1965 → 1980-1988 → 1991 → 2006 → 2018
★ À maîtriser
La loi de 1965 fait du tribunal de la jeunesse l’instance centrale compétente à la fois pour les mineurs en danger et pour les mineurs ayant commis un fait qualifié infraction.
L’évolution de la protection repose sur l’idée qu’une intervention précoce auprès d’un jeune en détresse ou en danger peut éviter sa judiciarisation et son entrée dans la délinquance.
Compléments
À partir de 1965, l’intérêt du jeune et de sa famille devient essentiel, notamment pour la santé, la moralité, le danger et l’éducation.
Le mécanisme de dessaisissement de l’article 45bis permet, sous conditions, de renvoyer un jeune devant les juridictions de droit commun lorsque les mesures de garde, de préservation ou d’éducation sont jugées inadéquates.
Danger détecté précocement → intervention avant la judiciarisation
★ À maîtriser
📌 Le CPJ avait une vocation sociale, mais son insertion dans le processus judiciaire créait une confusion entre fonction sociale et fonction judiciaire et favorisait la judiciarisation de la protection de la jeunesse. - Baeselen & De Fraene, Vers une réforme fondamentale de la loi de 1965 relative à la protection de la jeunesse, 2000
Compléments
Le décret poursuit notamment les objectifs suivants:
Les cinq grands principes du décret sont:
Aide négociée avec la famille ≠ aide contrainte décidée par le juge
★ À maîtriser
📌 L’aide générale de première ligne est proposée sans mandat par des services comme les CPMS, les CPAS et les services de proximité, tandis que l’aide spécialisée ou contrainte intervient avec un cadre institutionnel spécifique.
Le conseiller du SAJ examine les demandes, oriente vers la première ligne et coordonne les interventions avec l’accord des parents et du jeune de plus de 14 ans.
Le directeur du SPJ met en œuvre les mesures imposées et choisit le service ou l’institution qui les applique.
Le juge du tribunal de la jeunesse décide et arbitre lorsque l’intégrité du jeune est gravement compromise, en cas de péril grave nécessitant un retrait urgent ou en cas de recours contre une décision du conseiller ou du directeur.
Compléments
📌 En cas de péril grave et d’absence d’accord, le juge peut ordonner une mesure de garde provisoire de 14 jours, prolongeable de 60 jours.
Première ligne → SAJ → SPJ → tribunal de la jeunesse
📌 En dessous de 12 ans, le mineur bénéficie d’une présomption de non-responsabilité et les faits qui lui sont reprochés ne peuvent donner lieu qu’à un renvoi vers des structures spécialisées d’aide à la jeunesse.
📌 Pour une personne majeure, une infraction relève du droit pénal et peut entraîner une peine, tandis que le fait qualifié infraction commis par un mineur relève du tribunal de la jeunesse et entraîne une mesure de garde, de préservation ou d’éducation.
Infraction adulte → peine pénale ; FQI mineur → mesure protectionnelle
★ À maîtriser
Le parquet dispose des sept mesures suivantes:
Le juge dispose des sept catégories de placement suivantes:
Compléments
📌 Une mesure prise par le juge concernant une IPPJ est limitée dans le temps et doit être réexaminée au terme de 6 mois, avec une prolongation possible en cas de mauvais comportement.
★ À maîtriser
📌 Depuis l’article 57bis de 2006, le dessaisissement d’un jeune âgé d’au moins 16 ans au moment des faits n’est possible que s’il a déjà fait l’objet d’une mesure du juge ou d’une offre restauratrice, ou s’il comparaît pour la première fois pour un fait appartenant à une liste limitative de faits graves.
Compléments
La liste comprend notamment:
Le Comité des droits de l’enfant a rappelé à la Belgique en 2002 qu’elle devait veiller à ce que les personnes de moins de 18 ans ne soient pas jugées comme des adultes.
Protectionnel pour mineurs ≠ droit pénal des adultes après dessaisissement
| Type d’aide | Service ou institution | Acteur et rôle |
|---|---|---|
| Aide générale de première ligne | CPMS, CPAS, services de proximité | Premier niveau de réponse sans mandat |
| Aide spécialisée sollicitée ou acceptée | SAJ | Le conseiller examine, oriente et coordonne avec l’accord des personnes concernées |
| Aide contrainte | SPJ | Le directeur met en œuvre les mesures imposées |
| Décision judiciaire | Tribunal de la jeunesse | Le juge décide, arbitre et traite les recours |
| Dimension | Infraction | Fait qualifié infraction |
|---|---|---|
| Auteur | Personne majeure ou mineur dessaisi | Mineur d’âge |
| Juridiction | Tribunal de police, tribunal correctionnel ou cour d’assises | Tribunal de la jeunesse |
| Réponse | Peine fondée sur le Code pénal | Mesure fondée sur la loi de 1965 |
| Logique | Répressive et rétributive | Protectionnelle, éducative et restauratrice |
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1. À quelle date la loi de protection de la jeunesse a-t-elle été adoptée ?
2. En quelle année le décret de l’Aide à la jeunesse a-t-il été adopté ?
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Quelle loi de protection de la jeunesse a été adoptée le 8 avril 1965 ?
La loi de protection de la jeunesse.
En quelle année le décret de l’Aide à la jeunesse a-t-il été adopté ?
En 1991.
En quelle année la loi de 1965 a-t-elle été révisée ?
En 2006.
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