Fiche de révision : Responsabilité et organisation judiciaire

Plan du Cours

  1. Force et portée du contrat
  2. Circulation et extinction des obligations
  3. Évolution de la responsabilité civile
  4. Principes et application de la loi pénale
  5. Infraction et responsabilité pénales
  6. Causes d’irresponsabilité et auteurs
  7. Causes d’irresponsabilité pénale
  8. Peines et fixation de la peine
  9. Extinction de la peine
  10. Fondements de la responsabilité civile
  11. Responsabilité civile et réparation
  12. Organisation et principes de la justice
  13. Les juridictions civiles
  14. Instruction pénale et garanties
  15. Jugement et exécution pénale
  16. La Cour de cassation
  17. Les juridictions administratives
  18. Juridictions de répartition et contrôle

Repères chronologiques

  1. 24 mai 1872La loi a institué le Conseil d’État comme juge administratif de droit commun.
  2. 1987Les cours administratives d’appel ont été mises en place pour désengorger le Conseil d’État.
  3. 2008Les juridictions de la rétention de sûreté éloignent provisoirement de la société des détenus présentant une dangerosité caractérisée par une probabilité élevée de récidive liée à de graves troubles de la personnalité.

1. Force et portée du contrat

Notions clés & Définitions

  • Autonomie de la volonté : Principe selon lequel le contrat tire sa force obligatoire de la volonté des parties, qui sont libres de conclure ou non et d’en définir le type et le contenu.

★ À maîtriser

  • L’article 1103 du Code civil dispose que les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites.

  • La conception individualiste exige le respect du contrat même en cas de déséquilibre, tandis que la conception solidariste voit le contrat comme une « mini-société » dont les parties doivent respecter mutuellement les intérêts et exécuter les conventions de bonne foi.

  • Selon le principe de l’effet relatif, le contrat n’engage que les parties contractantes, mais les tiers doivent respecter le contrat comme fait et peuvent parfois l’invoquer pour qu’il soit pris en compte, notamment lors de l’indemnisation d’un dommage.

  • Le juge doit appliquer le contrat sans en dénaturer les clauses et ne peut modifier des clauses claires ; si elles sont obscures ou contradictoires, il en recherche le sens et la commune intention des parties.

  • Le principe est que le juge ne peut pas réviser le contrat, mais la loi peut l’autoriser à le rééquilibrer en cas d’imprévision ou entre un professionnel et un non-professionnel.

  • La clause pénale fixe forfaitairement et à l’avance l’indemnité due en cas d’inexécution, son déclenchement supposant une mise en demeure du créancier ; le juge peut en augmenter ou en diminuer le montant s’il est manifestement excessif ou dérisoire, même en cas d’inexécution partielle.

  • En principe, le risque d’impossibilité d’exécuter repose sur le débiteur, mais la force majeure peut le libérer dans les contrats synallagmatiques si l’événement est imprévisible, extérieur et irrésistible.

Compléments

  • Les ayants cause à titre universel, notamment les héritiers, peuvent être concernés par une obligation qu’ils n’ont pas contractée.

  • L’autonomie de la volonté repose sur trois principes :

    • La liberté de contracter ou de ne pas contracter
    • La liberté de déterminer le contenu du contrat
    • Le consensualisme, selon lequel l’accord des volontés conclut le contrat

📌 La liberté contractuelle est limitée par les lois d’ordre public et les bonnes mœurs, auxquelles les conventions particulières ne peuvent déroger selon l’article 6 du Code civil.

  • Le juge peut accorder des délais supplémentaires à un débiteur en difficulté et résilier des clauses abusives, notamment en matière de consommation lorsque le consommateur n’a pas été libre de les négocier.

📌 Une clause de non-responsabilité est valable sous réserve qu’elle ne porte pas sur l’obligation essentielle, ne soit pas contraire à l’ordre public, ne couvre ni une faute lourde ni un dol, ne concerne pas un bail d’habitation et ne s’applique pas entre professionnels et consommateurs.

  • Dans une vente, si la marchandise est détruite après la vente, la perte de la chose est supportée par l’acquéreur.

Astuce mémo

Force obligatoire entre les parties, effet relatif envers les tiers

2. Circulation et extinction des obligations

Notions clés & Définitions

  • Cession de créance : Acte juridique par lequel un créancier transmet à un autre individu le droit qu’il détient sur son débiteur, à titre gratuit ou onéreux, et qui peut aussi constituer un paiement.
  • Délégation : La délégation est l’opération par laquelle le délégué s’engage, sur l’ordre du délégant débiteur originaire, à payer le délégataire créancier ; elle exige le consentement des trois personnes et crée une nouvelle obligation qui n’éteint l’obligation originaire que si le délégataire décharge expressément le délégant.
  • Paiement : Exécution de la prestation voulue par le débiteur et mode normal d’extinction de l’obligation.
  • Compensation légale : La compensation légale éteint automatiquement et de plein droit les obligations réciproques à concurrence de la plus faible, sans volonté des parties ni intervention du juge, mais doit être soulevée par le débiteur.
  • Prescription : La prescription est un moyen d’acquérir un droit ou de se libérer par l’écoulement d’un délai, dans les conditions déterminées par la loi ; le délai de droit commun de la prescription extinctive des actions personnelles ou mobilières est de 5 ans, celui de la prescription acquisitive immobilière de 30 ans, ramené à 10 ans en cas de bonne foi et de juste titre, et celui de l’action en paiement des salaires de 3 ans.
  • Astreinte : Condamnation du débiteur à payer une somme d’argent par jour de retard afin de le contraindre à exécuter son obligation.
  • Remise de dette : Acte par lequel le créancier libère volontairement le débiteur de tout ou partie de sa dette.
  • Dation en paiement : La dation en paiement est l’acceptation par le créancier d’un paiement avec une chose autre que celle qui était due, avec le consentement du créancier et du débiteur, lequel peut être exprès ou tacite.
  • Novation : La novation est l’extinction intégrale d’une obligation, remplacée par une nouvelle obligation qui s’y substitue et peut changer les personnes, l’objet ou les modalités de paiement.

Points essentiels

  • En principe, toute créance peut être cédée et elle se transmet avec ses accessoires, notamment ses vices, mais certaines créances à motif humanitaire, telles que les pensions alimentaires et les rentes d’invalidité, ne le sont pas.

  • La créance portée par un titre négociable se transmet par remise du titre pour un titre au porteur et par endossement pour un titre à ordre, comme un chèque à ordre ou un billet à ordre.

  • Le changement de débiteur est normalement interdit, mais les héritiers peuvent recevoir la part du patrimoine du défunt et devenir de nouveaux débiteurs, tandis que le patrimoine d’une personne morale peut être transféré à une autre.

📌 Le débiteur ne peut pas imposer un paiement partiel ; pour une dette de genre, il ne doit fournir ni la meilleure ni la pire espèce, tandis que le juge peut, en tenant compte de la situation du débiteur et des besoins du créancier, échelonner ou reporter le paiement.

3. Évolution de la responsabilité civile

Notions clés & Définitions

  • Faute civile : La faute civile est une action volontaire ou non, ou une omission, qui porte atteinte au droit d’autrui en lui causant un dommage ; elle peut être quasi-délictuelle ou contractuelle.

★ À maîtriser

📌 L’article 1240 du Code civil prévoit que tout fait de l’homme qui cause un dommage à autrui oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.

📌 La conception classique fait de la faute une condition de la responsabilité civile, tandis que l’évolution liée à la révolution industrielle permet une réparation des dommages en dehors de toute faute.

Compléments

  • Jean Domat formule au XVIIe siècle les termes généraux d’une responsabilité civile qui inspirent les rédacteurs du Code civil de 1804.

  • En 1885, la Cour de cassation limite l’exonération du propriétaire ou du gardien d’un animal aux seuls cas de force majeure pour les dommages causés par l’animal.

  • En 1911, la Cour de cassation garantit, en matière de responsabilité contractuelle, l’indemnisation des voyageurs victimes.

  • Ces régimes spéciaux concernent :

    • Le transport aérien
    • L’énergie nucléaire
    • La circulation
    • La distribution
    • Les producteurs
  • Une faute de la victime entraîne une réduction de l’indemnité.

  • Le principe de précaution revitalise la faute en faisant naître une obligation de vigilance qui renforce l’exigence de prudence face à une incertitude scientifique sur le risque d’une activité.

Astuce mémo

Industrialisation → risques de masse → indemnisation sans faute

4. Principes et application de la loi pénale

Notions clés & Définitions

  • Droit pénal : Le droit pénal, ou droit criminel, détermine les conduites antisociales et la réaction de la société à leur égard ; il a un caractère sanctionnateur et coercitif exercé au nom de la société.
  • Principe de légalité : Le principe de légalité interdit de sanctionner une action ou une abstention préjudiciable à l’ordre social si elle n’a pas été visée et interdite par un texte assorti d’une peine.

★ À maîtriser

📌 Selon l’article 112-1 du Code pénal, seuls sont punissables les faits constitutifs d’une infraction à la date où ils sont commis, ce qui consacre la non-rétroactivité de la loi pénale, sauf notamment pour une loi plus douce.

Compléments

  • La procédure pénale organise les juridictions répressives et réglemente le procès intenté par la société contre l’auteur de l’infraction.

📌 La morale vise une ligne intérieure destinée à faire de l’individu un meilleur homme, tandis que le droit pénal relève de l’autorité publique et vise à garantir la vie en société.

  • Le principe de légalité repose sur trois raisons :

    • La loi doit avertir avant de frapper
    • Le droit pénal fait partie du contrat social
    • La séparation des pouvoirs est nécessaire
  • Les exceptions à la non-rétroactivité mentionnées sont :

    • Les lois interprétatives d’une loi antérieure obscure
    • Les lois instaurant de nouvelles mesures de sûreté d’application immédiate
    • Les lois incriminant des atteintes à des valeurs essentielles de civilisation
    • Les lois déclarées rétroactives par le législateur
    • Les lois plus douces

📌 Le droit pénal français applique le principe de territorialité aux infractions commises sur le territoire de la République et reconnaît aussi une compétence subsidiaire pour les crimes et délits commis à l’étranger par des Français ou contre un Français.

  • Les principes généraux pénaux mentionnés sont :
    • La présomption d’innocence
    • Le bénéfice du doute pour l’accusé
    • Le respect des droits de la défense et du contradictoire
    • L’oralité et la publicité des débats
    • Le double degré de juridiction
    • Le droit du mis en examen de parler le dernier
    • La présomption de bonne foi

5. Infraction et responsabilité pénales

Notions clés & Définitions

  • Tentative : La tentative est un commencement d’exécution sans désistement volontaire ; elle suppose une intention irrévocable et un lien de causalité, et elle échappe à l’incrimination si l’auteur s’arrête spontanément avant l’achèvement.

★ À maîtriser

📌 Les infractions se classent selon leur gravité en contraventions, délits et crimes ; les contraventions relèvent du tribunal de police, les délits du tribunal correctionnel et les crimes des cours d’assises.

📌 Le crime suppose une intention, le délit suppose en principe une intention mais admet des exceptions comme l’imprudence ou la négligence, et la contravention ne requiert pas nécessairement d’intentionnalité.

Compléments

  • Les contraventions ont une prescription de l’action de 1 an, sauf instruction pour la cinquième classe, et une prescription des peines de 2 ans ; leurs peines sont des amendes de 38 à 1 500 euros.

  • Les délits ont en principe une prescription de l’action publique de 6 ans et une prescription des peines de 6 ans ; ils peuvent entraîner une amende à partir de 3 750 euros et l’emprisonnement.

  • Les crimes ont une prescription de l’action de 10 ans et une prescription des peines de 20 ans, et peuvent entraîner la réclusion à perpétuité.

  • La tentative n’est pas punissable pour les contraventions, l’est parfois pour les délits et l’est pour les crimes ; la complicité est parfois punissable pour les contraventions et punissable pour les délits comme pour les crimes.

  • L’élément matériel de l’infraction peut être une action positive, une inaction consistant à ne pas faire ce que la loi ordonne, ou une omission assimilée à l’action positive dans certains cas graves liés à la solidarité humaine.

  • La faute pénale non intentionnelle peut résulter d’une mise en danger par exposition à un risque de mort ou de blessures et violation manifestement délibérée d’une obligation, ou d’une faute caractérisée causant directement ou indirectement la mort ou des blessures dans les conditions décrites par la loi.

6. Causes d’irresponsabilité et auteurs

★ À maîtriser

  • L’ordre ou l’autorisation de la loi ainsi que l’ordre d’une autorité légitime écartent la responsabilité pénale, sauf si l’acte commandé par l’autorité est manifestement illégal.

  • L’état de nécessité peut écarter la responsabilité lorsque l’acte normalement incriminé est nécessaire pour éviter un danger actuel ou imminent, non causé par une faute antérieure de son auteur, et que l’acte est proportionné.

  • La légitime défense des personnes suppose une attaque actuelle ou imminente, injuste et véritable, ainsi qu’une réponse nécessaire et proportionnée à la gravité de l’attaque.

  • Nul n’est pénalement responsable que de son propre fait, ce qui exclut la responsabilité pénale collective et la responsabilité pénale du fait d’autrui.

  • Les personnes morales sont pénalement responsables des infractions commises pour leur compte par leurs organes ou leurs représentants.

  • L’amende applicable à une personne morale peut atteindre le quintuple de celle prévue pour une personne physique ou, à défaut, 1 000 000 €.

Compléments

📌 L’auteur commet ou tente de commettre l’infraction, le coauteur y participe de façon déterminante, l’auteur moral fait accomplir l’acte par un tiers et le complice participe à l’infraction sans être indispensable à sa réalisation.

📌 Un dirigeant qui n’a pas matériellement participé à une infraction peut être déclaré responsable sur le fondement du risque et de la faute en cas d’infraction commise par un préposé ou de faute personnelle ; une délégation de pouvoirs autorisée peut l’exonérer.

  • La compétence juridictionnelle se détermine selon le siège social du groupe ou le lieu de commission de l’infraction.

  • L’action publique dirigée contre une personne morale est exercée contre cette personne morale, prise en la personne de son représentant légal.

  • Les peines applicables aux personnes morales comprennent : la dissolution, l’interdiction d’exercer une ou plusieurs activités, le placement sous surveillance judiciaire, la fermeture d’un ou plusieurs établissements, l’exclusion des marchés publics, l’interdiction de faire appel public à l’épargne, l’interdiction d’émettre des chèques ou d’utiliser une carte de crédit, la confiscation, l’affichage de la décision et l’interdiction de détenir un animal

7. Causes d’irresponsabilité pénale

Notions clés & Définitions

  • Contrainte morale : Une pression illégitime et déterminante exercée sur une personne par la peur, la crainte ou l’asservissement.

★ À maîtriser

  • Le trouble psychique ou neuropsychique exonère pénalement une personne lorsque, au moment des faits, il a aboli son discernement et le contrôle de ses actes.

  • La contrainte exonère pénalement la personne qui a agi sous l’empire d’une force à laquelle elle n’a pu résister.

  • L’erreur sur le droit exonère la personne qui justifie avoir cru, par une erreur qu’elle n’était pas en mesure d’éviter, pouvoir légitimement accomplir l’acte.

Compléments

  • L’abolition du discernement doit être totale et contemporaine des faits pour écarter la responsabilité pénale.

  • La contrainte peut avoir une origine :

    • externe, due à la nature
    • externe, due aux animaux
    • externe, due à des tiers
    • interne, par exemple une maladie
    • interne, par exemple un assoupissement

📌 La contrainte doit être à la fois irrésistible et imprévisible pour exonérer pénalement.

8. Peines et fixation de la peine

Notions clés & Définitions

  • Récidive : La commission de plusieurs infractions séparées par une condamnation définitive et constitue une cause d’aggravation de la peine.
  • Peines alternatives : Proposées pour lutter contre l’emprisonnement, par exemple le travail d’intérêt général.
  • Cumul réel d’infractions : Réunion de faits matériellement distincts constituant plusieurs infractions indépendantes, sans condamnation définitive entre eux.

★ À maîtriser

  • La peine vise l’intimidation, la rétribution et la socialisation, et sert à dissuader en amont et à éliminer les délinquants en aval.

📌 Le juge fixe souverainement une peine personnalisée en tenant compte des circonstances atténuantes et aggravantes.

Compléments

  • Les peines principales sont prévues par les textes et peuvent suffire à elles seules.

  • Les peines principales peuvent porter sur les libertés, le patrimoine ou les droits, notamment par l’emprisonnement, l’amende, la confiscation, l’interdiction professionnelle ou la privation de droits civiques.

  • Les mesures d’indulgence peuvent comprendre :

    • l’exemption de peine
    • la diminution de peine
    • la dispense de peine
    • l’ajournement de peine
    • le fractionnement de la peine
    • le relèvement de la peine
  • La récidive peut augmenter les peines et transformer certaines contraventions en délits lorsque la loi le prévoit, mais elle ne transforme pas un délit en crime.

📌 Le non-cumul des peines est la règle, sous réserve des contraventions des quatre premières classes et de certains délits et crimes, avec unité des poursuites et confusion des peines.

9. Extinction de la peine

Notions clés & Définitions

  • Amnistie : Une mesure législative d’oubli qui efface rétroactivement le caractère délictueux des faits concernés et fait disparaître l’élément légal de l’infraction.
  • Grâce : Une mesure de clémence du Président de la République qui soustrait un condamné à l’exécution totale ou partielle de sa peine.
  • Relèvement : Une individualisation de la peine par la juridiction de condamnation et une réhabilitation partielle portant sur l’extinction d’une ou plusieurs incapacités découlant de la condamnation.
  • Réhabilitation : Une mesure d’indulgence accordée à un ex-condamné après une bonne conduite durable, qui lui rend la situation légale perdue du fait de sa condamnation.

★ À maîtriser

  • La prescription de la peine, qui ne concerne pas la prescription de l’action publique, est de 20 ans pour les crimes, 5 ans pour les délits et 2 ans pour les contraventions.

Compléments

  • La prescription de la peine maintient la condamnation mais entraîne l’inexécution de la peine.

  • L’amnistie efface la condamnation et entraîne l’absence de peine.

📌 La grâce maintient la condamnation mais entraîne l’inexécution totale ou partielle de la peine, tandis que l’amnistie efface la condamnation.

  • La réhabilitation s’obtient sur requête auprès du procureur de la République et efface la condamnation lorsque la peine a déjà été purgée.

Astuce mémo

Amnistie : condamnation effacée ; grâce : condamnation maintenue

10. Fondements de la responsabilité civile

Notions clés & Définitions

  • Responsabilité sans faute : Une responsabilité objective fondée sur le risque, qui vise à faire remonter la charge au créateur des risques plutôt qu’à sanctionner l’esprit d’entreprise.

★ À maîtriser

  • Toute faute dommageable peut ouvrir à la victime un droit à réparation, que la faute soit délictuelle ou contractuelle.

  • La procédure pénale permet à la victime de se constituer partie civile et à l’instance répressive de statuer sur la réparation de son préjudice en dommages et intérêts.

  • La responsabilité civile délictuelle fondée sur l’article 1240 du Code civil exige une faute, un dommage et un lien de causalité entre eux.

  • En cas de pluralité de responsables d’un même dommage, la responsabilité in solidum permet à la victime de demander la réparation totale à un ou plusieurs d’entre eux.

  • La responsabilité civile contractuelle suppose un contrat valable, un dommage résultant de l’inexécution d’une obligation contractuelle et un lien contractuel entre le responsable et la victime.

  • Dans l’obligation de résultat, la faute se constate par l’absence du résultat promis, tandis que dans l’obligation de moyens, la victime doit établir l’insuffisance des moyens employés ou le manque de diligence, de prudence ou d’habileté.

Compléments

  • La responsabilité civile peut aussi être engagée sans faute, notamment pour des activités à risques ou des accidents.

📌 La décision pénale rendue sur l’action en réparation dessaisit le juge civil et possède l’autorité de la chose jugée, mais le juge de l’audience peut décider de maintenir ou non une procédure civile en cours selon son opportunité.

  • Le responsable qui a indemnisé la victime peut exercer une action récursoire contre les autres responsables, lesquels peuvent être tenus de rembourser selon leur part de responsabilité.

  • La faute délictuelle peut résulter de la transgression d’un devoir déterminé, comme une règle réglementaire, ou d’un devoir général de conduite, comme l’imprudence ou la négligence visées à l’article 1383 du Code civil.

  • Les exemples d’obligations sont :

    • de résultat : livraison
    • de résultat : location
    • de résultat : réparation
    • de moyens : actes médicaux ou paramédicaux
    • de moyens : conseils
    • de moyens : renseignements
  • Les obligations de moyens et de résultat se distinguent selon l’objet de l’obligation et les circonstances d’exécution, notamment l’aléa et le rôle du créancier.

  • La faute dolosive implique la volonté de causer le dommage, sans qu’une volonté de nuire soit nécessaire, et entraîne la réparation intégrale, y compris des dommages imprévisibles normalement exclus.

  • La faute lourde est une erreur grossière ou une négligence d’une extrême gravité et produit généralement les mêmes conséquences que la faute dolosive.

📌 La victime supporte la charge de la preuve de la faute, du dommage et du lien de causalité, et peut apporter la preuve par tout moyen.

11. Responsabilité civile et réparation

Notions clés & Définitions

  • Garde de la chose : Une maîtrise ou un pouvoir sur la chose, généralement par l’usage, la direction ou le contrôle.

★ À maîtriser

📌 En droit civil, une personne atteinte d’un trouble mental reste tenue de réparer le dommage qu’elle a causé, contrairement à l’exonération pénale liée à l’abolition du discernement.

  • La force majeure exonère de responsabilité lorsque trois conditions cumulatives sont réunies : l’événement est irrésistible, imprévisible et extérieur.

📌 La réparation en nature remet matériellement la chose en état, tandis que la réparation pécuniaire compense le dommage par une somme d’argent équivalant exactement au préjudice.

📌 Le principe de réparation intégrale impose de réparer tout le préjudice, mais rien que le préjudice, en déduisant les indemnisations déjà versées par des tiers pour éviter l’enrichissement de la victime.

Compléments

  • Les jeunes enfants, appelés infantes, ont été reconnus responsables civilement par la Cour de cassation en 1984.

  • Les personnes morales sont responsables civilement depuis 1967, alors que leur responsabilité pénale date de 1994.

  • Les faits justificatifs comprennent : l’ordre de la loi, le commandement d’une autorité légitime, la légitime défense, l’état de nécessité, l’acceptation du risque de dommage par l’autre partie

  • Les fondements cités de la responsabilité du fait des choses sont : les choses inanimées, article 1242 du Code civil, les animaux, article 1243 du Code civil, les constructions, article 1244 du Code civil, les produits défectueux, article 1245 du Code civil, la responsabilité écologique, article 1246 du Code civil, depuis 2016

  • Pour engager la responsabilité du fait d’une chose inanimée, la victime doit établir que la chose, appropriée, a joué un rôle actif dans le dommage.

  • Le propriétaire est présumé gardien de la chose, mais cette présomption peut être renversée s’il en est dépossédé contre son gré ou s’il s’en dessaisit volontairement par contrat.

  • La responsabilité civile peut être engagée pour les faits dommageables des préposés par le commettant, des enfants par leurs parents et des apprentis par leur maître.

  • La responsabilité contractuelle du fait d’autrui constitue un principe général et peut engager un débiteur pour les dommages causés par ses préposés.

  • Les dommages patrimoniaux comprennent notamment une perte subie, une occasion manquée et les frais de soins liés à des blessures physiques.

  • Les dommages extrapatrimoniaux comprennent : les atteintes à l’honneur ou à l’image, le pretium doloris, le préjudice esthétique, le préjudice d’agrément, le déficit fonctionnel affectant la qualité de vie

  • Les dommages par ricochet des proches de la victime peuvent être économiques ou moraux et sont indemnisés par la jurisprudence.

12. Organisation et principes de la justice

Notions clés & Définitions

  • Référé : Procédure permettant de saisir en urgence un juge administratif ou civil, 24 h/24 et 7 j/7.
  • Justice : Les institutions qui tranchent, selon une procédure équitable, les litiges entre particuliers ou entre particuliers et autorités publiques.

★ À maîtriser

  • La justice retenue confiait le règlement du contentieux administratif à l’Administration, tandis que la justice déléguée, instaurée par la loi de 1872, a donné aux juridictions administratives une compétence autonome pour juger les actes administratifs.

  • Le double degré de juridiction permet à une juridiction supérieure de rejuger l’affaire en fait et en droit, tandis que la juridiction suprême contrôle la légalité sans rejuger les faits.

  • L’ordre administratif juge les litiges impliquant l’Administration, tandis que l’ordre judiciaire traite les litiges entre particuliers et les juridictions pénales jugent les auteurs d’infractions portant atteinte à l’ordre public.

  • La procédure inquisitoire confère au juge de larges pouvoirs dans la conduite de l’instance et la recherche des preuves, tandis que la procédure accusatoire fait du procès la chose des parties, qui déterminent le litige et les preuves.

  • La publicité de la justice n’autorise pas sa médiatisation, même si des dispositions législatives permettent la diffusion du procès dans des conditions restrictives.

  • Devant une cour d’assises, le code de procédure pénale interdit l’emploi d’appareils d’enregistrement ou de diffusion sonore, de caméras, de télévision ou de cinéma et d’appareils photographiques.

  • L’article 6 de la Convention européenne des Droits de l’Homme impose aux États de garantir le droit effectif et concret d’être entendu par un tribunal.

  • Les exigences du procès équitable sont :

    • la publicité
    • l’égalité des armes
    • le contradictoire
    • le prononcé d’un jugement motivé
    • l’exécution dans un bref délai

📌 Une affaire doit être tranchée selon la règle de droit appropriée, après un débat contradictoire, et non selon les convictions personnelles du juge.

  • Le demandeur doit établir trois conditions :
    • l’urgence, caractérisée par un risque de dommage immédiat ou imminent
    • une base légale solide donnant une chance de succès au fond
    • le risque d’un dommage irréversible en l’absence de mesure urgente

Compléments

  • L’organisation judiciaire actuelle s’appuie notamment sur des principes de service public et sur les exigences du procès équitable consacrées par le droit de l’Union européenne et la Convention européenne des droits de l’Homme.

  • La dualité des ordres de juridiction repose sur deux textes de 1790, complétés par un décret de l’an III, en 1795.

  • Les codes concernés sont :

    • le Code de l’organisation judiciaire
    • le Code de procédure civile
    • le Code de procédure pénale
    • le Code de la justice administrative
  • L’article 34 de la Constitution de 1958 réserve à la loi la création de nouveaux ordres de juridiction, la procédure pénale et le statut des magistrats, tandis que les autres domaines cités relèvent du pouvoir réglementaire.

Astuce mémo

Ordre judiciaire pour les litiges privés ; ordre administratif pour ceux impliquant l’Administration

13. Les juridictions civiles

Notions clés & Définitions

  • Tribunal judiciaire : Juridiction civile de droit commun du premier degré, compétente dans les matières de droit privé qui ne sont pas expressément attribuées à une autre juridiction.
  • Conseil de prud’hommes : Juridiction d’exception du premier degré, composée de juges élus, qui concilie puis, à défaut, juge les litiges individuels issus d’un contrat de travail ou d’apprentissage.
  • Cour d’appel : Juridiction de droit commun du second degré qui réexamine en fait et en droit les affaires jugées en premier ressort par les juridictions de son ressort judiciaire.

★ À maîtriser

  • Sa compétence exclusive comprend notamment :
    • la famille
    • l’état civil
    • la nationalité
    • le mariage
    • le divorce
    • la filiation
    • l’autorité parentale

📌 Les prud’hommes ont une compétence exclusive pour les litiges individuels relatifs à un contrat de travail, mais non pour les conflits collectifs.

Compléments

  • Au tribunal judiciaire, la procédure est écrite et la constitution d’un avocat est obligatoire pour le justiciable.

  • Le tribunal judiciaire statue en principe en formation collégiale d’un nombre impair de juges, donc d’au moins trois, mais son président peut décider d’une formation à juge unique, avec possibilité pour les parties de demander le renvoi en formation collégiale.

  • Les conseillers prud’homaux sont élus au suffrage direct dans deux collèges distincts : celui des employeurs et celui des salariés.

  • Un conseil de prud’hommes comprend cinq sections, chacune comptant au moins trois conseillers employeurs et trois conseillers salariés, ainsi qu’un bureau de conciliation, un bureau de jugement et une formation de référé.

📌 En matière civile, le plaideur qui a succombé en première instance peut obtenir le réexamen de son affaire en appel si la valeur du litige est supérieure à 4 000 €.

14. Instruction pénale et garanties

Notions clés & Définitions

  • Juge d’instruction : Magistrat professionnel du siège chargé de rechercher les preuves de l’infraction et les éléments relatifs à la personnalité des responsables, en instruisant à charge et à décharge.
  • Juge des libertés et de la détention : Magistrat du siège ayant rang de président ou de vice-président, désigné par le président du tribunal judiciaire, qui ne peut juger l’affaire au fond.

★ À maîtriser

  • Les juridictions pénales jugent les contraventions, les délits et les crimes et sont organisées autour des juridictions d’instruction et des juridictions de jugement.

  • Les poursuites pénales appartiennent au ministère public, tandis que le magistrat instructeur ne peut pas se saisir lui-même de l’instruction.

  • Le magistrat qui instruit une affaire ne peut pas participer à son jugement.

  • La mise en examen ne peut être prononcée que contre une personne visée par des indices graves ou concordants rendant vraisemblable sa participation à l’infraction comme auteur ou complice.

  • Le juge des libertés et de la détention décide exclusivement du placement en détention provisoire et délivre un mandat de dépôt par ordonnance motivée, sur saisine du juge d’instruction.

  • La chambre de l’instruction, composée de trois magistrats, statue en appel des ordonnances du juge d’instruction et du juge des libertés et de la détention et contrôle la régularité des procédures.

Compléments

  • Le juge d’instruction peut :

    • effectuer des interrogatoires
    • effectuer des descentes sur les lieux
    • réaliser des perquisitions
    • ordonner des expertises
    • ordonner des auditions
  • Le mis en examen bénéficie notamment : du droit à un avocat, de la connaissance du dossier, de la possibilité d’intervenir dans l’instruction

Astuce mémo

Le juge d’instruction enquête ; le JLD décide de la détention

15. Jugement et exécution pénale

Notions clés & Définitions

  • Tribunal correctionnel : Juridiction pénale qui juge les délits et comprend en principe un président et deux autres magistrats.

★ À maîtriser

  • La division tripartite des infractions attribue les contraventions au tribunal de police, les délits au tribunal correctionnel et les crimes à la cour d’assises.

  • En appel d’assises, le nombre de jurés passe à 12 et la décision est prise à la majorité qualifiée de 10 voix.

  • Le juge de l’application des peines fixe les modalités d’exécution des sentences pénales, des peines privatives de liberté et de certaines peines restrictives de liberté.

Compléments

  • La cour d’assises peut juger les délits ou contraventions connexes ou indivisibles d’un crime en raison de sa plénitude de juridiction.

  • Pour siéger comme juré d’assises, il faut être français, avoir 23 ans, savoir lire et écrire le français, avoir la pleine capacité juridique et présenter des garanties de bonne moralité, sans avoir été fonctionnaire révoqué ou officier ministériel destitué.

  • Neuf jurés sont choisis pour chaque procès d’assises dans une liste définitive, et la cour siège par sessions trimestrielles dont la durée varie selon l’importance et le nombre des affaires.

📌 En matière pénale, l’appel est toujours ouvert pour les délits ; pour les contraventions, il n’est ouvert que si le jugement porte sur une amende encourue pour une contravention de cinquième classe.

  • L’appel d’un arrêt d’assises peut être exercé par l’accusé, le ministère public et la partie civile pour ses intérêts civils dans les 10 jours suivant le prononcé.

  • Il peut notamment ordonner :

    • des réductions de peine
    • des sorties sous escorte
    • des permissions de visite
  • Le tribunal de l’application des peines, institué dans le ressort de chaque cour d’appel, est composé d’un président et de deux assesseurs et connaît notamment de la libération conditionnelle, du relèvement de la période de sûreté et de la suspension de peine.

Astuce mémo

Infraction → jugement → appel → exécution de la peine

16. La Cour de cassation

Notions clés & Définitions

  • Juge de cassation : Juge du droit qui contrôle la bonne application des règles de droit sans statuer sur les faits et ne constitue donc pas un troisième degré de juridiction.

★ À maîtriser

📌 Le pourvoi en cassation est ouvert sous conditions restrictives lorsque la décision a été rendue en dernier ressort et que le moyen invoque la violation d’une règle de droit.

  • La Cour de cassation contribue à uniformiser l’application du droit sur le territoire en contrôlant les divergences d’interprétation des textes par les juridictions.

  • Les issues du pourvoi sont : le rejet du pourvoi, qui rend la décision attaquée irrévocable, la cassation avec renvoi de l’affaire pour qu’elle soit rejugée au fond, la cassation sans renvoi dans les cas prévus par la loi

Compléments

  • Pour une question prioritaire de constitutionnalité, la Cour de cassation joue un rôle de filtre lorsque la question concerne une liberté fondamentale et est nouvelle ou présente un caractère sérieux.

Astuce mémo

Le juge du droit contrôle la règle, pas les faits

17. Les juridictions administratives

Notions clés & Définitions

  • Tribunal administratif : Juge de droit commun du contentieux administratif en premier ressort, sous réserve des compétences attribuées à d’autres juridictions, notamment au Conseil d’État.

★ À maîtriser

  • Les cours administratives d’appel statuent sur les appels contre les jugements rendus en premier ressort par les tribunaux administratifs, sauf exception attribuée au Conseil d’État, et comptent huit cours.

  • La Cour des comptes vérifie les comptes publics et rend un arrêt de décharge, ou quitus, en l’absence d’irrégularités, et un arrêt de débet lorsqu’elle relève une irrégularité.

  • Le Conseil d’État statue en cassation sur les décisions rendues en dernier ressort par les juridictions administratives et connaît également de certains recours en premier ressort ou en appel.

Compléments

  • Le tribunal administratif statue normalement en formation collégiale de trois membres, mais peut notamment siéger à juge unique dans les procédures d’urgence telles que les référés.

  • Le tribunal administratif est territorialement compétent lorsque la décision attaquée a été prise dans son ressort, sous réserve de nombreuses exceptions, notamment la compétence du tribunal administratif de Nantes en matière de visa.

  • La Cour des comptes contrôle aussi l’exécution du budget de l’État et examine les comptes des entreprises publiques et des organismes de sécurité sociale.

📌 Sauf disposition contraire, le délai du pourvoi en cassation devant le Conseil d’État est de deux mois et le ministère d’un avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation est en principe obligatoire.

📌 Le Conseil d’État peut rejeter un pourvoi après filtrage, renvoyer l’affaire après annulation ou, dans certaines circonstances, statuer définitivement au fond sans renvoi.

  • Le Conseil d’État conseille le gouvernement sur des projets de textes, des décisions en préparation et des questions administratives, et il est consulté sur les projets de loi avant leur adoption en Conseil des ministres.

📌 Un conseiller ayant exercé des fonctions consultatives en amont d’un contentieux ne peut pas ensuite exercer de fonctions juridictionnelles dans la même affaire.

Astuce mémo

Tribunal administratif → cour administrative d’appel → Conseil d’État

18. Juridictions de répartition et contrôle

Notions clés & Définitions

  • Tribunal des conflits : Juridiction unique compétente pour trancher les conflits de compétence entre les ordres judiciaire et administratif.
  • Conseil constitutionnel : Institution qui contrôle le respect par les pouvoirs législatif et exécutif de leurs domaines de compétence et protège les principes et libertés de valeur constitutionnelle.

★ À maîtriser

  • Le Tribunal des conflits tranche les conflits positifs, où chaque ordre revendique sa compétence, et les conflits négatifs, où aucun ordre ne souhaite juger l’affaire.

  • Le Conseil constitutionnel contrôle la constitutionnalité des lois avant leur publication ou, par la QPC, après leur entrée en vigueur, et il connaît notamment du contentieux de l’élection présidentielle et des élections parlementaires.

📌 Une partie à un procès peut soulever une QPC si la constitutionnalité d’une loi dont l’application est essentielle à l’issue du procès est contestée ; la question est filtrée par la Cour de cassation ou le Conseil d’État au regard de son sérieux, de sa nouveauté et de son lien avec une liberté fondamentale garantie par la Constitution.

Compléments

  • Le Tribunal des conflits comprend trois conseillers à la Cour de cassation et trois conseillers d’État en service ordinaire, et son vice-président appartient alternativement à l’un ou l’autre ordre.

📌 Lorsque deux juridictions des ordres judiciaire et administratif ont rendu des décisions définitives contradictoires dans une même affaire, le Tribunal des conflits peut statuer définitivement sur le fond dans les deux mois suivant la date à laquelle la dernière décision est devenue définitive.

  • Le bloc de constitutionnalité comprend :

    • le Préambule de 1946
    • la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789
    • la Constitution
    • la charte de l’environnement de 2004
  • Les neuf membres nommés du Conseil constitutionnel sont désignés pour neuf ans et renouvelés par tiers : trois sont choisis par le Président de la République, trois par le Président de l’Assemblée nationale et trois par le Président du Sénat.

  • La saisine a priori est obligatoire pour les lois organiques et peut notamment être effectuée par le Président de la République, le Premier ministre, 60 députés ou 60 sénateurs ; la saisine a posteriori peut être demandée par tout citoyen partie à un procès.

📌 Le Conseil constitutionnel peut invalider une loi jugée contraire à la Constitution, avec un effet immédiat ou différé.

Astuce mémo

Le Tribunal des conflits répartit les compétences ; le Conseil constitutionnel contrôle les normes

Tableaux de synthèse

Classification des infractions

CritèreContraventionDélitCrime
JuridictionTribunal de policeTribunal correctionnelCour d’assises
Prescription de l’action1 an3 ans10 ans
Prescription des peines2 ans5 ans20 ans
TentativeNon punissableParfois punissablePunissable

Modes d’extinction de la peine

MesureCondamnationEffet sur la peine
PrescriptionMaintenuePeine inexécutée
AmnistieEffacéeAucune peine
GrâceMaintenueExécution totale ou partielle écartée
RelèvementMaintenueNature de la peine modifiée
RéhabilitationEffacéePeine déjà purgée

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