★ À maîtriser
Les personnes se divisent en personnes physiques, qui sont les individus, et personnes morales, qui sont des groupements dotés de la personnalité juridique.
Les sujets de droit s’opposent aux objets de droit, qui sont des choses parmi lesquelles on distingue les biens meubles et les biens immeubles.
Depuis la loi du 16 février 2015, les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité et restent soumis au régime des biens sous réserve des lois qui les protègent.
Compléments
Personnes = titulaires de droits ; objets = choses soumises aux droits
📌 La personnalité juridique est indépendante de la capacité : les mineurs et les majeurs protégés restent titulaires de droits et d’obligations, même si l’incapacité limite l’exercice de certains droits.
Jouissance des droits ≠ exercice des droits
★ À maîtriser
📌 La naissance ne suffit à établir la personnalité juridique : l’enfant doit avoir respiré et être physiologiquement capable de survivre grâce à ses organes nécessaires à la survie.
📌 L’enfant mort-né n’est pas une personne juridique, mais un acte d’enfant sans vie peut être établi sur production d’un certificat médical.
Compléments
La naissance doit être déclarée à l’état civil du lieu de naissance dans les jours suivant l’accouchement, puis l’officier d’état civil établit un acte de naissance.
L’acte de naissance mentionne notamment: le jour, l’heure et le lieu de naissance, le sexe, les prénoms et le nom de famille de l’enfant, les prénoms, le nom, l’âge, la profession et le domicile des parents, les informations relatives au déclarant lorsqu’il n’est pas le père ou la mère
Naître → vivre → être viable → devenir personne juridique
★ À maîtriser
📌 Selon l’adage infans conceptus, l’enfant est réputé né chaque fois que cela va dans son intérêt, à condition qu’il soit ensuite né vivant et viable.
📌 L’application de l’adage infans conceptus ne fait pas de l’enfant à naître une personne juridique.
Compléments
La Cour de cassation a reconnu le 24 avril 1929 le droit d’un enfant seulement conçu à percevoir une rente après l’accident du travail ayant causé la mort de son père.
Le 14 décembre 2017, la deuxième chambre civile a admis qu’un enfant puisse demander, dès sa naissance, réparation du préjudice résultant du décès accidentel de son père survenu alors qu’il était conçu.
Intérêt de l’enfant conçu → effet juridique reporté à sa naissance viable
★ À maîtriser
📌 L’embryon ou le fœtus n’est ni une personne juridique ni une chose ordinaire, car son appartenance à l’espèce humaine lui confère un statut particulier.
📌 La jurisprudence refuse de qualifier d’homicide involontaire l’interruption accidentelle d’une grossesse, qui est analysée au regard des blessures subies par la mère.
Compléments
📌 La recherche sur l’embryon humain nécessite une autorisation de l’Agence de la biomédecine et doit présenter une pertinence scientifique, une finalité médicale, une nécessité scientifique et un respect des principes éthiques.
Ni personne juridique, ni chose ordinaire
Conscience, réflexes du tronc, ventilation : les trois critères de la mort cérébrale
★ À maîtriser
📌 Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort, et les restes des personnes décédées doivent être traités avec respect, dignité et décence.
📌 Le prélèvement d’organes à des fins scientifiques ou thérapeutiques est autorisé si le défunt ne s’y est pas opposé de son vivant.
Compléments
Depuis la loi du 26 janvier 2016, le médecin doit informer les proches de la nature et de la finalité du prélèvement, sans devoir recueillir auprès d’eux la volonté du défunt.
Lorsque le défunt était mineur ou majeur sous tutelle, le prélèvement d’organes exige l’autorisation expresse de chacun des titulaires de l’autorité parentale ou du tuteur et ne repose sur aucune présomption de consentement.
Une autopsie médicale peut être pratiquée malgré l’opposition de la personne décédée uniquement en cas de nécessité impérieuse pour la santé publique et en l’absence d’autre procédé permettant d’établir avec certitude les causes du décès.
Mort de la personne → respect du corps, encadrement des prélèvements
| Catégorie | Statut juridique | Conséquence |
|---|---|---|
| Personnes physiques | Individus titulaires de droits et d’obligations | Personnalité juridique |
| Personnes morales | Groupements dotés de la personnalité juridique | Titulaires de droits et d’obligations |
| Objets de droit | Choses soumises aux droits | Biens meubles ou immeubles |
| Animaux | Êtres vivants doués de sensibilité soumis au régime des biens | Catégorie intermédiaire, sans personnalité juridique |
| Situation | Personnalité juridique | Effet principal |
|---|---|---|
| Enfant né vivant et viable | Oui | Acquisition de la personnalité juridique |
| Enfant mort-né | Non | Acte d’enfant sans vie possible |
| Enfant conçu | Non avant la naissance | Avantage possible s’il naît ensuite vivant et viable |
| Enfant né vivant et viable puis décédé | Oui, même brièvement | Acte de naissance et acte de décès |
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1. Quel effet juridique l’application de l’adage « infans conceptus » produit-elle à l’égard de l’enfant à naître ?
2. Comment définit-on une personne juridique ?
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Qu'est-ce qu'une personne juridique en droit ?
Un sujet de droit titulaire de droits et d’obligations.
Quelles sont les deux catégories de personnes en droit ?
Les personnes physiques et les personnes morales.
Que sont les personnes physiques en droit ?
Des individus.
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