Faits → problématique → majeure → mineure → conclusion
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1102 du code civil, chacun est libre de contracter ou non, de choisir son cocontractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat, dans les limites fixées par la loi.
📌 Selon l’article 1112-1 du code civil, une partie doit informer l’autre d’une information déterminante pour son consentement lorsque cette dernière l’ignore légitimement ou fait confiance à son cocontractant.
Compléments
Liberté de contracter, limites fixées par la loi
★ À maîtriser
Un contrat synallagmatique crée des obligations réciproques entre les parties, tandis qu’un contrat unilatéral engage une ou plusieurs personnes envers d’autres sans engagement réciproque de celles-ci.
Un contrat à titre onéreux procure à chaque partie un avantage en contrepartie de celui qu’elle fournit, tandis qu’un contrat à titre gratuit procure un avantage sans contrepartie attendue ou reçue.
Un contrat commutatif prévoit des avantages regardés comme équivalents par les parties, tandis qu’un contrat aléatoire fait dépendre ses effets quant aux avantages et aux pertes d’un événement incertain.
Un contrat consensuel se forme par le seul échange des consentements, un contrat solennel exige des formes déterminées par la loi pour sa validité et un contrat réel exige la remise d’une chose pour sa formation.
Dans un contrat de gré à gré, les stipulations sont négociables entre les parties, tandis que dans un contrat d’adhésion, les conditions générales soustraites à la négociation sont déterminées à l’avance par l’une des parties.
Compléments
📌 Le contrat cadre fixe les caractéristiques générales de relations contractuelles futures, tandis que les contrats d’application en précisent les modalités d’exécution.
📌 Un contrat à exécution instantanée comporte des obligations exécutables en une prestation unique, tandis qu’un contrat à exécution successive comporte des prestations échelonnées dans le temps pour au moins une partie.
★ À maîtriser
📌 Un fait juridique est un événement volontaire ou involontaire qui produit des effets juridiques indépendamment de la volonté de son auteur, tandis qu’un acte juridique est destiné à produire volontairement un effet de droit.
Compléments
Les faits juridiques peuvent être :
Les actes juridiques peuvent être :
📌 Les actes de conservation ou de gestion sauvegardent un droit ou un bien, les actes d’administration assurent la gestion courante d’un patrimoine et les actes de disposition transmettent un droit ou un bien.
L’acte recherche un effet de droit ; le fait produit des effets indépendamment de cette volonté
★ À maîtriser
Compléments
📌 Le contreseing d’un avocat atteste qu’il a éclairé les parties sur les conséquences de l’acte, mais ne confère pas à l’acte sous seing privé la force probante d’un acte authentique, car l’avocat n’est pas un officier public.
★ À maîtriser
📌 La preuve parfaite sert à prouver les actes juridiques, tandis que la preuve imparfaite sert à prouver les faits juridiques.
📌 Selon l’article 1359 du code civil, tout acte juridique d’une valeur supérieure ou égale à 1 500 euros doit être prouvé par un écrit, tandis qu’un écrit est facultatif en dessous de ce montant.
Compléments
L’acte authentique et l’acte sous seing privé sont des exemples de preuves parfaites, tandis que le témoignage, le serment et le commencement de preuve par écrit sont des exemples de preuves imparfaites.
La loi du 13 mars 2000 et le décret du 28 septembre 2017 reconnaissent le document électronique et la signature électronique comme moyens de preuve, à condition de pouvoir établir et identifier les signataires de façon non équivoque.
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 1130 du code civil, l’erreur, le dol et la violence sont des vices du consentement lorsque, sans eux, une partie n’aurait pas contracté ou aurait contracté à des conditions substantiellement différentes.
Compléments
📌 Selon l’article 1134 du code civil, l’erreur sur les qualités essentielles du cocontractant n’est une cause de nullité que dans les contrats conclus en considération de la personne, dits intuitu personae.
📌 La nullité relative ne peut être demandée que par la partie que la loi entend protéger et sanctionne notamment les vices du consentement ou le défaut de capacité, tandis que la nullité absolue peut être demandée par toute personne justifiant d’un intérêt et par le ministère public pour sauvegarder l’intérêt général.
Nullité relative : intérêt protégé ; nullité absolue : intérêt général
★ À maîtriser
📌 L’incapacité de jouissance empêche d’être titulaire de certaines prérogatives juridiques, tandis que l’incapacité d’exercice empêche une personne d’exercer seule tout ou partie des droits dont elle est titulaire.
📌 Selon les articles 1145 et 1146 du code civil, toute personne peut contracter si la loi ne la déclare pas incapable, tandis que les mineurs non émancipés et les majeurs protégés sont incapables de contracter dans la mesure définie par la loi.
Compléments
La personnalité juridique s’acquiert à la naissance et se perd à la mort, mais elle ne confère pas nécessairement la capacité juridique entière.
Selon l’article 386-1 du code civil, les parents administrent et jouissent des biens de leur enfant mineur non émancipé ; cette situation cesse à sa majorité, à son émancipation ou à son mariage.
Le mineur doit avoir 16 ans révolus pour être émancipé par décision du juge des tutelles, à sa demande ou à celle de ses parents, ou du conseil de famille s’il est sous tutelle.
Jouissance : être titulaire ; exercice : exercer soi-même ses droits
📌 L’habilitation familiale est ordonnée par le juge en cas de nécessité, à la demande d’un proche, mais ne constitue pas une mesure de protection judiciaire.
📌 La demande de protection judiciaire doit être accompagnée d’un certificat circonstancié établi par un médecin inscrit sur une liste du procureur de la République, faute de quoi elle est irrecevable.
📌 Le juge doit entendre la personne à protéger, sauf si un médecin constate que cette audition est impossible.
★ À maîtriser
La sauvegarde de justice peut être judiciaire ou médicale, et la personne protégée conserve l’exercice de ses droits sauf pour les actes confiés à un mandataire spécial éventuellement nommé.
La sauvegarde de justice dure un an et peut être renouvelée pour une année supplémentaire.
Compléments
★ À maîtriser
La curatelle est fixée pour cinq ans au maximum et peut être renouvelée pour cinq ans, soit dix ans au total ; en cas d’altération irrémédiable, le juge peut la renouveler jusqu’à vingt ans.
La tutelle est une mesure judiciaire de protection d’une personne majeure et éventuellement de tout ou partie de son patrimoine lorsqu’une altération mentale ou corporelle l’empêche de veiller à ses intérêts et d’exprimer sa volonté.
Compléments
📌 En curatelle simple, le majeur accomplit seul les actes d’administration et de conservation, mais doit faire appel au curateur pour les actes de disposition.
📌 En curatelle renforcée, le curateur perçoit les revenus du majeur protégé et règle ses dépenses, tandis qu’en curatelle aménagée, le juge détermine les actes que la personne peut accomplir seule.
La tutelle est la seule mesure de protection qui donne lieu à une mention en marge de l’acte de naissance du majeur protégé.
La tutelle dure de cinq à dix ans et peut être renouvelée pour cinq à dix ans sans dépasser vingt ans ; elle peut aussi prendre fin si elle n’est plus nécessaire, à l’expiration de sa durée, en cas de remplacement par une curatelle ou au décès de la personne protégée.
Curatelle : assistance ; tutelle : représentation
📌 Pour être valable, l’offre doit avoir un objet certain et un objet licite.
Certain : déterminé et réalisable ; licite : conforme au droit
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1. Dans quelle partie du syllogisme juridique les règles de droit sont-elles présentées ?
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Quelles sont les cinq étapes du syllogisme juridique, dans l’ordre ?
Le rappel des faits, la problématique, la majeure, la mineure et la conclusion.
Qu’est-ce qu’un contrat ?
Une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers quelqu’un à donner, faire ou ne pas faire quelque chose.
Quel article du code civil définit la liberté contractuelle ?
L’article 1102.
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