★ À maîtriser
Compléments
Justice constitutionnelle → juridicisation de la vie politique
📌 Sous l’Ancien Régime, le roi légifère, juge, gouverne et administre souverainement, tandis que la monarchie est dépourvue de Constitution au sens moderne en raison de l’absence de séparation des pouvoirs et de pacte constitutionnel.
📌 L’article III de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme que le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation et qu’aucun corps ni individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
États généraux → Assemblée nationale → Constitution
📌 Sieyès défend une nation française antérieure à la royauté qui se donne une Constitution par ses représentants élus, tandis que Mounier considère que la nation s’est formée au cours de siècles de vie monarchique.
Sieyès : nation antérieure aux rois ; Mounier : nation historique monarchique
📌 La Nation est une entité distincte des citoyens et n’existe politiquement que représentée, tandis que le peuple désigne la multitude des citoyens avant sa transformation en corps politique.
📌 La Constitution de 1791 accorde à l’Assemblée nationale le monopole de l’initiative législative, éloigne les ministres des débats législatifs et confère au roi un veto suspensif.
📌 La Constitution de 1791 choisit le monocaméralisme et un veto royal suspensif, contrairement au modèle anglais fondé sur le bicaméralisme et l’équilibre entre les pouvoirs.
Équilibre anglais contre subordination rousseauiste de l’exécutif
★ À maîtriser
La Constitution montagnarde du 24 juin 1793 réduit l’exécutif à un Conseil de 24 membres choisis par l’Assemblée et dépourvus de pouvoir sur elle, ce qui contribue à son échec immédiat.
Dans la Constitution de l’an VIII, les trois consuls sont inégaux : seul Bonaparte dispose du pouvoir de décision, tandis que les deux autres consuls n’exercent qu’une collégialité de façade.
Compléments
Le 2 décembre 1804, Napoléon est couronné empereur à Notre-Dame de Paris et fonde sa légitimité sur le droit divin et la dynastie.
L’héritage institutionnel et juridique napoléonien comprend notamment:
Convention → Terreur → Directoire → Brumaire → Consulat
★ À maîtriser
📌 L’article 14 de la Charte autorise le Roi à prendre les règlements et ordonnances nécessaires à l’exécution des lois et à la sûreté de l’État.
📌 La responsabilité des ministres prévue par l’article 13 est pénale, et non politique : la Chambre des députés peut les accuser et la Chambre des pairs les juger, notamment pour concussion.
Compléments
Souveraineté royale et unité du pouvoir s’opposent à l’amorce du parlementarisme
★ À maîtriser
📌 Le régime parlementaire repose sur l’existence de moyens d’action réciproques : le Roi peut dissoudre la Chambre des députés, tandis que les députés peuvent engager la responsabilité politique du gouvernement.
Compléments
Contrôles parlementaires progressifs → responsabilité politique des ministres
★ À maîtriser
📌 Après 1830, les Chambres disposent de l’initiative des lois avec le Roi et du plein exercice du droit d’amendement, tandis que les ministres peuvent être poursuivis par elles sans restriction.
📌 Adolphe Thiers estime que le Roi doit régner sans gouverner, tandis que François Guizot considère que le monarque doit participer à la définition de la politique nationale.
Compléments
Thiers : le roi règne ; Guizot : le trône n’est pas un fauteuil vide
★ À maîtriser
Le 4 novembre 1848, la Constitution de la Seconde République proclame que la souveraineté réside dans l’universalité des citoyens français et établit une séparation rigide entre le président et l’Assemblée unique.
Le 2 décembre 1851, Louis Napoléon Bonaparte réalise un coup d’État après avoir constaté qu’il ne pouvait pas exercer un second mandat présidentiel.
La Constitution du 14 janvier 1852 confie le pouvoir exécutif à un chef élu par le peuple, politiquement irresponsable, qui nomme les ministres et conserve l’initiative, la sanction et la promulgation des lois.
Compléments
En novembre 1852, un référendum transforme le prince-président en empereur héréditaire sous le nom de Napoléon III et inaugure le Second Empire.
Le décret du 24 novembre 1860 autorise le Corps législatif à discuter la politique gouvernementale au moyen d’une Adresse annuelle à l’empereur.
République rigide → Second Empire → République parlementaire
★ À maîtriser
Les lois constitutionnelles de 1875 mettent en place un régime parlementaire dualiste associant la forme républicaine du gouvernement à des mécanismes issus de la monarchie parlementaire.
Selon l’amendement Wallon du 30 janvier 1875, le président de la République est élu à la majorité absolue par le Sénat et la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale.
Le président de la République est irresponsable sauf en cas de haute trahison, et ses actes doivent être contresignés par un ministre qui en assume la responsabilité.
L’article 6 de la loi constitutionnelle du 25 février 1875 rend les ministres solidairement responsables devant les Chambres de la politique générale du gouvernement et individuellement de leurs actes personnels.
Le système dualiste exige la double confiance du Parlement et du chef de l’État, tandis que le système moniste rend le gouvernement politiquement responsable uniquement devant le Parlement.
Le 6 février 1879, Jules Grévy affirme qu’il se soumettra à la loi du régime parlementaire et n’entrera jamais en lutte contre la volonté nationale exprimée par les organes constitutionnels.
🔄 La Constitution Grévy produit progressivement:
Compléments
Dualisme présidentiel contre monisme parlementaire
★ À maîtriser
📌 Dans un régime démocratique, la nationalité rattache juridiquement les individus à l’État et entraîne la citoyenneté, qui autorise l’exercice des droits de participation politique.
Compléments
📌 Le principe de territorialité signifie que les normes juridiques d’un État ont vocation à s’appliquer sur l’ensemble de son territoire, même si certaines normes ne valent que dans une partie de celui-ci.
📌 L’État de police reconnaît le droit comme enveloppe de la puissance étatique, tandis que l’État légal repose sur la souveraineté de la loi et la souveraineté parlementaire. — Carré de Malberg
PTR : population, territoire, souveraineté
★ À maîtriser
📌 L’État incarne l’impersonnalité et la pérennité du pouvoir en substituant au pouvoir personnel d’un chef un pouvoir général qui demeure au-delà des gouvernants.
Compléments
Personnalisation juridique → continuité du pouvoir
★ À maîtriser
📌 L’État est une personne juridique souveraine, contrairement aux autres personnes morales publiques ou privées, qui possèdent la personnalité juridique sans détenir la souveraineté.
📌 Selon Jean Baudin, la souveraineté est une puissance publique imprescriptible et inaliénable, comprenant notamment le pouvoir de faire et de casser la loi. — Les six livres de la République, 1576
📌 La souveraineté de l’État désigne son absence de subordination externe, tandis que la souveraineté dans l’État désigne son pouvoir de déterminer l’ordre juridique national et de poser librement les règles.
Compléments
📌 Un État souverain peut s’autolimiter en consentant à respecter des règles internationales, mais il ne peut être soumis à une norme internationale à laquelle il n’a pas consenti.
Souveraineté de l’État : dehors ; souveraineté dans l’État : dedans
★ À maîtriser
Compléments
Unité du centre, autonomie limitée des collectivités
★ À maîtriser
La confédération repose sur un traité international et non sur une Constitution, et son organe commun, la diète confédérale, ne possède pas de personnalité juridique internationale.
Les décisions de la confédération ne s’appliquent pas directement aux citoyens et doivent être ratifiées par chaque État membre.
Chaque État confédéré dispose d’un droit de veto et d’un droit discrétionnaire de sécession, contrairement à l’État fédéré qui ne peut normalement pas se retirer unilatéralement de la fédération.
Compléments
Traité → diète → unanimité → veto et sécession
★ À maîtriser
📌 Le droit fédéral s’applique directement aux individus et prime le droit des États fédérés ; en Allemagne, l’article 31 de la Loi fondamentale énonce que « le droit fédéral brise le droit fédéré ».
📌 Dans un État fédéral, la compétence législative est répartie par la Constitution fédérale entre les compétences fédérales d’attribution et la compétence de droit commun des États fédérés.
Compléments
La Constitution allemande distingue trois catégories de compétences.:
La révision de la Loi fondamentale allemande doit être approuvée par les deux tiers des membres de chaque assemblée.
En 1787, les États-Unis ont adopté une Constitution fédérale issue du rassemblement d’États préexistants.
En 1949, la Loi fondamentale allemande a organisé le partage des compétences entre la fédération et les Länder.
📌 Les conflits de compétences fédérales sont réglés par les juridictions constitutionnelles, notamment la Cour suprême des États-Unis et la Cour constitutionnelle allemande.
SAP : Superposition, Autonomie, Participation
📌 L’article 53 de la Constitution française du 4 octobre 1958 dispose qu’aucune cession, aucun échange et aucune adjonction de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées.
PTR : population, territoire, souveraineté
La personnalité juridique de l’État assure l’impersonnalité et la pérennité du pouvoir en substituant une institution durable au pouvoir personnel d’un gouvernant.
Carré de Malberg distingue l’État de police, où le droit enveloppe la puissance étatique, l’État légal, fondé sur la souveraineté de la loi et du Parlement, et l’État de droit, où la loi doit respecter la Constitution contrôlée par un juge.
Dans l’État unitaire, les collectivités territoriales ne possèdent pas la puissance de donner la loi aux sujets et leurs normes ne peuvent être créées qu’en application de normes nationales préalables.
Dans une confédération, la diète interétatique fonctionne normalement à l’unanimité, ses décisions nécessitent la ratification de chaque État et chaque membre dispose d’un droit de veto et d’un droit discrétionnaire de sécession.
Les trois principes d’organisation de l’État fédéral sont : (Georges Celle):
Le principe de superposition signifie que le droit fédéral s’applique directement aux individus et prime la Constitution et les lois des États fédérés.
Les États fédérés peuvent établir leur Constitution, adopter et exécuter leurs lois, désigner leurs gouvernants et organiser leur justice, à condition de respecter la Constitution fédérale.
Dans un État fédéral, la Constitution répartit les compétences entre l’État fédéral et les États fédérés en énumérant les compétences fédérales, les matières non énumérées revenant en principe aux États fédérés.
Aux États-Unis, la Constitution réserve en principe à la fédération une compétence législative d'attribution énumérée à l'article premier, section 8, tandis que la compétence de droit commun appartient aux États fédérés.
Dans un État unitaire, la répartition des compétences relève des lois ordinaires, tandis que dans un État fédéral elle est fixée par la Constitution et ne peut être modifiée que selon une procédure impliquant les États fédérés.
Dans le fédéralisme américain, les matières non énumérées parmi les compétences fédérales relèvent en principe des États fédérés.
La Loi fondamentale allemande de mai 1949 prévoit que les Länder légifèrent lorsque la fédération ne dispose pas d'un pouvoir de légiférer, tout en affirmant la primauté du droit fédéral sur le droit des Länder.
Pouvoir personnel éphémère, État impersonnel et permanent
| Régime | Période | Organisation du pouvoir | Issue |
|---|---|---|---|
| Monarchie constitutionnelle | 1791-1792 | Assemblée législative dominante, roi doté d’un veto suspensif | Chute le 10 août 1792 |
| République jacobine | 1792-1794 | Suprématie de l’Assemblée et concentration révolutionnaire | Terreur et chute de Robespierre |
| Directoire | 1795-1799 | Bicaméralisme et exécutif de cinq membres | Coup d’État du 18 Brumaire |
| Consulat et Empire | 1799-1814 | Exécutif concentré autour de Bonaparte puis de Napoléon | Chute de l’Empire en 1814 |
| Système | Responsabilité du gouvernement | Rôle du chef de l’État |
|---|---|---|
| Dualiste | Devant le Parlement et le chef de l’État | Participe à l’orientation politique |
| Moniste | Uniquement devant le Parlement | Rôle essentiellement formel |
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1. Que désigne le droit constitutionnel au sein de l’État ?
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Qu'est-ce que le droit constitutionnel désigne ?
L'ensemble des règles juridiques relatives aux institutions de l'État.
Qu'est-ce que la justice constitutionnelle ?
La jurisprudence produite par les cours constitutionnelles.
Depuis quand la justice constitutionnelle encadre-t-elle mieux le pouvoir politique français ?
Depuis les années 1970.
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