★ À maîtriser
📌 Les personnes publiques doivent agir dans l’intérêt général et faire primer le bien commun sur l’intérêt égoïste d’un particulier.
📌 La France connaît un dualisme juridictionnel : le droit privé relève de l’ordre judiciaire, tandis que le droit public relève de l’ordre administratif.
L’ordre administratif comprend les tribunaux administratifs en première instance, les cours administratives d’appel en appel et le Conseil d’État en cassation.
Le Conseil constitutionnel, créé le 4 octobre 1958 par la Ve République, contrôle la conformité des lois et des traités internationaux à la Constitution.
Compléments
Droit privé : égalité et juge judiciaire ; droit public : intérêt général et puissance publique
📌 Le droit de l’Union européenne concerne notamment la circulation des marchandises et des travailleurs ainsi que la coopération judiciaire, tandis que le droit du Conseil de l’Europe s’appuie sur la Convention européenne des droits de l’homme et la Cour européenne des droits de l’homme.
Droit international : relations entre États ; droit interne : organisation d’un État
★ À maîtriser
Compléments
📌 Les monarchistes se divisent entre légitimistes, favorables au comte de Chambord et à une monarchie traditionnelle, et orléanistes, favorables au comte de Paris et à une monarchie libérale.
Défaite de Sedan → proclamation de la République → gouvernement provisoire → Assemblée constituante
L’amendement Wallon adopté en 1875 prévoit que le président de la République est élu pour sept ans par le Sénat et la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale, ce qui fonde implicitement la République.
Les lois constitutionnelles de 1875 comprennent:
📌 Le Sénat résulte d’un compromis entre les républicains, favorables à une assemblée unique élue au suffrage universel direct, et les monarchistes, qui souhaitent une seconde chambre conservatrice servant de contrepoids.
Thiers → lois Rivet et de Broglie → Mac-Mahon → amendement Wallon → lois constitutionnelles
★ À maîtriser
Le Sénat comprend initialement les éléments suivants:
🔄 L’élection des sénateurs repose sur: un suffrage universel indirect, un collège électoral départemental, la participation des députés et des conseillers départementaux, la participation des délégués municipaux
La Chambre des députés est élue au suffrage universel pour quatre ans, avec un renouvellement intégral et, sauf deux exceptions, un scrutin majoritaire uninominal à deux tours.
📌 Le bicaméralisme de 1875 est presque égalitaire, car les deux chambres ont l’initiative et le vote des lois, mais la Chambre des députés dispose d’une priorité pour les lois de finances.
📌 Les actes du président de la République doivent être contresignés par un ministre, conséquence de son irresponsabilité politique et condition de leur force exécutoire.
Compléments
Sénat conservateur contre Chambre des députés républicaine
📌 La question de confiance est une initiative du gouvernement portant sur un projet de loi et peut être votée à la majorité simple.
📌 Le président de la République ne peut dissoudre la Chambre des députés qu’avec l’avis conforme du Sénat, et de nouvelles élections doivent être organisées dans un délai de trois mois.
Responsabilité ministérielle → contrôle parlementaire ; dissolution limitée → exécutif affaibli
Le 30 janvier 1879, Mac-Mahon démissionne après le basculement du Sénat dans le camp républicain, et Jules Grévy est élu président de la République le même jour.
La Constitution Grévy transforme le régime en parlementarisme absolu, caractérisé par la prépondérance du Parlement et une instabilité ministérielle chronique avec 107 ministères différents en 65 ans.
16 mai 1877 → Constitution Grévy → parlementarisme absolu
★ À maîtriser
Le référendum du 21 octobre 1945 approuve l’élection d’une assemblée constituante, rejetant ainsi le maintien des institutions de la IIIe République.
Le premier projet constitutionnel de 1946 prévoit une assemblée unique nommant le président de la République et le président du Conseil, contrôlant le gouvernement et pouvant organiser sa propre dissolution.
Dans son discours de Bayeux du 16 juin 1946, De Gaulle défend un exécutif fort, un président élu par un collège large et un droit de dissolution permettant au chef de l’État d’en appeler au peuple.
Compléments
Le premier projet constitutionnel est adopté le 19 avril 1946 par une majorité socialo-communiste, puis rejeté par référendum le 5 mai 1946 avec 53 % de votes négatifs.
Le second projet constitutionnel est soumis au référendum le 13 octobre 1946 et approuvé par 53 % des votants, mais il ne recueille l’adhésion que d’environ 35 % des électeurs.
Référendum de 1945 → projets constitutionnels de 1946 → nouvelle Constitution
★ À maîtriser
📌 Selon la conception gaullienne, le président de la République doit être élu par un collège plus large que le Parlement, nommer le gouvernement en tenant compte de la majorité parlementaire et pouvoir recourir à la dissolution pour appeler le peuple à arbitrer les conflits politiques.
Compléments
Président indépendant du Parlement → exécutif fort et continuité des institutions
★ À maîtriser
📌 L’Assemblée nationale a l’initiative des lois, vote les lois et le budget, et autorise la ratification des traités ; l’article 13 de la Constitution de 1946 interdit cependant la délégation du pouvoir de voter la loi.
📌 La Quatrième République possède un exécutif bicéphale composé du président de la République et du président du Conseil, mais le président de la République dispose de pouvoirs faibles tandis que le président du Conseil dirige effectivement le gouvernement.
Compléments
📌 Si des listes apparentées obtiennent la majorité absolue des suffrages dans une circonscription, elles remportent tous les sièges et se les répartissent entre elles ; sinon, les sièges sont répartis à la proportionnelle entre toutes les listes.
Assemblée nationale législatrice, Conseil de la République consultatif
★ À maîtriser
🔄 La nomination initiale du président du Conseil suit trois étapes:
La révision du 7 décembre 1954 supprime la double investiture et prévoit l’investiture du gouvernement dans son ensemble à la majorité simple.
La question de confiance est posée par le président du Conseil après délibération du Conseil des ministres, puis l’Assemblée nationale ne peut voter qu’après un délai de 24 heures et doit la refuser à la majorité absolue des sièges.
La motion de censure ne peut être votée qu’un jour franc après son dépôt, au scrutin public, et doit être adoptée à la majorité absolue des députés pour obliger le gouvernement à démissionner.
La dissolution appartient au Conseil des ministres et n’est possible qu’après deux crises ministérielles survenues en dix-huit mois dans les conditions des articles 49 ou 50.
Compléments
Investiture → responsabilité ministérielle → dissolution
★ À maîtriser
La loi constitutionnelle du 3 juin 1958 encadre l’élaboration de la nouvelle Constitution en exigeant l’avis d’un comité consultatif, l’avis du Conseil d’État et la soumission du projet au référendum.
La loi constitutionnelle impose cinq garanties:
La Constitution est approuvée par référendum le 28 septembre 1958 avec 79,2 % de voix favorables et 85 % de participation, puis promulguée le 4 octobre 1958.
Dans sa décision du 16 juillet 1971, dite Liberté d’association, le Conseil constitutionnel reconnaît une valeur constitutionnelle au Préambule de 1946 et devient le gardien des libertés fondamentales qu’il contient.
📌 La Constitution est la norme suprême de l’ordre juridique interne, et les traités internationaux ne servent pas de normes de référence au contrôle de constitutionnalité du Conseil constitutionnel.
Compléments
La Charte de l’environnement est intégrée au Préambule de la Constitution par la loi constitutionnelle du 1er février 2005 et sa valeur constitutionnelle est reconnue par la décision du 28 avril 2005.
Le seul référendum organisé selon l’article 89 est celui du 24 septembre 2000, qui approuve le passage au quinquennat.
Loi du 3 juin → projet constitutionnel → référendum → Constitution du 4 octobre 1958
★ À maîtriser
📌 L’article 89 de la Constitution organise la révision constitutionnelle en trois étapes : initiative, adoption du texte dans les mêmes termes par les deux assemblées, puis approbation par référendum ou par le Congrès lorsque l’initiative vient de l’exécutif.
📌 Lorsque l’initiative de la révision est parlementaire, l’approbation par référendum est obligatoire, tandis que lorsque l’initiative vient de l’exécutif, le président de la République peut choisir entre le référendum et la réunion du Congrès.
Le Congrès, réuni à Versailles, adopte la révision constitutionnelle à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.
Les trois limites à la révision constitutionnelle sont:
Compléments
Initiative → adoption identique → référendum ou Congrès
★ À maîtriser
📌 Pour être électeur, il faut en principe être français, avoir au moins 18 ans et disposer de sa capacité électorale, mais certains citoyens peuvent être privés de leurs droits politiques par une décision judiciaire.
📌 La souveraineté peut être exercée par des représentants habilités par la Constitution ou directement par le peuple, notamment au moyen du référendum.
Compléments
Le traité de Maastricht a instauré une citoyenneté européenne permettant aux citoyens de l’Union européenne résidant dans un autre État membre de voter et d’être éligibles aux élections municipales et européennes de cet État.
Sous la Constitution de 1958, l’Assemblée nationale est élue au suffrage universel direct, tandis que le Sénat est élu au suffrage indirect.
Souveraineté par représentants ≠ souveraineté directement exercée
★ À maîtriser
📌 Une proposition soumise au référendum d’initiative partagée ne peut pas abroger une disposition législative promulguée depuis moins d’un an et doit être contrôlée par le Conseil constitutionnel avant le recueil des soutiens citoyens.
Compléments
📌 Depuis la révision constitutionnelle du 4 août 1995, l’article 11 permet de soumettre à référendum des réformes relatives à la politique économique et sociale de la nation et aux services publics qui y concourent.
★ À maîtriser
Depuis la révision de 1962, le président de la République est élu au suffrage universel direct au scrutin majoritaire à deux tours, et sa candidature doit être soutenue par 500 élus.
Depuis la révision constitutionnelle de 2008, le mandat présidentiel est renouvelable immédiatement une seule fois, ce qui limite à deux le nombre de mandats successifs.
En cas de vacance ou d’empêchement définitif du président de la République, le président du Sénat exerce provisoirement ses fonctions et une nouvelle élection présidentielle doit être organisée entre vingt et trente-cinq jours.
Le président de la République n’est pas responsable des actes accomplis en qualité officielle, sauf pour les crimes internationaux relevant de la Cour pénale internationale et pour un manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat.
Les attributions propres du président de la République s’exercent sans contreseing ministériel, tandis que les attributions partagées exigent un contreseing selon l’article 19 de la Constitution.
Compléments
📌 Le président de la République peut nommer le Premier ministre, dissoudre l’Assemblée nationale après consultation des autorités prévues, décider d’organiser un référendum dans les conditions de l’article 11 et nommer trois membres du Conseil constitutionnel sans contreseing ministériel.
Concordance : président chef de majorité ; cohabitation : Premier ministre renforcé
★ À maîtriser
Le contreseing ministériel authentifie la signature du président de la République et fait endosser au gouvernement la responsabilité politique de l’acte présidentiel.
Le président de la République promulgue la loi dans un délai de 15 jours, délai qui peut être interrompu par une saisine du Conseil constitutionnel ou repoussé s’il demande une nouvelle délibération parlementaire.
Le Premier ministre est l’autorité réglementaire de droit commun, tandis que le président de la République ne signe que les décrets délibérés en conseil des ministres et exerce une compétence réglementaire résiduelle.
Pour certains emplois importants pour les droits et libertés ou la vie économique et sociale, le président de la République ne peut pas nommer un candidat si les votes négatifs des commissions compétentes des deux assemblées atteignent les trois cinquièmes des suffrages exprimés.
Le président de la République négocie et ratifie les traités, mais la ratification des traités mentionnés à l’article 53 nécessite une autorisation législative et le contreseing ministériel.
Compléments
📌 Selon la jurisprudence Meyet du Conseil d’État du 10 septembre 1992, un décret délibéré en conseil des ministres et signé par le président de la République relève de sa compétence, même si la Constitution ou la loi n’imposait pas cette délibération.
Président arbitre seul, gouvernement contresigne les actes partagés
Le président de la République nomme le Premier ministre, tandis que les ministres sont nommés par le président sur proposition du Premier ministre, sans vote d’investiture obligatoire du Parlement.
La question de confiance du gouvernement devant l’Assemblée nationale est facultative, car l’article 49 alinéa 1 ne fixe aucun délai et le Conseil constitutionnel a donné le même sens aux formulations du texte. — Territoire français des Afars et des Issas, 12 janvier 1977
Le président de la République met fin aux fonctions du gouvernement sur présentation de la démission du Premier ministre et met fin aux fonctions d’un ministre sur proposition du Premier ministre.
L’article 23 rend incompatibles les fonctions de membre du gouvernement et celles de parlementaire, mais depuis la révision du 23 juillet 2008 le parlementaire retrouve son siège dans le mois suivant la fin de ses fonctions gouvernementales.
L’article 20 confie au gouvernement le soin de déterminer et de conduire la politique de la nation, tandis que l’article 21 rend le Premier ministre responsable de la défense nationale.
Les accords internationaux sont signés par le gouvernement sur autorisation législative et ne sont pas soumis à ratification présidentielle, contrairement aux traités négociés et ratifiés par le président de la République.
Pour prendre une ordonnance, le gouvernement demande au Parlement une habilitation, adopte l’ordonnance en conseil des ministres après avis du Conseil d’État, puis la fait signer par le président de la République.
La loi d’habilitation doit définir avec suffisamment de précision le champ des ordonnances et fixer le délai d’habilitation ainsi que le délai de dépôt du projet de loi de ratification. — Conseil constitutionnel, 12 janvier 1977
Pendant le délai d’habilitation, les ordonnances ont une valeur réglementaire et le gouvernement peut les modifier ou les abroger, tandis qu’après ce délai il ne peut plus modifier que leurs dispositions réglementaires.
Le pouvoir réglementaire d’exécution permet au Premier ministre de prendre les mesures nécessaires à l’application des lois, tandis que le pouvoir réglementaire autonome lui permet d’édicter des règles dans les matières qui ne relèvent pas de la loi.
Le Parlement comprend l’Assemblée nationale et le Sénat, mais le bicaméralisme de la Ve République est inégalitaire car l’Assemblée nationale peut avoir le dernier mot dans l’élaboration des lois et peut seule renverser le gouvernement.
L’Assemblée nationale compte 577 députés élus au suffrage universel direct pour cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.
Le Sénat compte 348 sénateurs élus au suffrage universel indirect pour six ans, avec un renouvellement par moitié tous les trois ans.
La Constitution de 1958 définit matériellement le domaine de la loi à l’article 34, tandis que les matières qui ne relèvent pas de ce domaine appartiennent au pouvoir réglementaire autonome de l’article 37.
La Constitution de 1958 définit matériellement le domaine de la loi par l’article 34, tandis que tout ce qui n’en relève pas appartient en principe au domaine du règlement autonome prévu par l’article 37.
Dans les matières de l’article 34, le législateur fixe les règles ou détermine les principes, tandis que le pouvoir réglementaire précise leur mise en œuvre et leurs modalités d’application.
Nommer → organiser → faire fonctionner → cesser
| Dimension | Droit privé | Droit public |
|---|---|---|
| Personnes concernées | Personnes privées | Personnes publiques et administration |
| Pouvoir d’action | Recours au juge pour imposer une décision | Prérogatives exorbitantes et décisions unilatérales |
| Juridiction | Ordre judiciaire | Ordre administratif |
| Source mise en avant | Codes, écrits et lois | Jurisprudence |
| Conception | Rôle du président | Rapport au Parlement |
|---|---|---|
| Dualiste | Le président conserve une autonomie politique | L’exécutif peut s’opposer au Parlement |
| Moniste selon la Constitution Grévy | Le président renonce à plusieurs compétences | L’exécutif est subordonné au Parlement |
Teste tes connaissances sur Droit public et IIIe République avec 67 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quelle est la fonction principale du droit public dans une société donnée ?
2. Laquelle de ces entités est une personne publique au sens du droit public ?
Mémorisez les concepts clés de Droit public et IIIe République avec 94 flashcards interactives.
Qu'est-ce que le droit public organise et gouverne?
L'État et les rapports entre l'État, ses agents et les particuliers.
Quelles entités sont considérées comme personnes publiques?
L'État, collectivités territoriales, communes, départements, régions et établissements publics.
Dans quel intérêt doivent agir les personnes publiques?
Dans l'intérêt général et pour faire primer le bien commun.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches