📌 Un résident fiscal de France est soumis à une obligation fiscale illimitée portant sur son revenu mondial, sous réserve des conventions fiscales, tandis qu’un non-résident est soumis à une obligation fiscale limitée portant uniquement sur ses revenus de source française.
📌 Le prélèvement à la source de l’article 204 A du CGI concerne les résidents fiscaux, tandis que la retenue à la source trimestrielle de l’article 182 A du CGI concerne les non-résidents sur leurs salaires de source française.
Résident : revenu mondial ; non-résident : revenu de source française
📌 Selon l’article 4B du CGI, une personne est fiscalement domiciliée en France si elle y a son foyer ou son lieu de séjour principal, si elle y exerce son activité professionnelle à titre principal, ou si elle y a le centre de ses intérêts économiques.
Foyer permanent → intérêts vitaux → séjour habituel → nationalité → accord des États
★ À maîtriser
📌 Pour un résident fiscal de France, l’article 15 de la convention fiscale modèle OCDE peut attribuer l’imposition au pays de la mission lorsque le salarié y séjourne plus de 183 jours, lorsque la rémunération est payée par ou pour le compte d’un employeur situé dans ce pays, ou lorsque la charge est supportée par un établissement stable ou une base fixe qui y est situé.
📌 Pour un non-résident fiscal de France, l’article 15 de la convention fiscale modèle OCDE peut rendre la rémunération imposable en France lorsque le salarié y séjourne plus de 183 jours, lorsque la rémunération est payée par ou pour le compte d’un employeur situé en France, ou lorsque sa charge est supportée par un établissement stable ou une base fixe de l’employeur étranger en France.
Compléments
📌 Les jours de travail dans le pays d’accueil peuvent être soumis à l’imposition de ce pays, tandis que les jours de travail en France d’un non-résident peuvent relever de la retenue à la source des non-résidents prévue par l’article 182 A du CGI.
183 jours, employeur local ou établissement stable peuvent déplacer l’imposition
📌 L’article 81 A II du CGI exonère la prime d’expatriation dans la limite de 40 % de la rémunération brute annuelle totale, lorsque le salarié résident fiscal de France exerce une activité éligible à l’étranger et perçoit un supplément de rémunération.
81 A : chantier, prospection, prime d’expatriation
★ À maîtriser
L’article 155 B du CGI exige notamment que l’impatrié soit appelé de l’étranger à occuper un emploi en France, n’ait pas été résident fiscal de France pendant les cinq années civiles précédant la prise de fonctions et devienne résident fiscal de France lors de cette prise de fonctions.
Le régime français des impatriés exonère la prime d’impatriation, prévue au contrat ou évaluée forfaitairement jusqu’à 30 % de la rémunération nette imposable, ainsi que les rémunérations correspondant aux jours travaillés hors de France pour la société.
L’exonération du régime des impatriés est plafonnée, au choix annuel du salarié, à 50 % de la rémunération nette imposable totale pour la prime et les jours étrangers, ou à 20 % de la rémunération nette imposable après imputation de la prime exonérée pour les jours étrangers seuls.
Compléments
Le régime espagnol Beckham permet notamment une imposition au taux forfaitaire de 24 % pour les salaires de source espagnole inférieurs à 600 000 €, puis au taux marginal de 47 % au-delà.
Le régime italien des impatriati prévoit un abattement fiscal de 50 % du revenu imposable, porté à 60 % si le salarié a au moins un enfant mineur, et à 90 % en cas de transfert de résidence dans une région du sud de l’Italie.
Expatrié français : exonération des jours étrangers ; impatrié : exonération de la prime d’arrivée
Zone frontalière → résidence → activité → allers-retours quotidiens
★ À maîtriser
📌 Pour anticiper le risque d’établissement stable lié au télétravail, l’entreprise doit interdire la négociation et la conclusion de contrats ainsi que les décisions managériales pendant le télétravail, encadrer sa durée par une politique dédiée et suivre les télétravailleurs transfrontaliers.
Compléments
Télétravail non encadré → établissement stable → imposition et pénalités
| Situation | Assiette française | Prélèvement employeur |
|---|---|---|
| Résident fiscal de France | Revenu mondial, sous réserve des conventions | Prélèvement à la source, article 204 A du CGI |
| Non-résident fiscal de France | Revenu de source française uniquement | Retenue à la source, article 182 A du CGI |
| Élément | Limite d’exonération | Condition principale |
|---|---|---|
| Prime d’impatriation | Jusqu’à 30 % de la rémunération nette imposable | Prime contractuelle ou forfaitaire |
| Prime et jours étrangers | 50 % de la rémunération nette imposable totale | Option annuelle du salarié |
| Jours étrangers seuls | 20 % après imputation de la prime exonérée | Option annuelle du salarié |
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Salaire de source française — Définition
Revenu d’une activité salariée en France
Qu'est-ce qu'un salaire de source française ?
Un revenu d'activité salariée exercée en France imposable en France.
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