QCM : Sources du droit et juridictions (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel sens du droit désigne l’ensemble des règles de conduite qui gouvernent les rapports sociaux et sont édictées et sanctionnées par des sources juridiques ?

Le droit objectif
La jurisprudence
Les droits subjectifs
La morale

Le droit objectif

Explication

Le droit objectif rassemble les règles applicables dans la société, édictées et sanctionnées par la loi, les règlements et les traités. Les droits subjectifs sont des prérogatives individuelles, la jurisprudence désigne des solutions judiciaires et la morale oppose le bien au mal.

2. Une locataire réclame à son propriétaire la réparation d’un dommage en invoquant une prérogative qui lui est reconnue par les règles juridiques. De quoi se prévaut-elle ?

D’un droit subjectif
D’une règle de courtoisie
Du droit objectif
D’une obligation juridique

D’un droit subjectif

Explication

Un droit subjectif est une prérogative reconnue par le droit objectif dont une personne déterminée peut se prévaloir à l’égard d’autrui. Le droit objectif désigne l’ensemble des règles, une obligation est un devoir juridique, et la courtoisie relève des usages sociaux.

3. Un acte est condamné à la fois par une règle religieuse et par une règle juridique. Quelle différence permet de distinguer les sanctions encourues ?

Les deux sanctions relèvent d’une autorité religieuse, mais prennent des formes différentes
Les deux sanctions relèvent de l’autorité publique, mais visent des infractions différentes
La sanction juridique relève de la conscience, la sanction religieuse de l’autorité publique
La sanction juridique relève de l’autorité publique, la sanction religieuse d’une autorité religieuse

La sanction juridique relève de l’autorité publique, la sanction religieuse d’une autorité religieuse

Explication

Des règles religieuses et juridiques peuvent condamner les mêmes actes, mais leurs sanctions relèvent d’autorités différentes : l’autorité publique pour le droit, une autorité religieuse pour la religion. L’option confondant la sanction juridique avec la conscience reprend la sanction morale intérieure; les autres attribuent à tort les deux sanctions à une même autorité.

4. Comment définir la morale dans la distinction entre les différentes règles qui gouvernent la vie en société ?

L’ensemble des normes qui opposent le bien et le mal
L’ensemble des règles édictées par l’autorité publique
L’ensemble des usages qui organisent la politesse
L’ensemble des règles qui répartissent les richesses et les charges

L’ensemble des normes qui opposent le bien et le mal

Explication

La morale est l’ensemble des normes qui établissent une opposition entre le bien et le mal. Les règles édictées par l’autorité publique relèvent du droit, les usages de politesse de la courtoisie, et la répartition des richesses et des charges concerne la justice distributive.

5. Une réforme est évaluée selon deux critères : l’amélioration de la conduite personnelle et le maintien de l’ordre dans la société. Quelle association correspond à la distinction formulée par Portalis ?

Le droit vise la perfection individuelle et la morale réglemente l’ordre social
La morale vise la perfection individuelle et le droit réglemente l’ordre social
La morale vise la sanction publique et le droit le remords individuel
Le droit vise l’autorité religieuse et la morale l’autorité publique

La morale vise la perfection individuelle et le droit réglemente l’ordre social

Explication

Portalis distingue la morale, qui vise la perfection de l’individu, du droit, dont le but est de réglementer l’ordre social. L’inversion attribue les finalités à la mauvaise notion; les autres confondent finalité, sanction et autorité compétente.

6. Dans une répartition, chaque personne reçoit une part égale, sans ajustement lié à sa situation. Quel type de justice ce critère illustre-t-il ?

La légalité
L’enrichissement sans cause
La justice distributive
La justice commutative

La justice commutative

Explication

La justice commutative vise l’égalité arithmétique entre les personnes, tandis que la justice distributive porte sur une répartition équitable des richesses et des charges. L’enrichissement sans cause concerne un dédommagement, et la légalité désigne l’application des règles de droit.

7. Un propriétaire exerce un droit dans le but de nuire à son voisin et détourne ce droit de sa finalité. Quelle théorie peut sanctionner cet usage ?

La théorie de la justice distributive
La théorie de l’enrichissement sans cause
La théorie de la légalité
La théorie de l’abus de droit

La théorie de l’abus de droit

Explication

La théorie de l’abus de droit sanctionne l’usage d’un droit détourné de sa finalité avec une intention de nuire. L’enrichissement sans cause porte sur un avantage obtenu au détriment d’autrui, la justice distributive sur la répartition des richesses et des charges, et la légalité sur l’application des règles de droit.

8. Après la naissance d’un litige, les parties autorisent le juge à statuer en équité. Quelle règle s’applique alors en droit positif français ?

Le juge doit statuer en équité dans chaque litige, même sans autorisation des parties
Le juge peut statuer en équité si les parties l’y ont autorisé avant la naissance du litige
Le juge peut statuer en équité parce que les parties l’y ont autorisé après la naissance du litige
Le juge doit appliquer les règles de droit, car les parties ne peuvent pas l’autoriser à statuer en équité

Le juge peut statuer en équité parce que les parties l’y ont autorisé après la naissance du litige

Explication

En droit positif français, le juge applique en principe les règles de droit, mais il peut statuer en équité lorsque les parties lui en donnent la possibilité après la naissance du litige. L’application ordinaire de la légalité néglige cette exception; les autres réponses déplacent le moment de l’autorisation ou en font une règle générale.

9. Quelles caractéristiques distinguent la règle de droit ?

Elle est obligatoire, générale et abstraite, mais dépourvue de sanction étatique.
Elle est obligatoire, générale, abstraite et assortie d’une sanction étatique.
Elle est obligatoire, individuelle, concrète et assortie d’une sanction étatique.
Elle est sociale, variable, concrète et assortie d’une sanction collective.

Elle est obligatoire, générale, abstraite et assortie d’une sanction étatique.

Explication

La règle de droit est obligatoire, générale et abstraite, et sa violation peut entraîner une sanction étatique. La première erreur réduit ses caractères à sa fonction sociale, la deuxième oublie la sanction, et la troisième lui attribue une portée individuelle et concrète.

10. Un contrat ne précise pas la règle applicable à une situation pour laquelle la loi prévoit une règle supplétive. Quelle règle s’applique ?

La recommandation non contraignante des parties.
La règle supplétive prévue par la loi.
La règle impérative prévue par la loi.
La règle choisie librement par le juge.

La règle supplétive prévue par la loi.

Explication

Une règle supplétive s’applique lorsque les parties n’ont rien prévu, mais celles-ci peuvent l’écarter par convention. La première erreur la rend impérative, la deuxième méconnaît son rôle en l’absence de clause, et la troisième la confond avec le droit souple.

11. Une autorité adopte une mesure visant une personne nommément désignée. En quoi cette mesure se distingue-t-elle d’une règle de droit générale ?

Elle est dépourvue de caractère obligatoire parce qu’elle est individuelle.
Elle vise une personne déterminée plutôt qu’un groupe indéterminé.
Elle vise un groupe indéterminé plutôt qu’une personne déterminée.
Elle tranche un litige entre des parties plutôt que de viser un destinataire.

Elle vise une personne déterminée plutôt qu’un groupe indéterminé.

Explication

La règle de droit est impersonnelle et s’applique à un groupe indéterminé, à la différence d’une mesure individuelle qui vise un destinataire déterminé. La deuxième erreur inverse la distinction, la troisième confond portée et force obligatoire, et la quatrième assimile toute mesure individuelle à un jugement.

12. Pour prévenir une infraction, une autorité impose une mesure avant qu’un dommage soit commis. À quelle catégorie de sanction étatique cette mesure correspond-elle ?

Une sanction punitive.
Une sanction réparatrice.
Une sanction préventive.
Une sanction exécutoire.

Une sanction préventive.

Explication

Une sanction préventive vise à empêcher la réalisation d’une infraction ou d’un dommage. La réparation intervient après un dommage, l’exécution forcée impose l’accomplissement d’une obligation, et la sanction punitive répond à un comportement déjà commis.

13. Un juriste estime qu’une loi humaine doit respecter un principe immuable qui lui est supérieur ; un autre fonde l’autorité du droit sur les normes établies par les hommes et l’État. Comment classer leurs positions respectives ?

Positivisme pour le premier, droit naturel fondé sur l’État pour le second.
Droit naturel pour le premier, positivisme pour le second.
Positivisme pour le premier, droit naturel pour le second.
Droit naturel pour le premier, positivisme sociologique pour le second.

Droit naturel pour le premier, positivisme pour le second.

Explication

Le droit naturel postule des règles supérieures et immuables, indépendantes des lois humaines, tandis que le positivisme rattache l’autorité du droit aux normes produites par les hommes et l’État. La première erreur inverse ces fondements, la deuxième substitue la théorie sociologique, et la troisième attribue au droit naturel un fondement étatique.

14. Quelle conception du droit est associée au positivisme sociologique de Durkheim ?

Le droit découle d’un principe immuable inscrit dans la nature.
Le droit tient son autorité de normes produites par l’État.
Le droit exprime la conscience collective d’un groupe.
Le droit tire sa légitimité d’une hiérarchie de normes étatiques.

Le droit exprime la conscience collective d’un groupe.

Explication

Pour Durkheim, le droit exprime la conscience collective d’un groupe. La hiérarchie des normes est associée à Kelsen, le principe naturel relève du droit naturel, et le fondement étatique correspond au positivisme juridique.

15. Deux particuliers se disputent au sujet d’un contrat conclu entre eux, sans qu’une administration soit impliquée. Quelle branche du droit régit principalement ce rapport ?

Le droit public.
Le droit pénal.
Le droit privé.
Le droit administratif.

Le droit privé.

Explication

Le droit privé régit principalement les rapports entre particuliers et sert les intérêts individuels. La voie judiciaire ne transforme pas à elle seule le litige en droit public, une règle juridique n’implique pas nécessairement une administration, et un différend contractuel n’est pas, de ce fait, pénal.

16. Pourquoi le droit pénal est-il considéré comme une branche mixte ?

Il relève du droit public parce que les poursuites et les peines relèvent de la puissance publique.
Il associe l’organisation des administrations à la réglementation des relations entre particuliers.
Il associe l’intervention publique dans les poursuites à la protection de droits privés par les juridictions judiciaires.
Il relève du droit privé parce que les juridictions judiciaires protègent des droits privés.

Il associe l’intervention publique dans les poursuites à la protection de droits privés par les juridictions judiciaires.

Explication

Le droit pénal est mixte : la puissance publique intervient dans les poursuites et l’exécution des peines, tandis que son rattachement aux juridictions judiciaires et la protection des droits privés le rapprochent du droit privé. Les autres réponses ne retiennent qu’un seul de ces aspects ou le confondent avec le droit administratif.

17. Quelle définition correspond à la loi au sens de l’article 34 de la Constitution ?

Un acte réglementaire adopté par le gouvernement dans son domaine de compétence
Un texte promulgué par le président de la République après adoption gouvernementale
Un texte voté par le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat
Un texte adopté directement par le peuple à l’issue d’un référendum

Un texte voté par le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat

Explication

La loi visée par l’article 34 est votée par le Parlement, qui comprend l’Assemblée nationale et le Sénat. La promulgation intervient après le vote, l’acte réglementaire n’est pas une loi et le référendum n’est pas la définition générale donnée ici.

18. Une députée prend l’initiative d’un texte, tandis qu’un texte est ensuite initié par le Premier ministre : comment nomme-t-on chacun de ces textes ?

Un projet de loi, puis une proposition de loi
Deux propositions de loi
Deux projets de loi
Une proposition de loi, puis un projet de loi

Une proposition de loi, puis un projet de loi

Explication

L’initiative parlementaire donne lieu à une proposition de loi, alors que celle du Premier ministre donne lieu à un projet de loi. Inverser les termes confond leurs auteurs; attribuer les deux textes à un même initiateur néglige l’origine distincte de chacun.

19. Quels caractères distinguent la loi comme règle de droit ?

Général, abstrait, facultatif et coercitif
Général, abstrait, obligatoire et coercitif
Général, concret, obligatoire et coercitif
Individualisé, abstrait, obligatoire et coercitif

Général, abstrait, obligatoire et coercitif

Explication

La loi présente un caractère général et abstrait, et elle est obligatoire et coercitive. Les distracteurs substituent respectivement la facultativité, la concrétude ou l’individualisation à l’un de ces caractères.

20. Le Premier ministre soumet une initiative législative, tandis que des parlementaires déposent une autre initiative : quelles sont leurs dénominations respectives ?

Proposition de loi, puis projet de loi
Deux propositions de loi
Deux projets de loi
Projet de loi, puis proposition de loi

Projet de loi, puis proposition de loi

Explication

L’initiative du Premier ministre prend la forme d’un projet de loi, tandis que l’initiative parlementaire est une proposition de loi. L’inversion confond les auteurs; les deux autres réponses attribuent à tort les initiatives à une seule source.

21. Une disposition est contestée parce qu’elle est difficile d’accès et formulée de façon incompréhensible : quel objectif à valeur constitutionnelle est en cause ?

L’expression de la volonté générale par la loi
L’accessibilité et l’intelligibilité de la loi
L’exécution de la loi après sa promulgation
La régularité de la procédure législative

L’accessibilité et l’intelligibilité de la loi

Explication

Le Conseil constitutionnel reconnaît l’accessibilité et l’intelligibilité de la loi comme un objectif à valeur constitutionnelle. La volonté générale renvoie à une autre caractérisation de la loi, tandis que la régularité et l’exécution concernent la procédure et la promulgation.

22. Après le vote d’une loi, quelle est la fonction de sa promulgation par le président de la République ?

Abolir la loi antérieure et régler ses effets pour l’avenir
Rendre le texte législatif par la ratification d’une ordonnance
Attester la régularité, authentifier le texte et en ordonner l’exécution
Publier le texte et déterminer sa date d’entrée en vigueur

Attester la régularité, authentifier le texte et en ordonner l’exécution

Explication

La promulgation atteste la régularité de la procédure, confère au texte son caractère authentique et ordonne son exécution. La publication conditionne l’entrée en vigueur, la ratification concerne les ordonnances et l’abrogation met fin à une loi pour l’avenir.

23. Une loi est publiée au Journal officiel le 12 mai et ne prévoit aucune date particulière d’entrée en vigueur : quand entre-t-elle en vigueur ?

À la date de promulgation, quelle qu’elle soit
Le 12 mai
À une date ultérieure fixée par une loi distincte
Le 13 mai

Le 13 mai

Explication

À défaut d’une date fixée par la loi elle-même, l’entrée en vigueur a lieu le lendemain de la publication au Journal officiel, donc le 13 mai. La promulgation ordonne l’exécution mais ne remplace pas la publication; le jour de publication et l’exigence d’une date ultérieure ne correspondent pas à la règle.

24. Une loi nouvelle contradictoire avec une loi antérieure est adoptée sans abrogation expresse : quel effet produit-elle sur la loi ancienne ?

Elle l’abroge tacitement pour l’avenir
Elle fait produire à la loi ancienne des effets nouveaux pour l’avenir
Elle la rend rétroactivement inapplicable aux faits passés
Elle la maintient en vigueur jusqu’à une abrogation expresse

Elle l’abroge tacitement pour l’avenir

Explication

Une contradiction entre une loi nouvelle et une loi ancienne peut entraîner une abrogation tacite, qui supprime la loi ancienne pour l’avenir. La rétroactivité concerne des effets sur le passé; l’abrogation tacite ne requiert pas de formule expresse et ne prolonge pas la loi ancienne.

25. Une ordonnance a été adoptée sur habilitation parlementaire, mais aucune loi ne l’a encore ratifiée : quelle valeur possède-t-elle à ce stade ?

Une valeur réglementaire
Aucune valeur juridique avant sa publication
Une valeur législative à effet rétroactif
Une valeur législative

Une valeur réglementaire

Explication

Une ordonnance ne prend valeur législative qu’après sa ratification; avant celle-ci, elle conserve une valeur réglementaire. L’habilitation autorise son adoption sans valoir ratification, et la promulgation d’une loi est une notion distincte.

26. Comment définit-on la jurisprudence lorsqu’on considère plusieurs décisions de justice ?

Une décision isolée rendue par une juridiction supérieure
Un ensemble de décisions rendues dans le même sens
Un ensemble de décisions rendues par une même juridiction
Un ensemble de règles adoptées par le législateur

Un ensemble de décisions rendues dans le même sens

Explication

La jurisprudence désigne un ensemble de décisions convergeant dans le même sens. Une décision isolée, une loi et le seul critère de juridiction ne suffisent pas à caractériser cette notion.

27. Un juge formule, à l’occasion d’un litige, une règle générale destinée à s’appliquer à tous les cas futurs de cette catégorie. Quelle règle limite cette démarche ?

L’article 4 oblige le juge à statuer lorsque la loi est silencieuse
L’article 5 interdit aux juges les dispositions générales et réglementaires
L’article 5 autorise le juge à édicter des règles générales pour l’avenir
L’article 4 interdit au juge de suivre une décision rendue antérieurement

L’article 5 interdit aux juges les dispositions générales et réglementaires

Explication

L’article 5 du Code civil prohibe les arrêts de règlement : le juge ne peut pas statuer par dispositions générales et réglementaires. L’article 4 concerne le déni de justice, tandis que le pouvoir de fixer des règles générales relève d’une confusion avec la fonction législative.

28. Une loi ne prévoit aucune solution pour un litige soumis à un juge, qui envisage de refuser de le trancher. Que lui impose l’article 4 du Code civil ?

Édicter une règle générale applicable aux futurs litiges
Refuser de statuer jusqu’à l’intervention du législateur
Reprendre obligatoirement la solution d’une décision antérieure
Statuer malgré le silence de la loi

Statuer malgré le silence de la loi

Explication

L’article 4 interdit le déni de justice et oblige le juge à statuer même si la loi est silencieuse ou incomplète. Édicter une règle générale relève des arrêts de règlement prohibés, et le juge n’est pas tenu de reprendre un précédent.

29. Une pratique juridique se développe sans qu’un texte de loi la prévoie, tandis qu’une autre est suivie parce qu’une loi y renvoie. Comment qualifier ces deux coutumes, dans cet ordre ?

Praeter legem, puis secundum legem
Secundum legem, puis contra legem
Secundum legem, puis praeter legem
Praeter legem, puis contra legem

Praeter legem, puis secundum legem

Explication

La coutume praeter legem se développe en l’absence de loi, alors que la coutume secundum legem intervient sur prescription de la loi. L’inversion confond ces catégories, et les autres réponses introduisent à tort la jurisprudence ou une pratique contraire à la loi.

30. Un litige porte sur une infraction pénale, tandis qu’un autre concerne un différend civil entre personnes privées. De quels ordres relèvent ces juridictions ?

Ordre judiciaire pour le litige pénal et administratif pour le litige civil
Ordre administratif pour les deux litiges
Ordre judiciaire pour les deux litiges
Ordre administratif pour le litige pénal et judiciaire pour le litige civil

Ordre judiciaire pour les deux litiges

Explication

L’ordre judiciaire regroupe les juridictions civiles et pénales. L’ordre administratif constitue l’autre ordre juridictionnel; les réponses qui y classent une matière civile ou pénale confondent les catégories.

31. Une juridiction judiciaire et une juridiction administrative revendiquent toutes deux la compétence pour trancher un litige. Quelle institution tranche ce conflit de compétence ?

Le Tribunal des conflits
La Cour de cassation
La juridiction judiciaire saisie du litige
Le Conseil d’État

Le Tribunal des conflits

Explication

Le Tribunal des conflits tranche les conflits de compétence entre les ordres judiciaire et administratif. Le Conseil d’État et la Cour de cassation appartiennent chacun à un ordre; le Tribunal des conflits ne se substitue pas à la juridiction chargée de juger le fond.

32. Dans un différend de compétence, l’ordre judiciaire et l’ordre administratif se déclarent tous deux incompétents. De quel type de conflit s’agit-il ?

Un conflit négatif
Une compétence partagée entre les deux ordres
Un conflit de lois dans le temps
Un conflit positif

Un conflit négatif

Explication

Le conflit négatif apparaît lorsque les deux ordres se déclarent incompétents; le conflit positif correspond au cas où ils se déclarent compétents. Un conflit de lois dans le temps concerne le choix de la loi applicable, et non celui de l’ordre compétent.

33. Une loi nouvelle entre en vigueur alors qu’une situation juridique est en cours, et elle comporte des dispositions transitoires. Quelle étape détermine d’abord la loi applicable ?

Maintenir la loi ancienne sans examiner le texte nouveau
Appliquer directement la non-rétroactivité de l’article 2
Demander au Tribunal des conflits de choisir la loi applicable
Examiner les dispositions transitoires de la loi nouvelle

Examiner les dispositions transitoires de la loi nouvelle

Explication

En présence d’un conflit de lois dans le temps, les dispositions transitoires de la loi nouvelle déterminent d’abord la règle applicable à la situation en cours. L’article 2 intervient à défaut de telles dispositions; le Tribunal des conflits règle des conflits de compétence entre ordres juridictionnels.

34. Une loi nouvelle entre en vigueur après qu’une situation juridique antérieure a déjà produit certains effets. Que peut-elle remettre en cause au titre de ces effets déjà produits ?

Aucun des effets déjà produits par la situation antérieure
Les conditions de formation, mais pas les effets déjà produits
Les effets déjà produits, mais pas les conditions de formation
Les effets futurs, ainsi que les effets déjà produits

Aucun des effets déjà produits par la situation antérieure

Explication

La non-rétroactivité empêche la loi nouvelle de remettre en cause les effets déjà produits par une situation juridique antérieure. L’application de la loi aux effets futurs ne lui permet pas d’effacer le passé; les conditions de formation et les effets passés sont distincts des effets futurs.

35. Une situation juridique s’est constituée avant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle et se poursuit après cette date. Quelles parties de cette situation restent hors d’atteinte de la loi nouvelle au titre de la non-rétroactivité ?

Aucune partie, puisque la situation se poursuit après l’entrée en vigueur
Les conditions de formation et tous les effets futurs
Les conditions de formation et les effets déjà produits
Les seuls effets futurs de la situation

Les conditions de formation et les effets déjà produits

Explication

Pour une situation juridique en cours, les conditions de formation et les effets passés restent hors d’atteinte de la loi nouvelle. La règle ne protège pas de la même manière les effets futurs; une situation qui se poursuit n’efface pas son histoire antérieure.

36. Quel texte consacre le principe de non-rétroactivité en matière pénale ?

L’article 5 du Code civil
L’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen
L’article 2 du Code civil
L’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

L’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

Explication

En matière pénale, la non-rétroactivité est consacrée par l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. L’article 2 du Code civil pose la règle générale, tandis que l’article 16 concerne la séparation des pouvoirs et l’article 5 les arrêts de règlement.

37. Une loi civile nouvelle indique expressément qu’elle s’applique à des situations antérieures. Quelle règle permet cette dérogation ?

Le principe légal de non-rétroactivité peut être écarté par une autre loi qui le prévoit expressément.
Le principe constitutionnel de non-rétroactivité interdit toute dérogation civile.
La rétroactivité résulte du fait que la loi nouvelle interprète un texte antérieur.
La rétroactivité est admise lorsque la loi nouvelle adoucit une peine pénale.

Le principe légal de non-rétroactivité peut être écarté par une autre loi qui le prévoit expressément.

Explication

En matière civile, la non-rétroactivité est un principe légal auquel une autre loi peut déroger expressément. L’interdiction absolue confond le régime civil avec le régime constitutionnel pénal, l’adoucissement de peine concerne la matière pénale et l’interprétation relève d’une autre exception.

38. Une infraction a été commise avant une réforme qui supprime cette infraction, mais aucune condamnation n’est passée en force de chose jugée. Quelle loi doit s’appliquer ?

La loi ancienne, car les faits ont été commis avant l’entrée en vigueur de la réforme.
La loi ancienne, car toute condamnation prononcée avant la réforme empêche son application.
La loi nouvelle, même si une condamnation est passée en force de chose jugée.
La loi nouvelle, car elle supprime l’infraction et aucune condamnation définitive ne fait obstacle à son application rétroactive.

La loi nouvelle, car elle supprime l’infraction et aucune condamnation définitive ne fait obstacle à son application rétroactive.

Explication

Une loi pénale plus douce, notamment celle qui supprime une infraction, s’applique rétroactivement aux faits antérieurs tant qu’une condamnation n’est pas passée en force de chose jugée. La date des faits ne suffit pas à écarter cette règle, une condamnation non définitive ne constitue pas l’exception, et une condamnation définitive ferait obstacle à la rétroactivité.

39. Une loi nouvelle précise le sens ambigu d’un texte antérieur. À quelle date est-elle réputée s’intégrer à ce texte ?

À la date à laquelle un juge relève l’ambiguïté du texte.
À la date à laquelle le législateur adopte une disposition rétroactive expresse.
À la date d’entrée en vigueur de la loi interprétative.
À la date d’entrée en vigueur de la loi antérieure qu’elle interprète.

À la date d’entrée en vigueur de la loi antérieure qu’elle interprète.

Explication

La loi interprétative précise le sens obscur ou ambigu du texte antérieur et est réputée s’y intégrer depuis l’entrée en vigueur de celui-ci. La date de la loi interprétative, celle du constat judiciaire et celle d’une rétroactivité expresse ne définissent pas cette intégration.

40. Des actes seraient nuls selon la loi ancienne, et cette nullité porterait atteinte à l’intérêt général. Quel effet une loi de validation peut-elle leur conférer ?

Une validité pour l’avenir sans effet sur les actes antérieurs.
Une validité rétroactive malgré la nullité prévue par la loi ancienne.
Une nullité rétroactive malgré la validité prévue par la loi ancienne.
Une interprétation rétroactive du texte ancien sans régularisation des actes.

Une validité rétroactive malgré la nullité prévue par la loi ancienne.

Explication

Une loi de validation confère rétroactivement une validité à des actes ou situations qui seraient nuls selon la loi ancienne, lorsque cette nullité porterait atteinte à l’intérêt général. L’annulation inverse l’effet recherché, la validation n’est pas limitée à l’avenir et elle se distingue d’une simple interprétation.

41. Quelle portée le Conseil constitutionnel reconnaît-il au principe de non-rétroactivité dans sa décision du 18 décembre 1988 ?

Une valeur constitutionnelle dans toutes les matières, civiles comme pénales.
Une valeur constitutionnelle uniquement pour le contrôle des lois de validation.
Une valeur légale en matière pénale et une valeur constitutionnelle en matière civile.
Une valeur constitutionnelle en matière pénale, mais pas dans les autres matières.

Une valeur constitutionnelle en matière pénale, mais pas dans les autres matières.

Explication

Le Conseil constitutionnel a rappelé que la non-rétroactivité n’a valeur constitutionnelle qu’en matière pénale. L’étendre à toutes les matières ou inverser les régimes civil et pénal contredit cette portée, et la décision est attribuée au Conseil constitutionnel.

42. Le législateur adopte une loi rétroactive pour répondre à un objectif d’intérêt général, mais le motif invoqué n’est pas impérieux. Laquelle des exigences de contrôle fait défaut ?

Le motif d’intérêt général doit être à la fois suffisant et impérieux.
La loi rétroactive doit préserver les effets futurs des contrats en cours.
Le motif doit porter sur la constitution ou l’extinction d’une situation future.
La loi rétroactive doit obtenir l’accord préalable des personnes concernées.

Le motif d’intérêt général doit être à la fois suffisant et impérieux.

Explication

Une loi rétroactive doit répondre à un motif d’intérêt général suffisant et impérieux ; un motif qui n’est pas impérieux ne satisfait donc pas cette exigence. La protection d’une exigence constitutionnelle constitue une limite distincte, tandis que les autres propositions importent des règles étrangères à ce critère.

43. Une loi rétroactive répond à un motif impérieux, mais elle retire une garantie protégeant une exigence constitutionnelle. Quelle conclusion s’impose au regard de la limite applicable ?

La loi ne respecte la limite que si elle modifie les effets futurs d’un contrat en cours.
La loi respecte la limite, car seules les lois pénales doivent préserver ces garanties.
La loi ne respecte pas la limite, car elle prive de garanties une exigence constitutionnelle.
La loi respecte la limite, car un motif impérieux autorise toute atteinte rétroactive.

La loi ne respecte pas la limite, car elle prive de garanties une exigence constitutionnelle.

Explication

Outre l’exigence d’un motif d’intérêt général suffisant et impérieux, une loi rétroactive ne doit pas priver de garanties une exigence constitutionnelle. Le motif impérieux n’efface pas cette seconde limite ; la règle ne se réduit ni aux lois pénales ni aux contrats en cours.

44. Une situation juridique non contractuelle est en cours lorsque la loi nouvelle entre en vigueur. Quel régime s’applique à ses effets futurs ?

Ils échappent à toute loi jusqu’à la constitution d’une nouvelle situation.
Ils restent soumis à la loi ancienne jusqu’à l’extinction de la situation.
Ils sont déterminés par la loi en vigueur au moment où la situation a commencé.
Ils sont soumis à la loi nouvelle dès son entrée en vigueur.

Ils sont soumis à la loi nouvelle dès son entrée en vigueur.

Explication

Les effets futurs des situations juridiques en cours sont soumis à la loi nouvelle dès son entrée en vigueur, sauf régime particulier comme la survie de la loi ancienne pour les contrats en cours. Maintenir la loi ancienne confond contrat et situation non contractuelle ; les conditions déjà constituées et les situations révolues ne déterminent pas le régime de ces effets futurs.

45. Un contrat a été conclu avant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle, et ses effets doivent se poursuivre après cette date. Quelle loi les régit en principe ?

La loi nouvelle, car les effets considérés se produisent après son entrée en vigueur.
La loi nouvelle, car toute situation en cours relève de son application immédiate.
La loi ancienne, afin de protéger les prévisions des parties.
La loi ancienne pour les effets passés et la loi nouvelle pour les effets futurs du contrat.

La loi ancienne, afin de protéger les prévisions des parties.

Explication

En matière contractuelle, la loi ancienne continue en principe de régir les effets futurs des contrats en cours, afin de protéger les prévisions des parties. Appliquer la règle générale des situations en cours méconnaît cette exception ; la date future des effets ou la distinction entre effets passés et futurs ne suffit pas à imposer la loi nouvelle.

46. Un contrat est conclu après l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle. Quelle loi le régit en principe ?

La loi ancienne, car les effets du contrat se dérouleront dans le temps.
La loi ancienne applicable avant l’entrée en vigueur de la réforme.
La loi transitoire applicable aux contrats en cours avant la réforme.
La loi nouvelle en vigueur au moment de sa conclusion.

La loi nouvelle en vigueur au moment de sa conclusion.

Explication

La loi nouvelle s’applique immédiatement aux contrats conclus après son entrée en vigueur. La survie de la loi ancienne concerne en principe les contrats déjà en cours ; la durée future des effets ne change pas la date de conclusion, et aucune disposition transitoire contraire n’est donnée.

47. Une situation juridique a pris fin avant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle. Cette loi nouvelle peut-elle régir cette situation ?

Non, la situation révolue n’est pas régie par la loi nouvelle.
Non, car la situation doit être réexaminée selon la loi en vigueur à la date de la réponse.
Oui, car une situation achevée est assimilée à un contrat en cours.
Oui, car toute loi nouvelle régit les situations antérieures à son entrée en vigueur.

Non, la situation révolue n’est pas régie par la loi nouvelle.

Explication

Une situation juridique révolue au jour de l’entrée en vigueur de la loi nouvelle n’est pas régie par celle-ci. L’application immédiate concerne notamment les situations qui se constituent ou s’éteignent après cette entrée en vigueur, et une situation achevée n’est ni en cours ni assimilable à un contrat en cours.

48. Une situation juridique non contractuelle est en cours à l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle. Comment répartir le régime applicable à sa validité et à ses effets ?

La loi nouvelle régit les conditions de validité et les effets futurs, tandis que la loi ancienne régit les effets passés.
La loi nouvelle régit les conditions de validité et tous les effets, passés comme futurs.
La loi ancienne régit les conditions de validité et les effets passés, tandis que la loi nouvelle régit les effets futurs.
La loi ancienne régit les conditions de validité et tous les effets, passés comme futurs.

La loi ancienne régit les conditions de validité et les effets passés, tandis que la loi nouvelle régit les effets futurs.

Explication

Pour une situation en cours non contractuelle, les conditions de validité et les effets passés échappent à la loi nouvelle, alors que les effets futurs lui sont soumis. Appliquer la loi ancienne aux effets futurs transpose la règle des contrats en cours ; appliquer la loi nouvelle aux conditions déjà établies ou aux effets passés méconnaît la non-rétroactivité.

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Qu’est-ce que le droit objectif ?

L’ensemble des règles de conduite qui gouvernent les rapports sociaux et sont édictées et sanctionnées par la loi, les règlements et les traités.

Qu’est-ce qu’un droit subjectif ?

Une prérogative reconnue et sanctionnée par le droit objectif, dont une personne déterminée peut se prévaloir sur un bien ou à l’égard d’une autre personne.

Quelle autorité sanctionne les règles religieuses ?

Une autorité religieuse.

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