QCM : Droit des personnes et de la famille (49 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne vient d’atteindre l’âge de la majorité : quel changement général concerne sa capacité juridique ?

Elle acquiert alors la personnalité juridique
Elle acquiert généralement la capacité juridique
Elle obtient alors des droits particuliers
Elle acquiert cette capacité dès sa naissance

Elle acquiert généralement la capacité juridique

Explication

La capacité juridique est généralement acquise à la majorité. La personnalité juridique est une notion distincte, et la naissance ou l’obtention de droits particuliers ne correspond pas à la règle indiquée.

2. Un enfant est conçu, mais n’est pas encore né : quelle conséquence cela entraîne-t-il pour sa personnalité juridique ?

Il l’acquiert à la majorité
Il l’acquiert dès la conception
Il l’acquiert dès que sa vie est protégée
Il ne l’acquiert qu’à la condition de naître

Il ne l’acquiert qu’à la condition de naître

Explication

En droit, l’enfant conçu n’acquiert la personnalité juridique qu’à la condition de naître. La protection de l’être humain dès le commencement de sa vie ne suffit pas à conférer cette personnalité, et la majorité concerne la capacité juridique.

3. Lorsqu’une atteinte à la dignité d’un être humain est envisagée dès le commencement de sa vie, quel principe l’article 16 du Code civil exprime-t-il ?

La vie est protégée, sans que la dignité ni la primauté de la personne soient affirmées
La capacité juridique est accordée dès le commencement de la vie
Le respect de l’être humain, la dignité et la primauté de la personne sont garantis
La personnalité juridique est accordée dès la conception et garantit la primauté de l’enfant

Le respect de l’être humain, la dignité et la primauté de la personne sont garantis

Explication

L’article 16 garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie, interdit les atteintes à sa dignité et affirme la primauté de la personne. La reconnaissance automatique de la personnalité à la conception confond protection et personnalité juridique, tandis que la capacité juridique est une notion différente.

4. Une personne demande jusqu’à quand l’IVG est possible et depuis quand son recours est inscrit dans la Constitution : quelles dates faut-il lui indiquer ?

Jusqu’à 14 semaines depuis la loi du 8 mars 2024 ; inscription constitutionnelle depuis le 2 mars 2022
Jusqu’à 8 semaines depuis la loi du 2 mars 2022 ; inscription constitutionnelle depuis le 14 mars 2024
Jusqu’à 14 semaines depuis la loi du 2 mars 2022 ; inscription constitutionnelle depuis le 8 mars 2024
Jusqu’à 14 semaines depuis la loi du 2 mars 2024 ; inscription constitutionnelle depuis le 8 mars 2022

Jusqu’à 14 semaines depuis la loi du 2 mars 2022 ; inscription constitutionnelle depuis le 8 mars 2024

Explication

Depuis la loi du 2 mars 2022, l’IVG est possible jusqu’à 14 semaines, et son recours est inscrit dans la Constitution depuis le 8 mars 2024. Les autres réponses inversent les dates ou modifient le délai.

5. Quelle conséquence juridique découle du décès physique d’une personne ?

La perte de la personnalité juridique et de la qualité de sujet de droit
La conservation de la personnalité avec une incapacité d’exercice
La condamnation à la mort civile et une incapacité générale
La suspension temporaire de la personnalité jusqu’au règlement de la succession

La perte de la personnalité juridique et de la qualité de sujet de droit

Explication

Le décès physique met fin à la personnalité juridique : la personne décédée n’est plus sujet de droit. La mort civile relevait d’une condamnation historique, tandis que l’incapacité d’exercice ne supprime pas la personnalité.

6. Une personne présente un arrêt cardiaque et respiratoire persistant. Quel ensemble de signes permet de constater sa mort selon l’article R. 1232-1 du Code de la santé publique ?

Absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée, abolition des réflexes du tronc cérébral et absence totale de ventilation spontanée
Absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée, abolition des réflexes du tronc cérébral et ventilation spontanée faible
Absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée, conservation des réflexes du tronc cérébral et absence totale de ventilation spontanée
Absence totale de conscience ou d’activité motrice spontanée, abolition des réflexes du tronc cérébral ou absence totale de ventilation spontanée

Absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée, abolition des réflexes du tronc cérébral et absence totale de ventilation spontanée

Explication

La constatation exige la présence simultanée des trois critères cliniques : absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée, abolition des réflexes du tronc cérébral et absence totale de ventilation spontanée. La conservation des réflexes, une ventilation faible ou des critères alternatifs ne répondent pas à cette règle.

7. Une randonneuse disparaît lors d’une crue soudaine, et son corps n’est pas retrouvé. Quelle qualification correspond à cette situation ?

Une déclaration judiciaire de décès déjà prononcée
Une disparition au sens des articles 88 et suivants du Code civil
Un décès constaté après découverte du corps
Une absence caractérisée par un départ sans nouvelles

Une disparition au sens des articles 88 et suivants du Code civil

Explication

La disparition visée par les articles 88 et suivants concerne une personne exposée à des circonstances mettant sa vie en danger, sans que son corps soit retrouvé. L’absence repose sur le défaut de nouvelles sans danger nécessairement établi, et le jugement déclaratif suppose une décision judiciaire.

8. Après une disparition dans des circonstances dangereuses, le juge rend et fait transcrire un jugement déclaratif de décès. Quels effets principaux en découlent ?

Il tient lieu d’acte de décès, dissout le mariage et ouvre la succession
Il suspend les droits patrimoniaux, maintient le mariage et ferme la succession
Il tient lieu de présomption d’absence, maintient le mariage et ouvre la succession
Il organise la gestion des biens, maintient le mariage et reporte la succession

Il tient lieu d’acte de décès, dissout le mariage et ouvre la succession

Explication

Le jugement déclaratif de décès tient lieu d’acte de décès et produit notamment la dissolution du mariage ainsi que l’ouverture de la succession. La présomption d’absence organise plutôt la protection de l’absent et ne dissout pas le mariage.

9. Une personne cesse de paraître à son domicile et ne donne plus de nouvelles. Comment le Code civil qualifie-t-il cette situation ?

Le décès
La disparition
La résidence séparée
L’absence

L’absence

Explication

L’absence désigne la situation d’une personne qui a cessé de paraître à son domicile ou à sa résidence sans donner de nouvelles. La disparition suppose des circonstances dangereuses, tandis que le décès est une situation distincte.

10. Une personne a cessé de paraître à son domicile sans donner de nouvelles et n’est pas réapparue après dix ans. Quelle étape juridique peut suivre la présomption d’absence ?

Le jugement déclaratif de décès pour disparition dangereuse
La déclaration d’absence
La constatation médicale du décès
La présomption d’absence

La déclaration d’absence

Explication

La procédure de l’absence comporte d’abord la présomption d’absence, puis la déclaration d’absence si la personne n’est pas réapparue après dix ans. Le jugement déclaratif de décès relève de la procédure de disparition dans des circonstances dangereuses.

11. Pour leur premier enfant, des parents veulent transmettre le nom de la mère suivi de celui du père. Quel choix l’article 311-21 leur permet-il de faire ?

Choisir les deux noms, mais dans l’ordre fixé par le Code civil
Choisir les deux noms dans l’ordre qu’ils déterminent, à raison d’un nom au plus par parent
Choisir le nom d’un seul parent, car la transmission de deux noms est exclue
Laisser l’officier d’état civil choisir l’ordre des noms

Choisir les deux noms dans l’ordre qu’ils déterminent, à raison d’un nom au plus par parent

Explication

Les parents peuvent choisir le nom du père, celui de la mère ou leurs deux noms dans l’ordre qu’ils déterminent, avec au plus un nom pour chacun. L’ordre fixé par la loi méconnaît leur choix, l’exclusion de deux noms et le choix par l’officier d’état civil contredisent également cette règle.

12. Un parent n’a pas transmis son nom à son enfant mineur à la naissance et souhaite ensuite l’ajouter au nom porté par l’enfant. Quel statut ce nom ajouté peut-il avoir ?

Un nom légal qui remplace automatiquement celui inscrit à l’état civil
Un nom d’usage, sans devenir pour autant l’identité légale inscrite à l’état civil
Un nom d’usage réservé aux personnes majeures, sans exception pour les mineurs
Un nom légal ajouté à l’acte de naissance à la place du nom déjà transmis

Un nom d’usage, sans devenir pour autant l’identité légale inscrite à l’état civil

Explication

Depuis la loi du 2 mars 2022, le parent qui n’a pas transmis son nom peut l’adjoindre à titre d’usage au nom de son enfant mineur, sans modifier de ce fait l’identité légale inscrite à l’état civil. La substitution et l’inscription automatique confondent usage et nom officiel, tandis que la réserve aux majeurs oublie la règle applicable aux mineurs.

13. Lors de l’établissement de l’acte de naissance d’un enfant, qui choisit les prénoms qui y seront inscrits ?

Ses parents
Le procureur de la République
Le parent dont la filiation a été établie en premier
L’officier d’état civil

Ses parents

Explication

L’article 57 prévoit que les prénoms de l’enfant sont choisis par ses parents et inscrits dans l’acte de naissance. L’officier d’état civil et le procureur ne sont pas les auteurs de ce choix général, et la filiation établie en premier concerne une règle d’attribution du nom de famille.

14. À la naissance d’un enfant, son sexe ne peut pas être médicalement déterminé. Avec l’autorisation du procureur, quel délai maximal peut s’écouler avant son inscription à l’état civil ?

Trois mois à compter du dix-huitième anniversaire de l’enfant
Trois mois à compter de la déclaration de naissance
Six mois à compter de la déclaration de naissance
Une inscription immédiate au moment de la déclaration de naissance

Trois mois à compter de la déclaration de naissance

Explication

Lorsque le sexe ne peut être médicalement déterminé à la naissance, le procureur peut autoriser à différer sa mention, mais l’inscription doit intervenir au plus tard trois mois après la déclaration de naissance. Une inscription immédiate ne correspond pas à la possibilité de report, six mois allonge le délai prévu et la majorité n’en constitue pas le point de départ.

15. Une personne majeure présente des faits suffisants montrant que la mention de son sexe à l’état civil ne correspond pas au sexe sous lequel elle se présente et est connue. Quelle démarche peut-elle entreprendre ?

Demander la modification de la mention de son sexe après une intervention médicale
Demander la modification de la mention de son sexe uniquement si elle est mineure émancipée
Demander la modification de la mention de son sexe à l’état civil
Demander uniquement la modification de son prénom à l’état civil

Demander la modification de la mention de son sexe à l’état civil

Explication

Une personne majeure ou mineure émancipée peut demander la modification de la mention de son sexe si elle établit par une réunion suffisante de faits le décalage entre cette mention et le sexe sous lequel elle se présente et est connue. Réserver la démarche aux mineurs émancipés en exclut les majeurs, et une intervention médicale ou un changement de prénom n’est pas la condition énoncée.

16. Une personne demande la modification de la mention de son sexe à l’état civil et n’a suivi ni traitement médical, ni opération chirurgicale, ni stérilisation. Ce seul fait peut-il justifier le refus de sa demande ?

Oui, l’absence de traitement médical peut justifier le refus
Non, l’absence de ces actes ne peut justifier le refus
Oui, l’absence de stérilisation peut justifier le refus
Oui, l’absence d’opération chirurgicale peut justifier le refus

Non, l’absence de ces actes ne peut justifier le refus

Explication

L’absence de traitement médical, d’opération chirurgicale ou de stérilisation ne peut justifier le refus d’une demande de modification de la mention du sexe. Les trois réponses affirmatives transforment chacune, à tort, l’absence de l’un de ces actes en motif de refus.

17. Un enfant né à l’étranger a un parent français et un parent étranger. Quel principe fonde la reconnaissance de sa nationalité française, sous réserve de la possibilité de renonciation prévue pour certains enfants nés à l’étranger ?

Le droit du sang, car au moins un de ses parents est français
Le droit du sang, à condition que ses deux parents soient français
L’acquisition par résidence, parce qu’il a un parent étranger
Le droit du sol, car il est né à l’étranger

Le droit du sang, car au moins un de ses parents est français

Explication

L’article 18 reconnaît la nationalité française à l’enfant dont au moins un parent est français, sous réserve de la possibilité de renonciation applicable à certains enfants nés à l’étranger. Le droit du sol dépend du lieu de naissance, l’exigence de deux parents français est excessive et la résidence ne constitue pas le fondement décrit.

18. Quel lieu constitue le domicile d’une personne au sens général du droit civil ?

Le lieu où sont situés ses biens les plus importants
Le lieu où elle séjourne temporairement pour ses activités quotidiennes
Le lieu où elle est née et où son état civil est enregistré
Le lieu de son principal établissement, où s’exercent ses droits civils

Le lieu de son principal établissement, où s’exercent ses droits civils

Explication

Le domicile correspond au principal établissement de la personne et situe l’exercice de ses droits civils. Le lieu de naissance relève de l’état civil, le séjour temporaire ne définit pas le principal établissement et la localisation des biens ne suffit pas à établir le domicile.

19. Un maire adjoint établit un acte d’état civil en remplacement du maire. Quelle est la conséquence de son intervention sur l’acte ?

L’acte devient authentique après son dépôt au greffe
L’acte perd son caractère authentique
L’acte doit être remplacé par un acte notarié
L’acte conserve son caractère authentique

L’acte conserve son caractère authentique

Explication

Le maire et son adjoint peuvent agir comme officiers d’état civil, de sorte que l’acte établi par l’adjoint conserve son authenticité. La perte d’authenticité concerne l’intervention d’une personne qui n’a pas cette qualité, et le dépôt au greffe ne remplace pas cette habilitation.

20. Un enfant décède avant sa déclaration de naissance, et un certificat médical atteste qu’il est né vivant et viable tout en précisant les dates et heures de naissance et de décès. Quels actes l’officier d’état civil établit-il ?

Un acte de naissance et un acte de décès
Un acte de naissance seul
Un acte d’enfant sans vie et un acte de décès
Un acte de naissance et un acte d’enfant sans vie

Un acte de naissance et un acte de décès

Explication

Lorsque le certificat atteste la naissance vivante et viable et précise les dates et heures requises, l’article 79-1 prévoit un acte de naissance et un acte de décès. L’acte d’enfant sans vie correspond à l’absence de ce certificat, tandis qu’un acte unique ne satisfait pas la règle.

21. Un mineur non émancipé vit ailleurs pour ses études, tandis que ses deux parents ont leur domicile. Où est-il domicilié au sens de l’article 108-2 du Code civil ?

Chez le parent qui l’héberge le plus souvent
Au lieu où il suit ses études
Chez son père et sa mère
Au lieu où il réside pendant l’année scolaire

Chez son père et sa mère

Explication

L’article 108-2 prévoit que le mineur non émancipé est domicilié chez son père et sa mère. Le principal établissement, la résidence d’études et la fréquence d’hébergement ne remplacent pas cette règle particulière.

22. Deux personnes affectent des biens à une entreprise commune afin de partager un bénéfice et s’engagent à contribuer aux pertes. Quelle qualification correspond à ces éléments ?

Un groupement d’intérêt public
Une société au sens de l’article 1832 du Code civil
Une association au sens de la loi du 1er juillet 1901
Une société civile de moyens entre professionnels

Une société au sens de l’article 1832 du Code civil

Explication

L’article 1832 caractérise la société par l’affectation de biens ou d’une industrie à une entreprise commune, en vue d’un bénéfice ou d’une économie, avec contribution aux pertes. L’association vise un but autre que le partage des bénéfices, la société de moyens répond à une fonction particulière et le groupement d’intérêt public est une personne morale de droit public.

23. Dans un projet commun, des associés apportent des ressources et acceptent de participer aux bénéfices et aux pertes, mais refusent toute collaboration sur un pied d’égalité. Quel élément constitutif de la société fait défaut ?

Les apports
La personnalité morale
La vocation aux bénéfices et aux pertes
L’affectio societatis

L’affectio societatis

Explication

L’affectio societatis désigne la volonté de collaborer à un projet commun sur un pied d’égalité. Les apports et la vocation aux bénéfices et aux pertes sont présents dans la situation, tandis que la personnalité morale n’est pas l’un des trois éléments constitutifs visés.

24. Plusieurs personnes mettent durablement en commun leurs connaissances pour mener une activité sans partager les bénéfices. Quelle qualification correspond à cette finalité ?

Une société constituée en vue de partager un bénéfice
Une société civile de moyens entre professionnels
Un établissement public
Une association régie par la loi du 1er juillet 1901

Une association régie par la loi du 1er juillet 1901

Explication

La loi du 1er juillet 1901 définit l’association comme une convention de mise en commun permanente de connaissances ou d’activités dans un but autre que le partage de bénéfices. Le partage d’un bénéfice caractérise plutôt la société, la société civile de moyens vise des professionnels et l’établissement public relève du droit public.

25. Laquelle de ces catégories relève des personnes morales de droit public ?

Les groupements d’intérêt public
Les sociétés par actions simplifiée
Les associations régies par la loi de 1901
Les sociétés civiles immobilières

Les groupements d’intérêt public

Explication

Les groupements d’intérêt public figurent parmi les personnes morales de droit public, avec l’État, les collectivités territoriales et les établissements publics. Les sociétés commerciales, les associations de la loi de 1901 et les sociétés civiles relèvent du droit privé.

26. Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 17 mai 2013, quelle règle s’applique à deux personnes de même sexe qui souhaitent se marier ?

Elles peuvent conclure un partenariat civil, mais pas un mariage.
Elles peuvent se marier uniquement après une autorisation judiciaire.
Elles ne peuvent se marier que si l’une d’elles change de sexe.
Elles peuvent se marier conformément à l’article 143 du Code civil.

Elles peuvent se marier conformément à l’article 143 du Code civil.

Explication

Depuis la loi du 17 mai 2013, l’article 143 du Code civil permet à deux personnes de même sexe de se marier. La différence de sexe n’est donc pas requise, et la règle ne dépend ni d’une autorisation judiciaire individuelle ni d’un simple partenariat civil.

27. Une personne âgée de 17 ans souhaite se marier pour un motif grave. Quelle démarche peut permettre le mariage avant ses 18 ans révolus ?

Obtenir une dispense du procureur de la République et l’autorisation des parents.
Attendre 18 ans, car aucune dispense n’est prévue.
Obtenir une dispense du maire et l’accord des parents.
Obtenir l’autorisation des parents, sans autre dispense.

Obtenir une dispense du procureur de la République et l’autorisation des parents.

Explication

Le mariage est en principe interdit avant 18 ans révolus, mais le procureur de la République peut accorder une dispense pour motif grave avec l’autorisation des parents. L’accord parental seul ou une décision du maire ne suffit pas.

28. Deux personnes se présentent à la cérémonie, mais l’une d’elles ne consent pas librement et en connaissance de cause au mariage. Quelle conséquence découle de l’article 146 du Code civil ?

Le mariage est empêché uniquement si l’époux n’a pas 18 ans.
Le mariage est valable dès lors que les deux personnes sont présentes.
Le mariage est valable si l’autre époux consent librement.
Il n’y a pas de mariage faute de consentement valable.

Il n’y a pas de mariage faute de consentement valable.

Explication

L’article 146 prévoit qu’il n’y a pas de mariage lorsqu’il n’y a pas de consentement : chacun doit exprimer librement et en connaissance de cause sa volonté de se marier. La présence à la cérémonie ne remplace pas cette volonté, et le consentement d’un seul époux ne suffit pas.

29. Une personne dont le premier mariage n’a pas été dissous souhaite en contracter un second. Quelle règle s’applique ?

Le nouveau mariage est interdit tant que le précédent n’est pas dissous.
Le nouveau mariage est possible après une séparation de fait durable.
Le nouveau mariage est interdit uniquement en cas de parenté proche.
Le nouveau mariage est possible avec l’accord du premier conjoint.

Le nouveau mariage est interdit tant que le précédent n’est pas dissous.

Explication

L’article 147 du Code civil interdit de contracter un nouveau mariage avant la dissolution du précédent, ce qui consacre la monogamie. Une séparation de fait ou l’accord du premier conjoint ne remplace pas la dissolution.

30. Quelle portée juridique les fiançailles ont-elles pour les personnes qui les échangent ?

Elles valent célébration du mariage dès que les deux personnes y consentent.
Elles créent une obligation de se marier si elles sont annoncées publiquement.
Elles constituent un engagement juridiquement contraignant de célébrer le mariage.
Elles constituent une promesse réciproque sans obligation juridique de se marier.

Elles constituent une promesse réciproque sans obligation juridique de se marier.

Explication

Les fiançailles sont une promesse réciproque qui relève des faits juridiques et ne crée pas d’engagement juridique à se marier. Les traiter comme un contrat contraignant confond promesse de mariage et obligation juridique.

31. Lors d’une célébration de mariage à la mairie, combien de témoins doivent être présents selon la règle applicable ?

Au moins un et au plus quatre témoins.
Au moins deux et au plus cinq témoins.
Au moins trois et au plus quatre témoins.
Au moins deux et au plus quatre témoins.

Au moins deux et au plus quatre témoins.

Explication

Le mariage est célébré à la mairie par l’officier d’état civil en présence d’au moins deux témoins et d’au plus quatre. La règle fixe donc à la fois un minimum de deux et un maximum de quatre.

32. Dans une procédure administrative, une personne doit justifier son mariage et présente un livret de famille régulièrement tenu à jour. Quel effet ce document a-t-il en principe ?

Il atteste le mariage seulement s’il est accompagné de l’acte de mariage.
Il remplace l’acte de mariage dans toute situation judiciaire ou administrative.
Il vaut production de l’acte de mariage dans la procédure.
Il constitue une preuve moins recevable que de simples témoignages.

Il vaut production de l’acte de mariage dans la procédure.

Explication

En principe, le mariage se prouve par l’acte de mariage ; dans les procédures administratives, un livret de famille régulièrement tenu à jour vaut production de cet acte. Cela ne signifie pas qu’il le remplace dans toute situation ni que de simples témoignages deviennent la preuve de principe.

33. Quel acte permet à une personne habilitée par la loi de signaler à l’officier d’état civil un empêchement au mariage et de demander que la célébration n’ait pas lieu ?

Une nullité du mariage
Une mainlevée de l’opposition
Une célébration civile
Une opposition au mariage

Une opposition au mariage

Explication

L’opposition est l’acte par lequel une personne légalement habilitée informe l’officier d’état civil d’un empêchement et demande que le mariage ne soit pas célébré. La nullité désigne l’annulation, la mainlevée met fin à l’opposition et la célébration est l’acte auquel l’opposition cherche à faire obstacle.

34. Un officier d’état civil reçoit une opposition fondée sur un motif qui ne constitue pas une cause légale de nullité, mais célèbre tout de même le mariage. Quelle conséquence s’applique ?

Le mariage n’est pas annulé du seul fait de la célébration malgré l’opposition
Le mariage peut être célébré sans que l’opposition impose un sursis
Le mariage est annulé dès qu’un motif quelconque est invoqué
Le mariage est annulé du seul fait de la célébration malgré l’opposition

Le mariage n’est pas annulé du seul fait de la célébration malgré l’opposition

Explication

L’opposition oblige l’officier d’état civil à surseoir à la célébration, mais sa violation n’entraîne pas automatiquement l’annulation : le motif doit lui-même constituer une cause de nullité. L’annulation automatique confond l’effet suspensif de l’opposition avec la nullité, tandis que les autres réponses écartent le sursis ou dispensent à tort d’une cause légale.

35. Une irrégularité porte atteinte à l’ordre public plutôt qu’à la volonté ou au consentement des époux : quel type de nullité correspond à cette finalité ?

La mainlevée de l’opposition
La nullité absolue
La nullité relative
L’effet rétroactif de l’annulation

La nullité absolue

Explication

La nullité absolue protège l’ordre public, alors que la nullité relative protège la volonté et le consentement des parties. La mainlevée met fin à une opposition et l’effet rétroactif concerne les conséquences de l’annulation, non sa finalité.

36. Un juge examine une demande d’annulation fondée sur une irrégularité que la loi ne désigne pas expressément comme cause de nullité du mariage. Quelle règle doit-il appliquer ?

Il peut prononcer la nullité dès qu’une irrégularité est établie
Il peut prononcer la nullité dès qu’un époux démontre un préjudice
Il peut prononcer la nullité dès qu’une opposition a été formée
Il ne peut prononcer la nullité sans texte qui prévoie expressément ce motif

Il ne peut prononcer la nullité sans texte qui prévoie expressément ce motif

Explication

En matière de mariage, une nullité ne peut être prononcée que si un texte prévoit expressément le motif d’annulation. Une irrégularité ou un préjudice ne remplace pas cette exigence, et la formation d’une opposition ne crée pas à elle seule une cause légale de nullité.

37. Quels devoirs l’article 212 du Code civil impose-t-il mutuellement aux époux ?

Respect, fidélité, secours et assistance
Nourriture, entretien, éducation et autorité parentale
Contribution financière, choix de résidence, cohabitation et assistance
Direction morale, direction matérielle, éducation et avenir

Respect, fidélité, secours et assistance

Explication

L’article 212 impose aux époux des devoirs mutuels de respect, de fidélité, de secours et d’assistance. La nourriture et l’éducation relèvent des obligations envers les enfants, la direction familiale est traitée à l’article 213 et la contribution aux charges du mariage relève d’une autre règle.

38. Deux époux doivent décider ensemble de l’organisation morale et matérielle de leur famille et de l’éducation de leurs enfants. Quel principe juridique gouverne cette situation ?

La direction matérielle par un époux et morale par l’autre
L’exercice commun de l’autorité parentale comme règle de direction familiale
La direction conjointe de la famille par les deux époux
La direction de la famille par le mari comme chef de famille

La direction conjointe de la famille par les deux époux

Explication

L’article 213 prévoit que les époux dirigent ensemble la famille sur les plans moral et matériel, pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir. La prépondérance du mari correspond à une conception ancienne, et l’autorité parentale est une notion distincte de la direction familiale.

39. Des parents doivent assurer les besoins quotidiens de leurs enfants et prendre les décisions relevant de l’autorité parentale. Quelle répartition des obligations correspond aux règles applicables ?

Les époux entretiennent et élèvent les enfants ensemble, et les parents exercent en commun l’autorité parentale
Les parents exercent en commun l’autorité parentale, mais l’entretien incombe à un seul époux
Les époux se partagent l’entretien des enfants, et les parents exercent en commun l’autorité parentale
Les époux entretiennent et élèvent les enfants ensemble, et un seul parent exerce l’autorité parentale

Les époux entretiennent et élèvent les enfants ensemble, et les parents exercent en commun l’autorité parentale

Explication

Les articles 203 et 372 prévoient respectivement que les époux doivent nourrir, entretenir et élever leurs enfants, et que les parents exercent en commun l’autorité parentale. Attribuer cette autorité à un seul parent ou individualiser l’obligation d’entretien méconnaît le caractère conjoint de ces responsabilités.

40. Quel est l’objet du devoir de secours entre époux ?

Assurer ensemble la direction matérielle et morale de la famille
Nourrir, entretenir et élever les enfants du couple
Fournir au conjoint ce qui est nécessaire à son existence
Financer les dépenses de la vie conjugale selon les facultés de chacun

Fournir au conjoint ce qui est nécessaire à son existence

Explication

Le devoir de secours vise à procurer à l’autre époux ce qui est nécessaire à son existence. Le financement des dépenses communes relève de la contribution aux charges du mariage, tandis que la direction familiale et l’entretien des enfants sont des obligations distinctes.

41. Les conventions matrimoniales de Nadia et Marc ne précisent pas comment contribuer aux charges du mariage. Nadia dispose de ressources plus importantes que Marc : selon l’article 214 du Code civil, comment doivent-ils contribuer ?

À parts égales, indépendamment de leurs facultés
À proportion du temps que chacun consacre à la vie familiale
À proportion de leurs facultés respectives
Selon les besoins personnels de chaque époux

À proportion de leurs facultés respectives

Explication

En l’absence de disposition des conventions matrimoniales, l’article 214 prévoit une contribution aux charges du mariage à proportion des facultés respectives. Un partage égal ignore les facultés, le temps consacré ne constitue pas le critère indiqué, et les besoins personnels relèvent du devoir de secours.

42. Quelle situation correspond à la définition juridique du divorce ?

La reconnaissance que le mariage était invalide dès sa célébration
La cessation de la vie commune sans dissolution du mariage
La fin du mariage provoquée par le décès de l’un des époux
La dissolution du mariage du vivant des époux par décision de justice ou acte sous signature privée

La dissolution du mariage du vivant des époux par décision de justice ou acte sous signature privée

Explication

Le divorce dissout le mariage alors que les deux époux sont vivants, par décision de justice ou acte sous signature privée. Le décès met fin au mariage par la mort d’un époux, la séparation de fait ne le dissout pas et l’annulation repose sur l’invalidité du mariage.

43. Deux époux veulent divorcer sans juge et s’accordent sur la rupture ainsi que sur ses effets. Ils ont chacun leur avocat et aucun n’est sous tutelle ou curatelle : quelle condition déterminante est remplie pour cette procédure ?

L’accord sur la rupture suffit, même sans accord sur ses effets
Les conditions personnelles et l’accord requis pour divorcer sans juge sont réunis
Un avocat commun peut remplacer les avocats propres à chaque époux
L’accord doit être homologué par un juge dans tous les cas

Les conditions personnelles et l’accord requis pour divorcer sans juge sont réunis

Explication

Le divorce par consentement mutuel sans juge requiert un accord sur la rupture et ses effets, un avocat pour chaque époux et l’absence de tutelle ou de curatelle. Se mettre d’accord sur la rupture seule ne suffit pas, les époux doivent avoir chacun leur avocat, et cette procédure est précisément sans juge.

44. Au cours d’une procédure, deux époux acceptent le principe de la rupture du mariage, puis l’un d’eux change d’avis et souhaite revenir sur son acceptation en faisant appel. Quelle règle s’applique ?

L’acceptation oblige les époux à s’entendre également sur tous les effets du divorce
L’acceptation peut être retirée tant que le jugement n’est pas définitif
L’acceptation peut être retirée par appel si les effets du divorce sont contestés
L’acceptation ne peut être rétractée, même par la voie de l’appel

L’acceptation ne peut être rétractée, même par la voie de l’appel

Explication

Dans le divorce accepté, les deux époux acceptent le principe de la rupture et cette acceptation est irrétractable, y compris en appel. La possibilité de revenir sur un accord avant homologation ne correspond pas à cette règle, et l’acceptation du principe ne signifie pas un accord sur les effets.

45. Deux époux vivent séparément de fait depuis un an. Quelle voie de divorce ce délai leur permet-il d’envisager selon les articles 237 et 238 du Code civil ?

Le divorce pour faute fondé sur la séparation elle-même
Le divorce par consentement mutuel sans accord sur les effets
Le divorce pour altération définitive après deux ans de séparation
Le divorce pour altération définitive du lien conjugal

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal

Explication

Une séparation de fait d’un an permet de demander le divorce pour altération définitive du lien conjugal. La séparation n’est pas en elle-même une faute, le consentement mutuel suppose un accord entre les époux et le délai indiqué est d’un an.

46. Dans une procédure de divorce, quel organe est compétent pour connaître du divorce, et quel rôle le juge aux affaires familiales exerce-t-il pendant l’instance et après le prononcé ?

Le tribunal judiciaire connaît du divorce ; le médiateur conduit la mise en état et statue sur ses conséquences.
Le juge aux affaires familiales connaît seul du divorce ; le tribunal judiciaire intervient pour statuer sur ses conséquences.
Le tribunal judiciaire connaît du divorce ; le juge aux affaires familiales intervient pendant l’instance, mais pas après le prononcé.
Le tribunal judiciaire connaît du divorce ; le juge aux affaires familiales conduit notamment la mise en état et statue sur ses conséquences.

Le tribunal judiciaire connaît du divorce ; le juge aux affaires familiales conduit notamment la mise en état et statue sur ses conséquences.

Explication

Le tribunal judiciaire est compétent pour le divorce, tandis que le juge aux affaires familiales conduit notamment la mise en état, peut proposer une médiation et statue sur les conséquences du divorce. La confusion entre tribunal judiciaire et juge aux affaires familiales inverse leurs rôles ; attribuer la décision au médiateur confond médiation et jugement ; réduire le rôle du juge à l’instance omet sa compétence sur les conséquences.

47. Que désigne la personnalité juridique d’une personne ?

La catégorie qui distingue les personnes des choses
L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations
L’aptitude juridique acquise à la majorité
L’aptitude à exercer des droits et des obligations

L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations

Explication

La personnalité juridique désigne l’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations. L’exercice des droits relève de la capacité juridique, tandis que la majorité concerne la capacité et non la définition de la personnalité.

48. Un couple annule son mariage après qu’un proche a offert une somme importante en faveur de la célébration. Le donateur dispose de revenus modestes. Quel traitement s’applique à ce cadeau ?

La donation demeure valable, car la situation des futurs époux la protège
La donation demeure valable, car tout cadeau lié au mariage est un présent d’usage
La donation devient caduque, car la situation du donateur ne compte pas
La donation devient caduque, car il ne s’agit pas d’un présent d’usage

La donation devient caduque, car il ne s’agit pas d’un présent d’usage

Explication

Les donations faites en faveur du mariage deviennent caduques si le mariage n’a pas lieu, sauf les présents d’usage, appréciés selon la situation économique du donateur. Assimiler tout cadeau à un présent d’usage méconnaît cette appréciation; écarter la situation du donateur inverse le critère; retenir celle des futurs époux applique le mauvais critère.

49. Au cours d’une procédure de divorce, Claire souhaite obtenir une prestation compensatoire parce que le divorce entraînerait une disparité de niveau de vie entre elle et son époux. Quand doit-elle présenter sa demande initiale ?

Pendant le mariage, avant la procédure
Pendant la procédure de divorce
Après le prononcé du divorce
Après le divorce, lors d’une demande de révision

Pendant la procédure de divorce

Explication

La demande initiale de prestation compensatoire, destinée à compenser la disparité des niveaux de vie entre les époux, doit être présentée au cours de la procédure de divorce. Le devoir de secours concerne les besoins du conjoint pendant le mariage, tandis qu’après le divorce, une demande de révision peut être portée devant le juge.

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Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Droit des personnes et de la famille.

À quelle condition l’enfant conçu acquiert-il la personnalité juridique ?

À condition de naître.

Que garantit l’article 16 du Code civil dès le commencement de la vie humaine ?

Le respect de l’être humain.

Qu’interdit l’article 16 du Code civil concernant la dignité humaine ?

Les atteintes à la dignité humaine.

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