QCM : Preuves et essais cliniques du médicament (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Après un infarctus, un traitement réduit nettement les extrasystoles ventriculaires, dont la fréquence est associée au risque de mort subite. Quelle conclusion clinique peut-on tirer de cette seule observation ?

Elle démontre que le traitement prévient la mort subite après l’infarctus.
Elle ne suffit pas à établir que le traitement prévient la mort subite.
Elle établit que le mécanisme du traitement améliore la survie.
Elle prouve que la fréquence des extrasystoles cause la mort subite.

Elle ne suffit pas à établir que le traitement prévient la mort subite.

Explication

La diminution des extrasystoles et leur association au risque ne suffisent pas à démontrer un bénéfice clinique sur la mortalité. La prévention démontrée confond un marqueur avec un résultat clinique, la causalité transforme une association en cause, et l’amélioration de la survie extrapole à partir du mécanisme.

2. Dans l’essai CAST, la mortalité des patients traités par flécaïnide est comparée à celle des patients recevant un placebo. Quel résultat est rapporté ?

Elle est multipliée par 2,5 dans le groupe placebo.
Elle est divisée par 2,5 dans le groupe flécaïnide.
Elle est multipliée par 2,5 dans le groupe flécaïnide.
Elle augmente de 2,5 points dans le groupe flécaïnide.

Elle est multipliée par 2,5 dans le groupe flécaïnide.

Explication

Dans CAST, la mortalité sous flécaïnide était 2,5 fois celle observée sous placebo. Inverser la comparaison attribue cet excès au placebo, parler de 2,5 points confond un rapport avec une différence absolue, et une division par 2,5 inverse le sens du résultat.

3. Une équipe établit précisément qu’un médicament agit sur une cible biologique supposée pertinente, puis affirme que son efficacité clinique est certaine. Quelle conclusion est justifiée ?

Le mécanisme établi garantit l’efficacité clinique chez les patients.
La preuve sur la cible établit les résultats cliniques du traitement.
La plausibilité biologique démontre le bénéfice clinique attendu.
Le mécanisme établi ne prédit pas avec certitude l’efficacité clinique.

Le mécanisme établi ne prédit pas avec certitude l’efficacité clinique.

Explication

Même bien établi, un mécanisme d’action ne permet pas de prédire avec certitude l’efficacité clinique. La garantie, la démonstration par plausibilité et l’assimilation de la preuve sur la cible aux résultats cliniques confondent mécanisme et bénéfice chez les patients.

4. Un nouveau traitement diminue le LDL-cholestérol comme la niacine. Sans résultat clinique démontré pour ce traitement, que permet de conclure cette baisse à elle seule ?

Elle prouve une réduction des événements cardiovasculaires chez les patients.
Elle ne démontre pas à elle seule un bénéfice cardiovasculaire clinique.
Elle démontre un bénéfice cardiovasculaire comparable à celui des statines.
Elle établit que la baisse du LDL suffit à prévenir les événements.

Elle ne démontre pas à elle seule un bénéfice cardiovasculaire clinique.

Explication

La niacine diminue le LDL, mais cette baisse ne suffit pas à démontrer un bénéfice cardiovasculaire clinique. Le bénéfice des statines ne se transfère pas automatiquement, et une baisse du critère intermédiaire ne constitue pas en soi une preuve de réduction des événements.

5. Quel a été le résultat principal de l’essai HPS2-THRIVE concernant la niacine associée au laropiprant ?

Il a établi que la baisse du LDL réduisait les événements cardiovasculaires.
Il a démontré un bénéfice cardiovasculaire comparable à celui des statines.
Il n’a pas confirmé de bénéfice sur les événements cardiovasculaires.
Il a confirmé un bénéfice sur les événements cardiovasculaires.

Il n’a pas confirmé de bénéfice sur les événements cardiovasculaires.

Explication

HPS2-THRIVE n’a pas confirmé de bénéfice de la niacine avec laropiprant sur les événements cardiovasculaires. Une baisse du LDL ne vaut pas preuve de bénéfice clinique, le résultat des statines ne peut être transposé à la niacine, et affirmer une réduction inverse le constat de l’essai.

6. Lors du tri des molécules d’un programme de développement, quel parcours d’effectifs correspond à la sélection jusqu’au médicament final ?

De 100 000 à 1 000 000 étudiées, environ 250 intéressantes, 1 testée en clinique, puis 10 médicaments
De 100 000 à 1 000 000 étudiées, environ 250 intéressantes, 10 testées en clinique, puis 1 médicament
De 100 000 à 1 000 000 étudiées, environ 10 intéressantes, 250 testées en clinique, puis 1 médicament
De 250 à 1 000 000 étudiées, environ 100 000 intéressantes, 10 testées en clinique, puis 1 médicament

De 100 000 à 1 000 000 étudiées, environ 250 intéressantes, 10 testées en clinique, puis 1 médicament

Explication

Le processus réduit progressivement un très grand ensemble de molécules à environ 250 candidates intéressantes, puis à 10 testées en clinique et finalement à un médicament. L’option avec 10 candidates intéressantes confond les deux étapes de sélection, celle avec 1 candidate en clinique inverse les effectifs finaux, et celle avec 250 départ omet le volume initial étudié.

7. Quel ensemble caractérise l’ampleur typique du développement d’un médicament aboutissant à un succès ?

Environ 5 ans, une réussite sur 100, des dizaines de chercheurs et 1,5 milliard d’euros
Environ 10 ans, 1 000 réussites sur 1, des centaines de chercheurs et 1,5 milliard d’euros
Environ 10 ans, une réussite sur 1 000, des centaines de chercheurs et 1,5 milliard d’euros
Environ 10 ans, une réussite sur 1 000, une dizaine de chercheurs et 250 millions d’euros

Environ 10 ans, une réussite sur 1 000, des centaines de chercheurs et 1,5 milliard d’euros

Explication

Un développement réussi représente environ 10 ans de travail, une chance sur 1 000, la participation de centaines de chercheurs et un coût de 1,5 milliard d’euros. Cinq ans et une réussite sur 100 sous-estiment l’ampleur, une dizaine de chercheurs et 250 millions confondent les ordres de grandeur, tandis que 1 000 réussites sur 1 inverse la probabilité.

8. Une première étude clinique porte sur une vingtaine de volontaires sains afin d’évaluer la sécurité du produit. Quelle phase correspond à cette démarche ?

La phase 3
L’étude de suivi après commercialisation
La phase 1
La phase 2

La phase 1

Explication

La phase 1 examine principalement la sécurité et la tolérance, généralement chez un faible effectif d’environ une vingtaine de volontaires sains. La recherche de dose chez des malades relève de la phase 2, l’étude-pivot de la phase 3, et le suivi après commercialisation intervient après ces phases.

9. Une équipe mène une étude de phase 2 et doit choisir la dose et le rythme d’administration à retenir. Quel objectif doit guider sa décision ?

Mesurer l’efficacité sans intégrer la tolérance, puis retenir le rythme d’administration le plus fréquent
Identifier la dose minimale efficace en conciliant efficacité et tolérance, puis le schéma posologique optimal
Identifier la dose maximale tolérée en privilégiant la tolérance, puis le schéma posologique le plus court
Confirmer l’intérêt thérapeutique en comparant les bénéfices et les risques, puis fixer la posologie commerciale

Identifier la dose minimale efficace en conciliant efficacité et tolérance, puis le schéma posologique optimal

Explication

La phase 2 vise à déterminer la dose minimale efficace en tenant compte à la fois de l’efficacité et de la tolérance, ainsi que le schéma posologique optimal. La dose maximale tolérée n’est pas l’objectif formulé, l’évaluation de la balance bénéfices-risques caractérise la phase 3, et ignorer la tolérance ne correspond pas à la démarche.

10. Un essai-pivot recrute des malades représentatifs de la population visée, avec la forme galénique définitive et la posologie destinée à la commercialisation. À quelle phase correspond-il ?

Une étude de tolérance chez des volontaires sains
La phase 3
La phase 2
La phase 1

La phase 3

Explication

La phase 3, appelée étude-pivot, porte sur des malades de la population cible avec la posologie envisagée pour la commercialisation et la forme galénique définitive. La phase 2 recherche notamment la dose chez des groupes sélectionnés, tandis que la phase 1 étudie principalement la sécurité et la tolérance.

11. À la fin du développement clinique, une équipe doit apprécier si le médicament présente un intérêt thérapeutique. Quel critère correspond à l’objectif de la phase 3 ?

La dose minimale efficace établie chez les malades
La balance entre les bénéfices et les risques du médicament
La tolérance observée chez les volontaires sains
Le choix de la forme galénique parmi plusieurs voies d’administration

La balance entre les bénéfices et les risques du médicament

Explication

La phase 3 évalue l’intérêt thérapeutique en examinant la balance entre bénéfices et risques. La tolérance chez des volontaires sains renvoie surtout à la phase 1, la dose minimale efficace à la phase 2, et la comparaison de formes galéniques ne définit pas l’objectif principal indiqué pour la phase 3.

12. Quelle méthode constitue le gold standard d’un essai clinique de phase 3 ?

Un essai comparatif en groupes parallèles sans tirage au sort
Une étude observationnelle avec suivi en ouvert
Un essai randomisé où le médecin connaît le traitement attribué
Un essai comparatif, randomisé et en double aveugle

Un essai comparatif, randomisé et en double aveugle

Explication

Le gold standard associe comparaison, attribution aléatoire et double aveugle. Une étude observationnelle n’est pas un essai comparatif, l’absence de tirage au sort supprime la randomisation et la connaissance du traitement par le médecin rompt le double aveugle.

13. Dans un essai, l’équipe attribue les traitements par tirage au sort. Quel objectif méthodologique cette procédure vise-t-elle ?

Empêcher le patient et le médecin de connaître le traitement attribué
Faire en sorte qu’une différence observée entre les groupes puisse être attribuée au traitement
Démontrer que le traitement candidat est plus efficace que le traitement de référence
Réduire les sorties d’étude en maintenant les participants dans l’essai

Faire en sorte qu’une différence observée entre les groupes puisse être attribuée au traitement

Explication

La randomisation vise à ce que, si une différence existe entre les groupes, elle soit attribuable au traitement plutôt qu’à la manière d’attribuer les participants. L’insu relève du double aveugle, les sorties d’étude concernent l’attrition et le tirage au sort ne garantit pas à lui seul un bénéfice.

14. Dans un essai, ni les patients ni le médecin évaluant leur état ne savent quel traitement a été attribué. Quel principe est appliqué ?

La randomisation, pour équilibrer l’attribution des traitements
L’intention de traiter, pour inclure les sorties d’étude dans l’analyse
Le contrôle par placebo, pour comparer deux interventions
Le double aveugle, pour limiter les biais de jugement

Le double aveugle, pour limiter les biais de jugement

Explication

Le double aveugle signifie que ni le patient ni le médecin ne connaissent le traitement attribué, ce qui vise à éviter les biais de jugement. La randomisation règle l’attribution, le placebo est un comparateur possible et l’intention de traiter concerne l’analyse des participants.

15. Dans un essai, l’équipe veut limiter plusieurs biais : elle conserve l’analyse en intention de traiter, randomise l’attribution, maintient des groupes comparables, recourt au double insu et protège l’évaluation du critère de jugement. Quel principe général suit-elle ?

Une stratégie fondée sur l’ignorance du traitement par les participants
Une stratégie consistant à publier les résultats jugés les plus favorables
Une stratégie combinant plusieurs mesures adaptées à différents biais
Une stratégie reposant principalement sur le tirage au sort des traitements

Une stratégie combinant plusieurs mesures adaptées à différents biais

Explication

La prévention des biais repose sur plusieurs mesures complémentaires, dont l’intention de traiter, la comparabilité des groupes, la randomisation, le double insu et une évaluation protégée des biais. La randomisation seule ne couvre pas tous ces mécanismes; l’insu n’est qu’une mesure et la sélection des résultats publiés relève du biais de publication.

16. Après un essai, une équipe constate que certains participants ont quitté l’étude et que certains résultats n’ont pas été retenus dans les articles publiés. Quelle distinction entre ces deux risques est correcte ?

Les départs relèvent du biais de publication; le choix des résultats publiés relève du biais d’attrition
Les départs relèvent du biais de réalisation; le choix des résultats publiés relève du biais de confusion
Les départs relèvent du biais d’attrition; le choix des résultats publiés relève du biais de publication
Les départs relèvent du biais de confusion; le choix des résultats publiés relève du biais de réalisation

Les départs relèvent du biais d’attrition; le choix des résultats publiés relève du biais de publication

Explication

Le biais d’attrition est lié aux sorties d’étude, tandis que le biais de publication découle de la sélection des résultats rendus publics. L’inversion des deux notions les confond; les biais de confusion et de réalisation renvoient à d’autres problèmes méthodologiques.

17. Une équipe compare la nature des recherches menées avant et après la commercialisation d’un médicament. Quelle distinction caractérise ces deux étapes ?

Les essais pré-AMM sont expérimentaux, tandis que les études post-AMM sont observationnelles.
Les essais pré-AMM sont observationnels, tandis que les études post-AMM sont expérimentales.
Les recherches pré-AMM et post-AMM sont toutes expérimentales.
Les recherches pré-AMM et post-AMM sont toutes observationnelles.

Les essais pré-AMM sont expérimentaux, tandis que les études post-AMM sont observationnelles.

Explication

Avant l’AMM, les essais sont expérimentaux ; après la commercialisation, la pharmacovigilance et la pharmaco-épidémiologie sont observationnelles. Inverser les deux étapes confond leur caractère, et attribuer le même caractère aux deux étapes efface cette distinction.

18. Un médicament commercialisé est suivi pendant plusieurs années auprès des patients qui le reçoivent en pratique courante, sans groupe de contrôle. De quel type de suivi s’agit-il ?

D’un essai pré-AMM auprès d’une population sélectionnée et contrôlée.
D’une étude de phase 4 brève avec un groupe témoin constitué.
D’une phase 4 en vie réelle, de longue durée et sans contrôle.
D’une étude clinique expérimentale conduite avant la commercialisation.

D’une phase 4 en vie réelle, de longue durée et sans contrôle.

Explication

La phase 4 observe sur une longue durée la population traitée en vie réelle avec des médicaments commercialisés, sans contrôle. Un essai contrôlé ou une étude pré-AMM relève d’un autre cadre, tandis qu’une durée brève ne correspond pas à cette caractéristique.

19. Après la mise sur le marché d’un médicament, un signal suggère des effets indésirables rares, des interactions et des risques chez des personnes âgées. Quelle démarche correspond aux objectifs de la phase 4 ?

Évaluer la balance bénéfices-risques, détecter ces risques et optimiser l’utilisation.
Retirer automatiquement le médicament dès qu’un signal est observé.
Confirmer l’efficacité initiale en excluant les effets rares et tardifs.
Étudier les interactions, mais écarter les populations particulières du suivi.

Évaluer la balance bénéfices-risques, détecter ces risques et optimiser l’utilisation.

Explication

La phase 4 vise à contrôler la balance bénéfices-risques, repérer notamment les effets rares ou tardifs, les interactions et les effets dans des populations particulières, ainsi qu’à optimiser l’utilisation. Mesurer seulement l’efficacité initiale néglige ces objectifs, exclure certaines populations réduit la portée du suivi, et un signal ne signifie pas un retrait automatique.

20. Un essai donne un résultat obtenu par une méthode fiable, mais ses participants diffèrent fortement de la population à laquelle on souhaite appliquer le traitement. Quelle dimension est principalement mise en doute ?

La validité interne, qui concerne la fiabilité au regard des biais.
La validité externe, qui concerne la transposabilité à la population cible.
La pertinence clinique, qui concerne le sens pratique du résultat.
La puissance statistique, qui concerne la capacité à détecter un effet.

La validité externe, qui concerne la transposabilité à la population cible.

Explication

La validité externe concerne la possibilité de transposer le résultat à la population cible ; une différence entre les participants et cette population la met donc en question. La validité interne porte sur les biais et les méthodes d’analyse, tandis que la pertinence clinique concerne le sens pratique du résultat.

21. Un essai révèle un effet statistiquement mesurable, mais celui-ci est inférieur à la différence minimale jugée cliniquement pertinente et le traitement entraîne des effets indésirables importants. Quelle question relève principalement de la pertinence clinique ?

Le résultat est-il fiable au regard des biais et de la méthode d’analyse ?
Le comparateur choisi permet-il d’éviter toute analyse des effets indésirables ?
Le résultat a-t-il une importance pratique au regard de la taille de l’effet et de la balance bénéfices-risques ?
Le résultat peut-il être généralisé à la population cible de l’étude ?

Le résultat a-t-il une importance pratique au regard de la taille de l’effet et de la balance bénéfices-risques ?

Explication

La pertinence clinique examine ce que le résultat signifie en pratique, notamment la taille de l’effet par rapport au seuil cliniquement pertinent et la balance bénéfices-risques. Assimiler significativité statistique et importance pratique néglige ces critères ; la fiabilité méthodologique relève de la validité interne et la généralisation, de la validité externe.

22. Dans l’essai PRECEDENT, 195 patientes sont évaluées pour l’éligibilité et 33 sont exclues. Si les patientes restantes sont randomisées selon le ratio prévu de 2:1, quelle répartition correspond aux effectifs rapportés ?

109 avec vintafolide + PLD et 33 avec PLD seule
53 avec vintafolide + PLD et 109 avec PLD seule
109 avec vintafolide + PLD et 53 avec PLD seule
81 avec vintafolide + PLD et 81 avec PLD seule

109 avec vintafolide + PLD et 53 avec PLD seule

Explication

Après exclusion de 33 patientes, 162 sont randomisées au ratio 2:1 : 109 reçoivent vintafolide + PLD et 53 la PLD seule. L’option à 53 dans le bras combiné inverse les bras, celle qui place 33 dans un bras confond exclusions et randomisation, et la répartition 81/81 ne respecte pas le ratio indiqué.

23. Quel critère de jugement principal l’essai PRECEDENT compare-t-il entre les groupes ?

La sécurité et la tolérance
La survie sans progression
La survie globale
Le taux de réponse globale

La survie sans progression

Explication

Le critère principal de PRECEDENT est la survie sans progression comparée entre les groupes. La survie globale, la sécurité et la tolérance ainsi que le taux de réponse sont des critères distincts, et non le critère principal de cet essai.

24. Lors de la présentation des résultats de PRECEDENT, une équipe doit rapporter la PFS médiane et la valeur de p bilatérale. Quelle combinaison doit-elle retenir ?

5,0 mois avec vintafolide + PLD et 2,7 mois avec PLD seule ; p bilatérale = 0,626
2,7 mois avec vintafolide + PLD et 5,0 mois avec PLD seule ; p bilatérale = 0,031
5,0 mois avec vintafolide + PLD et 2,7 mois avec PLD seule ; p bilatérale = 0,016
5,0 mois avec vintafolide + PLD et 2,7 mois avec PLD seule ; p bilatérale = 0,031

5,0 mois avec vintafolide + PLD et 2,7 mois avec PLD seule ; p bilatérale = 0,031

Explication

La PFS médiane rapportée est de 5,0 mois avec vintafolide + PLD et de 2,7 mois avec PLD seule ; la valeur bilatérale de p est 0,031. L’inversion des médianes attribue les résultats aux mauvais bras, 0,016 est la valeur unilatérale et 0,626 ne correspond pas à la valeur bilatérale rapportée.

25. Une équipe décrit l’essai PROCEED à partir de son protocole. Quelle caractérisation de sa conception est correcte ?

Étude internationale randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo et de phase II
Étude internationale randomisée, ouverte, contrôlée par placebo et de phase III
Étude internationale randomisée, en double aveugle, contrôlée par un autre traitement et de phase III
Étude internationale randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo et de phase III

Étude internationale randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo et de phase III

Explication

PROCEED est une étude internationale randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo et de phase III, comparant vintafolide + PLD à PLD + placebo. La description d’un essai ouvert nie l’insu, le comparateur actif remplace le placebo et la phase II confond la phase de l’étude.

26. Dans PROCEED, une patiente est FR positive et l’investigateur évalue son évolution tumorale selon RECIST v1.1. Quel critère correspond à l’objectif principal pour cette patiente ?

La sécurité et la tolérance évaluées par l’investigateur
Le taux de réponse globale évalué par l’investigateur
La survie sans progression évaluée par l’investigateur
La survie globale évaluée par l’investigateur

La survie sans progression évaluée par l’investigateur

Explication

Le critère principal de PROCEED chez les patientes FR positives est la PFS évaluée par l’investigateur selon RECIST v1.1. La survie globale, le taux de réponse globale ainsi que la sécurité et la tolérance figurent parmi les critères secondaires.

27. Une équipe synthétise plusieurs essais contrôlés randomisés dans une méta-analyse. Où cette synthèse se situe-t-elle dans la hiérarchie des niveaux de preuve ?

Au niveau des études cas-témoins
Au niveau des études de cohortes
Au-dessous des essais randomisés
Au-dessus des essais randomisés

Au-dessus des essais randomisés

Explication

Les méta-analyses et les revues systématiques se situent au-dessus des essais randomisés dans la pyramide. Placer les essais au sommet inverse leur ordre, tandis que les cohortes et les études cas-témoins occupent des niveaux inférieurs.

28. Dans la pyramide des preuves, quelle relation générale existe entre le niveau de preuve et le nombre d’études regroupées ?

Le nombre d’études ne varie qu’avec la validité
Tous les niveaux reposent généralement sur autant d’études
Les niveaux élevés reposent généralement sur plus d’études
Les niveaux élevés reposent généralement sur moins d’études

Les niveaux élevés reposent généralement sur moins d’études

Explication

La pyramide illustre généralement peu d’études aux niveaux de preuve élevés et davantage aux niveaux faibles. L’inversion confond les deux extrémités, l’égalité nie cette variation et la validité ne décrit pas la relation indiquée.

29. Une recommandation repose sur une méta-analyse d’essais comparatifs randomisés. Quel grade HAS et quel niveau de preuve lui correspondent ?

Grade A, niveau 1
Grade A, niveau 2
Grade C, niveau 3
Grade B, niveau 2

Grade A, niveau 1

Explication

La HAS associe les méta-analyses d’essais comparatifs randomisés au niveau 1 et au grade A, qui correspond à une preuve scientifique établie. Le niveau 2 relève du grade B, tandis que les études cas-témoins correspondent au niveau 3 et au grade C.

30. Une recommandation s’appuie sur une étude de cohorte bien menée. Quel classement HAS convient ?

Grade B, niveau 2
Grade B, niveau 3
Grade C, niveau 3
Grade A, niveau 1

Grade B, niveau 2

Explication

Les études de cohortes relèvent du niveau 2, associé au grade B et à une présomption scientifique. Le niveau 1 correspond au grade A, tandis que le niveau 3 et le grade C concernent les études cas-témoins.

31. Quel ensemble d’indices correspond le mieux au profil d’une revue prédatrice ?

Accès libre, absence de frais, délais très courts, évaluation approfondie et sollicitations par courriel
Accès libre, frais de publication, délais longs, évaluation approfondie et sollicitations par courriel
Accès libre, frais de publication, délais très courts, évaluation par les pairs déficiente et sollicitations par courriel
Accès restreint, frais de publication, délais très courts, évaluation approfondie et absence de sollicitations

Accès libre, frais de publication, délais très courts, évaluation par les pairs déficiente et sollicitations par courriel

Explication

La combinaison d’un accès libre, de frais exigés, de délais excessivement courts, d’une évaluation déficiente et de sollicitations par courriel peut signaler une revue prédatrice. L’absence de frais, l’évaluation approfondie et les délais longs ne correspondent pas à ces indices.

32. Une chercheuse veut comparer le facteur d’impact d’une revue de biologie à celui d’une revue de mathématiques, puis s’en servir pour juger un article précis. Quelle démarche est la plus appropriée ?

Évaluer l’article, mais comparer les revues puisque leur domaine diffère
Comparer les revues, mais réserver le facteur d’impact à l’évaluation d’articles précis
Employer l’indicateur pour ces deux usages dès lors que les données sont récentes
Éviter ces deux usages, car l’indicateur est une moyenne dépendante du domaine et susceptible d’être manipulée

Éviter ces deux usages, car l’indicateur est une moyenne dépendante du domaine et susceptible d’être manipulée

Explication

Le facteur d’impact est une moyenne qui varie fortement selon le domaine et peut être manipulée, notamment par des demandes de citations; il ne convient donc ni à l’évaluation d’un article précis ni à la comparaison de revues de domaines différents. Assimiler la moyenne à chaque article ou ignorer les différences entre domaines conduit à des usages déconseillés, tandis que l’indicateur n’est pas pour autant dépourvu de tout usage.

33. Une chercheuse compte 8 publications ayant chacune reçu au moins 8 citations, mais aucune série de 9 publications n’atteint ce seuil. Quel est son h-index ?

8
64
7
9

8

Explication

Le h-index vaut h lorsque h publications ont chacune reçu au moins h citations; ici, 8 publications atteignent le seuil de 8, mais pas celui de 9. Le produit du nombre de publications et des citations confond deux quantités, tandis que 9 exige une publication supplémentaire répondant au seuil.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Preuves et essais cliniques du médicament.

Qu’est-ce que réduire les extrasystoles ventriculaires ne suffisait pas à établir ?

Un bénéfice clinique contre la mort subite après un infarctus.

Dans l’essai CAST, de combien la mortalité sous flécaïnide était-elle multipliée par rapport au placebo ?

Par 2,5.

Que ne prédit pas avec certitude un mécanisme d’action médicamenteux, même bien établi ?

L’efficacité clinique.

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