QCM : Personnes, famille et mariage (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction sépare la capacité de jouissance de la capacité d’exercice ?

La première permet d’avoir des droits, la seconde de les exercer soi-même
La première est liée à la personnalité, la seconde à la représentation en justice
La première concerne les droits patrimoniaux, la seconde les droits extrapatrimoniaux
La première permet d’exercer des droits, la seconde d’en être titulaire

La première permet d’avoir des droits, la seconde de les exercer soi-même

Explication

La capacité de jouissance permet d’avoir des droits, tandis que la capacité d’exercice autorise leur exercice personnel. La capacité de jouissance ne signifie pas qu’une personne peut exercer elle-même les droits qu’elle détient.

2. À quel moment l’enfant acquiert-il la personnalité juridique en droit français ?

Au moment où la grossesse devient médicalement détectable
À la naissance, car la conception seule ne la lui confère pas
À la naissance, à condition d’être immédiatement déclaré à l’état civil
Dès la conception, sous réserve d’une naissance ultérieure

À la naissance, car la conception seule ne la lui confère pas

Explication

En droit français, l’enfant simplement conçu n’a pas encore la personnalité juridique, qu’il acquiert à la naissance. La conception seule ne suffit donc pas à lui conférer cette personnalité.

3. Quelle mesure concernant l’IVG a été inscrite dans la Constitution française le 8 mars 2024 ?

Le recours à l’IVG y a été inscrit
La décision relative à l’IVG y a été confiée au Parlement
Le droit à l’IVG y a été supprimé
L’IVG y a été limitée aux situations de danger médical

Le recours à l’IVG y a été inscrit

Explication

Le 8 mars 2024, le recours à l’IVG a été inscrit dans la Constitution française. Cette date ne correspond ni à une suppression de l’IVG ni à une restriction de son accès.

4. Quelle conséquence juridique le décès entraîne-t-il pour la personne ?

La transformation de sa personnalité juridique en capacité de jouissance
La suspension temporaire de sa capacité d’exercice
La perte de ses droits patrimoniaux sans effet sur sa personnalité
La perte de sa personnalité juridique

La perte de sa personnalité juridique

Explication

Le décès entraîne la perte de la personnalité juridique de la personne. La perte de certains droits patrimoniaux ne décrit pas à elle seule cette conséquence juridique générale.

5. Quelles conditions doivent être réunies simultanément pour établir le décès selon les critères médicaux indiqués ?

Absence de conscience et de réaction à la douleur, maintien de certains réflexes du tronc cérébral et respiration assistée
Absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée, abolition des réflexes du tronc cérébral et absence de ventilation spontanée
Absence d’activité motrice spontanée, abolition des réflexes périphériques et ralentissement de la ventilation spontanée
Absence de conscience et de ventilation spontanée, maintien de l’activité motrice réflexe et persistance de réflexes du tronc cérébral

Absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée, abolition des réflexes du tronc cérébral et absence de ventilation spontanée

Explication

L’établissement du décès exige la réunion simultanée de l’absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée, de l’abolition de tous les réflexes du tronc cérébral et de l’absence de ventilation spontanée. La persistance de réflexes du tronc cérébral ne satisfait pas le critère d’abolition requis.

6. Quelle situation caractérise juridiquement une disparition ?

Une personne quitte son domicile en annonçant une longue période de voyage
Une personne est déclarée décédée après une maladie connue de son entourage
Une personne ne donne plus de nouvelles à son domicile sans circonstance de danger connue
Une personne manque après des circonstances dangereuses laissant craindre son décès

Une personne manque après des circonstances dangereuses laissant craindre son décès

Explication

La disparition suppose des circonstances de nature à mettre la vie de la personne en danger et la possibilité qu’elle soit décédée. Le défaut de nouvelles au domicile, sans contexte de danger, caractérise plutôt l’absence.

7. Dans quelle situation l’article 88 du Code civil permet-il une déclaration judiciaire de décès ?

Une personne a été portée disparue après une interruption volontaire de ses communications
Une personne a cessé de paraître à son domicile sans donner de nouvelles pendant une période prolongée
Un Français a disparu dans des circonstances mettant sa vie en danger, en France ou à l’étranger
Un Français a quitté le territoire sans indiquer son adresse à ses proches

Un Français a disparu dans des circonstances mettant sa vie en danger, en France ou à l’étranger

Explication

L’article 88 permet cette déclaration lorsqu’un Français disparaît dans des circonstances dangereuses, notamment en France ou à l’étranger. Une absence prolongée de nouvelles relève de la procédure d’absence et ne suffit pas, à elle seule, à caractériser ce cadre.

8. Que désigne l’absence en droit civil ?

La situation d’une personne qui réside temporairement hors de son domicile habituel
La situation d’une personne qui ne paraît plus à son domicile et dont on n’a pas de nouvelles
La situation d’une personne exposée à un danger grave et dont le décès est possible
La situation d’une personne dont le décès a été directement constaté par un officier d’état civil

La situation d’une personne qui ne paraît plus à son domicile et dont on n’a pas de nouvelles

Explication

L’absence correspond au fait de cesser de paraître à son domicile sans que l’entourage ait de nouvelles. La présence de circonstances mettant la vie en danger relève plutôt de la notion de disparition.

9. Quelle succession de phases caractérise la procédure d’absence ?

Une période de présomption d’absence, puis une déclaration de décès après un an
Une déclaration d’absence, puis une période de présomption après dix ans
Une période de présomption d’absence, puis une déclaration d’absence après dix ans
Une déclaration judiciaire de décès, puis une période de présomption d’absence

Une période de présomption d’absence, puis une déclaration d’absence après dix ans

Explication

La procédure commence par une période de présomption d’absence et peut être suivie d’une déclaration d’absence après dix ans. La déclaration judiciaire de décès appartient à la procédure liée à une disparition dangereuse.

10. Lorsque la filiation d’un enfant est établie simultanément à l’égard de ses deux parents, quels choix de nom ceux-ci peuvent-ils faire ?

Le nom du père, celui de la mère ou leurs deux noms accolés dans l’ordre choisi
Le nom du parent qui a déclaré la naissance ou celui du parent le plus âgé
Le nom du père suivi de celui de la mère, dans cet ordre imposé
Le nom du père ou celui de la mère, mais pas leurs deux noms accolés

Le nom du père, celui de la mère ou leurs deux noms accolés dans l’ordre choisi

Explication

Les parents peuvent choisir le nom de l’un d’eux ou accoler leurs deux noms dans l’ordre qu’ils déterminent. L’ordre n’est donc pas imposé, contrairement à l’idée que le nom du père doit toujours précéder celui de la mère.

11. Quel changement de nom une personne majeure peut-elle demander depuis la loi de 2022 ?

Remplacer son nom légal par un nom d’usage sans modifier son identité officielle
Ajouter automatiquement le nom de l’autre parent à son nom de naissance
Porter le nom du parent qui ne lui a pas été transmis à la naissance
Choisir librement le nom d’une personne de son entourage sans lien parental

Porter le nom du parent qui ne lui a pas été transmis à la naissance

Explication

Depuis la loi de 2022, une personne majeure peut demander à porter le nom du parent dont elle n’a pas reçu le nom à la naissance. Un nom d’usage ne constitue pas en lui-même une modification du nom légal.

12. Comment les prénoms de l’enfant sont-ils fixés lors de la naissance ?

Ses parents les choisissent et ils sont inscrits dans l’acte de naissance
L’officier d’état civil les choisit et les inscrit dans l’acte de naissance
Le procureur les choisit à partir du nom porté par les parents
Le juge aux affaires familiales les choisit après la déclaration de naissance

Ses parents les choisissent et ils sont inscrits dans l’acte de naissance

Explication

L’article 57 prévoit que les parents choisissent les prénoms de l’enfant et qu’ils figurent dans l’acte de naissance. L’officier d’état civil peut intervenir dans certaines contestations, mais il n’est pas celui qui choisit les prénoms.

13. Quelle condition permet à une personne majeure ou mineure émancipée de demander la modification de la mention du sexe à l’état civil ?

Justifier d’un traitement médical suivi pendant une durée déterminée avant la demande
Présenter une expertise médicale établissant que la personne a subi une opération chirurgicale
Obtenir l’accord de ses parents et établir que son prénom correspond à son sexe déclaré
Démontrer par un ensemble suffisant de faits que la mention ne correspond pas au sexe dans lequel elle se présente et est connue

Démontrer par un ensemble suffisant de faits que la mention ne correspond pas au sexe dans lequel elle se présente et est connue

Explication

La demande repose sur une réunion suffisante de faits montrant que la mention inscrite ne correspond pas au sexe dans lequel la personne se présente et est connue. Une opération chirurgicale n’est pas une condition de la demande.

14. Un tribunal peut-il refuser de modifier la mention du sexe à l’état civil au seul motif que la personne n’a pas suivi de traitement médical ?

Oui, une opération chirurgicale est nécessaire avant toute modification de l’état civil
Oui, un traitement médical est requis pour établir la réalité de la demande
Non, sauf si la personne n’a pas aussi changé de prénom
Non, l’absence de traitement, d’opération ou de stérilisation ne justifie pas ce refus

Non, l’absence de traitement, d’opération ou de stérilisation ne justifie pas ce refus

Explication

L’absence de traitement médical, d’opération chirurgicale ou de stérilisation ne peut justifier un refus de modification. Exiger une opération chirurgicale ajouterait une condition que la règle écarte.

15. Selon l’article 18 du Code civil, quelle situation attribue la nationalité française à un enfant ?

Au moins l’un de ses parents est français, sous réserve de la possibilité de répudiation prévue pour certains enfants nés à l’étranger
Ses deux parents sont français, même si l’enfant est né à l’étranger
Il naît en France de parents étrangers résidant régulièrement sur le territoire
Il réside en France avec un parent français jusqu’à sa majorité

Au moins l’un de ses parents est français, sous réserve de la possibilité de répudiation prévue pour certains enfants nés à l’étranger

Explication

L’article 18 attribue la nationalité française à l’enfant dès lors qu’au moins un parent est français, sous la réserve indiquée pour certains enfants nés à l’étranger. La règle n’exige pas que les deux parents soient français.

16. Qui peut dresser un acte d’état civil ?

Le maire ou le secrétaire de mairie sans délégation
Un agent communal désigné par les personnes concernées
Le secrétaire de mairie ou un adjoint sans délégation
Le maire ou un adjoint habilité par délégation

Le maire ou un adjoint habilité par délégation

Explication

Le maire et un adjoint habilité par délégation ont compétence pour dresser les actes d’état civil. Le secrétaire de mairie ne peut pas le faire en cette seule qualité.

17. Un enfant est décédé avant sa déclaration à l’état civil. Quel acte doit être établi s’il était né vivant et viable ?

Un acte de naissance sans acte de décès
Un acte de naissance et un acte de décès
Un acte d’enfant sans vie et un acte de décès
Un acte d’enfant sans vie à la place des deux autres actes

Un acte de naissance et un acte de décès

Explication

La naissance vivante et viable entraîne l’établissement d’un acte de naissance et d’un acte de décès, même si l’enfant est mort avant sa déclaration. L’acte d’enfant sans vie concerne le cas où l’enfant n’était pas né vivant et viable.

18. Quelle conséquence la loi du 6 décembre 2021 attache-t-elle à l’inscription des nom et prénoms d’un enfant sans vie dans son acte ?

Elle transforme l’acte en acte de naissance et de décès
Elle permet cette inscription sans conférer la personnalité juridique
Elle remplace l’acte par une décision de rectification judiciaire
Elle confère la personnalité juridique à compter de l’inscription

Elle permet cette inscription sans conférer la personnalité juridique

Explication

La loi permet d’inscrire les nom et prénoms de l’enfant sans vie dans son acte, mais cette inscription ne lui confère pas la personnalité juridique. L’inscription ne transforme donc pas cet acte en actes de naissance et de décès.

19. Une erreur figure dans un acte d’état civil : quelle voie de rectification peut être envisagée ?

Une nouvelle déclaration faite par les personnes désignées dans l’acte
Une rectification judiciaire, seule voie possible pour toute erreur
Une correction par le secrétaire de mairie, sans procédure de rectification
Une rectification administrative, notamment pour corriger une erreur

Une rectification administrative, notamment pour corriger une erreur

Explication

La rectification d’un acte d’état civil peut être administrative, notamment lorsqu’il s’agit de corriger une erreur, ou judiciaire. La voie judiciaire n’est donc pas la seule possibilité.

20. Quelle distinction fondamentale organise la classification des personnes morales ?

La distinction entre personnes morales lucratives et non lucratives
La distinction entre personnes morales de droit public et de droit privé
La distinction entre personnes morales communales et nationales
La distinction entre personnes morales contractuelles et non contractuelles

La distinction entre personnes morales de droit public et de droit privé

Explication

Les personnes morales se répartissent en deux catégories : celles de droit public et celles de droit privé. La distinction entre entités lucratives et non lucratives ne constitue pas cette classification fondamentale.

21. Deux personnes créent une association et réalisent un excédent financier. Quelle caractéristique reste déterminante pour qualifier leur structure d’association ?

La structure ne peut réaliser aucun bénéfice au cours de son activité
Le contrat doit organiser la répartition des bénéfices entre les membres
Le partage des bénéfices ne constitue pas le but de leur contrat
La structure poursuit nécessairement une mission de service public

Le partage des bénéfices ne constitue pas le but de leur contrat

Explication

Une association met en commun des connaissances ou des activités dans un but autre que le partage des bénéfices ; elle peut néanmoins réaliser un excédent. L’absence de bénéfices n’est donc pas une condition de sa qualification.

22. Laquelle de ces entités appartient aux personnes morales de droit public ?

Une association régie par un contrat entre membres
Un groupement d’intérêt public
Une société civile professionnelle
Une société civile immobilière

Un groupement d’intérêt public

Explication

Les personnes morales de droit public comprennent notamment les groupements d’intérêt public, l’État, les collectivités territoriales et les établissements publics. Les sociétés civiles relèvent du droit privé.

23. Deux personnes de même sexe souhaitent se marier en France : quelle règle s’applique depuis la loi du 17 mai 2013 ?

Le mariage leur est ouvert seulement si elles ont déjà un enfant commun
Le mariage leur est ouvert uniquement après une dispense du procureur
Le mariage leur est interdit, car l’article 143 réserve l’union aux sexes différents
Le mariage leur est ouvert conformément à l’article 143 du Code civil

Le mariage leur est ouvert conformément à l’article 143 du Code civil

Explication

Depuis la loi du 17 mai 2013, l’article 143 du Code civil permet à deux personnes de même sexe de se marier. Une dispense du procureur concerne une autre condition, celle de l’âge.

24. Une personne de dix-sept ans souhaite se marier pour un motif grave : dans quelles conditions une dispense d’âge peut-elle être accordée ?

Par le juge, sur la seule preuve d’un motif grave, sans autorisation parentale
Par le maire, dès lors que les deux futurs époux donnent leur accord
Par le procureur de la République, dès lors que les parents sont informés
Par le procureur de la République, pour motif grave et avec l’autorisation parentale

Par le procureur de la République, pour motif grave et avec l’autorisation parentale

Explication

Le mariage est interdit avant dix-huit ans révolus, mais le procureur de la République peut accorder une dispense pour motif grave avec l’autorisation parentale. La simple information des parents ne remplace pas leur autorisation.

25. Un époux a consenti au mariage sous l’effet de la violence : quelle conséquence cette situation peut-elle entraîner ?

La nullité du mariage, car le consentement doit être libre et éclairé
L’annulation du mariage pour dol, la violence étant sans effet sur le consentement
La nullité du mariage uniquement si l’autre époux a aussi subi une violence
La validité du mariage, car la violence ne concerne que la célébration

La nullité du mariage, car le consentement doit être libre et éclairé

Explication

Le consentement au mariage doit être libre et éclairé, et la violence peut entraîner la nullité. Le consentement n’est pas une simple formalité de célébration, contrairement à la confusion possible.

26. Une personne déjà mariée souhaite contracter un nouveau mariage alors que le premier n’a pas été dissous : quelle règle s’y oppose ?

La règle du consentement, qui interdit de se remarier sans accord du premier conjoint
La prohibition de l’alliance, qui s’applique à toute personne déjà mariée
Le principe de monogamie, qui prohibe le nouveau mariage
La condition d’âge, qui impose une nouvelle autorisation parentale

Le principe de monogamie, qui prohibe le nouveau mariage

Explication

Un mariage antérieur non dissous fait obstacle à un nouveau mariage en vertu du principe de monogamie. La question du consentement des époux ne remplace pas cette interdiction.

27. Quelle conséquence juridique découle des fiançailles ?

Elles constituent un fait juridique sans obliger les fiancés à se marier.
Elles valent célébration du mariage si les fiancés échangent leur consentement.
Elles créent une obligation de mariage dès que les familles les approuvent.
Elles forment un contrat qui oblige les fiancés à célébrer le mariage.

Elles constituent un fait juridique sans obliger les fiancés à se marier.

Explication

Les fiançailles sont une promesse réciproque constituant un fait juridique, mais elles ne contraignent pas à célébrer le mariage. Les assimiler à un contrat créant une obligation de se marier confond fait juridique et engagement contractuel.

28. Quelle démarche doit être accomplie au moins dix jours avant la célébration du mariage ?

La publication de l’acte de mariage, après le consentement des familles et la vérification des témoins.
La signature de l’acte de mariage, après audition obligatoire des témoins et remise des actes de naissance.
La remise des pièces d’identité, après la célébration et la publication du projet de mariage.
La publication du projet de mariage, après remise de documents et une éventuelle audition des futurs époux.

La publication du projet de mariage, après remise de documents et une éventuelle audition des futurs époux.

Explication

Avant la célébration, les futurs époux remettent notamment leurs actes de naissance et pièces d’identité, peuvent être auditionnés, puis le projet de mariage est publié au moins dix jours à l’avance. L’audition est possible, et non obligatoire comme le suggère une autre réponse.

29. Dans quelles conditions le mariage est-il célébré civilement ?

En mairie, par l’officier d’état civil et en présence d’un seul témoin.
Au tribunal, par un juge et en présence d’au moins deux témoins.
À la préfecture, par un officier public et en présence des familles.
En mairie, par l’officier d’état civil et en présence d’au moins deux témoins.

En mairie, par l’officier d’état civil et en présence d’au moins deux témoins.

Explication

La célébration civile a lieu en mairie, devant l’officier d’état civil et avec au moins deux témoins. Le tribunal et le juge ne sont pas le lieu ni l’autorité prévus pour cette célébration.

30. Que désigne l’opposition au mariage ?

Une demande adressée aux époux pour suspendre les effets d’un mariage célébré.
Un recours permettant à l’officier d’état civil de dissoudre une union irrégulière.
Un acte signalant à l’officier d’état civil un empêchement avant la célébration.
Une décision judiciaire annulant un mariage déjà célébré pour un empêchement légal.

Un acte signalant à l’officier d’état civil un empêchement avant la célébration.

Explication

L’opposition informe l’officier d’état civil d’un empêchement à la célébration du mariage. L’annulation concerne, elle, un mariage déjà célébré et ne se confond donc pas avec cette démarche préalable.

31. Que devient une opposition au mariage après un an révolu, lorsqu’elle a été formée par une personne autre que le ministère public ?

Elle devient une action en nullité, tandis que celle du ministère public est suspendue par l’officier d’état civil.
Elle reste en vigueur jusqu’à une décision judiciaire, tandis que celle du ministère public expire après un an.
Elle cesse de produire ses effets, tandis que celle du ministère public exige une décision judiciaire pour cesser.
Elle est renouvelée automatiquement, tandis que celle du ministère public cesse à la demande des époux.

Elle cesse de produire ses effets, tandis que celle du ministère public exige une décision judiciaire pour cesser.

Explication

Une opposition ordinaire cesse de produire ses effets après un an révolu, alors que celle du ministère public ne cesse que sur décision judiciaire. L’exigence d’une décision judiciaire s’applique donc à l’opposition du ministère public, et non à l’opposition ordinaire.

32. Quelle distinction caractérise la nullité relative et la nullité absolue du mariage ?

La nullité relative concerne les empêchements avant la célébration, tandis que l’absolue concerne les effets du mariage.
La nullité relative protège les intérêts privés des époux, tandis que l’absolue sanctionne une atteinte à l’ordre public.
La nullité relative sanctionne l’ordre public, tandis que l’absolue protège les intérêts privés des époux.
La nullité relative protège les intérêts des tiers, tandis que l’absolue sanctionne un désaccord entre les époux.

La nullité relative protège les intérêts privés des époux, tandis que l’absolue sanctionne une atteinte à l’ordre public.

Explication

La nullité relative vise à protéger les intérêts privés des époux, alors que la nullité absolue sanctionne une atteinte à l’ordre public. Inverser ces finalités revient à attribuer à chaque nullité la fonction de l’autre.

33. Quel effet produit en principe l’annulation du mariage, et quelle exception vaut pour un mariage putatif contracté de bonne foi par au moins un époux ?

Elle efface rétroactivement les effets du mariage, mais le mariage putatif ne produit l’annulation que pour l’avenir.
Elle met fin aux effets du mariage pour l’avenir, mais le mariage putatif efface aussi les effets passés.
Elle maintient rétroactivement les effets du mariage, mais le mariage putatif les supprime à la célébration.
Elle efface les effets du mariage pour les deux époux, sauf si chacun démontre sa bonne foi.

Elle efface rétroactivement les effets du mariage, mais le mariage putatif ne produit l’annulation que pour l’avenir.

Explication

En principe, l’annulation efface rétroactivement les effets du mariage ; pour un mariage putatif, la bonne foi d’au moins un époux limite l’annulation aux effets futurs. Exiger que les deux époux soient de bonne foi méconnaît cette condition.

34. Quels devoirs l’article 212 du Code civil impose-t-il réciproquement aux époux ?

La fidélité, l’éducation des enfants, leur entretien et la préparation de leur avenir.
Le respect, la cohabitation, la contribution financière et l’obéissance.
Le respect, la fidélité, le secours et l’assistance.
Le secours, la direction matérielle de la famille, la résidence commune et l’assistance.

Le respect, la fidélité, le secours et l’assistance.

Explication

L’article 212 énonce quatre devoirs mutuels : respect, fidélité, secours et assistance. L’éducation des enfants et la préparation de leur avenir relèvent de la direction familiale prévue par l’article 213.

35. Comment les époux assurent-ils la direction de la famille selon l’article 213 du Code civil ?

En confiant au mari la direction familiale et en laissant à l’autre époux l’éducation des enfants.
En dirigeant ensemble la famille, en pourvoyant à l’éducation des enfants et en préparant leur avenir.
En réservant la direction morale à un époux et la direction matérielle à l’autre.
En partageant la direction selon les revenus et en confiant l’avenir des enfants à un seul parent.

En dirigeant ensemble la famille, en pourvoyant à l’éducation des enfants et en préparant leur avenir.

Explication

L’article 213 prévoit une direction morale et matérielle conjointe de la famille, ainsi que l’éducation des enfants et la préparation de leur avenir. Attribuer la direction au mari reprend une conception de prépondérance maritale qui ne correspond pas à cette règle.

36. Lorsqu’un époux se trouve dans le besoin, que lui doit son conjoint au titre du devoir de secours ?

Une compensation de la disparité de leurs niveaux de vie après le divorce
Une créance alimentaire prélevée sur la succession de son conjoint
Ce qui est nécessaire à son existence
Une contribution calculée selon les facultés respectives des époux

Ce qui est nécessaire à son existence

Explication

Le devoir de secours oblige un époux à fournir à son conjoint dans le besoin ce qui est nécessaire à son existence. La contribution aux charges du mariage, contrairement à cette obligation, se calcule selon les facultés respectives.

37. En l’absence de disposition contraire dans leur convention matrimoniale, comment les époux contribuent-ils aux charges du mariage ?

Selon le seul besoin de l’époux aux ressources les plus faibles
En fonction de la durée de leur vie commune
À proportion de leurs facultés respectives
À parts égales, indépendamment de leurs ressources

À proportion de leurs facultés respectives

Explication

L’article 214 du Code civil prévoit une contribution aux charges du mariage proportionnelle aux facultés respectives des époux, sauf stipulation contraire de leur convention matrimoniale. Le besoin d’un époux relève plutôt du devoir de secours.

38. Quels sont les quatre fondements permettant de prononcer un divorce ?

Le consentement mutuel, la médiation familiale, l’altération définitive du lien conjugal et la séparation de corps
La faute, le désaccord sur les effets, la séparation de fait et la demande d’un seul époux
Le consentement mutuel, l’acceptation de la rupture, l’altération définitive du lien conjugal et la faute
La séparation de biens, l’acceptation de la rupture, l’absence d’enfant et la faute

Le consentement mutuel, l’acceptation de la rupture, l’altération définitive du lien conjugal et la faute

Explication

Les quatre fondements sont le consentement mutuel, l’acceptation du principe de la rupture, l’altération définitive du lien conjugal et la faute. La médiation familiale, par exemple, est une mesure que le juge peut proposer, et non un fondement du divorce.

39. Un enfant mineur demande à être entendu par le juge : quelle conséquence cela a-t-il pour un divorce par consentement mutuel sans juge ?

Cette procédure sans juge ne peut pas être utilisée dans cette situation
La procédure reste possible si les époux s’accordent sur la rupture
La procédure reste possible si chacun des époux conserve son avocat
La procédure devient possible dès que les époux s’accordent sur les effets du divorce

Cette procédure sans juge ne peut pas être utilisée dans cette situation

Explication

Le consentement mutuel sans juge suppose notamment que l’enfant mineur ne demande pas à être entendu, en plus d’un accord complet et de la présence d’un avocat pour chaque époux. Un accord sur les effets ne suffit donc pas à maintenir cette procédure si l’enfant demande à être entendu.

40. Deux époux acceptent le principe de leur rupture, mais ne s’accordent pas sur tous ses effets. Quel énoncé décrit le divorce accepté ?

Il permet de contester la rupture en appel, tout en maintenant l’accord sur ses conséquences
Il permet d’accepter la rupture sans accord complet sur ses effets, et cette acceptation ne peut être rétractée
Il exige un accord complet sur les effets, et chaque époux peut retirer son acceptation en appel
Il exige un accord complet sur les effets, mais l’acceptation devient irrévocable dès le jugement

Il permet d’accepter la rupture sans accord complet sur ses effets, et cette acceptation ne peut être rétractée

Explication

Le divorce accepté permet aux époux d’accepter la rupture sans s’entendre sur toutes ses conséquences, et l’acceptation ne peut être rétractée, même en appel. L’exigence d’un accord complet sur les effets caractérise plutôt le consentement mutuel sans juge.

41. Quelle juridiction est compétente pour statuer sur le divorce et ses conséquences ?

Le juge aux affaires familiales
Le juge des tutelles
Le conseil de prud’hommes
Le tribunal de commerce

Le juge aux affaires familiales

Explication

Le juge aux affaires familiales statue sur le divorce et ses conséquences. Le juge des tutelles intervient dans un autre domaine et n’est pas la juridiction compétente pour trancher le divorce.

42. Après un divorce, les niveaux de vie des ex-époux présentent une disparité créée par la rupture : quel est l’objectif de la prestation compensatoire ?

Compenser cette disparité entre leurs niveaux de vie
Fournir une aide fondée sur le besoin pendant le mariage
Répartir les charges du mariage selon les facultés des époux
Prendre des mesures provisoires pendant l’instance

Compenser cette disparité entre leurs niveaux de vie

Explication

La prestation compensatoire vise à compenser la disparité des niveaux de vie entre les époux créée par le divorce. L’aide fondée sur le besoin pendant le mariage relève du devoir de secours.

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Qu’est-ce que la personnalité juridique ?

L’aptitude à être titulaire de droits et à les exercer.

Que permet la capacité de jouissance ?

Avoir des droits.

Que permet la capacité d’exercice ?

Exercer soi-même ses droits.

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