QCM : Représentation et liberté syndicales (66 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet légal d’un syndicat au regard des personnes mentionnées dans ses statuts ?

Étudier et défendre leurs droits et intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels
Organiser la représentation politique de leurs intérêts dans les institutions publiques
Développer des activités commerciales au bénéfice de ses seuls adhérents
Négocier les conditions de travail des seuls salariés adhérents

Étudier et défendre leurs droits et intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels

Explication

L’objet syndical porte sur l’étude et la défense des droits et intérêts matériels et moraux des personnes visées par les statuts, tant collectifs qu’individuels. La négociation au bénéfice des seuls adhérents est trop restrictive, car les personnes concernées sont définies par les statuts.

2. Un syndicat intervient dans un débat sur les retraites en défendant les intérêts professionnels des salariés : quel principe permet de distinguer cette action d’une action politique ?

Le principe de neutralité, qui interdit au syndicat de prendre position sur les retraites
Le principe de représentativité, qui réserve toute intervention aux syndicats majoritaires
Le principe de spécialité, qui rattache l’action syndicale à la défense des intérêts professionnels
Le principe d’indépendance, qui limite l’action du syndicat aux relations avec l’employeur

Le principe de spécialité, qui rattache l’action syndicale à la défense des intérêts professionnels

Explication

Le principe de spécialité circonscrit l’action syndicale à la défense des intérêts professionnels, même si la frontière avec le politique peut être floue, notamment pour les retraites. L’indépendance concerne les rapports du syndicat avec l’État ou l’employeur, et ne définit pas cette limite de compétence.

3. Un syndicat vend des objets portant un label qu’il a déposé et utilise les recettes pour financer ses activités : quelle règle s’applique ?

Le dépôt d’un label est permis, mais l’activité ne peut devenir une activité commerciale avec distribution de bénéfices
La vente sous label est interdite dès lors qu’elle procure des recettes au syndicat
La distribution des bénéfices est permise lorsqu’elle se limite aux adhérents du syndicat
L’achat pour revente est permis si les bénéfices sont affectés aux activités syndicales

Le dépôt d’un label est permis, mais l’activité ne peut devenir une activité commerciale avec distribution de bénéfices

Explication

Un syndicat peut déposer une marque ou un label pour les objets qu’il vend, mais il ne peut exercer une activité commerciale ni distribuer des bénéfices à ses adhérents. L’affectation des recettes à ses activités ne rend pas licite l’achat pour revente.

4. Quelle conséquence la Cour de cassation a-t-elle tirée de l’affaire Front national police du 10 avril 1998 ?

Le syndicat a été dissous par la Cour en raison de son absence de dépôt de statuts
Le syndicat a été privé de prérogatives dans l’entreprise en raison de ses objectifs et agissements illicites
Le syndicat a été reconnu comme représentatif malgré des objectifs essentiellement politiques
Le syndicat a conservé ses prérogatives, sous réserve de renoncer à toute activité commerciale

Le syndicat a été privé de prérogatives dans l’entreprise en raison de ses objectifs et agissements illicites

Explication

Dans cet arrêt, la Cour a jugé qu’un syndicat ne pouvait poursuivre des objectifs essentiellement politiques ni agir contre la non-discrimination, et l’a privé de prérogatives dans l’entreprise. La conséquence rapportée est la perte de ces prérogatives, et non la dissolution du groupement.

5. Quelle condition professionnelle s’applique en principe aux adhérents d’un même syndicat, hors régime des unions de syndicats ?

Ils appartiennent à une profession réglementée disposant d’un ordre commun
Ils travaillent nécessairement pour le même employeur ou dans le même établissement
Ils exercent une activité professionnelle ou un métier similaire ou connexe
Ils occupent des fonctions identiques dans un même secteur économique

Ils exercent une activité professionnelle ou un métier similaire ou connexe

Explication

En principe, les adhérents doivent exercer une activité professionnelle ou un métier similaire ou connexe, sous réserve du régime propre aux unions de syndicats. Travailler pour le même employeur n’est pas la condition posée.

6. Dans un syndicat d’industrie, quel critère rattache principalement les salariés au syndicat ?

Le métier précis exercé, plutôt que le secteur où l’activité est menée
Le produit fabriqué ou le secteur d’activité, plutôt que le métier précis exercé
Le niveau de qualification, plutôt que le produit ou le secteur concerné
L’ancienneté dans l’entreprise, plutôt que la profession ou l’industrie

Le produit fabriqué ou le secteur d’activité, plutôt que le métier précis exercé

Explication

Le syndicalisme d’industrie regroupe les salariés selon le produit ou le secteur d’activité, indépendamment de leur métier précis. Le regroupement par métier correspond à une logique différente de celle de ce modèle.

7. Une personne justifiant d’un intérêt à agir conteste la qualité de syndicat professionnel d’un groupement : quel effet peut produire cette contestation ?

Le groupement perd ses prérogatives jusqu’à régularisation, sans être dissous
Le groupement perd définitivement sa qualité, même si l’irrégularité est corrigée
Le groupement conserve ses prérogatives, mais ne peut plus accueillir de nouveaux adhérents
Le groupement est dissous dès le dépôt de la contestation, même s’il se régularise ensuite

Le groupement perd ses prérogatives jusqu’à régularisation, sans être dissous

Explication

Toute personne ayant un intérêt à agir peut contester cette qualité, ce qui prive le groupement de ses prérogatives jusqu’à régularisation sans le dissoudre. La contestation n’entraîne donc pas automatiquement la dissolution du groupement.

8. Quelle formalité permet de créer un syndicat professionnel sans autorisation administrative préalable ?

Obtenir un agrément administratif après avoir transmis la liste de tous les futurs adhérents
Déposer ses statuts en mairie, en indiquant notamment son objet, les personnes défendues et les premiers administrateurs
Faire approuver ses statuts par l’employeur avant de les déposer auprès de l’inspection du travail
Déclarer son objet et ses administrateurs en préfecture, puis attendre une autorisation de création

Déposer ses statuts en mairie, en indiquant notamment son objet, les personnes défendues et les premiers administrateurs

Explication

La création exige le dépôt des statuts en mairie, lesquels précisent notamment l’objet, les personnes défendues et l’identité des premiers administrateurs. Aucun agrément ni aucune autorisation préalable n’est requis.

9. Quelle combinaison de droits caractérise la liberté syndicale individuelle d’un salarié ?

Choisir son syndicat, le quitter à tout moment ou décider de ne pas adhérer
Adhérer à un syndicat après l’embauche et participer à ses négociations
Choisir un syndicat reconnu par l’employeur et y maintenir son adhésion
Créer un syndicat, fixer son organisation et conduire librement ses actions collectives

Choisir son syndicat, le quitter à tout moment ou décider de ne pas adhérer

Explication

La liberté syndicale individuelle comprend le droit d’adhérer au syndicat de son choix, de le quitter à tout moment et de ne pas adhérer. La création et l’organisation des syndicats relèvent plutôt de la liberté syndicale collective.

10. Un employeur écarte des candidats parce qu’ils sont syndiqués et exige des nouveaux salariés qu’ils quittent leur syndicat : quelle règle s’applique ?

Le recrutement peut tenir compte de l’adhésion syndicale si la décision est prise avant la signature du contrat
Le recrutement ne peut dépendre de l’adhésion ou du retrait syndical, et les listes noires de candidats syndiqués sont interdites
Les listes de candidats syndiqués sont admises si l’employeur ne conditionne pas leur rémunération
L’employeur peut demander le retrait d’un syndicat, mais ne peut pas établir de liste de candidats

Le recrutement ne peut dépendre de l’adhésion ou du retrait syndical, et les listes noires de candidats syndiqués sont interdites

Explication

L’embauche ne peut être conditionnée ni à l’adhésion à un syndicat ni au retrait de celui-ci, et les listes noires de candidats syndiqués sont interdites. Une décision prise avant la signature du contrat reste liée à un critère d’adhésion prohibé.

11. Une salariée reçoit une rémunération inférieure en raison de son engagement syndical : quelle conséquence prévoit l’article L. 1132-1 du Code du travail ?

La mesure discriminatoire est nulle, y compris lorsqu’elle concerne la rémunération
La mesure peut être annulée uniquement si elle concerne une promotion professionnelle
La mesure reste valable si l’employeur justifie d’une différence de qualification
La mesure entraîne une sanction disciplinaire contre le syndicat de la salariée

La mesure discriminatoire est nulle, y compris lorsqu’elle concerne la rémunération

Explication

L’article L. 1132-1 sanctionne par la nullité les mesures discriminatoires fondées sur l’engagement syndical, notamment celles touchant à la rémunération. Une justification fondée sur la qualification ne transforme pas une discrimination syndicale en mesure valable.

12. Une organisation peut se constituer, choisir librement son organisation et mener ses actions sans dépendre de l’État : de quelle liberté s’agit-il ?

De la liberté professionnelle, qui détermine les métiers accessibles aux salariés
De la liberté de négociation, qui permet à un employeur de choisir ses interlocuteurs
De la liberté syndicale individuelle, qui garantit le choix d’adhésion de chaque salarié
De la liberté syndicale collective, fondée sur l’indépendance et le pluralisme

De la liberté syndicale collective, fondée sur l’indépendance et le pluralisme

Explication

La liberté syndicale collective garantit la constitution, l’organisation et l’action libres des syndicats dans un cadre indépendant de l’État et fondé sur le pluralisme. Le choix d’adhérer ou non à un syndicat relève, lui, de la liberté individuelle.

13. Depuis quelle loi les critères de représentativité syndicale sont-ils fixés au nombre de sept à l’article L. 2121-1 du Code du travail ?

Depuis la loi du 20 juillet 2008
Depuis la loi du 20 août 2010
Depuis la loi du 20 août 2006
Depuis la loi du 20 août 2008

Depuis la loi du 20 août 2008

Explication

La loi du 20 août 2008 a fixé à sept le nombre de critères prévus par l’article L. 2121-1. La date de 2010 peut sembler plausible, mais ce n’est pas celle de cette réforme.

14. Quelle caractéristique décrit les critères de représentativité syndicale ?

Ils sont alternatifs et comprennent notamment l’indépendance, l’ancienneté, l’audience et l’influence.
Ils sont alternatifs et comprennent notamment l’affiliation, la durée du mandat, l’audience et l’influence.
Ils sont cumulatifs et comprennent notamment l’affiliation, la durée du mandat, l’audience et l’influence.
Ils sont cumulatifs et comprennent notamment l’indépendance, l’ancienneté, l’audience et l’influence.

Ils sont cumulatifs et comprennent notamment l’indépendance, l’ancienneté, l’audience et l’influence.

Explication

Les critères sont cumulatifs et incluent notamment l’indépendance, l’ancienneté, l’audience et l’influence, ainsi que d’autres éléments. Les critères alternatifs ne correspondent pas à cette exigence cumulative.

15. Quelle distinction sépare les critères de qualification syndicale des critères de représentativité ?

Les premiers mesurent les effectifs et les cotisations, tandis que les seconds vérifient uniquement la transparence financière.
Les premiers mesurent l’audience électorale, tandis que les seconds vérifient l’indépendance et les valeurs républicaines du mouvement.
Les premiers départagent les syndicats qualifiés, tandis que les seconds déterminent si un mouvement peut être qualifié de syndicat.
Les premiers qualifient le mouvement syndical, tandis que les seconds départagent les syndicats qualifiés pour représenter la collectivité de travail.

Les premiers qualifient le mouvement syndical, tandis que les seconds départagent les syndicats qualifiés pour représenter la collectivité de travail.

Explication

La qualification porte notamment sur l’indépendance, la transparence financière et le respect des valeurs républicaines ; la représentativité sert ensuite à départager les syndicats qualifiés. Confondre qualification et audience électorale inverse les fonctions de ces critères.

16. Depuis 2008, quelle démarche un syndicat doit-il accomplir pour ses comptes annuels ?

Les établir et les faire approuver par le commissaire aux comptes ou, à défaut, par l’inspection du travail.
Les établir et les faire approuver par l’ensemble des salariés de l’entreprise ou, à défaut, par l’employeur.
Les établir et les faire approuver par la fédération nationale ou, à défaut, par le tribunal compétent.
Les établir et les faire approuver par l’organe prévu par ses statuts ou, à défaut, par l’assemblée générale des membres syndiqués.

Les établir et les faire approuver par l’organe prévu par ses statuts ou, à défaut, par l’assemblée générale des membres syndiqués.

Explication

Les comptes annuels sont soumis à l’organe désigné par les statuts ; en l’absence de désignation, l’assemblée générale des membres syndiqués les approuve. Le commissaire aux comptes intervient dans certains régimes financiers, mais n’est pas l’instance d’approbation prévue par défaut.

17. Quel régime comptable s’applique à un syndicat dont les ressources dépassent 230 000 euros ?

Il présente un bilan et un compte de résultat, et désigne un commissaire aux comptes sans suppléant.
Il présente un bilan, un compte de résultat et une annexe, et désigne au moins un commissaire aux comptes et un suppléant.
Il présente des comptes simplifiés et peut enregistrer ses créances et dettes à la clôture de l’exercice.
Il présente des comptes consolidés et désigne un commissaire aux comptes et deux suppléants.

Il présente un bilan, un compte de résultat et une annexe, et désigne au moins un commissaire aux comptes et un suppléant.

Explication

Au-delà de 230 000 euros de ressources, le syndicat présente les trois états comptables et désigne au moins un commissaire aux comptes ainsi qu’un suppléant. Le régime simplifié concerne une tranche inférieure de ressources.

18. Quelle conséquence entraîne l’absence de publication des comptes approuvés d’un syndicat ?

Elle constitue un manquement à une formalité substantielle qui fait perdre au syndicat sa représentativité.
Elle constitue une irrégularité statutaire qui annule automatiquement l’approbation des comptes.
Elle constitue un manquement comptable qui suspend temporairement les cotisations syndicales.
Elle constitue un défaut de contrôle qui impose la désignation d’un commissaire aux comptes supplémentaire.

Elle constitue un manquement à une formalité substantielle qui fait perdre au syndicat sa représentativité.

Explication

La publication des comptes après leur approbation est une formalité substantielle ; son absence fait perdre au syndicat sa représentativité. Une désignation supplémentaire d’un commissaire aux comptes n’est pas la conséquence indiquée.

19. À partir de quel moment se calcule la durée minimale de deux ans d’ancienneté requise pour la représentativité ?

À partir de la première élection professionnelle organisée dans l’entreprise.
À partir du dépôt légal des statuts du syndicat.
À partir de la première adhésion enregistrée par le syndicat.
À partir de l’approbation des premiers comptes annuels du syndicat.

À partir du dépôt légal des statuts du syndicat.

Explication

La durée minimale de deux ans se calcule à partir du dépôt légal des statuts. La tenue d’une première élection peut compter pour l’audience, mais ne fixe pas le point de départ de l’ancienneté.

20. Quels sont les trois grands collèges électoraux ?

Les employés et ouvriers, les techniciens supérieurs et ingénieurs, et les cadres dirigeants.
Les employés et cadres, les agents de maîtrise et ouvriers, et les professions intermédiaires.
Les employés et ouvriers, les agents de maîtrise et techniciens supérieurs, et les cadres.
Les ouvriers et techniciens, les agents de maîtrise et employés, et les cadres.

Les employés et ouvriers, les agents de maîtrise et techniciens supérieurs, et les cadres.

Explication

Les trois collèges regroupent les employés et ouvriers, les agents de maîtrise et techniciens supérieurs, puis les cadres. Les ingénieurs ne constituent pas, dans cette répartition, un collège distinct à la place des agents de maîtrise et techniciens supérieurs.

21. Comment un syndicat catégoriel peut-il établir son audience pour être représentatif depuis la loi du 20 août 2008 ?

En prouvant son audience auprès du collège électoral qu’il représente.
En prouvant son audience dans l’ensemble des collèges électoraux de l’entreprise.
En prouvant son audience dans les collèges où il présente des candidats.
En prouvant son audience auprès des salariés syndiqués de sa catégorie.

En prouvant son audience auprès du collège électoral qu’il représente.

Explication

Un syndicat catégoriel peut établir sa représentativité à partir de son audience dans le collège qu’il représente. Exiger l’audience de l’ensemble des collèges confond sa règle avec celle applicable à une mesure intercatégorielle.

22. Lors d’une négociation intercatégorielle, comment faut-il traiter l’audience d’un syndicat catégoriel pour apprécier sa représentativité ?

La retenir comme résultat brut de son collège afin de préserver sa spécificité catégorielle.
La comparer au seul score des autres syndicats présents dans son collège.
La pondérer selon le nombre de candidats qu’il a présentés dans chaque collège.
La convertir en proportion de l’ensemble des collèges afin de ne pas gonfler artificiellement son score.

La convertir en proportion de l’ensemble des collèges afin de ne pas gonfler artificiellement son score.

Explication

Pour une négociation intercatégorielle, l’audience du syndicat catégoriel est rapportée à l’ensemble des collèges afin d’éviter une surestimation. Retenir le score brut de son seul collège ne permet pas cette mise en proportion.

23. Pour quelles professions la Cour de cassation reconnaît-elle un collège technique spécifique ?

Les cadres et les personnels navigants techniques.
Les journalistes et les personnels navigants techniques.
Les journalistes et les personnels navigants commerciaux.
Les personnels navigants techniques et les personnels navigants commerciaux.

Les journalistes et les personnels navigants techniques.

Explication

La Cour de cassation reconnaît un collège technique spécifique aux journalistes et aux personnels navigants techniques. Les personnels navigants commerciaux ne bénéficient pas de cette reconnaissance pour créer un collège spécifique doté de syndicats représentatifs.

24. Dans une entreprise de 11 salariés ou plus, quel seuil d’audience permet à un syndicat d’être représentatif ?

Au moins 8 % des suffrages exprimés au premier tour, tous collèges confondus
Au moins 10 % des suffrages exprimés au second tour, tous collèges confondus
Au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour, tous collèges confondus
Au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour dans un seul collège

Au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour, tous collèges confondus

Explication

Le seuil en entreprise est de 10 % des suffrages exprimés au premier tour, en considérant tous les collèges. Le seuil de 8 % concerne notamment les branches et le niveau national et interprofessionnel.

25. Pour établir l’audience syndicale dans une entreprise, quelles conditions doivent être réunies cumulativement ?

Atteindre 10 % des suffrages exprimés au premier tour, tous collèges confondus
Atteindre 10 % des suffrages exprimés au second tour, dans tous les collèges
Atteindre 10 % des suffrages exprimés au premier tour dans le collège principal
Atteindre 8 % des suffrages exprimés au premier tour, tous collèges confondus

Atteindre 10 % des suffrages exprimés au premier tour, tous collèges confondus

Explication

Le calcul en entreprise combine trois exigences : le seuil de 10 %, le premier tour et la prise en compte de tous les collèges. Un résultat obtenu au second tour ne satisfait pas la condition relative au moment du scrutin.

26. Que choisissent les salariés lors du scrutin sur sigle organisé dans les très petites entreprises ?

Une personne candidate afin d’élire un représentant du personnel
Une organisation syndicale afin de mesurer son audience
Un délégué syndical afin de négocier les accords collectifs
Une liste de candidats afin de désigner les membres du comité social et économique

Une organisation syndicale afin de mesurer son audience

Explication

Le scrutin sur sigle permet aux salariés des très petites entreprises de voter pour une organisation syndicale afin d’en mesurer l’audience. Les élections professionnelles ordinaires portent sur des candidats, et non sur le choix direct d’une organisation.

27. Quelle modalité caractérise le scrutin sur sigle organisé pour les salariés des très petites entreprises ?

Il a lieu tous les quatre ans dans chaque entreprise sous l’autorité de l’employeur
Il a lieu tous les quatre ans au niveau régional sous l’autorité du ministre du Travail
Il a lieu tous les trois ans au niveau national sous l’autorité du ministre du Travail
Il a lieu tous les cinq ans au niveau régional sous l’autorité des organisations syndicales

Il a lieu tous les quatre ans au niveau régional sous l’autorité du ministre du Travail

Explication

Ce scrutin se tient tous les quatre ans au niveau régional et est organisé sous l’autorité du ministre du Travail. Il peut se dérouler par voie électronique ou par correspondance, contrairement à un scrutin organisé entreprise par entreprise.

28. Quels éléments caractérisent prioritairement l’influence syndicale, selon les critères mentionnés ?

La présence dans plusieurs branches et l’indépendance, complétées par la transparence financière
L’activité et l’expérience, complétées par l’implantation géographique et professionnelle
Les résultats électoraux et les cotisations, complétés par l’ancienneté de l’organisation
Le nombre d’adhérents et la fréquence des négociations, complétés par les valeurs républicaines

L’activité et l’expérience, complétées par l’implantation géographique et professionnelle

Explication

L’influence est prioritairement appréciée à travers l’activité et l’expérience du syndicat, avec l’implantation géographique et professionnelle également prise en considération. Les résultats électoraux et les cotisations relèvent d’autres éléments d’appréciation.

29. Quel comportement peut conduire un syndicat à perdre sa représentativité en raison de sa passivité ?

Remplacer ses représentants tout en poursuivant les négociations collectives
Modifier ses statuts tout en continuant à présenter des candidats aux élections
Cesser de présenter des candidats, refuser la négociation collective ou ne plus recouvrer les cotisations
Réduire ses implantations territoriales tout en maintenant son activité et ses adhésions

Cesser de présenter des candidats, refuser la négociation collective ou ne plus recouvrer les cotisations

Explication

Une passivité marquée peut fragiliser la représentativité, notamment lorsque le syndicat ne présente plus de candidats, refuse la négociation ou ne recouvre plus les cotisations. Une modification des statuts, à elle seule, ne correspond pas aux exemples de passivité mentionnés.

30. Comment apprécie-t-on l’influence d’un syndicat après sa désaffiliation ?

En évaluant principalement les résultats électoraux obtenus après la désaffiliation
En tenant compte de l’ensemble de ses actions, y compris celles menées sous son ancienne affiliation
En ne considérant que les actions accomplies sous l’ancienne affiliation
En ne considérant que les actions réalisées après la désaffiliation

En tenant compte de l’ensemble de ses actions, y compris celles menées sous son ancienne affiliation

Explication

L’appréciation prend en compte toutes les actions du syndicat, y compris celles accomplies avant sa désaffiliation sous l’ancienne affiliation. Se limiter à la période postérieure écarterait donc une partie des éléments pertinents.

31. Comment les critères de représentativité sont-ils répartis dans l’appréciation judiciaire ?

Les trois premiers sont appréciés ensemble, tandis que les quatre autres sont établis séparément
Les quatre premiers sont établis séparément, tandis que les trois derniers sont appréciés ensemble
Les sept critères sont appréciés ensemble, sans distinction entre leurs modalités d’examen
Les trois premiers sont établis séparément, tandis que les quatre autres sont appréciés ensemble

Les trois premiers sont établis séparément, tandis que les quatre autres sont appréciés ensemble

Explication

Les trois premiers critères doivent être établis de manière autonome, alors que les quatre autres font l’objet d’une appréciation conjointe et globale. L’inversion de ces deux groupes ne correspond pas à la distinction retenue.

32. Lorsque des syndicats présentent une liste commune, comment leurs suffrages sont-ils répartis ?

Selon une clé fixée après le scrutin par les organisations syndicales concernées
En fonction du nombre de candidats présentés par chaque syndicat sur la liste
Selon la clé annoncée lors du dépôt de la liste, ou à parts égales si aucune clé n’est indiquée
À parts égales dans tous les cas, quelle que soit la clé annoncée lors du dépôt

Selon la clé annoncée lors du dépôt de la liste, ou à parts égales si aucune clé n’est indiquée

Explication

La répartition suit la clé annoncée lors du dépôt de la liste commune ; en l’absence d’indication, le partage est égal. Un partage à parts égales ne s’impose donc pas lorsqu’une clé a été déclarée.

33. Que doivent faire des syndicats d’une même entreprise relevant d’une même confédération nationale lorsqu’ils présentent une liste ?

Présenter une liste commune au titre de l’unicité de liste par tendance syndicale
Présenter des listes distinctes lorsque leurs sections syndicales relèvent d’établissements différents
Choisir une liste commune uniquement si un accord collectif le prévoit
Présenter des listes distinctes dès lors qu’ils constituent des syndicats juridiquement différents

Présenter une liste commune au titre de l’unicité de liste par tendance syndicale

Explication

La règle d’unicité de liste par tendance syndicale impose à ces syndicats de présenter une liste commune. Leur appartenance à la même confédération ne justifie donc pas la présentation de listes séparées.

34. Selon la règle attribuée à Jean-Maurice Verdier, combien de délégués syndicaux une confédération et ses organisations affiliées peuvent-elles désigner ensemble ?

Un par catégorie particulière de personnel, sauf si les parties en conviennent autrement
Deux, sauf si un accord collectif prévoit une dérogation
Un par organisation affiliée, sauf si l’entreprise comprend plusieurs établissements
Un seul, sauf si un accord collectif prévoit une dérogation

Un seul, sauf si un accord collectif prévoit une dérogation

Explication

La confédération et ses organisations affiliées ne peuvent désigner ensemble qu’un seul délégué syndical, sauf accord collectif contraire. La présence de catégories particulières de personnel ne modifie pas, à elle seule, cette règle.

35. Après sa désaffiliation, un syndicat peut-il invoquer les suffrages obtenus sous son ancienne affiliation ?

Oui, car les suffrages restent attachés au syndicat malgré le changement d’affiliation
Non, car la désaffiliation met fin à l’existence juridique du syndicat
Non, car l’affiliation confédérale constitue un élément essentiel du vote des électeurs
Oui, à condition que le syndicat conserve son ancienneté et son existence juridique

Non, car l’affiliation confédérale constitue un élément essentiel du vote des électeurs

Explication

Les suffrages ne peuvent plus être invoqués après la désaffiliation, car l’affiliation confédérale est considérée comme un élément essentiel du vote. Le syndicat conserve toutefois son existence juridique et son ancienneté, ce qui ne lui permet pas de revendiquer ces suffrages.

36. Lors du premier tour des élections professionnelles, quels syndicats peuvent présenter des candidatures ?

Les syndicats présents dans l’entreprise depuis plusieurs années et ceux qui ont un élu au CSE
Les syndicats représentatifs et ceux dont la représentativité est en cours d’acquisition
Les syndicats représentatifs et ceux qui ont déjà obtenu la majorité des suffrages
Les syndicats ayant négocié le protocole et ceux qui disposent d’un délégué syndical

Les syndicats représentatifs et ceux dont la représentativité est en cours d’acquisition

Explication

La candidature au premier tour est ouverte aux syndicats représentatifs ainsi qu’à ceux dont la représentativité est en cours d’acquisition. Avoir déjà recueilli la majorité des suffrages est une condition liée à la double majorité du protocole, et non une condition générale de candidature.

37. Quelle condition de signature rend valable un protocole d’accord préélectoral selon la règle de la double majorité ?

La signature de tous les syndicats invités à négocier, dont au moins un syndicat représentatif ayant obtenu un élu aux dernières élections
La signature de la majorité des syndicats ayant négocié, dont les syndicats représentatifs ayant obtenu la majorité des suffrages exprimés aux dernières élections
La signature des syndicats ayant obtenu la majorité des suffrages, même s’ils ne représentent pas la majorité des organisations négociatrices
La signature de la majorité des syndicats représentatifs, même si ceux-ci n’ont pas obtenu la majorité des suffrages exprimés

La signature de la majorité des syndicats ayant négocié, dont les syndicats représentatifs ayant obtenu la majorité des suffrages exprimés aux dernières élections

Explication

La double majorité combine la majorité des organisations syndicales ayant participé à la négociation et celle des suffrages exprimés obtenus aux dernières élections par les syndicats représentatifs signataires. Obtenir un élu ne remplace pas le critère de majorité des suffrages.

38. Quelle est la nature juridique d’une section syndicale constituée par les adhérents d’un syndicat ?

Un groupement de fait défendant les intérêts de ses membres, sans personnalité juridique propre
Une personne morale autonome représentant les adhérents auprès de l’employeur
Un organe électif chargé de défendre les intérêts de tous les salariés de l’entreprise
Un établissement du syndicat doté d’une capacité juridique distincte de celle-ci

Un groupement de fait défendant les intérêts de ses membres, sans personnalité juridique propre

Explication

La section syndicale est un groupement de fait formé pour défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres, mais elle n’a pas de personnalité juridique propre. C’est le syndicat, contrairement à la section, qui conserve la capacité juridique.

39. Qui décide de l’action à mener et de la désignation du délégué syndical ou du représentant de section syndicale ?

Le syndicat, car la section syndicale ne dispose pas d’autonomie propre
L’employeur, après consultation des adhérents et du syndicat concerné
Les salariés de l’établissement, par un vote organisé au sein de l’entreprise
La section syndicale, car ses adhérents choisissent seuls leurs représentants et leurs actions

Le syndicat, car la section syndicale ne dispose pas d’autonomie propre

Explication

Le syndicat détermine l’action à mener et désigne le délégué syndical ou le représentant de section syndicale, la section n’ayant pas d’autonomie à cet égard. La section ne choisit donc pas seule ses représentants, contrairement à l’idée qu’elle disposerait d’un pouvoir de décision propre.

40. Dans quelles limites d’effectif un syndicat peut-il créer une section syndicale dans une entreprise ou un établissement ?

Il peut en créer une sans condition d’effectif, en vertu de la liberté syndicale
Il peut en créer une à partir de onze salariés, si des adhérents sont élus au CSE
Il peut en créer une à partir de deux cents salariés, lorsque l’entreprise dispose d’un local syndical
Il peut en créer une à partir de cinquante salariés, conformément aux seuils de représentation

Il peut en créer une sans condition d’effectif, en vertu de la liberté syndicale

Explication

La liberté syndicale permet à un syndicat de créer une section dans un établissement ou dans l’entreprise entière sans condition d’effectif. Le seuil de deux cents salariés concerne la mise à disposition d’un local commun, et non la création de la section.

41. Un syndicat est représentatif dans certains établissements d’une entreprise, mais pas dans les autres : quel représentant peut-il désigner selon la situation ?

Un délégué syndical dans tous les établissements dès lors qu’il est représentatif dans l’un d’eux
Un délégué syndical dans les établissements où il est représentatif, et un RSS dans ceux où il ne l’est pas
Un RSS dans tous les établissements, car sa représentativité ne se vérifie pas établissement par établissement
Un RSS dans les établissements où il est représentatif, et un délégué syndical dans ceux où il ne l’est pas

Un délégué syndical dans les établissements où il est représentatif, et un RSS dans ceux où il ne l’est pas

Explication

La désignation dépend de la représentativité du syndicat dans chaque établissement : il peut y nommer un délégué syndical là où il est représentatif et un RSS ailleurs. Être représentatif dans un établissement ne lui permet pas d’y désigner un délégué syndical dans tous les autres.

42. À quels moments les tracts syndicaux peuvent-ils être distribués dans l’entreprise ?

Aux heures d’entrée et de sortie du travail
À tout moment, dès lors que la distribution se fait hors des postes de travail
Pendant les pauses de mi-journée et les pauses de l’après-midi
Pendant les repas et les réunions de service

Aux heures d’entrée et de sortie du travail

Explication

La règle autorise la distribution des tracts syndicaux aux heures d’entrée et de sortie du travail. Les pauses de mi-journée ne sont pas assimilées à ces moments autorisés pour la distribution.

43. À quelles conditions un accord collectif peut-il autoriser l’envoi de messages syndicaux sur les messageries professionnelles ?

Les messages doivent être envoyés par l’employeur, le réseau doit rester disponible et les salariés doivent être inscrits à une liste commune
Le réseau doit fonctionner correctement, le travail ne doit pas être entravé et les salariés doivent pouvoir choisir de les recevoir
Les messages doivent être adressés à tous les salariés, à condition que leur contenu soit validé par la direction
La diffusion doit se limiter aux heures d’entrée et de sortie, sans tenir compte du choix des salariés de les recevoir

Le réseau doit fonctionner correctement, le travail ne doit pas être entravé et les salariés doivent pouvoir choisir de les recevoir

Explication

Un accord collectif peut autoriser cette diffusion sous réserve du bon fonctionnement du réseau, de l’absence d’entrave au travail et du respect du choix des salariés de recevoir ou non les messages. La règle ne confie pas à l’employeur la validation préalable du contenu syndical.

44. Quels locaux l’employeur doit-il mettre à la disposition des sections syndicales selon la taille de l’entreprise ?

Un local propre à chaque organisation au-delà de 1 000 salariés, sans local commun dans les entreprises plus petites
Un local commun dès 50 salariés, et un local propre à chaque organisation dès 200 salariés
Un local commun au-delà de 200 salariés, et un local propre à chaque organisation ayant constitué une section au-delà de 1 000 salariés
Un local propre à chaque organisation au-delà de 200 salariés, et un local commun au-delà de 1 000 salariés

Un local commun au-delà de 200 salariés, et un local propre à chaque organisation ayant constitué une section au-delà de 1 000 salariés

Explication

Dans les entreprises de plus de 200 salariés, les sections disposent d’un local commun ; au-delà de 1 000 salariés, chaque organisation ayant constitué une section dispose d’un local propre. Le seuil de 200 salariés n’ouvre donc pas directement droit à un local distinct pour chaque organisation.

45. Sauf accord collectif contraire, quel périmètre sert de référence à la désignation d’un délégué syndical ?

Celui de l’établissement où le syndicat compte le plus d’adhérents
Celui défini par l’employeur pour l’organisation des services
Celui de l’entreprise, même si les dernières élections ont retenu un périmètre différent
Celui retenu pour les dernières élections professionnelles du CSE

Celui retenu pour les dernières élections professionnelles du CSE

Explication

Le périmètre de désignation correspond, par défaut, à celui retenu pour les dernières élections professionnelles du CSE. Le nombre d’adhérents ne constitue pas le critère de référence indiqué.

46. Dans quel délai la désignation d’un délégué syndical doit-elle être contestée devant le tribunal judiciaire ?

Dans les 15 jours suivant la première négociation menée par le délégué
Dans les 30 jours suivant la désignation
Avant le prochain renouvellement du CSE
Dans les 15 jours suivant la désignation

Dans les 15 jours suivant la désignation

Explication

La contestation judiciaire de la désignation doit être engagée dans les 15 jours. Le renouvellement du CSE ne remplace pas ce délai initial pour contester les vices de désignation.

47. Après l’expiration du délai initial de contestation, quelle situation peut encore permettre de contester une désignation ?

La découverte d’une fraude ou la survenance d’un fait nouveau, comme la perte des droits civiques
La désignation d’un autre représentant syndical dans un établissement voisin
La reprise des négociations collectives avec l’employeur
Un désaccord tardif sur la représentativité du syndicat lors des dernières élections

La découverte d’une fraude ou la survenance d’un fait nouveau, comme la perte des droits civiques

Explication

La fraude et un fait nouveau, tel que la perte des droits civiques, peuvent justifier une contestation après le délai initial. Un désaccord tardif sur un vice initial ne suffit pas, à lui seul, à rouvrir ce délai.

48. Que se passe-t-il au renouvellement des institutions représentatives du personnel pour le mandat du délégué syndical et sa contestation ?

Le mandat prend fin, mais une nouvelle désignation ne peut plus être contestée
Le mandat continue jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord collectif
Le mandat est prolongé et le délai de contestation initial reprend pour 30 jours
Le mandat prend fin et une nouvelle désignation ouvre un nouveau délai de contestation de 15 jours

Le mandat prend fin et une nouvelle désignation ouvre un nouveau délai de contestation de 15 jours

Explication

Le mandat prend fin au renouvellement des institutions représentatives du personnel, et une nouvelle désignation fait courir un nouveau délai de 15 jours. La conclusion d’un accord collectif n’est pas le terme du mandat prévu par cette règle.

49. Quelle condition de représentativité doit remplir un syndicat pour négocier un accord collectif ?

Il doit avoir négocié un accord collectif lors du cycle électoral précédent
Il doit être représentatif dans l’entreprise, même si l’accord vise un autre périmètre
Il doit compter des élus au CSE dans chaque établissement concerné
Il doit être représentatif dans le périmètre exact où l’accord s’appliquera

Il doit être représentatif dans le périmètre exact où l’accord s’appliquera

Explication

En principe, seuls les syndicats représentatifs peuvent négocier et conclure un accord collectif, et leur représentativité doit correspondre au périmètre d’application de l’accord. Une représentativité dans l’entreprise ne suffit pas nécessairement pour négocier à un autre niveau.

50. Un syndicat représentatif dans un seul établissement souhaite négocier un accord applicable à toute l’entreprise : quelle règle s’applique ?

Il peut négocier à l’échelle de l’entreprise dès lors qu’il y a un délégué syndical
Il peut négocier pour toute l’entreprise après approbation de l’accord par référendum
Il peut négocier à l’échelle de l’entreprise si l’accord porte sur les salaires
Il ne peut négocier qu’au niveau de l’établissement où il est représentatif

Il ne peut négocier qu’au niveau de l’établissement où il est représentatif

Explication

Un syndicat représentatif seulement dans un établissement ne peut négocier qu’à ce niveau. Un référendum ne transforme pas sa représentativité limitée en représentativité à l’échelle de toute l’entreprise.

51. Dans une entreprise de 11 à 49 salariés sans délégué syndical, quelle règle distingue les deux voies de négociation prévues ?

Le salarié mandaté doit représenter la majorité des suffrages exprimés, tandis que les élus du CSE font ratifier l’accord par référendum
Le salarié mandaté par un syndicat représentatif négocie sous réserve d’une ratification par référendum, tandis que les élus du CSE doivent représenter la majorité des suffrages exprimés aux dernières élections
Le salarié mandaté négocie sans ratification, tandis que les élus du CSE doivent obtenir l’accord de tous les salariés
Le salarié mandaté doit être élu au CSE, tandis que les élus du CSE doivent être mandatés par un syndicat représentatif

Le salarié mandaté par un syndicat représentatif négocie sous réserve d’une ratification par référendum, tandis que les élus du CSE doivent représenter la majorité des suffrages exprimés aux dernières élections

Explication

Dans cette tranche d’effectif, l’accord négocié avec un salarié mandaté doit être ratifié par référendum, tandis que les élus signataires doivent représenter la majorité des suffrages exprimés aux dernières élections. La majorité des suffrages est une condition liée aux élus, et non au salarié mandaté.

52. Dans une entreprise d’au moins 50 salariés sans délégué syndical, dans quel ordre l’employeur doit-il rechercher des interlocuteurs pour négocier ?

Élus mandatés, puis salariés mandatés, puis élus non mandatés en cas de refus des salariés
Élus mandatés, puis élus non mandatés en leur absence, puis salariés mandatés en cas de refus des élus ou de carence du CSE
Salariés mandatés, puis élus mandatés, puis élus non mandatés en cas de carence du CSE
Élus non mandatés, puis salariés mandatés, puis élus mandatés en cas de refus des salariés

Élus mandatés, puis élus non mandatés en leur absence, puis salariés mandatés en cas de refus des élus ou de carence du CSE

Explication

La négociation suit l’ordre des élus mandatés, des élus non mandatés en leur absence, puis des salariés mandatés si les élus refusent ou si le CSE est en situation de carence. Les salariés mandatés ne précèdent donc pas les élus dans cette séquence.

53. Dans une entreprise d’au moins 300 salariés, qui peut désigner un représentant syndical au CSE et parmi qui ?

Chaque syndicat représentatif peut en désigner un parmi les membres du personnel éligibles au CSE
Chaque syndicat présent dans l’entreprise peut en désigner un parmi ses adhérents, même non éligibles au CSE
Seul le syndicat majoritaire peut en désigner un parmi les élus titulaires du CSE
Chaque syndicat représentatif peut en désigner un parmi des salariés extérieurs à l’entreprise

Chaque syndicat représentatif peut en désigner un parmi les membres du personnel éligibles au CSE

Explication

À partir de 300 salariés, chaque syndicat représentatif peut désigner un représentant syndical au CSE choisi parmi les membres du personnel éligibles à cette instance. La seule présence d’un syndicat dans l’entreprise ne suffit pas à lui conférer ce droit.

54. Lors d’une réunion du CSE, que peut faire le représentant syndical qui dispose d’une voix consultative ?

Assister aux réunions sans pouvoir prendre la parole ni voter
Prendre la parole et voter sur les délibérations soumises au comité
Prendre la parole sans participer au vote des délibérations
Voter sur les délibérations sans intervenir dans les échanges

Prendre la parole sans participer au vote des délibérations

Explication

La voix consultative permet au représentant syndical de s’exprimer, mais pas de voter les délibérations. La voix délibérative, contrairement à la voix consultative, confère un droit de vote.

55. Quel syndicat peut désigner un représentant de section syndicale (RSS) ?

Un syndicat qui ne remplit pas les conditions pour constituer une section syndicale
Un syndicat dont la représentativité est en cours d’acquisition
Un syndicat déjà représentatif qui souhaite remplacer son délégué syndical
Un syndicat qui a renoncé à acquérir la représentativité dans l’entreprise

Un syndicat dont la représentativité est en cours d’acquisition

Explication

Le RSS est désigné par un syndicat dont la représentativité est en cours d’acquisition. Il se distingue ainsi du délégué syndical, qui relève d’un syndicat représentatif.

56. Quelle prérogative distingue le RSS du délégué syndical en matière de négociation collective ?

Le RSS peut négocier les accords collectifs, mais seulement avec l’accord de l’employeur
Le RSS ne dispose pas du pouvoir de négocier des accords collectifs
Le RSS peut conclure des accords collectifs, mais ne peut pas participer aux négociations
Le RSS peut négocier des accords collectifs, mais ne peut pas les conclure

Le RSS ne dispose pas du pouvoir de négocier des accords collectifs

Explication

Le RSS dispose des prérogatives du délégué syndical à l’exception du pouvoir de négocier des accords collectifs. La limitation porte sur la négociation elle-même, et non uniquement sur la conclusion des accords.

57. Dans une entreprise privée chargée d’un service public, quelle formalité doit précéder le déclenchement d’une grève ?

Un vote obligatoire organisé par l’ensemble des salariés concernés
Un préavis déposé par un syndicat représentatif sur le plan national
Une autorisation préalable délivrée par l’employeur aux salariés
Une déclaration individuelle déposée par chaque salarié gréviste

Un préavis déposé par un syndicat représentatif sur le plan national

Explication

Dans les entreprises privées chargées d’un service public, comme dans le secteur public, le mouvement doit être précédé d’un préavis syndical nationalement représentatif. La déclaration individuelle concerne notamment certains personnels des transports, mais ne remplace pas ce préavis.

58. Un préavis de grève dans le secteur public commence le 20 juin à 8 heures. Quel délai minimal doit séparer son dépôt du début du mouvement, et quelles informations doit-il préciser ?

Cinq jours au moins, avec les motifs, le lieu, la date et l’heure de début
Cinq jours au moins, avec les noms des salariés et la durée individuelle de grève
Quarante-huit heures au moins, avec les motifs et le nombre de grévistes prévus
Dix jours au moins, avec le lieu, la date et l’heure de fin du mouvement

Cinq jours au moins, avec les motifs, le lieu, la date et l’heure de début

Explication

Le préavis doit être déposé au moins cinq jours avant le début de la grève et indiquer ses motifs, son lieu, ainsi que les date et heure de commencement. Le délai de quarante-huit heures correspond à la déclaration d’intention exigée de certains personnels des transports.

59. Dans un service public de transport, un salarié souhaite participer à une grève : quelle règle s’applique à sa déclaration individuelle ?

Il doit déclarer son intention cinq jours à l’avance dans tous les services publics
Il doit obtenir l’accord de son employeur avant toute déclaration individuelle
Il doit généralement déclarer son intention 48 heures à l’avance dans les transports concernés
Il n’a pas à déclarer individuellement son intention, y compris dans les transports concernés

Il doit généralement déclarer son intention 48 heures à l’avance dans les transports concernés

Explication

La grève est un droit individuel exercé collectivement et ne nécessite généralement pas de déclaration individuelle préalable, mais certains personnels des transports doivent déclarer leur intention 48 heures à l’avance. L’absence habituelle de déclaration individuelle ne s’étend donc pas à cette exception.

60. Quelle est la fonction propre de l’action de substitution exercée par un syndicat ?

Représenter l’ensemble des salariés dans les litiges collectifs avec leur employeur
Faire cesser un manquement qui porte atteinte à l’intérêt collectif de la profession
Réparer les préjudices subis par plusieurs personnes concernées par un même manquement
Défendre en justice les droits individuels d’un salarié à sa place, sans mandat de celui-ci

Défendre en justice les droits individuels d’un salarié à sa place, sans mandat de celui-ci

Explication

L’action de substitution permet au syndicat d’agir en justice à la place d’un salarié afin de défendre ses droits individuels, sans mandat. La défense de l’intérêt collectif de la profession relève de l’action syndicale, qui poursuit un objet distinct.

61. Avant d’engager une action de substitution portant sur un CDD ou une mission d’intérim, quelle démarche d’information le syndicat doit-il accomplir ?

Transmettre au salarié une convocation précisant la date de l’audience et l’identité du juge
Informer le salarié par lettre recommandée avec accusé de réception en précisant la nature et l’objet de l’action
Notifier à l’employeur par lettre recommandée la durée prévue de l’action
Demander au salarié un mandat écrit qui décrit les demandes présentées au juge

Informer le salarié par lettre recommandée avec accusé de réception en précisant la nature et l’objet de l’action

Explication

En matière de CDD et d’intérim, le salarié doit être informé avant l’engagement de l’action par lettre recommandée avec accusé de réception, précisant sa nature et son objet. Cette information ne se confond pas avec l’obtention d’un mandat écrit du salarié.

62. Un syndicat envisage une action de substitution pour défendre un salarié victime de harcèlement moral : quelle condition particulière s’applique ?

Le salarié doit attendre l’ouverture du procès pour pouvoir consentir à l’action
L’accord exprès du salarié est requis, même si son accord est généralement dispensé pour les autres actions
Un mandat écrit du salarié est requis dans toute action de substitution, quel que soit son objet
L’accord de l’employeur est requis lorsque l’action porte sur les conditions de travail

L’accord exprès du salarié est requis, même si son accord est généralement dispensé pour les autres actions

Explication

L’accord exprès du salarié est nécessaire pour une action de substitution en matière de harcèlement moral ou sexuel, alors qu’il n’est généralement pas requis dans les autres cas. La règle générale d’absence d’accord ne s’applique donc pas à cette catégorie d’action.

63. Plusieurs personnes subissent des préjudices liés au même manquement : quel objectif une action de groupe peut-elle poursuivre ?

Obtenir réparation pour un salarié déterminé en défendant ses droits à sa place
Faire reconnaître un préjudice causé à l’intérêt collectif de la profession
Permettre à une autorité publique de prononcer une sanction pénale contre l’auteur
Faire cesser le manquement ou réparer les préjudices subis par les personnes concernées

Faire cesser le manquement ou réparer les préjudices subis par les personnes concernées

Explication

L’action de groupe vise à faire cesser un manquement ou à réparer les préjudices subis par plusieurs personnes concernées. La défense des droits individuels d’un salarié à sa place correspond plutôt à l’action de substitution.

64. Un fait porte directement ou indirectement préjudice à l’intérêt collectif d’une profession : qui peut agir en justice pour défendre cet intérêt ?

Un salarié concerné, au nom de l’intérêt général de l’ensemble de la société
Le CSE, dès lors qu’une atteinte concerne plusieurs salariés de l’entreprise
Un syndicat représentatif au niveau national, quelle que soit la profession touchée
Tout syndicat régulièrement constitué, conformément à l’article L2132-3 du Code du travail

Tout syndicat régulièrement constitué, conformément à l’article L2132-3 du Code du travail

Explication

Tout syndicat régulièrement constitué peut agir en justice contre un fait portant préjudice à l’intérêt collectif de la profession, selon l’article L2132-3 du Code du travail. Le CSE ne peut pas défendre cet intérêt collectif et agit pour ses propres intérêts et prérogatives.

65. Les droits du CSE à l’information et à la consultation sont violés : quel type d’action en justice le CSE peut-il engager ?

Une action pour représenter les salariés et défendre l’intérêt collectif de la profession
Une action pour défendre ses propres intérêts et prérogatives, sans représenter les salariés
Une action pour défendre l’intérêt général de la société contre l’employeur
Une action pour obtenir réparation de tout préjudice individuel subi par un salarié

Une action pour défendre ses propres intérêts et prérogatives, sans représenter les salariés

Explication

Le CSE peut agir en justice pour défendre ses propres intérêts et prérogatives, notamment si ses droits à l’information ou à la consultation sont violés. Il ne peut pas représenter les salariés ni se substituer au syndicat pour défendre l’intérêt collectif de la profession.

66. Au second tour des élections professionnelles, qui peut présenter une candidature ?

Des syndicats non représentatifs, des associations, des collectifs informels et des candidats individuels sans étiquette syndicale
Des syndicats représentatifs et des candidats individuels titulaires d’une étiquette syndicale
Des associations et des collectifs informels, à condition qu’ils soient soutenus par un syndicat
Des syndicats représentatifs et non représentatifs, mais pas des candidats sans étiquette

Des syndicats non représentatifs, des associations, des collectifs informels et des candidats individuels sans étiquette syndicale

Explication

Au second tour, les candidatures sont ouvertes aux syndicats non représentatifs, aux associations, aux collectifs informels et aux candidats individuels sans étiquette syndicale. La représentation syndicale n’est donc pas une condition nécessaire pour qu’un candidat individuel puisse se présenter.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Représentation et liberté syndicales.

Quel est l’objet syndical défini à l’article L. 2131-1 du Code du travail ?

L’étude et la défense des droits et intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels, des personnes visées par les statuts.

À quels intérêts le principe de spécialité limite-t-il l’action syndicale ?

Aux intérêts professionnels, et non politiques.

Quelle activité commerciale un syndicat ne peut-il pas exercer ?

Il ne peut acheter pour revendre, réaliser des bénéfices ni les distribuer à ses adhérents.

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Consultez la fiche de révision complète sur Représentation et liberté syndicales.

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