QCM : Droit pénal comparé (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction oppose les poursuites pénales formelles aux règles qui encadrent leur déroulement devant le tribunal ?

Les criminal proceedings désignent les actions civiles en réparation, tandis que la criminal procedure désigne les règles propres à l’enquête policière.
Les criminal proceedings désignent les règles de recevabilité des preuves, tandis que la criminal procedure désigne l’action en justice engagée après l’infraction.
Les criminal proceedings désignent les mécanismes d’exécution d’une peine, tandis que la criminal procedure désigne les règles de prononcé du verdict.
Les criminal proceedings désignent les actions en justice engagées, tandis que la criminal procedure désigne les règles qui gouvernent les étapes du procès.

Les criminal proceedings désignent les actions en justice engagées, tandis que la criminal procedure désigne les règles qui gouvernent les étapes du procès.

Explication

Les criminal proceedings sont les actions judiciaires formelles engagées devant une juridiction, alors que la criminal procedure regroupe les règles qui gouvernent le procès pénal. Confondre les deux reviendrait à prendre les règles encadrant la procédure pour l’action judiciaire elle-même.

2. En common law, une autorité traduit une personne accusée devant un tribunal pénal, tandis qu’une entreprise demande à un tribunal l’exécution d’un contrat : quels verbes décrivent respectivement ces actions ?

To sue pour les deux actions, car elles visent à faire respecter la loi.
To prosecute pour l’action pénale et to sue pour l’action civile.
To sue pour l’action pénale et to prosecute pour l’action civile.
To prosecute pour les deux actions, car elles sont intentées devant un tribunal.

To prosecute pour l’action pénale et to sue pour l’action civile.

Explication

To prosecute s’emploie pour traduire une personne accusée devant un tribunal pénal, tandis que to sue désigne une action civile intentée par une personne privée ou morale. L’inversion des termes, bien que plausible parce que les deux actions impliquent un tribunal, confond leurs domaines pénal et civil.

3. Quelle comparaison décrit correctement les autorités qui exercent les poursuites publiques en France et en Angleterre et au Pays de Galles ?

En France, elles relèvent du Ministère public composé de barristers et de solicitors ; en Angleterre et au Pays de Galles, elles relèvent du Crown Prosecution Service composé de magistrats.
En France, elles relèvent du procureur de la République sans lien avec le Ministère public ; en Angleterre et au Pays de Galles, elles relèvent directement des tribunaux pénaux.
En France, elles relèvent du Ministère public et du procureur, magistrat du parquet ; en Angleterre et au Pays de Galles, elles relèvent du Crown Prosecution Service dirigé par le Director of Public Prosecutions.
En France, elles relèvent du Crown Prosecution Service dirigé par un magistrat ; en Angleterre et au Pays de Galles, elles relèvent du Ministère public dirigé par un procureur.

En France, elles relèvent du Ministère public et du procureur, magistrat du parquet ; en Angleterre et au Pays de Galles, elles relèvent du Crown Prosecution Service dirigé par le Director of Public Prosecutions.

Explication

En France, le Ministère public exerce les poursuites publiques et le procureur de la République est un magistrat du parquet ; dans l’autre système, le Crown Prosecution Service est dirigé par le Director of Public Prosecutions. Les membres de ce service sont des barristers ou solicitors, et non des magistrats comme dans la description inversée.

4. Un juriste compare le mot crime en droit français et en anglais juridique : quelle différence doit-il retenir ?

En droit français, crime désigne une infraction punie d’au moins quinze ans d’emprisonnement ; en anglais juridique, le terme désigne uniquement les crimes les plus graves.
En droit français, crime désigne toute infraction pénale ; en anglais juridique, le terme désigne une infraction punie d’au moins quinze ans de prison.
En droit français, crime désigne une infraction civile grave ; en anglais juridique, le terme désigne les seules infractions les moins graves.
En droit français, crime désigne l’infraction la plus grave, punie d’au moins quinze ans de réclusion criminelle ; en anglais juridique, le terme désigne une infraction de façon générale.

En droit français, crime désigne l’infraction la plus grave, punie d’au moins quinze ans de réclusion criminelle ; en anglais juridique, le terme désigne une infraction de façon générale.

Explication

Le droit français réserve crime à la catégorie d’infractions la plus grave, punie d’au moins quinze ans de réclusion criminelle, tandis que le terme anglais est générique. L’interprétation selon laquelle le terme anglais ne couvrirait que les infractions les plus graves transpose à tort la classification française.

5. Lors d’un contrôle, la palpation de sécurité ne révèle rien, mais des soupçons raisonnables concernant les affaires du suspect subsistent ; quelle séquence décrit la suite de l’enquête ?

Les agents fouillent ses effets personnels avant la palpation, puis le relâchent si les soupçons restent raisonnables.
Les agents fouillent ses effets personnels, puis l’arrêtent formellement si cette fouille révèle des éléments incriminants.
Les agents l’arrêtent formellement, puis fouillent ses effets personnels pour vérifier la nature des soupçons.
Les agents le conduisent devant un tribunal, puis effectuent une fouille si celui-ci confirme les soupçons.

Les agents fouillent ses effets personnels, puis l’arrêtent formellement si cette fouille révèle des éléments incriminants.

Explication

Après l’arrêt initial pour contrôle et la palpation, les agents peuvent fouiller les effets personnels si des soupçons raisonnables subsistent, puis procéder à une arrestation formelle si des éléments incriminants sont découverts. L’arrestation formelle ne précède donc pas cette fouille dans la séquence décrite.

6. Quelle mesure correspond aux droits et garanties prévus pour un suspect placé en garde à vue ?

Il est informé des charges, mais doit répondre aux questions et peut être assisté d’un avocat après la fin de l’interrogatoire.
Il peut garder le silence et consulter un avocat, mais l’assistance d’un interprète et l’examen médical sont réservés à l’audience.
Il peut faire prévenir un tiers et recevoir un interprète, mais ne peut demander un avocat ni être informé des charges en garde à vue.
Il est informé des charges et peut garder le silence, consulter un avocat, recevoir un interprète si nécessaire et demander un examen médical ou qu’un tiers soit prévenu.

Il est informé des charges et peut garder le silence, consulter un avocat, recevoir un interprète si nécessaire et demander un examen médical ou qu’un tiers soit prévenu.

Explication

Le suspect doit être informé des charges et peut notamment garder le silence, être assisté d’un avocat et d’un interprète si nécessaire, être examiné par un médecin et faire prévenir un tiers. L’idée que l’avocat ne pourrait intervenir qu’après l’interrogatoire méconnaît la garantie d’assistance prévue durant la garde à vue.

7. Au cours d’un interrogatoire en Angleterre et au Pays de Galles, l’avocat du suspect souhaite échanger avec son client : que peut-il faire ?

Il peut consulter le résumé des preuves et conseiller le suspect, mais ne peut interrompre l’entretien pour échanger avec lui.
Il ne peut consulter aucun élément des preuves et peut interrompre l’entretien uniquement pour demander un examen médical.
Il peut consulter l’intégralité du dossier, mais doit attendre la fin de l’entretien pour conseiller le suspect.
Il peut consulter le résumé des preuves, conseiller le suspect et interrompre l’entretien pour le consulter.

Il peut consulter le résumé des preuves, conseiller le suspect et interrompre l’entretien pour le consulter.

Explication

En Angleterre et au Pays de Galles, l’avocat accède au résumé des preuves, conseille le suspect et peut interrompre l’entretien afin de le consulter. La règle française est différente : l’avocat n’a pas accès à l’intégralité du dossier et ne peut pas intervenir pendant l’interrogatoire.

8. À la fin de la garde à vue, les preuves sont suffisantes pour poursuivre un suspect : quelle issue est alors possible ?

Le ministère public doit libérer le suspect sans autre démarche judiciaire.
Le ministère public peut délivrer en Angleterre un avertissement officiel pour toute infraction contestée.
Le ministère public peut convoquer le suspect devant un tribunal.
Le ministère public doit classer l’affaire sans suite faute de preuves suffisantes.

Le ministère public peut convoquer le suspect devant un tribunal.

Explication

Lorsque les preuves sont suffisantes, le ministère public peut convoquer le suspect devant un tribunal ; un classement sans suite correspond au contraire à des preuves insuffisantes. L’avertissement officiel mentionné pour l’Angleterre concerne une infraction mineure admise par son auteur, et non une infraction contestée.

9. Une personne est libérée sous bail à condition de remettre son passeport avant sa libération, puis de respecter un couvre-feu : comment ces conditions se distinguent-elles ?

La remise du passeport est une condition préalable à la libération, tandis que le couvre-feu s’impose après la libération.
La remise du passeport s’impose après la libération, tandis que le couvre-feu doit être respecté avant celle-ci.
Les deux conditions doivent être remplies avant la libération, car elles font partie du cautionnement financier.
Les deux conditions s’imposent après la libération, car elles constituent des restrictions de déplacement.

La remise du passeport est une condition préalable à la libération, tandis que le couvre-feu s’impose après la libération.

Explication

Certaines conditions du bail, comme la remise du passeport, doivent être remplies avant la libération ; d’autres, comme le couvre-feu, s’appliquent après celle-ci. Assimiler la remise du passeport à une obligation ultérieure confond ces deux moments.

10. Quelle juridiction française juge les délits ?

Le tribunal de police
Le tribunal correctionnel
La cour criminelle
La cour d’assises

Le tribunal correctionnel

Explication

Les délits relèvent du tribunal correctionnel dans la classification française. Le tribunal de police juge les contraventions, tandis que les crimes relèvent de la cour d’assises ou de la cour criminelle.

11. Comment les either-way offences sont-elles traitées dans le système pénal anglais ?

Elles sont jugées au Magistrates’ Court et leur renvoi est exclu.
Elles sont jugées au Magistrates’ Court ou à la cour d’assises.
Elles peuvent être jugées au Magistrates’ Court ou renvoyées à la Crown Court.
Elles sont jugées à la Crown Court après le choix du jury.

Elles peuvent être jugées au Magistrates’ Court ou renvoyées à la Crown Court.

Explication

Les either-way offences peuvent être jugées au Magistrates’ Court ou renvoyées à la Crown Court. Les indictable offences, contrairement à elles, sont jugées exclusivement à la Crown Court.

12. Quelle distinction caractérise le murder par rapport au manslaughter en droit anglais ?

Le murder se distingue par l’administration de substances toxiques, tandis que le manslaughter suppose une préméditation.
Le murder implique l’intention de tuer ou de causer des blessures très graves, contrairement au manslaughter.
Le murder est un homicide sans intention de tuer, tandis que le manslaughter suppose cette intention.
Le murder est un homicide dont la peine dépend des circonstances, tandis que le manslaughter entraîne obligatoirement la perpétuité.

Le murder implique l’intention de tuer ou de causer des blessures très graves, contrairement au manslaughter.

Explication

Le murder suppose l’intention de tuer ou de causer des blessures très graves, alors que le manslaughter est commis sans intention de tuer. L’idée que le manslaughter exige une intention de tuer inverse cette distinction.

13. À la Crown Court, qui décide de la culpabilité et qui fixe la peine ?

Le jury de douze membres décide de la culpabilité et de la peine avec le juge professionnel.
Le juge professionnel décide de la culpabilité et le jury de douze membres fixe la peine.
Le juge professionnel décide seul de la culpabilité et fixe la peine.
Le jury de douze membres décide de la culpabilité et le juge professionnel fixe la peine.

Le jury de douze membres décide de la culpabilité et le juge professionnel fixe la peine.

Explication

À la Crown Court, le jury de douze membres statue sur la culpabilité et le juge professionnel détermine la peine. En France, à la cour d’assises, jurés et juges professionnels délibèrent ensemble sur ces deux questions.

14. Quel rôle le juge joue-t-il dans un procès accusatoire de common law ?

Il dirige l’instruction et recherche activement la vérité en interrogeant les témoins.
Il représente l’accusation et conduit les interrogatoires pour établir la culpabilité.
Il aide la défense à présenter les éléments susceptibles de créer un doute raisonnable.
Il arbitre impartialement le débat entre l’accusation et la défense sans mener l’interrogatoire des témoins.

Il arbitre impartialement le débat entre l’accusation et la défense sans mener l’interrogatoire des témoins.

Explication

Dans le système accusatoire, le juge impartial arbitre le débat entre les parties et ne mène pas l’interrogatoire des témoins. Le rôle d’instruction active et de recherche de la vérité caractérise plutôt le système inquisitoire français.

15. Quel niveau de preuve est exigé pour établir la culpabilité dans une affaire pénale ?

La culpabilité doit être démontrée par la défense après présentation des accusations.
La culpabilité doit être établie par une preuve équivalente à celle d’une affaire civile.
La culpabilité doit être plus probable que son contraire, au-delà de 50 %.
La culpabilité doit être établie au-delà de tout doute raisonnable.

La culpabilité doit être établie au-delà de tout doute raisonnable.

Explication

Au pénal, l’accusation doit établir la culpabilité au-delà de tout doute raisonnable. Le seuil de probabilité supérieure à 50 % correspond à la preuve civile, et non à la norme pénale.

16. Comment une victime peut-elle demander réparation dans un procès pénal français ?

Elle peut se constituer partie civile au procès pénal pour réclamer réparation.
Elle doit engager une action civile séparée, car le juge pénal ne statue pas sur l’indemnisation.
Elle doit transmettre sa demande d’indemnisation à l’accusation pour qu’elle la présente au tribunal.
Elle peut demander réparation au juge pénal seulement après une condamnation civile distincte.

Elle peut se constituer partie civile au procès pénal pour réclamer réparation.

Explication

En France, la victime peut se constituer partie civile et réclamer réparation dans le procès pénal. En common law, elle doit plutôt engager une action civile séparée, puisque le tribunal pénal ne statue pas sur l’indemnisation.

17. Que doit faire l’accusation lorsqu’une preuve affaiblit sa propre thèse ?

Elle peut la garder confidentielle si elle estime qu’elle ne soutient pas la culpabilité.
Elle doit la communiquer seulement si la défense la demande et démontre son utilité.
Elle doit la communiquer à la défense, comme les autres preuves, sous peine d’annulation automatique du procès.
Elle peut la transmettre au juge sans la communiquer à la défense, qui décidera de son admissibilité.

Elle doit la communiquer à la défense, comme les autres preuves, sous peine d’annulation automatique du procès.

Explication

L’accusation doit communiquer toutes ses preuves à la défense, y compris celles qui affaiblissent sa thèse, et le défaut de communication entraîne l’annulation automatique du procès. La règle ne permet donc pas de retenir une preuve défavorable à l’accusation.

18. Quelle est la différence entre une fine et des damages ?

Une fine est versée à la victime en réparation, tandis que des damages sont versés à l’État à titre de sanction.
Une fine est une peine de prison avec sursis, tandis que des damages sont une confiscation au profit de l’État.
Une fine est versée à l’État à titre de sanction, tandis que des damages sont versés à la victime en réparation civile.
Une fine rembourse les frais du procès, tandis que des damages financent l’exécution d’une peine pénale.

Une fine est versée à l’État à titre de sanction, tandis que des damages sont versés à la victime en réparation civile.

Explication

Une fine est une sanction pécuniaire versée par le condamné à l’État, tandis que des damages compensent civilement la victime. Confondre leurs bénéficiaires inverse précisément la distinction entre sanction et réparation.

19. Qu’est-ce qui distingue le sursis probatoire du sursis simple ?

Le sursis probatoire exige le paiement d’une indemnité, tandis que le sursis simple interdit toute nouvelle infraction.
Le sursis probatoire impose aussi le respect d’obligations, dont la violation entraîne la révocation immédiate.
Le sursis probatoire suspend l’exécution sans condition, tandis que le sursis simple exige le respect d’obligations précises.
Le sursis probatoire dépend de l’absence de nouvelle infraction, tandis que le sursis simple impose des obligations de suivi.

Le sursis probatoire impose aussi le respect d’obligations, dont la violation entraîne la révocation immédiate.

Explication

Le sursis probatoire ajoute au sursis la condition de respecter des obligations, dont le non-respect entraîne la révocation immédiate. Le sursis simple, lui, dépend de l’absence de nouvelle infraction pendant le délai fixé.

20. Jusqu’à quel moment la présomption d’innocence protège-t-elle une personne accusée d’une infraction pénale ?

Jusqu’à ce que sa culpabilité soit légalement établie
Jusqu’à ce que la personne présente sa défense
Jusqu’à ce que l’accusation formule ses premières preuves
Jusqu’à ce qu’un juge décide d’ouvrir un procès

Jusqu’à ce que sa culpabilité soit légalement établie

Explication

Cette présomption protège toute personne accusée tant que sa culpabilité n’a pas été légalement établie, en common law comme dans les systèmes civilistes. La présentation des premières preuves par l’accusation ne suffit pas à faire disparaître cette protection.

21. Quelle obligation la présomption d’innocence impose-t-elle à l’accusation lors d’un procès pénal ?

Établir les éléments principaux de l’infraction selon la prépondérance des probabilités
Prouver chaque élément de l’infraction au-delà de tout doute raisonnable
Réfuter chaque explication de la défense au moyen de preuves indépendantes
Démontrer l’intention de l’accusé avant d’examiner les éléments matériels

Prouver chaque élément de l’infraction au-delà de tout doute raisonnable

Explication

L’accusation doit prouver chaque élément constitutif de l’infraction et convaincre le juge ou le jury au-delà de tout doute raisonnable. Le seuil de la prépondérance des probabilités est moins exigeant que celui applicable à cette preuve pénale.

22. Pour établir en principe la responsabilité pénale en droit anglais, quelle relation doit exister entre l’Actus Reus et le Mens Rea ?

L’élément moral doit précéder l’élément matériel dans tous les cas
L’élément matériel suffit si l’intention est établie après l’infraction
L’élément matériel et l’élément moral doivent en principe coïncider dans le temps
L’élément matériel et l’élément moral doivent être prouvés par le même type de preuve

L’élément matériel et l’élément moral doivent en principe coïncider dans le temps

Explication

La responsabilité pénale exige l’Actus Reus, soit l’élément matériel, et le Mens Rea, soit l’élément moral, qui doivent en principe coïncider dans le temps. L’ordre temporel inverse n’est pas la règle de concomitance.

23. Laquelle des situations suivantes peut constituer l’Actus Reus d’une infraction ?

Une intention criminelle, une croyance malhonnête ou une prise de risque injustifiée
Une condamnation antérieure, une réputation défavorable ou une accusation répétée
Un acte volontaire, une omission malgré une obligation légale ou une situation de fait
Un mobile répréhensible, une pensée hostile ou une prévision du dommage

Un acte volontaire, une omission malgré une obligation légale ou une situation de fait

Explication

L’Actus Reus est l’élément matériel ou comportemental et peut prendre la forme d’un acte volontaire, d’une omission malgré une obligation légale ou d’une situation de fait. Une intention ou une prise de risque relève plutôt de l’élément psychologique.

24. Une personne accomplit l’acte interdit, mais la conséquence prohibée requise par l’infraction ne se produit pas. Quelle distinction est pertinente ?

Les deux infractions sont consommées dès que l’accusé envisage la conséquence prohibée
Une infraction de comportement peut être consommée par l’acte, tandis qu’une infraction de résultat exige la conséquence
Une infraction de résultat est consommée par l’acte, tandis qu’une infraction de comportement exige la conséquence
Aucune des deux infractions n’est consommée tant qu’un préjudice n’est pas démontré

Une infraction de comportement peut être consommée par l’acte, tandis qu’une infraction de résultat exige la conséquence

Explication

Une infraction de comportement est consommée par l’accomplissement de l’acte, alors qu’une infraction de résultat exige la survenance de la conséquence prohibée. Si cette conséquence ne survient pas, une tentative peut être poursuivie plutôt que l’infraction de résultat consommée.

25. Dans une infraction de résultat, quels éléments l’accusation doit-elle établir pour démontrer la causalité ?

Que le résultat ne se serait pas produit sans le comportement et que celui-ci en était une cause opérante et substantielle
Que le résultat s’est produit après le comportement et que l’accusé avait prévu une conséquence possible
Que l’accusé a voulu le résultat et que son comportement en était la cause la plus immédiate
Que le comportement était illégal et que le résultat constituait une conséquence fréquente de tels actes

Que le résultat ne se serait pas produit sans le comportement et que celui-ci en était une cause opérante et substantielle

Explication

L’accusation doit établir le lien de type « sans quoi » ainsi que le caractère opérant et substantiel du comportement dans la production du résultat. La prévision d’une conséquence possible ne remplace pas cette démonstration de causalité.

26. Un employé chargé contractuellement de surveiller une installation dangereuse s’abstient d’intervenir lorsqu’un risque se présente. Pourquoi cette omission peut-elle engager sa responsabilité pénale en common law anglaise ?

Parce que la présence d’un risque dispense l’accusation de prouver un comportement matériel
Parce que toute omission face à un danger constitue par elle-même l’Actus Reus
Parce qu’un contrat transforme automatiquement toute négligence en infraction pénale
Parce qu’une obligation légale spécifique d’agir peut faire de l’omission l’Actus Reus

Parce qu’une obligation légale spécifique d’agir peut faire de l’omission l’Actus Reus

Explication

Une omission peut constituer l’Actus Reus lorsqu’une obligation légale spécifique d’agir existe, notamment une obligation contractuelle ou liée à une situation dangereuse. La simple présence d’un danger ne suffit pas, à elle seule, à rendre pénalement responsable toute personne qui n’intervient pas.

27. Que désigne le Mens Rea dans la structure d’une infraction ?

La règle de preuve qui détermine le seuil requis pour une condamnation
Le comportement matériel ou la situation de fait qui constitue l’infraction
L’état d’esprit ou l’élément psychologique exigé pour constituer l’infraction
Le lien causal entre le comportement de l’accusé et le résultat prohibé

L’état d’esprit ou l’élément psychologique exigé pour constituer l’infraction

Explication

Le Mens Rea désigne l’état d’esprit ou l’élément psychologique exigé pour constituer une infraction. Le comportement ou la situation de fait relève de l’Actus Reus, et non du Mens Rea.

28. Une personne n’a pas pour but de produire un résultat prohibé, mais le prévoit comme une conséquence quasi certaine de son acte. Quel type d’intention cela peut-il caractériser ?

Un manquement à une norme raisonnable de prudence
Une intention indirecte
Une prise de risque injustifiée
Une intention directe

Une intention indirecte

Explication

L’intention indirecte peut être caractérisée lorsque l’accusé ne recherche pas nécessairement le résultat, mais en prévoit la survenance comme une certitude quasi absolue. L’intention directe, elle, vise consciemment la réalisation du résultat prohibé.

29. Pour établir la recklessness selon son appréciation subjective, que doit prouver l’accusation ?

Qu’une personne raisonnable aurait prévu un risque de dommage, même si l’accusé ne l’avait pas envisagé
Que l’accusé a manqué à une norme de prudence sans qu’un risque ait été personnellement prévu
Que l’accusé a voulu provoquer le dommage et a organisé les circonstances de sa réalisation
Que l’accusé a personnellement prévu un risque de dommage et l’a pris malgré son caractère injustifié

Que l’accusé a personnellement prévu un risque de dommage et l’a pris malgré son caractère injustifié

Explication

La recklessness exige que l’accusé ait personnellement prévu un risque de dommage et l’ait pris alors que ce risque était injustifié. Une évaluation fondée uniquement sur ce qu’une personne raisonnable aurait prévu ne correspond pas à cette appréciation subjective.

30. Dans une infraction de responsabilité stricte, que doit établir l’accusation au sujet du Mens Rea ?

Elle n’a pas à prouver le Mens Rea concernant un ou plusieurs éléments de l’Actus Reus
Elle doit prouver que l’accusé a prévu les conséquences de chaque élément matériel
Elle doit prouver une intention directe concernant chaque élément de l’Actus Reus
Elle doit établir un manquement à la prudence pour remplacer tout élément matériel

Elle n’a pas à prouver le Mens Rea concernant un ou plusieurs éléments de l’Actus Reus

Explication

Dans une infraction de responsabilité stricte, l’accusation n’a pas à prouver le Mens Rea concernant un ou plusieurs éléments de l’Actus Reus, et la commission de l’acte prohibé suffit à engager la responsabilité. L’exigence d’une intention directe pour chaque élément réintroduirait une preuve psychologique que cette règle écarte.

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Que désignent les *criminal proceedings* ?

Les actions en justice formelles engagées devant une juridiction après une infraction.

Que désigne la *criminal procedure* ?

Les règles qui gouvernent les étapes, les preuves et les mécanismes judiciaires du procès pénal.

En *common law*, que signifie *to prosecute* ?

Traduire une personne accusée devant un tribunal pénal.

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