différent.
Il leur permet de modifier les règles constitutionnelles sans tenir compte du lien de confiance avec les citoyens.

Il leur laisse une liberté d’action fondée sur un lien de confiance, la délibération devant faire émerger l’intérêt public.

Explication

Le mandat représentatif repose sur la confiance et laisse aux représentants une liberté d’action, tandis que la délibération est censée dégager l’intérêt public. Un mandat obligeant les élus à suivre des instructions précises correspond à une conception différente de la représentation.

25. Par quel principe les États fédérés prennent-ils part à l’élaboration des lois et des amendements fédéraux ?

Le principe de participation au pouvoir fédéral
Le principe de superposition et de primauté des règles fédérales
Le principe de création d’une confédération par traité international
Le principe d’autonomie dans l’exercice de compétences propres

Le principe de participation au pouvoir fédéral

Explication

Le principe de participation associe les États fédérés au pouvoir fédéral et à l’élaboration de principes communs, de lois et d’amendements. L’autonomie concerne leurs compétences propres plutôt que leur représentation dans les décisions fédérales.

26. Un représentant local agit au nom de l’État et reste soumis à l’autorité hiérarchique de celui-ci : de quel mode d’organisation s’agit-il ?

Du fédéralisme, par une autorité appartenant à un ordre juridique distinct
De la décentralisation fonctionnelle, par un organisme public autonome
De la décentralisation territoriale, par une collectivité constitutionnellement reconnue
De la déconcentration, au sein de la même personne morale étatique

De la déconcentration, au sein de la même personne morale étatique

Explication

Dans la déconcentration, les entités locales appartiennent à la même personne morale que l’État et agissent en son nom sous son contrôle hiérarchique. Une collectivité décentralisée dispose, en revanche, d’une autonomie propre.

27. Quel argument Sieyès et James Madison avancent-ils en faveur du régime représentatif ?

La démocratie directe protège mieux les droits, et les représentants doivent appliquer les décisions populaires.
Le régime représentatif limite le débat public, et le pouvoir doit rester entre les mains des dirigeants établis.
La représentation écarte les intérêts particuliers, et les élus doivent suivre les instructions de leurs électeurs.
La démocratie directe est impraticable, et des citoyens jugés plus compétents peuvent recevoir le pouvoir.

La démocratie directe est impraticable, et des citoyens jugés plus compétents peuvent recevoir le pouvoir.

Explication

Sieyès et Madison justifient la représentation par les difficultés pratiques de la démocratie directe et par la possibilité de confier le pouvoir à des citoyens réputés plus compétents. L’argument fondé sur des élus tenus de suivre les instructions de leurs électeurs ne correspond pas à cette justification.

28. Comment les critiques du régime représentatif se répartissent-elles dès la Révolution ?

Les monarchistes dénoncent la captation du pouvoir par les représentants, tandis que la gauche défend le régime
Les critiques se limitent à la gauche, qui réclame le rétablissement de la monarchie
Les critiques viennent des monarchistes et des représentants, qui contestent surtout le suffrage électoral
Les monarchistes le critiquent à droite, tandis qu’à gauche on dénonce la captation du pouvoir par les représentants

Les monarchistes le critiquent à droite, tandis qu’à gauche on dénonce la captation du pouvoir par les représentants

Explication

Dès la Révolution, les critiques existent à droite chez les monarchistes et à gauche chez ceux qui dénoncent la captation du pouvoir par les représentants. La critique de gauche ne se caractérise pas par la défense du régime représentatif.

29. Pourquoi l’État est-il qualifié de personne morale ?

Parce qu’il correspond à un territoire soumis à un droit commun.
Parce qu’il est une entité abstraite titulaire de droits et d’obligations.
Parce qu’il est une autorité politique dépourvue de personnalité juridique.
Parce qu’il désigne l’ensemble des citoyens ayant sa nationalité.

Parce qu’il est une entité abstraite titulaire de droits et d’obligations.

Explication

L’État est une notion abstraite et artificielle à laquelle sont attribués des droits et des obligations. Le peuple désigne les citoyens nationaux, et non la personne morale que constitue l’État.

30. Dans la théorie de Hobbes, quelle conséquence découle du fait que les individus se sont soumis au Léviathan ?

Le pouvoir du Léviathan est illimité et la désobéissance n’est pas admise.
Le pouvoir de l’État se limite à garantir la propriété sans maintenir la paix.
Le souverain est soumis à la volonté générale exprimée par le corps politique.
Le pouvoir du souverain est limité et les individus peuvent se rebeller en cas d’abus.

Le pouvoir du Léviathan est illimité et la désobéissance n’est pas admise.

Explication

Chez Hobbes, le pouvoir du Léviathan est illimité et la désobéissance n’est pas admise, puisque les individus se sont eux-mêmes soumis au pouvoir étatique. La possibilité de se rebeller contre un pouvoir abusif caractérise plutôt la pensée de Locke.

31. Quelle combinaison de facteurs est associée à la crise du régime représentatif ?

La remise en cause du bien-fondé des élections, la stabilité des sources du droit et la reconnaissance de la représentativité des élus
La contestation des sources du droit, la stabilité de la loi et l’extension des compétences des représentants
La remise en cause du bien-fondé de la loi, la mutation des sources du droit et la contestation de la représentativité des élus
La mutation des institutions locales, la contestation des manifestations et le renforcement de l’autorité de la loi

La remise en cause du bien-fondé de la loi, la mutation des sources du droit et la contestation de la représentativité des élus

Explication

La crise est attribuée à la remise en cause du bien-fondé de la loi, à la mutation des sources du droit et à la contestation de la représentativité des représentants. La stabilité des sources du droit contredit l’un des facteurs identifiés.

32. Quelle caractéristique définit le référendum ?

Une procédure permettant aux citoyens d’élire des représentants pour une durée déterminée
Une procédure permettant aux représentants de trancher une question sans consulter les citoyens
Une procédure permettant au président de promulguer une loi sans intervention des institutions
Une procédure permettant aux citoyens de se prononcer directement sur une question précise

Une procédure permettant aux citoyens de se prononcer directement sur une question précise

Explication

Le référendum permet aux citoyens de se prononcer directement sur une question précise. L’élection de représentants relève d’un mécanisme différent, même si elle participe aussi à la vie démocratique.

33. Quelle situation illustre une manifestation de la crise du régime représentatif ?

Un transfert des élections vers les assemblées locales accompagné d’un renforcement des partis
Une hausse de la participation électorale accompagnée de débats parlementaires et de campagnes électorales
Un recul de la participation électorale accompagné d’abstentions, de manifestations et de grèves
Une multiplication des consultations directes accompagnée d’une baisse des conflits sociaux

Un recul de la participation électorale accompagné d’abstentions, de manifestations et de grèves

Explication

La crise se manifeste notamment par le désengagement électoral, l’abstentionnisme, les manifestations et les grèves. La hausse de la participation électorale ne correspond pas au désengagement mentionné.

34. Une règle est créée par une autorité humaine, est en vigueur et est appliquée par les juridictions : quelle conception du droit la caractérise ?

Le jusnaturalisme, qui porte sur le droit établi par les juridictions.
Le droit souple, qui désigne les règles étatiques sanctionnées.
Le normativisme, qui écarte toute norme jugée injuste.
Le positivisme, qui porte sur le droit humain en vigueur.

Le positivisme, qui porte sur le droit humain en vigueur.

Explication

Le positivisme désigne le droit en vigueur, établi par une autorité humaine et appliqué par les juridictions. Le jusnaturalisme renvoie plutôt à des règles universelles, souvent associées à une origine religieuse.

35. Quel est le rôle du pouvoir constituant originaire lors de la fondation d’un État ?

Il crée la première Constitution et établit les règles fondamentales de l’organisation politique et juridique.
Il révise les dispositions constitutionnelles selon la procédure ordinaire de législation.
Il applique les compétences que la Constitution attribue aux institutions de l’État.
Il contrôle la conformité des lois aux règles établies par les institutions constituées.

Il crée la première Constitution et établit les règles fondamentales de l’organisation politique et juridique.

Explication

Le pouvoir constituant originaire fonde l’ordre constitutionnel en créant la Constitution et ses règles fondamentales. Les pouvoirs constitués, contrairement à lui, exercent des compétences dans le cadre déjà fixé par la Constitution.

36. Quelle institution détient le monopole de l’initiative législative dans le régime de 1791 ?

Le Corps législatif, assemblée unique élue pour deux ans
Le Corps législatif, composé de deux chambres élues pour quatre ans
Le roi, qui exerce cette fonction avec les ministres
Les assemblées locales, élues pour une durée de deux ans

Le Corps législatif, assemblée unique élue pour deux ans

Explication

En 1791, le Corps législatif est une assemblée unique élue pour deux ans et détient le monopole de l’initiative législative. L’attribution de cette initiative au roi confond son rôle avec celui de l’assemblée.

37. Quelle approche analyse les normes juridiques formelles produites par les institutions étatiques sans les écarter au motif qu’elles seraient injustes ?

Le droit souple, constitué de recommandations sans valeur prescriptive.
Le positivisme, défini comme l’étude de la justice morale des normes.
Le normativisme, associé à Hans Kelsen.
Le jusnaturalisme, associé à l’idée de règles universelles.

Le normativisme, associé à Hans Kelsen.

Explication

Le normativisme étudie le droit formel comme un ensemble de normes produites par les institutions étatiques, sans disqualifier une norme parce qu’elle est injuste. Le jusnaturalisme porte plutôt sur des règles universelles et ne correspond donc pas à cette approche formelle des normes étatiques.

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Qu’est-ce que le droit ?

Un système normatif qui encadre les comportements dans une société.

Qu’est-ce qu’une sanction juridique ?

Une conséquence prescrite après la violation d’une règle de droit.

Qu’est-ce que le positivisme juridique ?

L’étude du droit en vigueur, établi par une autorité humaine et appliqué par les juridictions.

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